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Recherche > Corrèze (19) > Chamberet > Extraits du Dictionnaire Historique et Archéologique des Paroisses du diocèse de Tulle de l'Abbé J.B. POULBRIÈRE (tome 1)

Extraits du Dictionnaire Historique et Archéologique des Paroisses du diocèse de Tulle de l'Abbé J.B. POULBRIÈRE (tome 1)

Réédition de l’ouvrage de 1894 - Imprimerie CHASTRUSSE et Cie, Brive, 1964

Date : 27/03/2023

 

                Canton de Treignac, arrondissement de Tulle, ancien archiprêtré de la Porcherie (Haute-Vienne). —Superficie : 6,985 hectares ; population : 3 189 habitants ; distance du chef-lieu cantonal : 12 kilomètres.

 

            Cette importante et très vaste paroisse, semée çà et là de débris gallo-romains, doit remonter très haut. Connue, comme on verra bientôt, dès l'année 930, elle l'est surtout depuis le commencement du XIIe siècle (1103 environ), où l'archevêque de Bourges, Léger, en donna l'église à l'abbaye d'Uzerche —  "du conseil, est-il dit, et de l'assentiment des clercs du siège de Limoges, en l'année où mourut Pierre, évêque de ce siège". Trois ou quatre ans après, Eustorge, héritier de la crosse de Pierre Viroald, confirma la donation ou, ce qui revient au même, la fit derechef en son nom (1107). Mais le successeur d'Eustorge, Gérald de Cher, tenta, s'il faut en croire le cartulaire d'Uzerche, de revenir sur cette aliénation. Pour lui faire leur cour, ajoute le même document, les religieux de Solignac se prétendirent aussi propriétaires de l'église. On ne peut voir la raison de cette prétention que dans les lignes suivantes du P. Bonaventure de Saint-Amable : "Le prieuré de N.-D. de Chamberet, soumis à l'abbaïe de Solignac, fut fondé par les seigneurs de même lieu : le vicomte de Comborn le prit par force et le soumit à l'abbaïe d'Uzerche, selon le manuscrit de Solignac. Eustorge, évêque de Limoges, approuva et ratifia la donation du sudit vicomte de Comborn." Que la prétention fût injuste ou fondée, elle fit naître entre les deux cloîtres des dissensions très vives. Il fallut l'intervention de Rome. Des commissaires du Saint-Siège décidèrent en 1127 que l'église appartiendrait à Uzerche. Par suite sans doute de cette décision, laquelle ne fut peut-être pas le dernier mot des luttes, Gérald de Cher reconnut ou, si l'on veut, donna définitivement l'église en 1145 : aussi trois ans après, l'abbé d'Uzerche, Bernard d'Auberoche, en se démettant de son siège, se félicitait-il de l'avoir recouvrée ou acquise, non sans peiner beaucoup. Eugène III, cette même année 1145, la mentionna, après son prédécesseur Lucius II, parmi les propriétés d'Uzerche, ainsi que la chapelle du Montceix ; et Sébrand Chabot, évêque de Limoges, la comprit dans son privilège de 1185, en ajoutant encore à Saint-Nicolas du Montceix la chapelle de Saint-Martin du Cros. On fit alors de l'église paroissiale de Chamberet une église prévôtale. La prévôté dura même jusqu'au XIVe siècle, puisque je vois en 1334 un GORDON, prévôt de Chamberet ; mais il n'en fut plus question dans la suite des temps. On ne parla plus que du curé ou vicaire perpétuel de la paroisse et de sa communauté de prêtres, dont les statuts furent approuvés le 31 décembre 1519. Cette communauté comptait vingt-cinq membres, plus un sous-diacre, dans le siècle dernier.

 

            Mentionnons quelques curés de Chamberet et faisons remarquer qu'ils étaient autrefois à la nomination de l'abbaye d'Uzerche : vers 1092, Gérald de Seux, qui fit don à cette abbaye de tout le fief presbytéral qu'il avait au Montceix ; 1550, Jean de Siblac  ; 1556, Guillaume Jaguet ; 1577, N. Progoul ;  1598, Jean Progoul ; 1623, Christophe de Mortefont ; 1640, Jean Masgieux ; 1679, Pierre Civergnac ; 1720, Ignace des Flottes de Leychoisier ; 1735, Léonard Chastagnac ; 1736, François Serre ; 1744, Jean-Baptiste Morneta ; 1775, Guillaume Durand, qui émigra en Angleterre lors de la Révolution, revint en 1795 et fut renommé après le Concordat ; 1815, dom Rodolphe Leynia de la Chassagne, ancien bénédictin mauriste de Saint-Angel et de Beaulieu ; 1816, Jean Sirieix ; 1823, Jean-Baptiste Brun ; 1824, François Lachau, chanoine honoraire ; 1849, Jean-Léonard-Aymon Amadieu, mort franciscain en 1874 ; 1855, Louis-Martin Pascal ; 1869, Louis Duroy ; 1877, Thomas Bourneix ; 1882, Pierre Comte.

