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Extraits du Dictionnaire Topographique, Archéologique et Historique de la Creuse d'André LECLER

Réimpression de l'édition de Limoges, 1902 - Laffite Reprints, Marseille, 1994

Date : 20/02/2023

 

DONTREIX, chef-lieu de commune, arrondissement d’Aubusson, canton d’Auzances, a une population de 2 085 habitants et une superficie de 4 774 hectares.

Prior de Dontrey, 1217 (cart. de Bonlieu). – Guillelmus de Dontreyo 1249, (Hist. Mais. d’Auv. II ,107) – Ecclesia de Dontre, 1287 (Baluze, Miscell, 1209). – Dontreys, 1441 (Arch. du marquis de Bonneval). – Dontreix, 1534, 1571, 1651 (seigneuries diverses). 

L’église paroissiale de Dontreix est en style roman de transition. Le patron est saint Julien martyr. C’était l’abbé de Saint-Genoux, diocèse de Bourges qui y nommait les curés. Avant le concordat, cette paroisse appartenait au diocèse de Bourges et à l’archiprêtré d’Herman. Le premier curé nommé à ce poste au commencement du siècle est M. François Guyot, né en 1755, qui y était précédemment et en avait été chassé par la Révolution. Il y avait une communauté de prêtres en 1763. L’église du Monteil-du-Gelat a dépendu comme annexe de celle de Dontreix.

Il existait aussi, au moins depuis 1663, un prieuré qui avait pour patron saint Julien. Les prieurs étaient nommés par l’abbé de Saint-Genoux ; peu d’entre eux nous sont connus ; ce sont : Michel de Douhet 1666, 1669. – Gilbert de Douhet 1675,1701. – Ignace de Marcelange d’Arson, vers 1730.

Dontreix, qu’on a écrit quelquefois Doutreix était anciennement un fief possédé par une famille de ce nom : Guillaume de Dontreix ou Doutreix, chevalier, possédant fief en Combraille, est mentionné dans le traité de 1249. Il fut pleige du comte d’Auvergne, Robert V, dans le compromis qui intervint entre ce prince et le duc de Brabant en 1274, au sujet de l’indemnité due par le comte de Boulogne. Un autre Guillaume de Dontrays fut convoqué au ban de 1543 (Nobiliaire d’Auvergne). Ce fief a ensuite appartenu longtemps aux Chaussecourte, qui avaient dans les dépendances de cette terre la grande forêt dite de Drouille. Guillaume de Chaussecourte, seigneur de Dontreix possédait le bois de Drouille en 1302 ; il eut pour enfants : 1° Louis qui suit ; 2° Roulain, damoiseau, co-seigneur du bois de Drouille, 1330-1331. Louis de Chaussecourte, damoiseau, seigneur de Dontreix, possédait la forêt de Drouille en 1333, vers cette époque il rendit foi-hommage à l’évêque de Clermont. Son fils Bertrand de Chaussecourte, était seigneur de Dontreix en 1342, 1352, il fut père de Chossinot de Chaussecourte, damoiseau, possédant le bois de Drouille en 1355. Cette famille continua à posséder Dontreix du XVe au XVIIe siècle ; car Louis de Chaussecourte était seigneur de Dontreix en 1678 et 1681. Ses armes sont parti emmanché d’argent et d’azur. Jean-François de Cordeboeuf de Beauverger fut ensuite seigneur de Dontreix et de Matroux. M. Mortioux l’étant en 1789. (A. Tardieu).

 

Les villages de cette commune sont :

Aigueperse , domaine mentionné en 1357, et dont les bâtiments n’existent plus. Trolhard de Montvert, seigneur de Magnat et d’Aigueperse, vivant en 1448, épousa Marie de Châlus qui, en 1449, fit don d’Aigueperse et Monvert à ses enfants Guillaume et Hugues de Montvert, mariés à Marguerite et Marie de la Garde. Aigueperse fut vendu en 1733 par Aimée de Sarre, veuve de Louis de Cordeboeuf-Beauverger-Montgon, seigneur de Matroux et Louis de Lestranges, chevalier, seigneur du Leyrit, son gendre, à Jean-François de Momet, prieur de Saint-Bard.

Beaulieu . – La terre de Beaulieu fut affermée vers 1571 par Louise de Jaucourt pour la somme de 2 000 livres.

Bordesoule.

Les Bournauds.

Broyes.

La Carte-Deix.

La Carte-Jarrige.

Le Chabrat.

Chambary.

Chassignolle. – En 1771, Michel Dequeireaux, seigneur de Chassignolle, était greffier en chef du dépôt à sel d’Auzances à Mainsat.

La Chauchady.

La Chaumette.

Les Chazeaux.

Cherpozat. – Gaspard Giraud, président des gabelles d’Auzances, Michel Vitton, seigneur des Coursières et les héritiers de Louis de Lagrange possédèrent cette seigneurie en 1735.

Chevillade.

Chez-Pyat, village détruit.

Combanaire.

Les Courrioux-d’en-Bas.

Les Courrioux-d’en-Haut.

Le Coudert.

La Cubière.

Frédeval.

La Gaye.

Gibreix.

Le Girodonne.

Grammont.

Les Grands-Triomps.

