Réimpression de l'édition de Limoges, 1902 - Laffite Reprints, Marseille, 1994
Date : 15/02/2024
MEASNE est le chef-lieu d’une commune dans le canton de Bonnat, arrondissement de Guéret, qui a 2,772 hectares de superficie, et 1,662 habitants. Son altitude au-dessus du niveau de la mer varie entre 328 mètres et 400.
Voici comment on écrivait ce nom aux siècles passés : Apud Meanias en 1163 – Parrochia de Meanis vers 1185, 1211, 1216 et 1453. de Méanes en 1247 et 1447. – Meaneis en 1248. (Ch. d’Aubepierre) – Ecclesia de Meanis en 1251. (Cart.d’Aubignac). – Capellanus de Meanis au XIVe siècle. (Pouillé). – Measnes en 1560. Mesnes 1600 (Ch. d’Aubepierre).
Cette paroisse de l’ancien archiprêtré d’Anzème est dite dépendre du Bourg-Dieu en 1212. En 1582, Fontgilbert, sur la paroisse de Saint-Etienne d’Argenton, en Berry, lui était annexé. Au siècle dernier elle avait 780 communiants ce qui suppose 1,040 habitants. Son patron était saint Léon, pape, dont on fait la fête le 28 juin. L’évêque de Limoges y a toujours nommé les titulaires, e qu’on trouve en 1475, 1513,1628,1654, 1691, 1709, 1740, 1741, 1745.
N… Corneille avait été nommé curé de Measne en 1745. N… Grellet en 1777. Simon Descombes, futur fondateur du Petit-Séminaire d’Ajain, était vicaire à Measne lorsque la Révolution l’obligea à s’exiler.
N… Baraudou fut curé de Measne en 1801 et 1803. Jean-Baptiste Moreau fut nommé en 1803, et peu de mois après Jean-Baptiste Pasty, qui occupa ce poste jusqu’en 1851. Placide Menot, vicaire du précédent, fut nommé en 1851. Alexandre du Breuil de Souvolles en 1882.
L’église de Measne est une construction du XIe ou du XIIe siècle. Elle a intérieurement 27 mètres 80 de long, sur 7 mètres 30 de large. On y remarque encore quelques-unes des croix de consécration peintes sur ses murailles. Du côté de l’évangile, on trouve la chapelle et les tombeaux de la famille de Chamborant.
Elle possède des reliques de Saint Gervais et de Saint Protais qui viennent de l’abbaye d’Aubepierre.
Son ancienne sonnerie était composée de cinq cloches. La Révolution ne lui en laissa qu’une qui avait été donnée par « noble homme de Chamboran », et qui a été cassée en 1888. Actuellement elle en possède deux qui sonnent le la et le sol, et sur lesquelles on lit l’inscription suivante : « L’an de grâce 1890, Léon XIII étant Pape, j’ai été bénite par Mgr Renouard, évêque de Limoges, assisté de M. du Breuil de Souvolles. J’ai pour parrain Joseph Berniguet et marraine Marie Peyrou : étant fabriciens Sylvain Dalot, maire, François Peyrou, Jean-Baptiste Desbordes. » De la seconde sont « parrain Auguste Aubrun, et marraine Germaine Soubrant. »
On voit au presbytère un sarcophage en pierre qui a servi à la sépulture de quelque membre de la famille de Chamborant. Cette famille dont la généalogie est au Nobiliaire du Limousin (tome 1, 2e édition, p.344 et 656) possédait la seigneurie de Measne et de Lavaud dès le XIIIe siècle.
On trouve au bourg quelques débris de l’époque romaine, et dans plusieurs endroits de la commune des urnes funéraires aussi de l’époque gallo-romaine.
Cette commune comprend les villages suivants :
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