Réédition de l’ouvrage de 1894 - Imprimerie CHASTRUSSE et Cie, Brive, 1964
Date : 22/06/2025
Canton d'Ayen, arrondissement de Brive, ancien archiprêtré de Lubersac. — Superficie : 956 hectares ; population : 1789 habitants ; distance du chef-lieu cantonal : 9 kilomètres.
Cette paroisse a doublé de population depuis un siècle ; c'est la plus importante du doyenné d'Ayen et son importance, peut-on dire, va toujours grandissant. Elle ouvre au pied des collines du canton de Juillac une vallée charmante, qui s'étend jusqu'à Brive. Le site en est varié, le sol productif : bons et beaux champs, coteaux gracieux, grasses prairies le long de la petite Loyre, grossie en route du Mayne et du Roseix. Le bourg, bien bâti, réunit 900 âmes et se traite déjà de petite ville. Il a un commerce considérable : chacun de ses marchés du dimanche - du dimanche, hélas ! — équivaut à une foire, sans nuire à ses deux foires du mois. La gare exporte sur Limoges, sur Paris, sur Londres même, une quantité inappréciable de primeurs et de fruits.
Avec Nadaud, je regarderais Objat (mieux Objac) comme étant l'Oziac, fisc royal en Limousin, que le roi Pépin II d'Aquitaine donna vers 846 à Stodile, évêque de Limoges. Outre qu'il y est parlé de vignes, certains faits postérieurs confirment assez bien la donnée.
Objat en effet appartenait à l'église de Limoges lorsque, en 1085, Archambaud III, vicomte de Comborn, se sentant mourir la conscience chargée de beaucoup de larcins de biens ecclésiastiques, eut la bonne idée d'établir un monastère dans la petite église de Meymac, qu'il tenait en fief, comme la première, de celle de Limoges. L'évêque d'alors ne voulut y consentir qu'à la condition de voir également libérer par le vicomte l'église d'Objat, église que son clergé souhaitait fort reconquérir, parce qu'elle était, dit l'acte, au milieu de ses biens. Archambaud se rendit à ce vœu, non peut-être sans peine, mais pour la part seulement qu'il détenait.
Par suite de quoi la détenait-il ? Une invasion normande dont parle Nadaud, avec pillage de l'église, permet d'en entrevoir une cause qui ne fut surement pas la seule.
Quoiqu’il en soit, puisque le vicomte n'avait qu'une partie, une autre partie était en d'autres mains. Nous avons sujet de croire que c'était aux mains des Pompadour. On peut l'induire d'une transaction de 1126 où Gouffier de Lastours, qui déclarait lui aussi ne détenir qu'une partie, fit à l'évêque Eustorge cession de cette partie, sur plainte du prélat et de sa cathédrale. Bernard de Comborn avait confirmé la donation d'Archambaud entre 1096 et 1100 ; Gérald de Cher, évêque, fit un acte à peu près semblable en 1175 ; du consentement de son archidiacre, de son archiprêtre et du reste de son clergé, il reconnut l'église d'Objat à sa cathédrale, comme un bien de toute ancienneté, sur lequel il ne réservait que ses droits épiscopaux. Plus tard enfin, à la date de 1279, le chapitre acheta d'Archambaud VII de Comborn un quartier de dîme et d'autres droits que celui-ci possédait encore dans la paroisse.
C'est insinuer suffisamment que le chapitre de Limoges avait le patronage de la cure d'Objat. Régulièrement en effet, l'aquilaire y nommait et l'évêque conférait ; en 1724, ce fut la cathédrale qui fit la collation et l'aquilaire présenta.
Curés de la paroisse en divers temps : XIIIe siècle, G[érald] Audouin, l'un des bienfaiteurs de la chartreuse de Glandier, où il laissa six livres pour son anniversaire ; 1460, Léonard Chabissier ; 1490, Alain de Celier, qui en 1496 faisait conjointement office de notaire ; 1610, Hérard Duroy, de la famille de Chaumareix (Vars), qui fit construire la chapelle de saint Jacques, aujourd'hui sacristie de l'église (nous l'y retrouverons) ;1664, Jean Allègre, sur lequel nous aurons aussi occasion de revenir ;
1727, Zacharie Chrétien, bachelier en l'un et l'autre droit ; 1744, Antoine Barlet, duquel son évêque, Mgr d'Argentré, faisait en 1763 cet éloge : « très bon prêtre et bon curé ; à placer mieux : recommandé par Mgr l'ancien évêque de Limoges ». (Jean-Gilles du Costlosquet) ; 1822, N. Roche ; 1824, Marc Bosche ; 1832, Jean-Pierre Martinigol ; 1834, Jean-Baptiste Sérieyx ; 1848, François-Eugène Aubertie ; 1856, François Laplaze.
