Connexion espace personnel

Recherche par commune

Recherche > Creuse (23) > Jouillat > Extraits du Dictionnaire Topographique, Archéologique et Historique de la Creuse d'André LECLER

Extraits du Dictionnaire Topographique, Archéologique et Historique de la Creuse d'André LECLER

Réimpression de l'édition de Limoges, 1902 - Laffite Reprints, Marseille, 1994

Date : 21/11/2023

 

             JOUILLAC commune du canton de Guéret a 2,199 hectares de superficie et une population de de 1,313 habitants.

Prior de Joulac, 1202 (Cart. de Bonlieu). – Capellanus de Joulhac, XIVe siècle (Pouillé). – Parrochia Joulhaci, 1447 (Ch. de la Chapelle-Taillefer). – Castrum de Joulhac, 1490 (D’Hozier, généal. de Chamborant).

           Jouillac était une cure  de l’ancien archiprêtre d’Anzême, où il y avait 1,800 communiants (environ 2,400 habitants). Elle avait pour patron saint Martial de Limoges. L’abbé du Bourg-Dieu y nommait le curé en 1566, 1571; le prince de Condé en 1625, 1641, 1650, 1683, 1702, 1736; le roi en 1740, 1761.

           Il y avait une vicairie appelée des Monneyroux.

           Une communauté de prêtres existait en 1564.

           L’église de Jouillac est du XIIe siècle, bien caractérisé dans l’abside ; la nef est ogivale. A sa porte on voit un lion en pierre. Entre deux de ses contreforts se trouve une sépulture formée d’un sarcophage en pierre ou la place de la tête est creusée, et d’un couvercle orné de sculptures rappelant le XIIe siècle. La tradition en fait le tombeau d’un membre de la famille de Bretolie, mais ce ne peut pas être celui de Hugues de Bretolie, qui faisait partie de la seconde croisade et qui fut tué à la Bataille du Méandre.

           La cloche porte cette inscription en lettres gothiques : L’AN M. V° L II. – TE DEUM LAUDAMUS. – AVE MARIA. Ces deux invocations y sont répétées quatre fois.

           Jacques Malieurat fut nommé curé de Jouillac en 1761; pendant la Révolution il souffrit pour la foi, dans les prisons et dans la déportation maritime par Bordeaux. Charles Roudeau de Laplagne fut nommé en 1803 et mourut en 1815. Lagathe était curé en 1823-1828. Tixier-Fayard fut nommé en 1834, Monteil en 1887.

           Le château de Jouillac est un corps de logis flanqué de quatre tours; il a été construit au XIVe siècle. Les premiers seigneurs connus sont de la famille de Chamborant. Guillaume de Chamborant, né vers 1387, a formé les branches des du Terrail et de Jouillac. (Nobiliaire du Limousin, 1, 2e édition, 673). Etienne Faure, seigneur de la Chassagne et des Monneyroux, écuyer, lieutenant-général de la sénéchaussée de Guéret, acheta Jouillac, le 1er octobre 1557, pour 550 écus soleil. Sa veuve, Marguerite de Chamborant, le donna en 1616 à Guillaume d’Aubusson, seigneur de Chassingrimont. Louis de Bouëry était seigneur de Jouillac en 1655-1684. Marguerite de Seiglière, épouse Gédoin, l’acheta en 1699. Sylvain-Louis-Antoine de Mado, lieutenant-général de la sénéchaussée de la Marche, en était seigneur en 1753.

 

                        Cette commune  comprend les villages de :

  • Bosfranc. – Château complètement détruit.
  • Bretouilly. – Ancien château de la famille de ce nom, qui est une branche de la famille de Chamborant ; il est aujourd’hui entièrement détruit. Il y avait deux lions en pierre, qui ont été achetés par le propriétaire du château de Jouillac et transportés à sa porte. Il y avait une chapelle à Brétoullie et on y a trouvé un sarcophage semblable à celui de Jouillac mais sans couvercle.
  • Breuil (Le).
  • Châtelard.
  • Chêne (Le).
  • Lascoux.
  • Lavaud.
  • Lombarteix. 
  • Maison-Brûlée (La).
  • Mougnet, alias Mounier.
 
  • Péchadoire.
  • Prat (Le).
  • Ribières (Les).
  • Rivailles (Les).
  • Rocheraud.
  • Roussine.
  • Soulat.
  • Taches (Les).
  • Villecoulon, appelé Villa-Colump en 1448. On signale près de ce village un souterrain qui est peut-être un souterrain-refuge de l’époque gallo-romaine.
  • Villelot.
  • Villemorte.
  • Villevaleix.