 

            Sous ce dernier titulaire s'est refaite partiellement l'église, brûlée en 1590, en 1818 et pour la troisième fois le 29 juillet 1881. Les chapelles inégales qui la flanquent sont l'œuvre de la restauration et datent de 1885. Le corps de l'édifice, conservé depuis sept à huit siècles à travers ses incendies, remonte jusqu'à l'époque romane (1121-37 ?). Autrefois ceint de tours et transformé en forteresse, il se constitue aujourd'hui d'un rectangle nu qu'éclairent à l'orient trois fenêtres cintrées. Quelques demi-colonnes à chapiteaux très simples, de grandes arcades légèrement brisées, une corniche en talon sans supports, ornent un peu la sévérité de ses parois latérales, infléchies vers le sud. L'ouest présente une porte à triple voussure, que décorent des lobes fleuronnés. Au-dessus s'élève un clocher-tour du XIIe siècle. On lit entre les baies, au milieu de la façade :

 

1660

CE CLOCHER A ESTE FAICT

M.J. MASGIEUX, CURE,

M. FIRMIGIER, LIEUTENANT,

M.MASGIEUX, M. BESSE,

M.MAZELAIGUES, FABRICIENS.

 

Une pierre à droite porte encore :

                                           S(ANCTE) SYMPHORIANE, ORA PRO NOBIS.

Une pierre à gauche :

                                           S(ANCTE) DULCISSIME, ORA PRO NOBIS.

 

            Saint Symphorien était le premier titulaire : saint Dulcissime ou Doulcême le remplaça ou devint tout au moins le patron. On trouve l'église de Chamberet trois fois désignée par le nom de celui-ci : dans la bulle de Lucius II en 1144, dans celle d'Eugène III en 1145 et dans le privilège de Sébrand Chabot en 1185.

            Il s'appelait aussi Dulcidius ou Doulcet. Saint Phébade, qui l'eut pour successeur sur le siège d'Agen, l'avait eu précédemment pour disciple. Le zèle que témoigna ce pieux évêque à honorer les reliques des saints valut aux siennes après sa mort la sollicitude dont elles furent l'objet. Durant l'invasion des Normands, vers l'année 930, elles passèrent de Gascogne chez nous et se fixèrent à Chamberet, bourgade fortifiée dès lors. L'intercession du saint, dit le martyrologe gallican, rendit la santé à beaucoup de malades. Dans le cours du XIIe siècle, alors probablement que son corps fut élevé de terre, l'art limousin lui fit une châsse magnifique, l'une des œuvres les plus remarquées de notre orfèvrerie provinciale. Elle a paru avec honneur aux expositions de Paris et de Tulle, et des publications récentes nous la décrivent avec autant de science que de sûreté. Mais il est à croire qu'en dépit de quelques inexactitudes de détail, les lecteurs retrouveront encore avec plus de plaisir les lignes colorées que lui consacrait déjà l'abbé Texier, il y a un demi-siècle. J'emprunte donc ces lignes à l'Essai sur les émailleurs et les argentiers de Limoges, pp. 112-114 (1)  :

            " La châsse de Chamberet a la forme d'une église oblongue. La toiture et les murs verticaux de ce petit édifice de cuivre doré et émaillé sont décorés d'arcatures plein-cintrées. Les colonnes et les archivoltes qui forment cette décoration ont un fort relief et sont à demi engagées. Leurs glacis bleus sont coupés, aux chapiteaux et à la base, de feuillages tricolores. Des rinceaux d'or, luxe si rare dans la grave architecture romane du Limousin, des rinceaux partent de la base, se déroulent le long des fûts, et attachent aux archivoltes leurs capricieuses guirlandes. Au centre, sur le plan vertical, Jésus attaché à la croix souffre et meurt pour les péchés du monde. A droite et à gauche, sous les branches de l'arbre divin, Marie et celui qui lui fut donné pour fils, Saint Jean, tristement résignés, recueillent son dernier soupir. Distribués des deux côtés de la croix, les apôtres, presque tous imberbes et debout, tiennent le livre symbolique de la vérité qu'ils doivent annoncer au monde. Saint Pierre presque seul est barbu : il a les deux clés du paradis et du purgatoire, et un livre rouge, comme la lumière qui illumine tout homme venant ici-bas. Il s'est placé à l'entrée, à l'occident : à lui appartient le droit de lier et délier, de fermer et d'ouvrir. Voilà la scène de la terre.

