POUSSANGES est le chef-lieu d’une commune dans le canton de Felletin, qui a 2,317 hectares de superficie et 629 habitants. Son altitude est de 844 mètres au midi et de 682 au nord.
Parrochia de Pocengiis, en 1157 (Ch. de Moutier-Rozeille). – Parrochia de Pousenjas, au XIIe siècle (Cart. de Blessac). - Capellanus de Possanges, au XIVe siècle (Pouillé). – Parrochia de Possanges, en 1447 (Ch . de Moutier-Rozeille). – Possenges, en 1462 (Sénéch.). – Possengas et Poussengas, en 1504 (Terr. de Saint-Avit). – Paroisse de Poussange, en 1580 (Terr. de Felletin).
Poussanges faisait partie de l’ancien archiprêtré d’Aubusson. Pépin donna au monastère de Manzac en Auvergne, l’an 764, l’église de Saint-Caprais de Poussanges. Jusqu’à la Révolution, il y avait en ce lieu un prieuré dont la fête patronale était celle de saint-Pierre et de saint-Paul. Le prévôt de Chambon-Sainte-Valérie y nommait les titulaires.
Au siècle dernier, la cure, qui payait 76 livres de décimes, avait 780 communiants (1,040 habitants). Ses patrons étaient aussi saint Pierre et saint Paul. Le droit de nomination appartenait au prévôt de Chambon-Sainte-Valérie, et il y a nommé des curés en 1478, 1498, 1516, 1560, 1562, 1563, 1564, 1573, 1577, 1615, 1616, 1625, 1659, 1701, 1727.
Une chapelle de Saint-Laurent existait dans la paroisse de Poussanges ; en 1741 il fut défendu d’y garder le Saint-Sacrement. En 1746 elle fut vendue avec la seigneurie de Ribeyreix.
N … Michon mourut curé de Poussanges en 1759. Léon-Pierre Jagot, nommé en 1759, était âgé de 45 ans en 1770. Confesseur de la foi, ainsi que le vicaire Guillaume Bourdier, qui fut déporté.
François Gipoulon, né à Felletin le 13 décembre 1757, avait été vicaire de Beaumont à Felletin. Il fut nommé curé de Nouhan en 1803 et transféré à Poussanges en 1804 ; il y resta jusqu’en 1826. N … Florent était curé en 1826 et 1829. Louis Tixier fut nommé en 1836, Michel Brugère en 1871.
Louis Channeau était seigneur de Poussanges avant 1667.
François Barjon est qualifié seigneur de Poussanges et de La Pouge en 1702. Joseph-Marien Brachet était seigneur de Poussanges en 1746, et résidait à Ribeyreix ; il était fils de François Brachet, seigneur de Poussanges et de Ribeyreix, et de Claude de Cardaillac.
Les villages de cette commune sont :
- Arboureix.
- Arbre (L’). – Les domaines de l’Arbre, l’Arfeuille et Geniveix furent vendus en 1746 par Joseph-Marien Brachet, chevalier, seigneur de Ribeyreix.
- Arfeuille (L’).
- Basse (La), alias Besse (La).
- Bierge (La).
- Boucheix (Le).
- Boueix (Le).
- Bussière (La).
- Chalard (Le), dont était seigneur en 1680 François d’Arfeuille et en 1761 Charles-François d’Arfeuille.
- Chameyroux.
- Cherbonneix, alias Chez Launeix.
- Chez-Vialle.
- Dejoux.
- Fossés (Les).
- Gâne (La).
- Geniveix. – Vendu en 1746 par Joseph-Marien Brachet.
- Lachaud.
- Lifaud.
- Longe-Vergne.
- Loulergue.
- Maspeyroux (Le).
- Mazaud (Le).
- Moussard (Le).
- Nerbaud.
- Pérolle.
- Pierrefitte. – Entre Pierrefitte et Marsouleix, commune de Magnac-Lestrange, est une pierre debout, en forme de pyramide tronquée appelée la Pierre des trois seigneurs. On croit que c’est une borne moderne limitant les seigneuries voisines, malgré le nom du lieu qui semble indiquer un menhir.
En 1724, Pierre Mage vendit à Pierre Roy, bourgeois de Felletin, le fief et domaine de Pierrefitte pour 6,550 livre
Cette famille, qui ajouta dès lors à son nom celui de cette terre, porte : de sable à deux épées d’argent, posées en sautoir accompagnées en chef de trois étoiles d’or et en pointe d’une croissant d’argent.
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- Queyriaud (Le).
- Raguze.
- Ribeyreix ou Rebereix, appelé Riberisius et quelquefois Barberisius, avait une chapelle dédiée à Saint-Sauveur. Adalbert et sa femme Otberte qui l’avaient fait construire la donnèrent à la cathédrale de Limoges la IVe année du roi Lothaire, en 962. Elle fut soumise au curé de Poussanges.
Le 9 mars 1585, une vicairie fut fondée au château de Ribeyreix par Anne de Ribeyreix, et augmentée par son mari Pierre de Mirambel, écuyer. Elle avait pour patron, saint Laurent. En 1701, Jean Brachet de Pelouse, chevaier, prieur de Beissac, comme tuteur des enfants de François, son frère, chevalier, seigneur de Ribeyreix et de Poussanges, y nommait un titulaire.
Claude de Saint-Aignant céda Rebeyreix, à titre d’échange, en 1629, à Louis Channeau. Louis Brachet de La Nouaille en prit possession par son mariage avec Isabelle Channeau en 1667. Il échut ensuite à Louis Brachet, carme déchaussé, qui était dit chevalier de Rebeyreix, puis à son frère aîné François, époux de Claude de Cardaillac.
Le fils de ces derniers, Joseph-Marien Brachet, chevalier, seigneur de Rebeyreix et Poussanges, vendit en 1746, pour la somme de 40,300 livres, « la seigneurie de Rebeyreix, consistant en un château garni de créneaux et flanqué de deux tourelles avec une vieille tour carrée à côté, à quatre étages, sans cheminées ni planchers, crevassée et presque en ruines, et une autre tour ronde, du côté droit en entrant. Plus une chapelle bâtie au dessous de la chaussée de l’étang de La Porte, dédiée à Saint-Laurent, avec garenne, étang, prés et terres, mouvant en partie du vendeur, en partie du comte de la Feuillade. Plus les domaines de Genivet, de l’Arfeuille et de l’Arbre, avec les droits de justice sur le bourg de Poussanges et sur les villages qui en dépendent. » C’est apparemment par cette vente que la seigneurie de Rebeyreix passa dans la famille Roy-de-Pierrefitte, dans la personne de Pierre Roy, du Marceleix.
- Roche (La).
- Somme (La).
- Valleix (La).
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