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Extraits du Dictionnaire Topographique, Archéologique et Historique de la Creuse d'André LECLER

Réimpression de l'édition de Limoges, 1902 - Laffite Reprints, Marseille, 1994

Date : 22/11/2023

 

            Mainsat est le chef-lieu d’une commune dans le canton de Bellegarde, arrondissement d’Aubusson, qui a une superficie de 3,497 hectares, avec une population de 2,179 habitants. Son altitude au nord, sur les bords d’un affluent de la Tardes, est de 521 mètres au-dessus du niveau de la mer ; les hauteurs de sa limite sud-ouest s’élèvent à 632 mètres.

            Dans les siècles passés on écrivait ce nom de la manière suivante : Apud Maencact, 1165. Decima Maenchagt, 1195. Maencac, 1199. Capellanus de Maenchac, 1199. Prior Manciaci, 1203 et 1246. Mancac, 1219. Maenzac, 1234.(Cartulaire de Bonlieu). – Maincac, mal Manicac, 1285. (Baluze, Miscell, I, 283). – De Maynciaco,1324, de Manciaco, 1347. Chastellanie de Maynssat, 1396, – (Ch. de Beaulieu). – Dominus de Mainsaco, 1397. (Coll. Gaign. 186, p. 7). – Prior et Cappelanus de Mansac, XIVe siècle. (Pouillé). – Parrochia de Mensaco, 1404. (Ch. des Ternes). – Menzat, 1441, (Arch. du marquis de Bonneval). – Minsat, 1458. (Rég. de Brunet). – Mainsat, 1481 (Terr. de Bonlieu). – Manssat, 1496. Mainssac, 1500. (Terr. d’Evaux). – Mainsac, 1534. (Ch.de Blessac). – Paroisse de Mainssac, 1565. (Ch. de Bonlieu).

             Mainsat, qui était dans l’ancien archiprêtré de Combraille, avait un prieuré simple d’hommes, dont la fête patronale était l’Assomption de la Sainte Vierge, jadis la Fête-Dieu. Il avait été fondé au XIIIe siècle, dépendait de l’ordre de Cluny, et était desservi par deux religieux et le prieur. Le prieur de Souvigni, diocèse de Clermont y nommait le titulaire en 1719, 1738. N… Tardy fut nommé prieur en 1739, et y était encore en 1783.

            La cure avait 1 280 communiants, ce qui suppose une population de 1 700 et quelques habitants. On trouve des  nominations de curé faites par le prieur de Souvigni en 1438, 1721, et par l’évêque de Limoges en 1647, 1660, 1664, 1759. Jean Dupré, docteur en théologie, était curé de Mainsat en 1761. N… Cartier mourut curé de Mainsat en avril 1759. Antoine Cartier fut nommé curé en mai 1759. Pierre Cartier lui succéda en 1777, il se réfugia en Suisse pendant la persécution révolutionnaire. En 1803, Antoine Cathy, ancien vicaire de Mainsat, en fut nommé curé et y resta jusqu’en 1826. Joseph Despagnat, nommé en 1826. N… Vialette en 1848. N… Petit en 1851. Jean Célérier en 1854. Gabriel-Joseph Pichon en 1891.

          Au siècle dernier il y avait une communauté de prêtres dans cette paroisse, un hospice établi en faveur des pauvres par Madame la vicomtesse de Narbonne, desservi par des sœurs de Saint-Vincent de Paul aussi dès le siècle dernier, et rétabli 1832, et une chapelle rurale dite de Notre-Dame.

           L’église de Mainsat avait une vicairie, dite de La Roche-Aymon fondée en 1773, par ou pour le cardinal Charles-Antoine de La Roche-Aymon, archevêque de Reims et Grand-Aumônier de France. Les seigneurs de La Roche-Aymon en nommaient les titulaires.

            L’église vient d’être reconstruite (1836-1837) , en style de la Renaissance, aux frais de Madame la duchesse de Narbonne et de la famille de la Rocheaymon. Une plaque de marbre, placée dans la chapelle de cette famille, du côté de l’évangile, porte cette inscription : «  A la mémoire de dame Antoinette-Françoise Claudine de La Rocheaymon, duchesse de Narbonne, née le 13 juin 1750, morte le 12 avril 1838, dame d’honneur de Mme Adélaïde, fondatrice de l’église et de l’hospice de Mainsat. Elle fut grande devant Dieu et devant les hommes. Requiescat in pace . »

           Le château de Mainsat est vaste, mais sans architecture. Une partie est du XVe siècle, l’autre du XVIIe siècle. On y trouve une splendide galerie de portraits sur toile des La Roche-Aymon, depuis Renaud II de La Roche Aymon, seigneur de Mainsat, mort en 1630, jusqu’à nos jours.

          Cette famille , bien que possédant le château de La Roche-Aymon, commune d’Evaux, le quitta en 1195, pour venir faire sa résidence dans celui de Mainsat où elle est encore. C’est là que naquit, en 1692, Charles-Antoine de La Roche-Aymon, archevêque de Reims, grand aumônier de France, cardinal, qui sacra et couronna Louis XVI, le 11 juin 1775.