Haute-Serre. – Guillaume Aubert, neveu du pape Innocent VI, acheta de Bertrand de Ventadour, en 1356, le fief d’Hauteserre. François de Cordebœuf-Beauverger était seigneur de Matroux, Hauteserre vers 1650, et ses deux fils, Louis et Alexandre après lui. François de Douhet était seigneur de la Fontète et de Hauteserre en 16.6 et après lui son fils Pierre qui était aussi seigneur du Mouneyroux. En 1789, M. de Momet, seigneur d’Hauteserre avait deux frères prêtres compris dans les noyades de Nantes. Il a eu pour petite fille Mme H. Thaury née de Momet, résidant à Evaux. (A.Tardieu). De Momet porte : d’azur au lion d’or, accompagné de 4 étoiles et 4 croissants d’argent.

Les Heriaux.

Jonasse.

Lavaud-Marteau.

Lignières. - Ce lieu n’existe plus. Pierre de Lignières alias Lineyras était seigneur de Lignières en 1312.

Les Maisons du Roi.

Malgaune.

Manérol.

La Marzelle.

Le Mas.

 

 

 

Matroux. – Ancien château qui appartenait en 1342 à Bertrand de Chaussecourte. Jean de la Garde, seigneur de Matroux, épousa Anne de la Tour d’Auvergne, il en eut Françoise, dame de Matroux, mariée en 1499, à Robert de Cordeboeuf, signeur de Beauverger, chevalier de l’ordre du roi, d’une antique maison sortie du fief de Cordeboeuf en Bourbonnais et qui porte écartelé au 1° et 4° d’or à 3 fasces de sable, aux 2° et 3° échiqueté d’argent et d’azur au chef de gueules, qui est de Léotoing Montgor, sur le tout écartelé en sautour d’hermines et d’argent. Robert laissa Bénigne, chevalier, seigneur de Beauverger et Matroux qui retint le nom de Beauverger. Il testa en 155 , à Carignan, en Piémont, où il avait été blessé à la guerre. Il avait épousé en 1541, Louise de Léotoing de Montgon, dont François, seigneur de Matroux, baron de Corvin, guidon de gendarmes, marié en 1570 à Marguerite de Monestay ; son grand-oncle Jacques de Léotoing, lui donna en 1578 les baronnies de Montgon et de Corenc. Il eut Pierre, seigneur de Matroux (substitué aux noms et armes de Montgon par le même Jacques de Léotoing en 1578), gentilhomme de la chambre du roi, capitaine de 50 hommes d’armes, chevalier du Saint-Esprit. Il testa en 1634, laissant de Charlotte de Chabanne, sa femme, Jean-François, seigneur de Matroux, capitaine de chevau-légers au régiment de Canillac, maréchal de bataille, marié en 1637 à Jacqueline du Plantadis, dont Louis, seigneur de Matroux, marié en 1685 à Aimée de Sarre, dont Marguerite-Aimée, dame de Matroux. Cette dernière épousa en 1719 Louis de Lestrange chevalier, seigneur du Leyrit, dont Henri, marquis de Lestrange, seigneur de Matroux, le Leyrit, marié en 1752 à Antoinette-Gabrielle de Ligondes, qui vivait encore en 1789 ; dont : 1° Gaspard ; 2° François ; 3° Jeanne-Françoise mariée en 1783 au comte Vincent le Groing de la Romagère ; 4° Marie, mariée en 1786 au comte Amable d’Autier. Le château de Matroux fut acheté au tribunal d’Aubusson par M. Jean Méridias, le 27 septembre 1828 ; il appartenait à M. Bouchet, mort en 1829. Il est possédé par M. Bosclard-Méridias. Le château est conservé, mais le donjon carré est tombé de vétusté, il y a environ 30 ans. (A. Tardieu).

Moulin des Monneyroux.

Les Monneyroux. – Château construit en 1656, rebâti en partie par M. Bosclard. François de Douhet qui était seigneur des Monneyroux de la Fontête, des Ramades, de Laurières, des Vergnes, de la Gorce épousa en 1661 Catherine Dauphin des Auzolles, dont Jean-François, écuyer seigneur de la Gorce, la Fontète, Villefavant, les Monneyroux, marié en 1697 à Marie des Vergnes, dont : Pierre, écuyer, seigneur de la Fontète, la Gorce, Villefavant, les Monneyroux, qui épousa en 1726 Marguerite de Bosredon de Saint-Avit. Il testa en 1740, léguant à son aîné, Jacques, par préciput, le château des Monneyroux et la forêt de Drouille. Celui-ci, garde du corps du roi, officier de l’hôpital des Invalides, épousa en 1762, M. Charlotte Marais de Beauchamp et fut le dernier seigneur de Monneyroux. Ce château acquis, le 1er mars 1802, par M. Michel Méridias, est possédé par M. Bosclard-Méridias, son héritier. (A. Tardieu).

Orsange. Bertrand de la Roche, damoiseau, possédait le fief d’Orsange en 1381 et devait foi-hommage à l’évêque de Clermont.

Paraseix.

Parleix.

Perisseix.

Perol.

Les Petits-Triomps.

Pouchol.

Pradeux.

Le Replat.

Roussi.

La Siette.

Valleron.

La Vedrine. – Vers 1510 le fief de la Vedrine appartenait à Pierre de la Rochebriant, seigneur de Chauvance.

Villefavant.

Villemaloux.

Le Vintéol, alias Vintiol.

 

 

 

 

Extraits du Dictionnaire Topographique,
 Archéologique et Historique de la Creuse.

André LECLER

Réimpression de l’édition de Limoges , 1902

Laffitte Reprints, Marseille 1994