            "Au-dessus, sur la toiture, Jésus-Christ, tenant un livre et bénissant, est  majestueusement assis sur un trône. Il souffrait tout à l'heure en ce monde, il triomphe maintenant dans les cieux comme au jour du jugement dernier, et les symboles des évangélistes avec la forme symbolique sont distribués autour de sa gloire. Les émaux multicolores qui les forment sont modelés en relief, sans que ces saillies soient motivées par un ressaut du métal. Cette particularité est presque unique dans les émaux incrustés.

            " La forme symbolique ne suffit pas ; quatre trônes disposés aux deux côtés du Sauveur sont occupés par les évangélistes fièrement assis. Les deux plus rapprochés du Dieu de justice sont barbus. En bas, sur la terre, les apôtres étaient debout, comme témoins et hommes d'action ; là-haut, les évangélistes sont assis, c'est le lieu du repos et de la justice. Autour de la croix, des pierreries presque toutes rouges comme le sang du Sauveur encadraient cette expiation d'un amour immense. Le long de la base, autour du plan vertical, se déroule une frise de pierreries, émeraudes et aigues-marines alternant, vertes comme l'espérance des biens éternels dont jouit saint Dulcissime, blanches comme la pureté de la foi avec laquelle il résista à l'hérésie.

" Saint Dulcissime n'est pas oublié dans ce monument qui lui est consacré. Sur la face postérieure de la toiture, deux clercs le déposent au tombeau, en présence d'un évêque qui le bénit. Le chef du saint est coiffé d'une mitre blanche. Deux autres clercs à large tonsure assistent l'officiant. L'un tient la croix et l'autre un livre ouvert sur lequel on lit ces mots : Ora pro me, S.D. Derrière le prélat debout, un autre clerc porte un chandelier et un bénitier à goupillon. Cette scène, pour la composition, le détail des figures et des costumes, reproduit presque en entier un panneau (le premier à gauche) de la châsse de Mauzac (Puy-de-Dôme) ; on la dirait minutieusement calquée par parties. C'est une preuve nouvelle de leur origine commune et de leur exécution contemporaine.

"La crête est décorée de ciselures de feuillages et de reliefs émaillés figurant des tours à portes cintrées et à créneaux rouges… Les figures, en demi-ronde bosse, sont finement ciselées et ont 15 à 20 centimètres : la châsse a à peu près 70 centimètres dans son plus grand développement."

            Outre ce beau monument d'orfèvrerie, qui n'est du reste pas le seul, car on conserve encore une petite châsse du XIIIe siècle, plus un bras-reliquaire du XIVe, saint Doulcême possède à Chamberet une chapelle rurale ayant titre d'annexe.

            La Révolution et les temps qui suivirent avaient laissé ce petit oratoire dans le plus triste état : M. Lachaud, curé, en fit refaire la couverture en 1827 et l'évêque de Tulle leva l'interdit dont il était frappé. La fête en est célébrée le 16 octobre.

 

            Cette même année 1827, le même curé reconstruisit la chapelle de Saint-Nicolas du Montceix, au moyen de quêtes faites dans la paroisse. C'est une autre annexe, très modeste, mais l'objet d'un grand concours le jour de sa solennité votive (9 mai,  fête de la translation des reliques de Saint-Nicolas de Myre). Elle demeure le seul reste d'un ancien prieuré dont j'ai recueilli quelques titulaires : frère LEONARD DEGUILLAUME, moine d'Uzerche, en 1442 ; JEAN LAPORTE, en 1522 ; JEAN FARGES, en 1652 ; LEONARD FARGES, en 1687 ; PIERRE LAFON, curé de Manzanes, en 1710. Odon, comte de la Marche, frère d'Audebert qui avait également ce comté, donna, vers 1092, à l'abbaye d'Uzerche son alleu du Montceix (Mons census). Ce don qui, suivant le Cartulaire, n'était pas complètement gratuit, fut fait par le comte pour le repos de l'âme de Bernard son père, de sa mère Amélie, du comte Boson son neveu, qui l'avait fait héritier, et de plusieurs autre membres de sa famille. Il fut approuvé par Humbaud, évêque de Limoges, qui permit au comte et à l'abbé d'Uzerche d'élever une église sur le mont et alla lui-même l'année suivante en bénir le cimetière. Pour  permettre à cette église de devenir paroissiale, Gérald de Seux, curé de Chamberet, donna tout le fief presbytéral qu'il avait sur l'alleu et sur les environs, autorisa des arbitres à lui prendre tels villages qu'ils jugeraient bon, et ces villages à porter au Montceix leurs enfants, leurs morts, leurs confessions, leurs prémisses, leurs vœux, sicut mos est omnium ecclesiarum. Ermengarde de Courson, vicomtesse de Comborn, du chef de son père Hugues de Courson (Treignac), et de sa mère Aine de Barmont, qui s'était faite moniale à Uzerche, possédait au Montceix le quart des dîmes : elle en fit abandon pour le repos de l'âme de son père défunt. La comtesse de la Marche Alamodis, nièce d'Odon, et son fils Audebert confirmèrent en 1112 et 1113 la donation de leur oncle, ce qui permit sans doute aux moines d'Uzerche de faire de la chapelle de Saint-Nicolas un de leurs prieurés. Ce prieuré, qui, malgré ce qu'on dit ci-dessus, ne paraît pas avoir eu de cure pour annexe, payait dans les derniers temps 51 livres de décimes et en valait de 250 à 300. Il fallait encore, sur ce revenu, acquitter une redevance au chapitre d'Uzerche, dire une messe le jour de Saint-Nicolas et payer au curé de Chamberet pour les novales deux setiers de seigle, mesure de Treignac ; ce qui restait étant fort mince, on prit en 1761 le parti d'unir le bénéfice à Uzerche, et la chose fut faite par un décret du 27 novembre.

