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Extraits du Dictionnaire Topographique, Archéologique et Historique de la Creuse d'André LECLER

Réimpression de l'édition de Limoges, 1902 - Laffite Reprints, Marseille, 1994

Date : 20/02/2023

 

CROZANT, chef-lieu de commune, canton de Dun, 1 988 habitants.

Crosent, XIIe siècle (LABBE, Nov. bibl. mss. II, 282. – Chron. Gauf. Vos.). – Prior de Crozenc, 1208 (ch. d’Aubepierre). – Castellum de Crosento, 1214. – Mensura de Crosenteis, 1239 (ch. d’Aubignac). – Crosanum, 1242 (Tres. des ch. J. 270). – Chastelanie de Crosens, vers 1250. (D’Hozier, Généal. Chamborant). – Mensura de Crosenc, 1274, de Crosen, 1277. Crozent, 1277 (cart. d’Aubignac). – Mensura de Crozanto, 1318. – Crozentum, 1323 (idem). – Castellania de Crozento, 1350 (cart. des Ternes). – Crouzant, 1457. Crosent, 1469 (cart. d’Aubignac). – Chastellenie de Crozant, 1483 (coll. Brunet). – Chastellain de Crousant, 1512 (ch. d’Aubignac).

 

Au siècle dernier, la paroisse de Crozant faisait partie du diocèse de Bourges. Pendant la Révolution on lui prit une cloche en vertu de la loi du 23 juillet 1793. Dans l’église, le chœur est surtout intéressant. M. Jean-Baptiste-Annet Michelet a été le premier curé de Crozant après le Concordat.

En 1664, on trouva dans le château des Places, qui n’existe plus, une statue en pierre représentant la Sainte Vierge tenant sur les genoux le corps inanimé de son adorable fils. Cette statue fut d’abord déposée dans la chapelle aujourd’hui détruite appelée la Chapelle Sainte-Foy. Gabriel Foucaud de Saint-Germain-Beaupré fit bâtir, en 1686, sur le penchant d’une colline, près d’une fontaine déjà consacrée à la Sainte Vierge, la chapelle qu’on y voit aujourd’hui. La date ci-dessus se lit sur le linteau de la porte, auprès des armoiries du fondateur qui sont : d’azur semé de fleurs de lys d’or. Ces armoiries sont aussi sculptées sur le rétable de l’autel. La statue trouvée au château des Places fut transportée dans cette chapelle connue depuis sous le nom de Notre-Dame-des-Places. Elle est toujours visitée par de nombreux pèlerins.

Le château primitif de Crozant, dont on ignore l’origine, devint la propriété et quelquefois la résidence des comtes de la Marche. Cette forteresse, par sa position au confluent de la Creuse et de la Sedelle, était presque imprenable avant l’usage du canon. Les magnifiques ruines et les belles tours qui occupent la presqu’île montrent encore quelle fut son importance. On y distingue actuellement, avec les restes des murs d’enceinte, des tours des XIe et XIIe siècles, un donjon et une belle tour ronde du XIIIe. La Chronique de Saint-Martial nous apprend que c’est la reine d’Angleterre, épouse du comte de la Marche, qui fit construire la grande tour de Crozant vers 1220 ou 1240.

Guillaume Foucaud, seigneur de Saint-Germain-Beaupré, fut nommé capitaine de Crozant, en 1347, par Pierre 1er, duc de Bourbon, comte de la Marche.

Hélie de Nadaillac, seigneur de Châteaubrun, était capitaine et garde du château de Crozant en 1357.

Eméric de la Marche, sénéchal de la Marche, était chargé de la garde du château de Crozant ; son fils Louis de la Marche conserva cette charge jusqu’en 1432.

Robert Dumas fut capitaine de Crozant le 30 septembre 1503.

Léon Rance, capitaine de Crozant, 1555.

Par ordonnance de juillet 1626, Richelieu fit démanteler Crozant ; ailleurs, il est dit que René Le Voyer d’Argenson, intendant de la généralité de Limoges en 1632 fut chargé de raser les châteaux d’Aubusson, Crozant et La Borne. Le temps a fait le reste.

 

Au XIIIe siècle sept châtellenies rendaient la justice au nom du comte de la Marche : ce sont : Ahun, Aubusson, Chénérailles, Crozant, Le Dognon, Guéret et Drouilles ; elles devinrent châtellenies royales après la réunion du comté au domaine de la couronne. – La châtellenie de Crozant était composée des paroisses de Chambon-Sainte-Croix, Crozant, Fresselines, Lourdoueix-Saint-Michel et Orsène.

Philippe Tournyol, seigneur de La Faye, reçut gratuitement le 15 août 1576, d’Elisabeth d’Autriche, veuve de Charles IX, comtesse douairière de la Marche, les provisions de châtelain de Crozant (Nobiliaire, III, 182, IV, 603). MM. de Persant la possédèrent ensuite plus de cent ans. J. B. Martin-Ducouret était juge de la châtellenie de Crozant en 1788.

En 1639, la châtellenie de Crozant fut vendue par Louis XIII à Gabriel Foucaud, seigneur de Saint-Germain-Beaupré, gouverneur de la Marche, pour 18 ou 20,000 livres (Chorllon, Mém. page 83). Dès lors, il prit le titre de comte de Crozant, que ses successeurs portèrent après lui. En 1789, Sylvain de la Marche, comte de Crozant, fut au nombre des émigrés.