Composée d'un sanctuaire polygonal et de larges travées de nef que flanquent vers les extrémités deux chapelles un peu plus basses, l'église d'Objat révèle assez par les formes de son portail et de ses voûtes la date de sa reconstruction, c'est-à-dire la fin du XVe siècle. Les écussons qu'on y voit sont ceux des Livron, alors ses seigneurs : d'argent à trois fasces de gueules et un franc-quartier d'argent, chargé d'un roc d'échiquier de gueules. Sur l'un d'eux se trouve en partition le vairé d'or et de gueules des Bauffremont. Il accuse l'époque de Bertrand de Livron, seigneur de Vars, la Rivière et Objat, écuyer d'écurie de Louis XI, capitaine de Coifty en Champagne et mari dès 1477 de Françoise de Bauffremont, dame de Bourbonne en cette province, qui portant sa seigneurie dans la famille fut la cause d'une expatriation. Au dehors, une litre funèbre mal effacée permet en un point de constater aussi l'alliance des Livron et des Saint-Viance, leurs successeurs.
Armes de ceux-ci : d'azur à un cor d'argent enguiché du même, accompagné de trois étoiles aussi d'argent, 2 et 1, et coupé d'or à quatre fasces d'azur.
La sacristie (nord de l'église) est une ancienne chapelle de Saint-Jacques fondée par Me Hérard Duroy, de Vars, curé. On y lit :
H[ANC] EDEM
DEDICAVIT
E. REGIVS
DIVO JACOBO
1610
Un écusson central y représente dans la voûte un chêne arraché et fruité, soutenu d'un croissant et accosté de deux hures de sangliers, qui se portent vers deux glands pendant près de la tige.
J'ai trouvé dans cette sacristie un livre de chœur manuscrit, digne d'une mention. Il a pour titre : Officium in utrisque vesperis et missa sancti Bartholomœi apostoli. Objatensis ecclesioe patroni, curâ Domini Antonii Barlet, rectoris, MDCCLIX.
J'y ai trouvé de même — à date assez ancienne déjà - un Etat ou Mémoire relatif à l'église et « fait en 1712 » par un curé antérieur. Mgr Barbier de Montault l’a publié depuis au Bulletin de Tulle (XV, 409), En voici les pages les plus interessantes. J'y ajoute mes remerciements à M. Gayon, alors vicaire de la paroisse, qui voulut bien, sur ma demande, m'en envoyer une copie, réservée avant tout pour le présent ouvrage.
Je, Jean Alègre, prêtre et curé de cette paroisse S. Barthélemy d'Objac, natif de S. Viance, déclare que je pris possession en 1664, et je trouvai l'église en cet état :
1° Le maître autel étoit fort court et je le fis allonger comme il paroit par les pièces qui sont ajoutées aux deux bouts. Sur l'autel y avoit un tabernacle en menuiserie et derrière une fenêtre où et devant laquelle étoit le tableau d'un Crucifix avec trois personnages, savoir N. Dame, S. Jean et un autre qui a rapport à celui qu'on représente de S. Barthélemy.
2° Il y avait deux cloches, d'environ 6 quintaux la plus grande et l'autre de 4 ; 2 calices, dont l'un n'avoit que la coupe d'argent, qui fut échangée avec la custode et le soleil ; 1 seule chasuble de soie, à fleurs, tirant sur le violet ; 1 aube ; une chape noire de camelot d'un côté et, de l'autre côté, de soie de couleurs tirant sur le jaune et le verd, avec des ramages ; une chaire en menuiserie, fort vieille et demi pourrie.