 

            De nos jours le Montceix est devenu un objet de recherches pour les archéologues : MM. Joyeux, curé de Vicq (Haute-Vienne), et Vacher, ancien député de la Corrèze, ont, par des fouilles importantes, mis à nu des constructions gallo-romaines et rendu plus évidentes les fortifications qui défendaient l'endroit. Malheureusement l'histoire profane demeure très muette sur ce sommet limousin, l'un des plus élevés que nous ayons eu au diocèse de Tulle.

            On a vu comment l'histoire religieuse signalait dès le XIIe siècle une chapelle de Saint-Martin à Cros : nous savons par d'autres documents que le cimetière de Chamberet en enfermait une autre sous le vocable de Saint-Michel. Le prédécesseur  de Durand de Boisse, damoiseau du XIVe siècle, y fonda une vicairie et Durand de Boisse lui-même augmenta de cette vicairie par son testament du 3 janvier 1371.

            C'est au château de la Farge, dans la paroisse, que résidait la famille de Boisse. Héritière à Treignac des Pompadour et des Comborn, elle avait ailleurs les seigneuries d'Eyjeaux, de Murat, de la Bachellerie, etc. (Haute-Vienne et Corrèze). Son lieu de naissance fut probablement le village de son nom, paroisse de Treignac ; on trouve un Itier de Boisse pour témoin du don cité plus haut de la vicomtesse Ermengarde à Uzerche, en 1094. Chamberet eut de bonne heure ces gentilshommes sur son territoire et en particulier  à la Farge. "André de Boisse, chevalier croisé (miles cruce signatus), ainsi qualifié, dit Nadaud, dans l'acte d'acquisition qu'il fit le 12 des kalendes de juin de l'an 1237 d'une rente assignée sur les terres de la Farge, de la Sanguinière et de Baunac, et sur les héritages que Guillaume de Boisse possédait dans la paroisse de Chamberet, fut conséquemment un des seigneurs français qui se croisèrent sous le commandement de Thibaud, comte de Champagne, roi de Navarre." Ses descendants occupèrent plus ou moins la Farge pendant tout le moyen - âge (1).

            Après les guerres civiles, quand la famille commença à prendre la haute situation qui la fit aux derniers temps maison de marquis, elle rebâtit son manoir de ce lieu : fière et belle résidence, pleine de caractère et de grandeur comme en général les constructions du XVIIe siècle, et qui s'est faite en effet de 1620 à 1666. Là célébrait habituellement l'abbé Antoine de Boisse, docteur de Sorbonne, vicaire général de Limoges et abbé de Vigeois de 1710 à 1753. Mais la chapelle a disparu et le château lui-même, privé de ses maîtres depuis la Révolution, allait tomber en ruines lorsque, de bonne fortune, il fut acheté en 1881 par M. Talamon, négociant à Paris. M. Talamon le restaura dignement, le meubla brillamment et en fit un des plus beaux châteaux de nos contrées.

            Pareil sort n'est malheureusement pas échu au château d'Enval, résidence ou fief au moyen-âge d'une branche des Comborn. Le premier seigneur du nom fut Archambaud de Comborn-Enval, troisième fils de Guischard II de Comborn-Treignac et de Marie de Comborn-Comborn : il était en même temps seigneur de Puymaud, en Haut-Limousin (XIVe siècle). En 1458, Charles VII accorda à Guischard, son petit-fils, la permission de fortifier le château. Ce château, dont on aperçoit les restes mélancoliques dans un vallon sous le Montceix, en un point où se placerait très heureusement une église paroissiale, avait, lui aussi, une chapelle, dotée d'une vicairie en l'honneur de la T. S. Vierge. Catherine de Latour, veuve d'Antoine II, nomma à cette vicairie en 1641. En 1661, la nomination y fut faite par François de Pierrebuffière, chevalier, marquis de Chamberet et seigneur de Sussac (Haute-Vienne), qui venait d'hériter d'Enval par son mariage avec la petite-fille d'Antoine II et de Catherine de Latour, à savoir Catherine de Comborn : on avait stipulé dans le contrat de mariage que les enfants porteraient le nom et les armes de l'illustre famille remplacée par les Pierrebuffière.