           Les armes de cette famille sont : de sable, semé d’étoiles ou molettes d’or, au lion de même brochant, lampassé et armé de gueules.

           Le village des Portes a été pendant quelques temps le chef-lieu d’une paroisse. Voici dans quelles circonstances elle fut érigée : Gilbert de Durat, chevalier, seigneur des Portes, La Cellette et Saint-Mioux, bailli du pays de Combrailles, exposa que les droits honorifiques lui avaient été adjugés par arrêt du Parlement de Paris du 4 décembre 1621, et par exprès le droit de litre et ceinture funèbre, avec ses armes et écussons, au dedans et au dehors de la chapelle de Saint-Jean, fondée par ses prédécesseurs dans l’église de Mainsac, contre Arnaud de La Roche-Aymon, chevalier, seigneur de Mainsac, Roussines, et baron de Barmont ; mais que cette décision avait causé de grands différents entre les parties et leurs auteurs, qui s’étaient portés à de grandes extrémités, même au péril de leur vie et ruine de leurs familles : que pour obvier aux incommodités que ressentaient la plus grande partie des habitants de Mainsac, il était à propos d’ériger une église paroissiale aux Portes. Le décret d’érection fut donné le 13 avril 1630. Cette nouvelle cure, appelée quelquefois annexe de Mainsat, avait 200 communiants, ce qui suppose 267 habitants. Sa fête patronale était la nativité de Saint-Jean et Saint-Sébastien. L’évêque de Limoges y nomma un titulaire en 1713, mais ce droit de nomination appartenait à la famille du fondateur. Ainsi Gilbert de Durat, comme seigneur des Portes y nommait en 1630, 1653, Silvain de la Saigne de Saint-Georges, chevalier en 1727, Catherine, veuve de Henri Merin de Sarrazin, écuyer, sieur de Laval, comme donataire universelle d’Anne-Marie-Louise du Durat sa mère en 1733, 1743. Claude-Louis comte de Sarrazin, capitaine d’infanterie, chevalier de Saint-Louis en 1762. Parmi les curés des Portes on trouve N… Chadeyron, qui mourut en 1761. Antoine Channut, nommé en 1762. Le curé de Mainsac en a aussi fait le service quelques temps. Aujourd’hui cette église est en ruine.

            Le territoire de la commune de Mainsat était autrefois mi-partie en Combraille, et mi-partie en Franc-Aleu.

 

                           On y trouve aujourd’hui les villages suivants :

  • Bagros.
  • Bellevue.
  • Besse (La).
  • Breuil (Le).
  • Caborne (la).
  • Caoust. Coulx en 1503.
  • Chagot.
  • Chaises (Les).
  • Champtrufaud alias Le Champ-Trifaud.
  • Chapelle (La).
  • Charaize (La). Bordaria de Saurozech entre 1198 et 1204.
  • Chassidouze.
  • Château-Gaillard.
  • Chaumette (La).
  • Chaumettes (Les). Alias La Chometas.
  • Chez-Bartaud (Le).
  • Chez-Bramoure.
  • Chez-Vignaud.
  • Chirade (La).
  • Clozeaux (Les).
  • Cluzeau (Le).
  • Cluzeau-Boyer (Le).
  • Courtiat.
  • Courtiet-les-Graules,Mansus de Courtieyra-las Graulas en 1401
  • Courtitaras. Appelé Coursieytiera en 1496.
  • Croix-Verte (La).
  • Croizet-Miallary. Mansus del Crozet en 1193, Le Crouzet-Mallary en 1496.
  • Eculneix.
  • Faud. – La Faud en 1402. La Fau-Bonneamour en 1441.
  • Faye.
  • Four.
  • Fourayau.
  • Forêt.
  • Fraisse.

 

 

  • Gasnon
  • Grange.
  • Graves.
  • Labrot. La Brou en 1203. La Broue en 1496.
  • Leyrat.
  • Machaboueix. Le Mas-Chaboy en 1496.
  • Maison-Rouge.
  • Mont.
  • Monteigne.
  • Montgrenier. – En 1770, M. Augier, d’Evaux, venait d’acheter le château de Montgrenier à M. Pannetier-Damon.
  • Nouzière (La).
  • Pellevoisin.
  • Portes. – Ce château appartenait en 1789 à Jean-François, comte de Durat, maréchal de camp, dont la fille Marie-Marguerite-Henriette, épouse de Victorin, comte d’Arfeuille l’a transmis à sa fille Madame la marquise de Beaucaire. On a vu ci-dessus comment ce lieu était devenu paroisse en 1630.
  • Poux.
  • Pradas.
  • Pradette. – Mansus de Pradetas en 1195.
  • Rebeyreix. Apud Ribaires en 1197.
  • Redoufaud. Redont-Fau en 1441. Le Redouffau, et Rouffau en 1496.
  • Rouchaud, alias Ronchaud.
  • Sibioux. Locus de Sebolh en 1445. Sebil au XVe siècle.
  • Soubrebost.
  • Treix.
  • Vaisse.
  • Vaurennes.
  • Villebost, alis Villebast.
  • Villefumade.
  • Zazayoux.
  • Zegands.