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Extraits du Dictionnaire Topographique, Archéologique et Historique de la Creuse d'André LECLER

Réimpression de l'édition de Limoges, 1902 - Laffite Reprints, Marseille, 1994

Date : 22/11/2023

 

              LEPAUD est un chef-lieu de commune dans le canton de Chambon et l’arrondissement de Boussac. Sa superficie est de 2,412 hectares et sa population de 781 habitants.

 

             Ce nom est écrit : Lespaut, en 1171 et 1253 ; Apud Espaut, en 1188 ; Proepositus de Lespalt, en 1199 ; Apud municipium de Lespaut, 1203 (Cart. de Bonlieu). – Lespaut, 1249. (Hist. Maison d’Auvergne, II, 108). – Lespauth, 1251 ; Castellania de Lespaut, 1310, 1405 (Ch. de Bonlieu).  –  Castellania de  Lespaut, 1372 (Hist. Maison d’Auvergne, II, 180). – Castrum de Lespaut (Idem, 208). – Capella de Lespaut, XIVe siècle (Pouillé). – (Lespault, 1481. (Terr. de Bonlieu).

 

            Cette cure, de l’ancien archiprêtré de Combraille, est quelquefois appelée en latin Spauldum. A la fin du siècle dernier, elle avait 160 communiants (environ 213 habitants), et était taxée aux décimes 37 livres. Son patron était saint Nicolas de Myre. C’est le prévôt de Chambon qui y nommait les titulaires en 1474, 1481, 1574, 1607, 1643, 1728, 1734.

 

            Jean Raynaud fut nommé curé de Lépaut en 1734 ; N ... Hervé en 1777, mourut en octobre 1802. Jean Grozieux, nommé en 1804, mourut le 10 avril 1838. Léonard Aujay, nommé en 1838 ; Antoine Renard, en 1869 ; Jean Ragon, en 1888.

 

             L’église, construite au XIIIe siècle, se termine par une abside de forme circulaire, éclairée par des fenêtres en lancette. Les voûtes sont à nervures, et sa porte principale à voussures, ornées de colonnes avec chapiteaux de feuillages. On y trouve les tombes de la Maison d’Orléans et celle des Condé.

 

             Lépaud était l’une des cinq châtellenies du pays de Combraille.

 

          A l’origine, il appartenait aux princes de Combraille. En 1171, le château fut habité par Hugues de Chambon, l’un d’eux, qui, à cette époque, affranchit les habitants du bourg. En 1253, Robert V, seigneur de Combraille, était à son château de Lépaud lorsqu’il donna des lettres par lesquelles il promet de défendre et garantir l’abbaye de Bonlieu, à laquelle il fait don de plusieurs fonds de terre. Ce château fut reconstruit au XVe siècle. Au mois de novembre 1662, Mlle de Montpensier y fut exilée pour sa conduite durant la Fronde. Au moment de la Révolution, il était la propriété du duc de Montpensier.

 

            Reconstruit sur un ancien plan  en 1847, ce château forme un massif carré en briques et granit bleu, avec une grosse tour à l’un de ses angles. Il existe une colonnade en avant de la façade, qui est flanquée de deux tourelles pentagonales, dont l’une renferme un escalier, vrai chef-d’œuvre d’élégance et de précision architecturale. Dans une des salles, on voit le manteau d’une immense cheminée du XVe siècle, sculpté sur toute sa surface, et décoré de fleurs de lis et d’arcatures renfermant l’écusson de la branche de Bourbon-Montpensier.

 

            Les enquêtes sur les dîmes de la cure de Lépaud en 1494 mentionnent que ce bourg, dépeuplé pendant la guerre de Cent Ans, « fut repeuplé de 1454 et 1480 par des individus venus de l’Anjoux, de la Tourenne, de la Bretagne et du Limousin, et quelques autres des contrées plus voisines ».

 

 

 

                                On trouve dans la commune de Lépaud les villages suivants :

 

  • Asses (Les)
  • Beaulieu.
  • Baur (La).
  • Borderie (Les).
  • Borie (La).
  • Boucheroux (Le).
  • Bouleraud ou Boularaud.
  • Brande-de-Derrière (La).
  • Breuil (Le).
  • Chabassière.
  • Chantemerle.
  • Chapelle (La). – Ce lieu serait le berceau de la famille de ce nom connue dès 1180. Humbaud, sieur de La Chapelle-sous-Lépaud, vivait en 1300, et son fils Jean en 1355. Léonard de La Chapelle, seigneur de la Chapelle, épousa Paule de Vauchaussade. Leur fille, Antoinette, dame de la Chapelle, épousa en 1725, Gilbert de Beaufranchet, chevalier, seigneur de Beaumont. Le fils de ces derniers, Amable de Beaufranchet de la Chapelle, chevalier, seigneur de Beaumont, La Chapelle, capitaine au régiment de Beaujolais, devint l’époux en 1781 de Françoise de Bertrand de Beaumont Tercillac, et ancêtre du comte de Beaufranchet de la Chapelle, né en 1818, marié en 1843 à Melle du Barral, dont Fernand, né en 1845. Armes : d’azur à la fasce d’argent accompagné de trois étoiles d’or. On y trouve les ruines d’une église de style roman. Le Pouillé du diocèse l’appelle La Chapelle-Saint-Martial-sous-Lespaud, alias Gigou ou Saint-Laurent-sous-Lespaud. Au siècle dernier, c’était une cure dans l’ancien archiprêtré de Combraille comptant 360 communiants (environ 480 habitants), qui payait 35 livres pour les décimes.
 

Elle avait pour patrons saint Martial et saint Laurent. Le prévôt de Chambon y nommait les curés en 1477, 1514, 1556, 1596, 1652, 1655, 1656, 1686, 1720.

  • Echaudet (Moulin) (L’).
  • Faux (La).
  • Gâne-du-Poux (La).
  • Gigoux. – Dans ce village sont les ruines d’une église du XVe siècle. Cette église de Gigou, Gygonum, était une annexe de La Chapelle-sous-Lépaud en 1514. Elle est dite succursale en 1556. Sa fête patronale était l’Assomption de la Sainte-Vierge. La commune de Gigoux qui avait 348 habitants fut supprimée le 28 novembre 1834 et réunie à celle de Lépaud.
  • Masson ou Massoux.
  • Montplaisir.
  • Petit-Morissard (Le).
  • Poux (Le).
  • Rivaud (Le).
  • Rocheneuve. – Louis-Pierre Périgaud de Rocheneuve fut lieutenant-colonel à l’armée de Sambre-et-Meuse, du bataillon infernal formé en 1792 par les volontaires creusois.
  • Sagne-du-Bois (La).
  • Souvolle (La).
  • Tailles (Les).
  • Tartot.
  • Vellicitat.
  • Vert (Le).
  • Ville-Bondaine (La)