            Le 15 décembre 1579, rapporte Nadaud, Louis de Boisse, écuyer, seigneur de la Farge et de Murat, avait transigé avec Brandelis de Comborn, écuyer, seigneur d'Enval, sur les différends qu'ils avaient pour des droits de bancs, monuments, sépulcres et litres dans l'église paroissiale de Chamberet, ce qui montre que, malgré leur chapelle castrale, les Comborn d'Enval ne se désintéressaient pas de cette église : les deux seigneurs avaient convenu qu'ils jouiraient de ces droits également.

            En 1709, Enval appartint à Jacques de Bort de Teissonnières ; en 1741, il passa aux de Gain,  par suite du mariage de l'un d'entre eux avec Marie de Bort, dame de Teissonnières, fille de Jacques et de Marie du Bois de Margerides. L'aîné des enfants issus de ce mariage, ou Jacques de Gain, se titrait baron d'Enval ; François, son fils, marié en 1789, s'en titrait comte.

            Seux, habité de vieille date par une famille du nom, dont on connaît plus que le curé, avait pour maîtres au XVe siècle les Royère, au XVIIe siècle et depuis les Hugon ; en 1630, il appartenait à un du Teil, dont la fille Anne épousa en 1645 Léonard Hugon et lui porta la propriété.

            Le Leyritz n'eut d'illustration que dans les temps reculés du moyen-âge : on y trouve des gentilshommes dès le XIe siècle. Un Jean de Leyritz était prieur de Bénévent (Haute-Vienne) deux siècles après ; le même ou un autre du même nom siégeait aussi à l'Artige en 1374, ce qui  rappelle qu'en 1313 le prieur de ce cloître, Guy (sans nom de famille), appartenait à la paroisse de Chamberet. Le 3 juillet 1452, le Leyris fut porté dans la maison de Lubersac par le mariage de Jean de Lubersac, premier seigneur de la branche du Verdier, avec demoiselle Comptor du Leyris, fille héritière de Jean, seigneur dudit lieu et de Lachaud, et de noble dame Génie de Courson.

            Chastanzeau fut une propriété des du Breuil. "Jehan de Chastanzeau, escuyer", fut présent le 2 janvier 1470, "en brigandines, salade, vouge, espée et dague, à la monstre des nobles du Bas Limosin  faicte en la ville d'Heimoustier." C'était un du Breuil, auquel succéda, médiatement ou immédiatement, Agnet du Breuil qui possédait en 1734.

            Vars, Vaurs ou Vareys était un petit fief dont se dénommait en 1456 Pierre de Vars, notaire et lieutenant du juge de la châtellenie de Chamberet. En 1662, Pierre Glandier, demeurant à Cros, s'en disait sieur. Le 22 mai 1705, on trouve nommée "demoiselle de Vars" Marie Hugon du Prat de Magoutière, fille de feu noble Léonard Hugon du Prat, laquelle épousa, ce jour-là, Antoine Authier, sieur de la Faye.

            Antoine de Montroux était en 1595 seigneur du Bos-combeix : il y fut remplacé en 1624 par Charles de Masvalier.

            Les Masvalier, qui tiraient leur nom d'un village de Lacelle, avaient une de leurs branches à la Valade, paroisse de Chamberet. C'étaient des gentilshommes de vieille race : Mérigot de Masvalier se trouvait le 15 mars 1380 à une revue faite à Rancon (Haute-Vienne) comme écuyer de la chambre d'Archambaud IX, vicomte de Comborn. A la fin du XVIIe siècle, sa famille était remplacée à la Valade par les Tourdonnet de Fayat (1)

            Chaveribière, dont la chapelle domestique, sous le patronage de saint Joseph,  fut autorisée au dernier siècle par Mgr de Coetlosquet, appartint comme le fief précédent aux Masvalier et fut attristé en 1597 par un duel où l'un des seigneurs fut tué par un Hugon du Prat. Jean-Antoine du Breuil, de Cosnac, seigneur du Jayle, paroisse de Malemort, en affermait plus tard la terre, vers 1654. Elle passa peu après aux Lapomélie. Sous la date de 1769, Nadaud nous fait connaître, par exemple, le mariage de Marie-Anne de la Pomélie, de Chamberet, avec Jean Juge de la Ferrière, de Saint-Sernin-de-Larche. Vendu en 1802 à Charles Chapelas de la Vergne, Chaveribière est aujourd'hui ruiné.

            Je n'ai rien dit encore de l'important château que l'on voyait au bourg. Il en occupait le point culminant et dominait les dernières maisons du côté de l'ouest. On distingue les basses assises de ses plus grosses tours sous les terrassements de la maison Roux, établie sur ses ruines.