3° Il [y avait] les deux chapelles qui y sont encore, l'une du côté de l'épitre dédiée à N. Dame, avec un tableau du Rosaire ; l'autre du côté de l'évangile à l'honneur de S. Jean-Baptiste, avec un petit vieux tableau du Portement de la Croix.
4° La voûte de l'église était comme venant d'être faite, où étoient encore en partie les silindres (cintres de bois). Je fis fondre la plus petite était fendue. (Je fis faire la chaire en menuiserie, de figure octogone, en 1668 ; le blanchissage et peinture de l'église et de la voûte en 1675 ; la troisième et la plus grande cloche fut achetée de M. le Receveur de Brive 450 l. en 1678) ; les deux croisées à côté du grand autel, avec l'allongement dudit autel, en 1679 ; le rétable dudit autel en 1680 ; le marchepied en 1681 ; le sanctuaire et le pavé de toute l'église en 1682 ; la couverture de l'église qui s'étoit abattue tout-à-coup presque entièrement en 1688, l'année d'après, 1690 et 1691 ; le balustre audit an 1679.
5° Je fis faire en divers temps les ornements suivants : 1. la chasuble noire de camelot, 2. celle de tabis blanc, 3. l'ornement entier de caffar rouge et blanc, 4. la chasuble de soie verte, plus une violette de soie, une autre de moire blanche ; cinq devants d'autel, un commun de ligature de diverses couleurs de laine, un dudit caffar, 1 violet de laine, 2 de moire blanche, l'un pour le grand autel, l'autre pour N. Dame, un autre blanc de tafetas, qui est dans l'un des armoires. La dite chasuble et les 2 devant d'autel de moire blanche ont été achetés des bienfaits des confrères du Rosaire.
6° J'ai acheté 2 porte-Dieu d'argent, l'un doré par dedans ; un soleil qui s'applique au pied de la custode: 2 missels, les livres du chant et le rituel du diocèse.
7° Je fis faire le rétable de N. Dame en 1696 et celui de S. Jean en 1700.
8° Je changeai l'ancien tabernacle en menuiserie en 1704, avec celui qui est sur l'autel, en sculpture ; pour quoi je rendis 90 l.
9º En 1705, je fis dorer le rétable de N. Dame ; et coûta le rétable 80 l. la dorure 105 l.
10° En 1707, je fis dorer le tabernacle pour 150 l. Le rétable de S. Jean a coûté 65 livres.
11° Je fis blanchir de nouveau la voûte et les murailles de l'église et peindre la voûte du sanctuaire en 1708.
Le grand autel avoit été transporté, quand je pris possession, au bout de l'église où il est présentement, étant auparavant avancé vers la nef, en sorte qu'on pouvoit passer derrière et faire le tour, ce qu'on faisoit pour les neuvaines pour les petits enfants en l'honneur de S. Léobon. Le dit autel étoit avant le transport, celui de N. Dame reste sacré, et l'église aussi est sacrée : en signe de quoi je trouvai des croix rouges au piliers de l'église que j'ai fait renouveler, et de mon temps même on faisait la fête de la dédicace en juin ou juillet [: le vulgaire l'appelait S. Bertoumieu Serieyge (ou S. Barthélemy du temps des cerises) ; l'autel de S. Jean n'est pas consacré].
Il y a de plus un ornement bleu, consistant en une chasuble et la suite, un devant d'autel et une chape, plus un autre ornement complet de damas blanc, donnés par Madame de Nauche: pour accomplissement desquels j'ai fait des fournitures, principalement pour le blanc de Damas, ayant acheté le Damas des dalmatiques et le galon fin à 6 l. l'aune, la doublure, la soie et la façon de l'ouvrier.
Il y a plusieurs nappes dont j'ai acheté la plus belle et fait faire tous les corporaux, palles, purificatoires, l'encensoir, le bassin, le bénitier, etc., la croix pour la procession
Reliques. — Il y a deux reliquaires, l'un en façon de dôme et l'autre de croix.
Dans le premier, il y a un petit ossement de S. Barthélemy, plus un petit ossement de S. Antoine, plus un petit morceau de la S. Croix, plus un petit ossement de S. Honoré, plus un petit morceau de vêtement de la S. Vierge, plus autres 2 ossements de S. Barthélemy, séparés de leur écriteau. Dans le second, il y a divers ossements sans écriteau, qu'on tient par tradition être de S. Valérie, de S. Eustache et de S. Léobon.