Les fiefs mouvants du roi, dans la châtellenie de Crozant étaient : Arfeuille, paroisse de Bussière-Dunoise. – Anguilli, paroisse de Saint-Sébastien. – Beauvais, paroisse de Bussière-Dunoise. – Beaupré, paroisse de Sagnat. – Bord, paroisse de Bussière-. unoise. – Boisquin, paroisse de Crozant. – La Borderie, paroisse de Lourdoueix-Saint-Pierre. – La Bouchaud, paroisse de Bussière-Dunoise – La Brosse, paroisse de Crozant. – La Bussière, Charriou et les Carlières, paroisse d’Orsène. – Le Cerisier, paroisse de Lourdoueix-Saint-Michel. – Cour-de-la-Bretaudière, paroisse de Fresselines. Cessat, Le Chezeau, Cheyzebeyton et Cournissat, paroisse de Bussière-Dunoise. – Chantemillaud, paroisse d’Orsène. - Le Chatenet. – Chardy, paroisse de Lourdoueix-Saint-Pierre. – La Clavière et Cros, paroisse d’Orsène. – Chapelle-Baloue. – Champotrait, paroisse de Crozant. – Les Chatres, paroisse de Fresselines. – La Davidière. – Dun et dîmes de Maufon, paroisse de Dun. – Dîmes de Pontchaise, de la Guerlière, du Brosset et Espagne, paroisse de Crozant. – Fressines, Fleurat, Fimplis et Fougères, paroisse de Bussière-Dunoise. Fresselines. – Gate-Grenier. – Granger, paroisse de Crozant. – La Pimparlière. – La Prugneaupot, paroisse de Bussière-Dunoise. – Lourdoueix-Saint-Michel. – Linard, paroisse de Bussière-Dunoise. – Lafarge. – Latournelle.La Guierche, paroisse de Lafat. – La Périge. – La Ferrandière, paroisse de Maison-Feyne. – Le Peux et les Vergnes, paroisse de Bussière-Dunoise. – Le Teil, paroisse d’Orsène. – La Grange, paroisse de Bussière-Dunoise. - Lafondalose. Les Lignières. – Lage-Dumont. Lagelaurent. – Larebière. – Les Places et Le Pescher, paroisse de Crozant. – La Soumatière.La Betoulle. – La Roche et La Sagne, paroisse d’Orsène. – Maisonneuve. – Mouneger, paroisse de Bussière-Dunoise. – Moulin, paroisse de Crozant. – Moulin de Fougère. – Murat, paroisse d’Orsène. – Neuville et Naillac, paroisse de Bussière-Dunoise. – Purajat, paroisse de la Chapelle-Baloue. – Puybaron, Pré-du-Moulin et les Quercilliers, paroisse de Crozant. – Sardet, paroisse de Chéniers. – Les Sauzettes, paroisse de Measmes. – Saint-Germain. – Saint-Plantaire. – Saint-Jalais et Saint-Léon, paroisse de Saint-Plantaire. – Saint-Sébastien (Archives de la Creuse, B, F, 5).

 

 

Les villages de la commune de Crozant sont :

 

Age-Quatre-Maux.

Baronnière (La).

Berthonière (La).

Bochetet.

Bosquin (Le).

Brousse (La).

Brousses (Les).

Champotray.

Changotin.

Chapelle-Sainte-Foy (La). – En 1664, on déposa dans cette chapelle une statue trouvée dans le château des Places. Depuis, elle fut transportée dans la chapelle de Notre-Dame-des-Places. La chapelle Sainte-Foy n’existe plus.

Charterie (La).

Chaudronière (La).

Chebraud.

Coublins (Les).

Couraud (Le).

Escures (Les).

Espagne. – Le fief d’Espagne appartenait, en 1676, à Jean-Louis Courant, écuyer à Crozant.

Folie (La).

Gouillon.

Grand-Moulin (Le).

Granges (Les).

Grange-du-Bois (La).

 

Guerlière (La).

Josnon.

Jougettes (Les).

Journalière (La). – Fief appartenant en 1676 à Panot-Laboureau, à Crozant.

Lechères (Les).

Maisons.

Maltière (La).

Minaudière (La).

Molignière.

Mont-Sarrazin.

Moulin-Barrat.

Moulin-de-Josnon (Le).

Moulin-Neuf (Le).

Pêcher (Le). – Fief appartenant en 1676 à Henri Duperthier, à Crozant.

Pillemongin.

Places (Les), dont il est parlé ci-dessus.

Pont-Charraud (Le).

Puy-Baron (Le). – Fief appartenant en 1676 à Léonard Durgier, écuyer.

Ribois.

Villegouet.

Villeneuve.

Vitrot.

 

 

 

Extraits du Dictionnaire Topographique,
 Archéologique et Historique de la Creuse.

André LECLER

Réimpression de l’édition de Limoges , 1902

Laffitte Reprints, Marseille 1994

 

 

A noter :

Le village de La Brousse est partagé en deux par la route principale.

Côté ouest : La Brousse (ou La Brousse-Ctozant) rattaché à St-Plantaire (Indre)

Côté est : La Brousse rattaché à Crozant (Creuse)