            C'était le chef-lieu d'une baronnie d'abord, d'un marquisat ensuite, résidence ou propriété d'une branche des Comborn, qui l'avaient bâti, croît-on, en 1145, après la victoire d'Uzerche sur Solignac. Le premier seigneur porteur du nom fut Guischard, fils d'Archambaud VI, fondateur de Glandier, et de Guischarde de Beaujeu, lequel avait épousé lui-même Marthe de la Marche (XIIIe siècle). Son petit-fils Guischard II devint par sa femme seigneur de Treignac en 1300. A partir de ce moment, les deux seigneuries reposèrent sur la même tête, celle de Treignac primant celle de Chamberet. Ce ne fut que rarement que le titre de celle-ci fut porté par un cadet de la famille : par exemple, au XVe siècle, par François de Comborn, fils de Jean II, qui de son mariage avec Louise de Maumont ne laissa pas d'enfants. Après la mort du dernier des Comborn-Treignac, en 1515, le château, bien que légué en 1509 aux Pompadour par le seigneur François de Chamberet, passa aux Pierrebuffière, dont plusieurs, sous le nom de sieurs de Chamberet, jouèrent un grand rôle dans les guerres du XVIe siècle. Ils s'étaient malheureusement donnés à la religion nouvelle. François de Pierrebuffière, marquis de Chamberet et de Beaumont, fut assassiné par Jean de Pompadour : "de quoi, dit Brantôme, la reine-mère, Catherine de Médicis, fut en telle colère que, si elle eût tenu le meurtrier, elle lui eût fait trancher la tête, et nul ne lui osa parler de sa grâce" : elle l'accorda cependant. Abel, fils du mort, s'illustra au siège de Bellac, soutint vigoureusement Saint-Yrieix, prit Châlus, défit les croquants, s'empara du château de Gimel, et mourut à 33 ans, laissant le renom d'un des hommes les plus valeureux de son siècle. On l'ensevelit dans le chœur de l'église de Chamberet, du côté de l'évangile, et l'on écrivit sur une plaque de cuivre l'épitaphe suivante :

 

            "Cy-gist haut et puissant seigneur messire Abel de Pierrebuffière, Sgr de Chamberet, gentilhomme ordinaire de la chambre du roy ; capitaine de cinquantes hommes d'armes des ordonnances, lieutenant général pour sa Majesté au haut et bas pays du Limousin ; lequel étant fort chéri et estimé de son roy, et généralement honoré de tout le monde, fut nommé, se maintint et mourut gouverneur de cette province, après avoir illustré son nom, sa race et sa maison d'autant de beaux faits d'armes qu'il avoit désiré : car, après avoir soutenu plusieurs sièges, pris à coup de canon toutes les villes, chasteaux et forts rebelles de son gouvernement, désarmé la populace qui s'étoit soulevée, mesme défait neuf mille hommes en un seul combat, il l'a laissé si pacifique que rien ne respiroit que fidélité et obéissance, lorsque la cruelle et jalouse fortune, envieuse de la grandeur promise à ce beau et brave cavalier, lui ravit malheureusement  la vie à la fleur de ses ans, le 7e de juin 1595, en la 34e année de son âge, laissant deux enfants…"

 

            Henri, sieur de Chamberet, l'un de ses enfants, fut tué devant Libourne le 26 mai 1649. Par sa veuve, le château passa aux Pierrebuffière de la branche de Châteauneuf, qui le gardèrent un peu plus de cent ans. Seigneurie en 1766 d'Isaac de Gain, marquis de Linars, il fut vendu vers 1774, à Messire Jacques de la Bachellerie, chanoine d'Eymoutiers, qui y fit parfois sa résidence.

            Il est à croire que le vieux donjon ne conservait plus alors que ses gros murs du  moyen-âge ; dans les guerres de la Ligue, on l'avait incendié ; dans les troubles de la Révolution on en acheva la ruine.

            Je lis au Sommaire des archives de la Corrèze, sous une date voisine de 1715, un fait qui ne dut pas contribuer à le rendre plus cher :

 

"Séquestration d'une jeune fille dans la tour du château de Chamberet ; refus d'ouvrir les portes au lieutenant criminel ; audition de la déclaration de la prisonnière au travers des grilles de la fenêtre."

            Sur qui pesait l'accusation de ce fait et quelle en fut la suite, le Sommaire des archives ne le dit pas.

            Indépendamment du château, il y avait au moyen-âge, dans l'endroit, comme on a pu le noter, un fortalitium qui en faisait ce qu'on appelait ailleurs un bourg fortifié et chez nous une ville. Le territoire dépendant de cette ville était là, comme en bien des lieux, délimité par quatre croix.

