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Extraits du Dictionnaire Topographique, Archéologique et Historique de la Creuse d'André LECLER

Réimpression de l'édition de Limoges, 1902 - Laffite Reprints, Marseille, 1994

Date : 17/02/2025

 

         FRESSELINES, commune du canton de Dun, arrondissement de Guéret, dont la superficie est de 3,058 hectares et la population de 1868 habitants.

Parrochia de Fraexeninis, 1163 (ch. d’Aubepierre). – Fraissenines, 1208, de Fraisselines, 1211, de Fraexelines, 1259 (idem). – Parrochia et mensura de Fraysserines, 1279 (ch. d’Aubignac). – Fresselines,  1370 (ch. d’Aubepierre). – Cappella de Freysselinis,  XIVe siècle (Pouillé). – Fraixelines,  1560, Freysslignes, 1579  (ch. d’Aubepierre). – Fresselinnes, 1606, (reg. de Saint-Sulpice-le-Dunois).

         Fresselines était une cure de l’ancien archiprêtré d’Anzêmes, dont le patron était saint Julien de Brioude. Les curés étaient nommés par le chapitre de Saint-Germain de La Châtre, diocèse de Bourges en 1478, 1480, 1482, 1586, 1593, 1692, 1740, par le prince de Condé comme duc de Châteauroux en 1631, par l’évêque de Limoges en 1692, 1740.

        Jean Binet était curé de Fresselines en 1789, il le fût de nouveau en 1803 et mourut le 2 janvier 1805…Louis Yverneau jusqu’en 1828. – Lefort nommé en 1828. – Daure en 1868.

       Deux cloches furent prises à cette paroisse et conduites à La Souterraine pour en fondre des canons, en vertu de la loi du 23 juillet 1793.

       Au mois de septembre 1455. Michel, évêque de Nicosie, délégué pour la visite du diocèse par Pierre de Montbrun, évêque de Limoges, consacra l’autel d’une chapelle à Fresselies.

      Une monnaie en or trouvée à Fresselines porte une tête laurée à droite, avec l’inscription IMP. CAESAR TRAJAN, HADRIANVS AVG. Sur le revers, Jupiter assis tient de la main gauche une lance, et de la droite un foudre : P.M.TR.P.COS. III.

      A la fin du siècle dernier, les fiefs qui relevaient du Roi dans la paroisse de Fresselines étaient : 1° Puyguillon, possédé par M. Gabriel-François de La Marche de Puyguillon, par succession de son père ; 2° Pierrefolle, aussi par succession de son père ; 3° L’Age-Champroy, possédé par Michel de Laroche et ses frères mineurs à Guéret , par succession de leur père ; 4° Vervy à Pierre-Antoine de Saint-Maur, par démission de Silvain de Saint-Maur, son cousin, du 2 avril 1770 ; 5° La Bretaudière à François de La Marche, par contrat du 28 décembre 1753, moyennant 25,555 livres avec le fief de Lourdoueix-Saint-Michel : 6° Entredure possédé par les enfants du feu sieur Valotin, notaire à Nouzerolles, par succession de leur père ; 7° Lachineau, aux héritiers de Michel Texier, par succession de leur père ; 8° Les Combes à Claude Labnier, chirurgien, et autres, par succession de leurs père et mère ; 9° Cens et rentes sur le village de Lachatre, paroisse de Fresselines, à M. Doublayl, maître des requêtes à Paris, par acquisition du 8 juin 1773. (Arch. de la Creuse. – B. F.5.)

          Les villages de cette commune sont :

