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Recherche > Creuse (23) > Faux (-la-Montagne) > Extraits du Dictionnaire Topographique, Archéologique et Historique de la Creuse d'André LECLER

Extraits du Dictionnaire Topographique, Archéologique et Historique de la Creuse d'André LECLER

Réimpression de l'édition de Limoges, 1902 - Laffite Reprints, Marseille, 1994

Date : 20/11/2023

 

     FAUX-LA-MONTAGNE, chef lieu de commune du canton de Gentioux, arrondissement d’Aubusson, dont la superficie est de 4,795 hectares  et la population de 1,817 habitants.

Capella de Faux XIVe siècle (Pouillé). – Parrochia de Faux, 1464, 1486. De Faguo, 1486, 1492. De Fago, 1514  – Paroisse de Faulx, 1506, 1574 (Arch. de M. Barjaud). – Faux-les-Montagnes, 1578 (Reg. de Bourganeuf). Fagus. Faux-dans-la-Marche, 1770 (Nadaud Pouillé).

Humbauld, évêque de Limoges (1086-1095) bénit le cimetière de Faux. Seguin, abbé de la Chaise-Dieu, mort vers 1094, avait enlevé quelque chose de cette église. L’évêque de Limoges, avec le conseil et le consentement de Pierre du Moutier, archidiacre et autres clercs donna l’église de Faux aux chanoines de l’église matrice de Saint-Etienne de Limoges, sans ses domaines et les revenus épiscopaux. Cette donation eut lieu en présence de V. de Gimel, doyen et de H. de Gimel, archidiacre, vers l’an 1100. A. de Roeria prévôt d’Eymoutiers, Audier de La Porcherie et Jean de Lafont y donnèrent leur consentement.

     Au siècle dernier il y avait à Faux-la-Montagne 1 300 communiants et environ 1 740 habitants ; la fête patronale était celle de l’Invention des reliques de Saint-Etienne.

     Le droit de nommer le curé de cette paroisse fut exercé par l’aquilaire de la cathédrale en 1400, 1498, 1502, 1509, 1527, 1628, 1629, 1653, 1691.

     Louis d’Aubusson, chevalier de l’ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, commandeur de Charrières, fonda une vicairie dans l’église de Faux en 1468. Le seigneur de la Feuillade, par acte du 27 octobre 1490, avait l’intention d’en fonder une autre.

     N … Binet fut curé de Faux-la-Montagne jusqu’en 1778. – N … Jouillot lui succéda à cette date. – N … Celle l’était en 1827-1829. – Ponchut nommé en 1830. – Bichon en 1849. – Debellut en 1870. – Fournet en 1886. – Louis Gorgeon en 1888. 

     Le 20 juin 1468, Guy d’Aubusson, chevalier, seigneur de Rilhac, frère de Guillaume d’Aubusson, chevalier, seigneur de la Feuillade, délivra de toute servitude et affranchit à perpétuité de toutes tailles, les habitants de la paroisse de Faux-la-Montagne.

     En 1650, Robert du Dorat écrivait : « A Faux, petit bourg dans la montagne près de la Feuillade, il y a une foire à la Saint-Luc (18 octobre) qui dure trois jours, à savoir : la veille de Saint-Luc, foire de moutons où s’en trouve bien souvent les cent et six vingt mille têtes ; le jour de Saint-Luc, foire de gros bétail, et le lendemain foire de toustes bêtes ».

     Sur le territoire de la commune de Faux-la-Montagne on trouve les traces laissées par les périodes glaciaires. A trois kilomètres du bourg, près des villages de Jallagnat et du Bon-Martin, non loin de la rive droite de la Vienne et à la limite commune aux trois départements limousins, se dressent de gigantesques roches granitiques désignées dans le pays sous les noms de Roches de Clamojas et Roches de la Mort. Eparses sur le versant de la montagne, elles forment une véritable traînée occupant une superficie de plus de six hectares. Ces roches sont entassées les unes sur les autres dans les positions les plus diverses ; elles représentent des allées couvertes, des pierres-branlantes, des menhirs, des dolmens énormes. – On se trouve certainement en présence de la moraine frontale du glacier de la Vienne. (Voir l’ancien glacier de la Vienne  par M. Octave d’Abzac, dans l’Annuaire-Almanach de la Creuse, 1892, P. 175).

     Sur la rive droite du ruisseau de la Feuillade, en amont et tout près d’un moulin construit sur le bord du chemin de Faux au château de la Feuillade, se trouve le dolmen de Landoras. Sa table de forme rectangulaire mesure 6 mètres de longueur, sur 4m 50 de largeur. Sa position dans un vallon étroit et profond au pied d’une haute falaise de rochers, et le sol de sa chambre formé par un banc de rochers en place ont rendu  ce monument douteux à M. P. de Cessac qui l’a étudié et décrit (Monuments mégalithiques de la Creuse, p. 7).

     Tout près du dolmen, sur la rive gauche du ruisseau, à 2m,50 environ au dessus du niveau actuel, un rocher est creusé d’un petit bassin bien conservé.

     Sur le haut de la montagne qui borde la rive gauche, un autre rocher en offre un second de 0m,50. Cette dernière pierre porte dans le pays le nom de Pierre folle (Idem, p. 34).

 

 

 

 

               Les villages de la commune de Faux-la-Montagne sont :

 

Arzalier.

Bessat.

Bois-Jambré.

Bon-Martin.

Bordes (Les).

Broussat.

Chatain-de-Mande.

Fermerie.

Feuillade (La).

Fonds-au-Pont.

Jallagnat.

Lage.

Lallée.

Larfouillère.

Laudoinet, alias Londoueineix.

Loy (La).

Mas (Le).

Mercier-Ferrier.

Montbuchon.

Monteil (Le).

Pécheries (Les).

Plazanet.

Régeat.

Thézillat.

Trijoullet.

Truffy.

Villesaint.