Enumération des cent villages ou hameaux qui appartiennent à Chamberet : les Ages, dont Jean du Breuilh, écuyer, se qualifiait seigneur en 1534 ; l'Angle, Arsouze, occupé par les Hugon en 1789 ; Baunac, Bellegarde, les Bessades de Baunac, les Bessades de la Grande - Garenne, les Boisvieux, les Borderies (basses et hautes), le Boscombeix, Bouchy, Brageas, la Cabane de Lagane, le Chalard, Champneuf (tumulus), Chantecor, connu dès le XIIe siècle avec un seigneur de son nom, Gérald de Chantecor, et arrenté en 1422, au nom de noble Marguerite des Ages (voir plus haut le nom de ce village) par noble Jean de la Peyssière, son mari ; la Chapelle, Chastauzeau, Chastrousses, Chaveribière, le Cheyrou, Chivialle, Ciblat, le Cimetière, la Cipière, Combe-d'arrière, Combe - Labro, Combe-l'Ane, la Croix de Secours, Cros, dont j'ai indiqué la chapelle et dont l'ancien château fut pris de vive force et probablement démoli en 1590 ; Embole, Enval, les Escures, l'Estivalerie, la Farge, Fauvent, le Feyt,  bas et haut ; Fleuraye, Fontainefroide, Fontevialle, Frénous, la Geneste, ancien fief à une famille du nom, suivie de plusieurs autres ; Germiniac, Germont (Gelidus mons), fief des Chamberet ; la Grande-Garenne, l'Hort-Joubert, Jaquet, Joulageix, Journiac bas et haut, qu'avait en fief un cadet de Boisse en 1483 et où Jacques de Vars avait des rentes vers 1660 ; Lachau, Lagorse, Laporte, Larrière, Lasfragnes, Lessenis, le Leyris bas et haut, la Maisonrouge, la Maize, la Malatie, Marlianges,, Masmonteil, le Mazeau, le Mazeaufroid, Mazelaygue, Masgieux, Meyrignac, le Mons, le Montceix,  le Moulin de Briadou, le Moulin de Cros, le Moulin de la Geneste, le Moulin de Larrière, le Moulin de Pradira, le Moulin de Peyrissac, le Moulin de Seux, le Moulin de la Valade, Mortefont, la Noaille, le Pêcher, Peyrissac, les Plas, Ponty, les Praderies, Pratloubeix, Puymerle, Rebeyrolle, ancien fief des Masvalier de Chaveribière, appartenant aujourd'hui aux Bruchard ; Remenieras, les Renardières, Rivaux, Roche, Senac, Seux, Traslerieux, ou le mas de derrière le rieu (de retro rivo), mentionné en 1456 ; Trassoudaine, Troisponts, la Valade, Vars, les Vaysseix.

La campagne de Chamberet offre en plusieurs points, je l'ai marqué dès le début, des substructions gallo - romaines : outre celles du Montceix, qui sont les plus considérables, il y a lieu de signaler celles de la Cipière, qui se trouvent presque au pied du Puy-du-Doignon, recommandable par ses tumuli et appartenant en majeure partie à Soudaine-la-Vinadière.

 

En quittant la paroisse, dont on remarquera le presbytère — un petit manoir à tourelle du temps de la Renaissance, — je suis heureux de dire que le seul survivant de ses anciens curés, M. Bourneix, a recueilli sur elle une foule de données, nous permettant d'espérer de sa main une monographie. Voici quelques nouveaux renseignements qui viennent un peu tard pour mon article,  mais qui arriveront assez tôt pour son œuvre : je viens de les découvrir aux archives Brunet.

 

Ce sont d'abord quatre curés : un du  XIIIe siècle, trois du XVe : Guillaume d'Ornhac en 1275,  et Pierre de Marcis en 1440, Pierre de la Gorse en 1460 et Guy Gorse en 1491 (1) .

Celui-ci, en nous faisant connaître les villages dont la dîme en blés, lin, laine, chanvre et autres légumes, appartenait exclusivement à son bénéfice, nous apprend en même temps quels étaient les décimateurs généraux de la paroisse et quelle part leur revenait, au cours de trois années consécutives, dans le total des perceptions. Avec le curé et le prieur de Magoutière (Soudaine), dont les droits sont des plus forts, on voit le seigneur de Chamberet, celui d'Enval, celui de Chastanzeau ; les Masvalier, les Boisse, les Lamothe, les Courson, etc.(2) Mais quelques-uns de ces seigneurs avaient transmis leurs droits au clergé. Pierre de Royère, du lieu d'Ayen, alors seigneur de Seux comme il l'était de la Jarosse, paroisse de Beyssenac, l'avait fait en 1440 (v.s.), pour répondre aux dispositions de son père Foulques de Royère, autrement d'Acre, chevalier défunt, qui avait eu, disait-il, dùm vivebat, devotionem ergà ecclesiam de Chambareto. L'acte qui, vingt ans plus tard, assure à la communauté des prêtres l'ancienne part d'Aymeric de Masvalier, nous livre la composition partielle de cette communauté, dans laquelle figurent plusieurs pasteurs de paroisses : Jacques Grégoire, curé de Saint-Julien, Etienne Progoul, curé de la Mongerie, Antoine Meyzaud, curé de Soudaine, et Jean de Vars, curé de la Forêt.