  • Age (L’).
  • Age (L’)Moulin.
  • Age-Moreau (L’).
  • Beauregard.
  • Blardière (La).
  • Bretaudière (La), château détruit, Antoine de la Cour en était seigneur en 1643.
  • Bussière (La).
  • Chaise Gounot (La).
  • Chaise-Peignen (La).
  • Champroy, ou l’Age-Champroi, avait un château qui est détruit, et dont M. d’Assy était propriétaire en 1712.
  • Champroy (Moulin).
  • Chanteloube.
  • La Charpagne, Charpania, Chapelle rurale où il y avait une vicairie fondée en l’honneur de la Sainte-Vierge. Louis de Brochard, ou Bouchard, chevalier, seigneur de Chamroi et de Lage y nommait en 1531. Le seigneur de Chamroroi et de Lage y nommait aussi en 1561. Marguerite de Saint-marsault, veuve de ce dernier, en 1571. Un autre du même nom en 1603.
  • Châtres.
  • Combes (Les).
  • Confolent.
  • Drablet (Le Grand).
  • Drablet (Le Petit).
  • Etet (L’).
  • Forges (Les) ou Vieillevallée, de valleveteri. Ce lieu fut cédé par le prieur d’Aureil en 1184 au monastère d’Aubepierre, moyennant une redevance. En 1630 il y avait une chapelle sous le patronage de Saint-Gilles. Elle fut interdite parce qu’elle n’était pas entretenue.
  • Granges (Les).
  • Huppes (Les).
  • Lachinaud.
  • Lascoux.
  • Lauzine.
  • Lavauvieille, voyez les Forges ci-dessus.
  • Métairie (La Grande).
  • Minaudière (La).
  • Orme (L’).
  • Pierrefolle. Françoise de Fauveau, fille de Louis, écuyer, seigneur de Pierrefolle, et de Jeanne de Cormailly, épousa le 16 juillet 1642, François de la Porte, fils de Jacques, seigneur de Vaux et de Diane de Couhé, et lui apporta le fief et le château de Pierrefolle. Elle fut
 

ensevelie le 18 novembre 1685 dans la chapelle de Pierrefolle joignant l’église de Fresselines ; son mari avait été enseveli au même lieu le 27 octobre 1682. Les armes de la famille Fauveau sont : d’argent à une bande de gueules, chargée de trois chevrons d’or, selon d’autres, de trois étoiles d’or.

  • Places (Les).
  • Priorat (Le).
  • Puy-Guillon.
  • Puy-guillon, château appartenant depuis le XIVe siècle à la famille de La Marche, dont les armes sont : d’argent à la bordure de gueules, au chef de même, et selon d’autres, d’argent au chef de gueules. Antoine de La Marche, seigneur de Puy-Guillon, par acte reçu Paslin, notaire, le 11 février 1634, déclare et confesse tenir et posséder en fiefs et hommage franc et lige du roi, à cause de son comté de la Marche et de sa châtellenie de Crozant plusieurs objets immeubles, domaines, etc, et le droit singulier ainsi énoncé dans l’acte  « Plus, a ledit écuyer droit d’être appelé le premier aux foi et hommage, et lui est permis toutefois et quantes mondit seigneur féodal voudra prendre la possession et saisie de son châtel et châtellenie de Crozant, ledit seigneur de Puy-Guillon peut et doit aller en grande révérence jusqu’au grand cimetière dudit Crozant et illec le saluer comme son seigneur féodal, en le prenant par la bride de son cheval et le conduire en tout honneur et révé’rence jusqu’au-dedans dudit châtel et ville de Crozant, où il plaira à mondit seigneur féodal, et après qu’il sera rendu et aura mis pied à terre, le seigneur de Puy-Guillon doit prendre et retirer à lui ledit cheval, robe ou manteau et épée de mondit seigneur féodal et en faire sa pleine volonté, etc. »
  • Puy-Landon.
  • Puy-Rageaud (Le).
  • Renauchat (La).
  • Rivaud (Le). Orrivaux ou Aurivaut était une commanderie ou Maison-Dieu, dont la fête était la Nativité de Saint-Jean. Le prieur de la Maison-Dieu de Montmorillon y nommait en 1558, 1641. A la fin du siècle dernier, les PP. Augustins dudit Montmorillon en jouissaient. La loi du 6 août 1791 obligea cette chapelle à livrer sa cloche qui pesait 64 livres.
  • Roche (La).
  • Roche-Blond (La).
  • Sagne (La).
  • Sorlières (Les), ou Chambonnet. André, abbé de Chézal-Benoît, mort l’an 1112, avait fait bâtir le Chambon, Cambonium, dépendant de son monastère, et y avait rassemblé des moines pour servir Dieu sous la règle de Saint-Benoît. (Specileg. Tome II, p. 519). Ce lieu était un prieuré qui avait pour fête patronale celle de Sainte-Madeleine. L’abbé de Chézal Benoît y faisait les nominations.
  • Vervix, château – Gabriel de Saint-Maur, écuyer, sieur de Vervy, mourut à 58 ans le 24 novembre 1675 ; Il avait épousé Françoise Dassy. Robert de Saint-Maur, écuyer, sieur de Lourdoueix-Saint-Pierre et de Vervy, épousa le 27 décembre 1676 Léonarde de La Marche de Puyguillon, N… de Saint-Maur était seigneur de Vervy en 1764.
  • Vervix, Moulin.