Réimpression de l'édition de Limoges, 1902 - Laffite Reprints, Marseille, 1994
Date : 21/11/2023
GLÉNIC, chef-lieu d’une commune dans le canton de Guéret a une population de 1,250 habitants et une superficie de 2,711 hectares.
On trouve ce nom écrit : Glanic, vers 1150, 1184, 1199, 1204 : Glenic, 1184, 1206. (Cart. de Bonlieu). — Glanic 1312. (Ch. de Bonlieu). — Prior et Capellanus de Glenic, XIVe siècle. (Pouillé). — Paroisse de Glénic, 1417. (Terr. de Montbut). — 1420 (Terr. de Guéret). — Parrochia de Glenico, 1449, 1472. (Cart. des Ternes). — Glanicum, 1459. (Ch. de la Capelle-Taillefer).-— Glanyt, 1475. Terr. des Ternes.)— Glenich, 1478. Gleny, 1478. (Ch. des Ternes.) — Glénic. 1498, 1510 ; Gleny, 1518. (Ch. de la Chapelle-Taillefer). — Glenic, 1541. (Ch. des Ternes). — Parrochia de Glenici, 1647. (Ch de la Chapelle-Taillefer.)
Raymond de Beinac, abbé de Saint-Augustin-lez-Limoges, mort en 1182, acquit cette église située dans l’ancien archiprêtré d’Anzèmes (Mabillon. Annal., t. VI, p. 692). Le prieuré de Glénic avait pour fête patronale la Nativité de la Sainte-Vierge. L’abbé de Saint-Augustin-lez-Limoges y nomma les prieurs en 1588, 1601, 1604, 1607. Par décret du 29 novembre 1612, ce prieuré fut uni à perpétuité à la mense conventuelle de Saint-Augustin-lez-Limoges, et les religieux de cette maison en prirent possession le 31 décembre suivant. En 1479, une vicairie, dite de Saint-Sébastien, était érigée à l’autel de sainte Catherine ; noble Guérin Poureti y nommait alors un titulaire.
La cure avait 980 communiants (environ 1307 habitants). La fête patronale était aussi la Nativité de la Sainte-Vierge. L'abbé de Saint-Augustin y nomma le curé en 1477, 1514, 1570, 1575, 1612. Il fit ces nominations conjointement avec le chapitre de son monastère en 1660 1686, 1727, Le chapitre seul exerça ensuite ce droit.
Il y avait une communauté de prêtres en 1564.
Une chapelle rurale existait à Saint-Anne.
Parmi les curés de Glénic on trouve : Gaspard Besse qui bénissait la cloche de la paroisse en 1770 ; Besse, nommé en 1774; Etienne Roudeau de la Plagne en 1782, fut transporté sur les pontons de Rochefort pendant la Révolution, revint curé de Glenic en 1803 ; Delaforet qui y était en 1826, mourut en 1834 ; Henri-François Chabannaud y était en 1837, 1843 ; Meynis nommé en 1845 ; Brunet en 1878 ; Mathieu Desrues en 1884.
Glenic a une église jadis fortifiée. La cloche qu`elle conserve aujourd’hui porte cette inscription : « L'an 1770 Sta Maria ora pro nobis. J’ai été bénie par M. Gaspard Besse, curé de Glénic. J'ai eu pour parrain Mre Claude-Gaillard-Théobald Dalbort, conseiller du roi, receveur des tailles de cette province, et pour marraine dame Marie-Rose Blondeau, épouse de Messire Antoine-Olivier-François Couturier, écuyer, seigneur de Fournoux, conseiller du roi et son procureur au siège présidial de la Marche à Guéret. Les Guichoir, fondeur. Bonnet, sindic et fabricien ».
On a recueilli à Glénic une monnaie romaine en or sur laquelle on lit : DIVA FAVSTINA. Tête à droite. Sur le revers : CERES. Céres debout tenant de la droite des épis, de la gauche une lance.
La famille Robert est originaire de Glenic, où naquit vers 1544 Jean Robert, fils de Herald Robert, aussi seigneur de la Chassagne et de Jalesche. Hérald, appelé aussi Evrard Robert, était fils d'Antoine Robert, seigneur de Jalesches de la Villetelle et de Glénic. Jean devint lieutenant-général de la juridiction de la Basse-Marche en 1580. Il a laissé plusieurs écrits. Son fils, Pierre Robert, né au Dorat en 1589, a laissé de nombreux manuscrits pour l'histoire de la Marche qui sont conservés à la bibliothèque de Poitiers. La famille Robert porte : « d’azur au cygne déployé d'argent à deux têtes béquées d'or, membré et lampassé de gueules. »
Jean-Baptiste Pollier, avocat à Guéret, est dit en 1733, seigneur de Gleny et en partie des Ecures; il épousa en 1723 Madeleine-Rose du Theiller, fille de Pierre, seigneur en partie de Bonnac.
Les villages de cette commune sont :
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En 1247 les moines d’Aubepierre transigèrent avec Hugues de Ladapeyre au sujet d`une prise d'eau qu'ils avaient faite dans la Creuse pour leur moulin de Vaumoins récemment construit.
C'est encore près de ce village qu'a été trouvée une monnaie romaine en or sur laquelle on lit : NERONI CLAVDIO DRVSO GERM. COS. DESIG. Tête jeune, nue, à droite. Au revers : EQVESTER ORDO PRINCIPI JVVENT, sur un bouclier supporté par une haste.
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