NOTA. — Quand on demande les reliques de S. Barthélemy, on présente son reliquaire fait en façon de dôme. On présente l'autre à toutes les reliques qu'on demande. Quand on demande celles de saint Euchaudar ou S. Feu, c'est S. Eustache [qu'on désigne] ; celle de S. Glioubou ou S. Rémedi, c'est S. Léobon, pour le mal qu'ils appellent mal chétiu, pour les petits enfants maigres, exténués, etc. Et l'on dit ordinairement la messe de S. Léobon pour ces petits enfants.
Le patron de la paroisse, c'est S. Barthélemy, dont on solennise la fête en son jour, où il vient plusieurs processions. On fait aussi solennellement la fête de S. Valérie, autrefois le 10, maintenant le onze janvier, par l’ordonnance et règlement du diocèse.
Processions. — La procession se fait à la croix du cimetière, qui est devant l'église, tous les dimanches (hors quelques-uns qui sont exceptés), après l'aspersion, selon le rituel, avant la messe en laquelle on fait le prône, savoir la première, parce que c'est en celle-là qu'il y a plus de peuple.
Le jour de S. Barthélemy, elle se fait aux premières vêpres à la croix qui est devant l'église dans le cimetière, et le jour de la fête, elle se fait avant la grande messe à la croix qu'on appelle de l'Ourmeau, qui est devant la maison du Sr Prodel, à présent juge d'ici, et l'on vient par le même chemin.
Le jour de S. Valérie, [elle se fait) comme le jour de S. Barthélemy.
Le jour de la Fête-Dieu, elle se fait à la dite croix de l'Ourmeau, et l'on revient par le même chemin ; néanmoins, autrefois, en partant de la croix, on faisoit le tour dans le grand chemin du côté du couchant au-dessous de la chaminade ou jardin de la cure, lorsque le temps étoit propre et le chemin sec.
Les premiers dimanches du mois et les fêtes de N. Dame, elle se fait autour du cimetière et de la place, devant la porte de l'église, en chantant les litanies et on porte l'image de la S. Vierge.
Le premier dimanche de septembre, suivant le règlement du Diocèse, on fait la dédicace de l'église et la procession se fait autour de l'église, commençant par la main gauche, et revenant par la droite, où l'on fait ouvrir les passages qui sont fermés hors ce jour.
Le jour de la Purification, elle se fait autour de la place, comme dessus.
Le dimanche des Rameaux, elle se fait aussi à la place et, selon le règlement du Diocèse, elle se fait depuis Quasimodo jusqu'à S. Jean tous les jours au matin, après la messe, et les dimanches aussi, à l'issue des vêpres, à la croix devant l'église, pour les fruits de la terre.
Le jour de S. Georges, elle se fait à la Croix du Bose.
Le jour de S. Marc, à la croix de la Vialle.
Le jour de S. Jacques et de S. Philippe, à la croix qu'on appelle de Roche, du côté de Chousenoux.
Le jour de l'Invention Ste Croix, à la croix de Bridelache.
Le lundi des Rogations, elle se fait à Voutesat.
Le mardi des Rogations, la procession de Voutesat vient ici et l'on va ensuite à la croix appelée de Messire Anthoine, sur le Moulin-Neuf.
Le mercredi, elle se fait à la croix de Tendon, tirant vers Madrias.
On souloit la faire autour de la paroisse en deux jours différens qu'on choisissait, la moitié un jour, et l'autre moitié l'autre jour.
Le mardi de la Pentecôte, [on la fait] à S. Solve.
Le jour de S. Jean, à S. Cyprien.
Le jour de S. Pierre et S. Paul, à S. Aulaire.
Le jour de S. Roch, à S. Viance.
Le jour de la Nativité de N. Dame, à S. Cyr.
On souloit autrefois la faire à Vart le jour de S. Anne et à Viniau (Vignols) le jour de S. Laurent, et du consentement de messieurs les curéson a interrompu.
