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Extraits du Nouveau Dictionnaire Historique, Géographique et Statistique illustré de la Creuse. Par P. VALADEAU

Réédition de l’ouvrage de 1892 Editions de la Tour G.I.L.E. 1989

Date : 01/02/2023

 

La commune d’Auriat a une superficie de 2,141 hectares et une population de 790 habitants ; elle se compose de 21 villages. Son chef-lieu, Auriat (10 m. 58 h.), bâti sur un coteau élevé près de la Haute-Vienne, est traversé par le chemin d’intérêt commun n° 44 de Saint-Léonard à Vieilleville ; il est à 18 km de Bourganeuf, son canton et son arrondissement.

Ecole double.

Bureau de Poste.—Sauviat (Haute-Vienne).

Station.—Saint-Léonard (Haute-Vienne), 16 km.

Fête.—Saint-Pierre-ès-Liens, 1er août, dimanche suivant.

Historique.—Avant 1789, Auriat était en Poitou, de la généralité de Moulins, de la sénéchaussée de Riom et de l’archiprêtré de Bénévent.

C’était une cure séculière placée sous le vocable de Saint-Pierre-ès-Liens ; son revenu était de 1,100 livres.

En 1455, Pierre Pénicaud, dit Fichon, fut condamné, par le Parlement de Paris, à payer à Isabelle de Moulins, dame d’Auriat, une rente de 100 sous qui lui était due sur le village de l’Age.

D’après M. Maurice Ardant, Auriat aurait été un ancien atelier monétaire des Mérovingiens, où l’on fabriquait des tiers de sols d’or.

En parlant de l’église d’Auriat, M. Tixier, curé de cette commune, écrivait en 1841 » L’église elle-même, n’a pas de preuve d’une haute antiquité. Le cartulaire d’Uzerche nous apprend, à la date de 1421, que le prieuré d’Auriat était à la nomination de l’abbaye de Solignac et le portail, pesante et robuste construction, éperonnée de quatre lourds contreforts est bien de cette époque. Une porte à voussures concentriques délicatement sculptées, trois niches évidées avec une grande délicatesse trahissent le ciseau du XVe siècle. Le reste de l’édifice moderne, un petit débris de vitrail, conservé dans les verres blancs des vitraux, semblerait faire pressentir que l’édifice gothique a remplacé une église romane. »

En 1689, le château de la Baconnaille appartenait à Jean Roux, chevalier, vicomte de Champagnat.

En 1616, un arrêt du Parlement de Paris ordonna aux habitants du village de La Vedrenne (commune de Saint-Moreil) d’aller moudre leurs grains au moulin banal de la Baconnaille.

Le 24 mai 1796, Antoine Bourdicaud de Saint-Priest, baron d’Auriat, vendit pour la somme de 64,000 livres la baronnie d’Auriat à Jean-Baptiste du Autier, chevalier.

 

Les villages de cette communes sont :

 

Alesmes.—12 m. 61 h.

La Baconnaille (château).—1 m. 23 h.

Chaminades.—9 m. 39 h.

Champémont.—5 m. 24 h.

Les Combes.—1 m. 13 h.

Dourdanes.—13 m. 76 h.

Grand-Veaux.—14 m. 63 h.

Grange-Rouge.—1 m. 8 h.

La Vallade.—1 m. 10 h.

Lasfonts.—2 m. 9 h.

Le Mazeau.—41 m. 171 h.

Menudier.—8 m. 55 h.

Le Moulin-de-la-Baconnaille.—2 m. 7 h.

Montreix.—2 m.20 h.

Petit-Chessoux.—1 m. 11 h.

Petit-Veaux.—8 m. 35 h.

Puy-Plat.—2 m.8 h.

Les Payaux.—4 m. 21 h.

Rousset.—4 m.35 h.

La Vialle.—4 m. 28 h.

 

 

Extraits du Nouveau Dictionnaire Historique,
 Géographique et Statistique illustré  de la Creuse.

Par P. VALADEAU

Réédition de l’ouvrage de 1892
Editions de la Tour G.I.L.E. 1989