Réimpression de l'édition de Limoges, 1902 - Laffite Reprints, Marseille, 1994
Date : 01/02/2023
Auzances, chef-lieu de canton dans l'arrondissement d'Aubusson, 1 246 habitants. – Villa quae vocatur Ausencia, 1224 (Hist. de la Maison d'Auvergne, II, 84). – Castellania de Ozance, 1372 (idem, II, 180). – Chastiau de Ausense, 1326 (idem, 185). – Auzance, 1395 (idem, 203). – Ausancia, 1375 (idem, 208). – Prior de Ausancia, xive siècle (Pouillé). – Apud Auzanciam, 1185. – Apud Alsanciam, 1495. – Mensura de Ausaucia, 1209 (cart. de Bonlieu). – Auzance, 1536 (arch. de la Creuse). – Mensura Ausencie, 1324, 1445 (cart. de Bonlieu). – Villa Ausancie, 1404 (terr. de Chambon). – Franchese d'Ouzance, 1504 (terr. d’Evaux).
Auzances est situé sur un monticule dominant le ruisseau de l'Etang-Neuf, affluent du Cher. Son église est en partie romane et en partie ogivale. Au-dessus du maître-autel est une Descente de Croix, excellente copie du chef-d’œuvre de Daniel de Volterre (Joanne).
Auzances, dans l'archiprêtré de Combraille, est apparemment l'église Aentensis que Gerald, évêque de Limoges, donna au monastère d'Evaux, en 1163. Il y avait une prévôté sous le patronage de saint Jacques-le-Majeur, qui était unie à la Chambrerie d'Evaux en 1564. La cure avait le même patron que la prévôté. Le titulaire y était nommé par le prévôt d'Evaux de 1622 à 1705 ; par l'évêque de Limoges depuis l'union 1747.
En 1564, il y avait une communauté de prêtres. Aussi trouve-t-on le 19 septembre 1640, une vicairie fondée par Jacques Brousse, prêtre, docteur en théologie de la faculté de Paris, chanoine de Saint-Honoré en la même ville et communaliste d'Auzances.
Une chapelle rurale dédiée à sainte Anne et une autre à sainte Marguerite existaient dans cette paroisse. (Pouillé).
On a découvert à Auzances, vers 1850, un certain nombre de médailles gauloises en or, ou plutôt en électrum. Quelques-unes portaient d'un côté une tête laurée et le cheval libre au revers, avec une harpe triangulaire ou un carquois au-dessous. (Bull. soc. arch. Lim., IV, 185).
Pernelle ou Pétronille de Chambon, épousa vers 1180, Gui comte de Clermont. IIe du nom, fils de Robert et de Mahaut de Bourgogne. Après la mort de son mari, arrivée en 1222, elle se plaignit du refus qu'on lui faisait de son douaire au pape Honoré III, qui, la même année, commit Gui et Durand, archidiacres, et Ar. Esparo, chanoines de Limoges, pour connaître de cette affaire. On lui donna la ville d'Auzances, diocèse de Limoges. (martÈne, Ampliss., coll. I, 1089).
En mars 1438 (nouveau style, 1439), le roi Charles VII et le dauphin son fils Louis, passèrent à Auzances en venant de Limoges et de Guéret, et continuèrent leur route par Montégut en Combraille et Riom. (Chr. de St-Martial, p. 213).
Les véritables armoiries de la ville d'Auzances ne sont pas connues. On sait seulement que pour se conformer à l'édit royal daté de novembre 1676, Auzances, comme beaucoup d’autres villes, paya le droit d'enregistrement pour port d'armoiries, en sorte que d'Hozier, qui se piquait d'exactitude dans l'exercice de ses fonctions, dessina, dans son armorial, pour la ville d'Auzances, fascé d'or et de gueules de six pièces à une aigle d'argent brochant sur le tout.
Cette commune comprend les villages suivants :
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Caux. Courleix, en Combraille, était un membre de la commanderie de Tortebesse (canton d'Herment en Auvergne). Il est situé entre le Cher et la Pampeluze, à un quart de lieu d’Auzances, et consistait en une église paroissiale dédiée à saint Eutrope, dont le commandeur de Tortebesse avait la collation, et une petite chapelle placée, sous le vocable de saint Jean. – L'église était couverte de chaume ; il y pleuvait partout. Elle était desservie par un curé moyennant une maigre pension de cinq setiers de seigle, mesure d’Auzances. La haute justice de Courleix appartenait à Mlle de Montpensier (vayssiÈre, Ordre de Malte). Coux. Fontbouillant. Les Grandes-Forges. La Grange. |
Le Lièvre. La Merodie. Le Monsnergue. Le Moulin-Cagnol. Moulin-Casset. Le Moulin de Courleix. Le Moulin des Rambeaux. Moulin-Pacton. Le Moulin-Pointu. Les Petites-Forges. Le Pont-du-Cher. La Roline. |
André LECLER, Dictionnaire topographique, archéologique et historique de la Creuse.
Laffitte reprints Marseille, 1994.
Réimpression de l’édition de Limoges (Ducourtieux), 1902.