Réimpression de l'édition de Limoges, 1902 - Laffite Reprints, Marseille, 1994
Date : 17/02/2025
ISSOUDUN est une commune du canton de Chénérailles, dans l’arrondissement d’Aubusson, qui a 1,075 habitants. Sa superficie est de 2,907 hectares.
Parrochia Exolduni, vers 1150. Plancha Exodunis, 1195. Exoudunum, 1198. Esoudu, 1201. Exoudu, 1205. Capella Sancti Martini de Exoldunio, 1205. (Cart. de Bonlieu.) –Exoldu, 1206. (Ch. de Bonlieu.) – Apud Exaudunium, 1208, 1210. Essaudonium, 1216. Lo Bailes de Exoldunio, 1217. Esodu, 1223. (Cart. de Bonlieu). –Sancti Stephani de Exudonio, 1245. Parrochia de Exolduno, 1326, 1355. (Ch. de Bonlieu.) – Parrochia de Exauduno, 1351. De Exolduno, 1353, 1372, 1401. (D. Col. V.) – Capellanus de Exauduno, XIV° siècle. (Pouillé.) – Issoudun, 1473, 1561. (Ch. des Ternes.) – Paroisse d’Issouldun, 1544, 1557. (ch. et Terr. de Blessac.) – Yssouldun, 1545. (Ch. du Moutier-d’Ahun.) – Eysouldun, 1557. (Ch. et Terr. de Blessac.) – Issoudhun, 1557. (Terr. du Chiron.)
Issoudun était une cure de l’ancien archiprêtré de Combraille, qui, au siècle dernier, avait 960 communiants (environ 1,280 habitants). Sa fête patronale était celle de l’Invention des reliques de Saint Etienne. L’évêque de Limoges y nomma les curés en 1562, 1606, 1607, 1634, 1636, 1657, 1663, 1677, 1716, 1752, 1759.
Il y avait une chapelle de Saint-Martin près de l’église paroissiale, mais elle était en ruine en 1636. Une vicairie, appelée des Chabrais, y avait été fondée, mais on en faisait l’office dans l’église d’Issoudun en 1563. L’évêque de Limoges nomma les titulaires de cette vicairie en 1481, 1562, 1569, 1574, 1608, 1636, 1648, 1655, 1697.
N… d’Arfeuille mourut curé d’Issoudun en octobre 1752.
François-Joseph Lageneste fut nommé en 1759 ; Etienne Meymac en 1783 ; Joseph Pélissier en 1803, il mourut en 1814. N… Maumy l’était en 1823-1826 ; Michel Coudert en 1840. Leblanc fut nommé en 1843 ; Bezon en 1877.
Plotard de Cluis, seigneur de Briantes (Indre), possédait, d’après une donation de 1369, le château d’Issoudun, appelé alors Sodun-sur-Creuse.
Quelques roches naturelles de cette commune ont été indiquées à tort comme étant des dolmens.
Un peu avant 1857, un laboureur de la commune d’Issoudun découvrit une sépulture gallo-romaine qui a donné les objets suivants : « Une grande patère en bronze sur laquelle était posée une urne en verre, sans anses, à panse renflée et à collet, avec pied droit. Sa hauteur est de 0,18 centimètres. Cette urne contenait une sorte de gobelet de forme pareille à ceux qu’on fait encore aujourd’hui, enfin au milieu de ce gobelet se trouvait une petite fiole de verre dont les côtés présentaient cinq dépressions. Sur les bords de la coupe de bronze on voit un guillochis, et sur le fond et les côtés sont estampés des ornements, représentant des cœurs, disposés dans un ordre à peu près symétrique. Cette sépulture était enfermée dans une première enveloppe de granite. » (Mém. De la Soc. Des sciences de la Creuse, II, 37.)
Voici les villages de cette commune :
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