Dans le tableau des dîmes, on peut relever plusieurs noms de villages ou hameaux (mas) qui ne se trouvent pas dans la liste ci-dessus : qu'ils aient disparu, se soient perdus dans d'autres villages, aient changé de nom ou appartiennent peut-être à d'autres paroisses. Ce sont  : Arbours, la Boulière, la Bouterderie, le Burc, les Chabanes, le Champ-au-Rey, la Chastanière, la Crepenière, Giac, haut et bas ; la Guinatherie, la Leu, le Masrigaud, le Massoubre, Mazeyrac, la Merlie, Négrerie, la Sanguinie, etc.

Enfin, un tarif du XVe siècle étant chose assez rare, alors même qu'il serait incomplet et local, je copie le fragment suivant, par lequel le cahier se finit et qui terminera de même cet article. Le lecteur, bien entendu, n'omettra pas de mettre en compte l'énorme différence de valeur qu'il y avait entre la monnaie du XVe siècle et la nôtre. On pourrait lui signaler encore diverses différences, mais il les fera sûrement de lui-même :

 

Sequitur de sepulturis :

 

Et primo pro sepultura seu tarragio (enterrement), 4 solidos et 7 denarios;

Pro offertorio, 5 solidos ;

Pro commemoratione diebus dominicis per totum annum, 5 solidos ;

Pro luminario, 2 libras cum dimidia cerae ;

Pro turribulis, pro vigilia et pour lous EXAUDIS, quatorze blancs, de quibus capellanus (le curé) capit vigenti denarios pro se ; item pro capellis 13 ; si non detulerunt luminaria et si non habent, undecim denarios ;

Pro dicendis vigiliis, 22 denarios ;

Item pro extremâ unctione, 2 solidos.

 

Sequitur valor nuptiarum :

 

Et primo, pro argento, 4 solidos et 4 denarios ;

Sex panes nuptiales ;

Duo fercula carnis ;

Dimidium sextarium avenae et unam gallinam, tàm vir quàm mulier, quando recedunt de parrochia.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ADDITIONS ET CORRECTIONS

 

En 1592, provision fut faite de la cure en faveur de Jacques Guyton, chanoine de Cadillac ; mais Antoine Amelin, de Brive, fit sommation aux religieux d'Uzerche de le présenter comme curé à l'évêque de Limoges : les religieux ayant refusé, l'évêque le pourvut et Amelin prit possession en 1594. Vers 1598, il y eut d'autres provisions en faveur de Raymond Amelin ; mais pour cette date, l'article donne un autre titulaire. — Les Villelume ont porté quelque temps, au dernier siècle, le titre de seigneurs de Chamberet. Le mas de Labroue appartenait, en 1289, à Guy de Bernard ; Lachaud était fief et Journiac était habité en 1602 par Louis de Bar, fils de Jacques, dit seigneur de Journiac et de Coignoux  (Champeval).

 

(1) On peut les prendre aussi au Dict. d'orfèvrerie du même auteur, collection MIGNE. Col. 350. Dans un autre de ses ouvrages, l'Histoire de la peinture sur verre en Limousin, pp. 1 et 86 (1817), l'abbé Texier signale à Chamberet des débris de peinture sur verre que je n'ai point connus.

(1) Ils ne se sont éteints que de nos jours. Le dernier, Adélaïde-Marie-Stanislas de Boisse, qui était le petit-fils d'un maréchal de camp marié à une Bassompierre et qui avait épousé lui-même une fille du maréchal de Broglie, est mort sans enfants, peu avant 1840. Son oncle, Antoine-René, lieutenant-général (ou général de division), était mort en 1818, ne laissant que des filles.

(1) 1162,  mention d'Antoine la Valade, damoiseau de Chamberet.

(1) Joindre pour l'intervalle de 1810 à 1815, Antoine Latreille, qu'on a omis par inadvertance.

(2) Noble Guy la Mothe, chevalier, fit en 1343 vente à Guischard III de Comborn-Treignac de plusieurs cens et rentes sur la mas d'Enval. L'inventaire de Pompadour donne Gauthier de Bernard, damoiseau, comme seigneur de Chamberet en 1317. Marguerite de Bernard était en 1594 femme d'Antoine du Breuil, seigneur de Chastanzeau et des Ages, père de Guillaume, seigneur du Jayle (voir plus haut).