Arrêtons-nous, puisque aussi bien le reste est publié. Ce reste ne concerne guère d'ailleurs que des fondations d'obits et j'ai omis pour plusieurs paroisses des cahiers de ce genre dont on m'avait nanti. Une seule seule mention : « la fondation de M. Hérard Duroy, 3° curé avant moi, « natif de Vart, dans la chapelle S. Jacques, qui sert de sacristie : rente « annuelle de 6 livres (pour 24 messes basses, réduites à 15), laquelle rente « se paie par Monsr de Choumareys, de Vart, héritier dudit sieur curé « et nommant audit service. »
Objat avait à l'orient de l'église un château protégé par la Loyre et qui n'existe plus. Je l'ai dit aux Livron, vieille et noble famille qui eut aussi Vars, au voisinage d'Objat, ainsi que la Rivière, paroisse de Beyssac. Deux de ses membres, aux XIVe et XVe siècles, furent abbés des importantes abbayes de Montmajour et de Morimond. Ceux que l'alliance des Bauffremont établit en Champagne y devinrent marquis et prirent très beau rang ; l'un d'eux fut lieutenant au gouvernement de la province et reçut le collier des ordres du roi. On trouve au Sommaire des Archives de la Corrèze sous la date de 1651 : « Saisie sur Charles de Livron, marquis de Ville, mineur, et sur Anne de Livron, la terre et seigneurie d'Objat : dénombrement des possessions et droits appartenant à ladite seigneurie et vente du tout, pour la somme de soixante-cinq mille livres, à Jean de Saint-Viance. »
Trois quarts de siècle après, Louis, marquis de Saint-Viance et maréchal de camp, ancien gouverneur de Cognac, mourait à Paris ne laissant qu'une fille, qui épousa Charles-Noël de Lasteyrie, chevalier, marquis du Saillant, vicomte de Comborn et grand-sénéchal du Haut et du Bas-Limousin. Objat passa par suite au Saillant mais n'y demeura pas jusqu'à la Révolution. Le 6 mai 1786, Jean-Louis-Gaspard de Lasteyrie, qui avait épousé la sœur de Mirabeau et qui fut aussi grand-sénéchal, le vendit à Etienne de Meyvières d'Artois, seigneur du Repaire, paroisse de Vigeois, « moyennant la somme de 150.000 livres pour prix principal et 2400 livres de pot-de-vin. » La seigneurie, dans cette vente, était titrée vicomté. En s'abimant, elle dut abîmer le château, dont j'ignore l'histoire à partir de ce jour.
Fait de guerre à Objat ou auprès en 1589. On lit au journal d'Elie de Roffignac, sous la date du jeudi 20 avril (Bull. de Brive, XV, 386) : « ... Monsieur de Chasteauneuf vint deffaire près d'Ojac la compagnie du jeune La Jarrousse (un Royère) ; où en fust deffaict ou bruslé LX ou plus, où le fils ayné du baron de Lostanges a esté tué et ensevely au Sailhiant. »
A Objat se rattache, non par sa naissance qui eut lieu à Sarlat en 1762, mais par son alliance avec Marie-Jeanne de Lasteyrie du Saillant, connue par ses ouvrages moraux pour la jeunesse, le célèbre arrêtiste Jean-Baptiste Sirey, avocat à la Cour de cassation. On doit à cet homme distingué des codes annotés fort estimables et, jusqu'en 1830, le recueil général des Lois et arrêts en matière civile, criminelle et commerciale ; recueil continué ensuite par son gendre et depuis par son petit-fils, Jean Sirey.
Sont villages d'Objat : le Bos, Bridal, Bridelache, la Brudie, Charriéras, berceau probable d'une ancienne famille du nom, citée souvent aux cartulaires ; les Chèzes, Chouzenoux, la Constantinie, la Faurie, la Gaye, Madrias, le Moulin de Pauly, Chez-Pauly, la Ponterie, Puy-Faye, la Rede, la Rouchonie, la Vialle et Verdouze.
La Vialle était de la mouvance du commandeur de la Vinadière ; en 1688 enquête fut faite sur la prétention qu'avait le chapitre de Limoges aux trois huitièmes des dîmes levées par le curé d'Objat, en exécution d'un arrêt du Parlement de Paris favorable à ce commandeur.