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Extraits du Dictionnaire Topographique, Archéologique et Historique de la Creuse d'André LECLER

Réimpression de l'édition de Limoges, 1902 - Laffite Reprints, Marseille, 1994

Date : 07/12/2023

 

            Sermur est une commune du canton d’Auzances, qui a 708 habitants : sa superficie est de 1,962 hectares. Son altitude au-dessus du niveau de la mer va jusqu’à 721 mètres à la tour de Sermur.

          Apud Sermur, 1585(Cart. de Bonlieu). – Castellania Sermurii ,1231 (Arch.nat., P. 1369, cote 1873, n°64). – Castellania de Sermur, 1362,1372 (Hist. Maison d’Auvergne, II, 162,180) ; -- Castrum de Sermurio, 1375 (ibidem, 208) ; -- Prior et capellanus de Sermurio, XIVe siècle (Pouillé) ; -- Terra Sermurii , 1388, (Ch. de Bonlieu). – Semur, Sermur 1522 (Terr. de Bonlieu)). – Sermur, 1530 (Reg. De Brunet). – Sermur en Combraille, 1555 (Ch. de Chambon). La tradition dit que le nom primitif était Montrocher.

            Sermur dans l’ancien archiprêtré de Combraille avait un prieuré dont saint Hilaire de Poitiers était le patron. C’est le prévôt de Chambon qui y nommait les prieurs, ceque l’on constate en 1563, 1565, 1754, 1770. François de Montgrut était prieur en 1755. – N… Hobacq fut nommé en 1755. – Mathieu Vialle-du-Chambon, profès de l’ordre de Saint-Benoit, qui possédait ce prieuré en 1783, résigna le 24 décembre 1789 en faveur de Claude Vialle-du-Chambon.

          La cure de Sermur avait le même patron que le prieuré. Vers la fin du XVIIIe siècle on y comptait 800 communiants (environ 1087 habitants). L’évêque de Limoges y nomma un curé en 1622 ; mais ce droit de nomination appartenait au prévôt de Chambon en 1507, 1555, 1723, 1755.

           N… Bonhomme, curé de Sermur, mourut au moins de mars 1755. – Antoine Servet fut nommé en 1755. – Marien Malterre en 1786. Il resta caché pendant la Révolution, et reprit son poste en 1804. Son vicaire, N… Ravaud, subit la déportation. – Jean Vedrine fut nommé en 1828. – François Blondet en 1872. – Gabriel Brandon en 1895.

           L’église paroissiale de Sermur, placée à mi-côte sur une butte, est très ancienne, mais hors d’état d’être réparée. Aussi a-t-on entrepris de la reconstruire. La première pierre de la nouvelle a été bénite le 4 octobre 1900.

          Sermur aux XIIIe  et XIVe siècles était la capitale du Franc-Alleu ; plus tard ce Bellegarde après la destruction de Sermur. La châtellenie était l’une des cinq du pays de Combraille. En 1301, la chancellerie de ce pays était fixée à Sermur.

          Le château fort, appelé aussi château ruchier, remonte aux premiers temps de la monarchie française ; il ne comprenait alors qu’une simple tour carré, dont il reste encore la base. Plus tard, le château se composa d’un vaste bâtiment de vingt mètres de long, sur quinze de large, défendu par deux tours, l’une carrée (le donjon), au sud, l’autre ronde au nord, le tout assis sur un énorme rocher.

           Cette forteresse fut inutilement assiégée par les Anglais en 1350 , mais ils s’en emparèrent en 1357. Les Etats d’Auvergne payèrent 3,000 pièces d’or en 1358, à Arnaud de Cubzac, seigneur de Lebret, pour lui faire abandonner Sermur qu’il occupait alors.

          La tour de Sermur a servi en 1797 à l’astronome Delombre pour mesurer l’arc du méridien, entre Dunkerque et Barcelone. Aujourd’hui elle appartient à M. le comte de Bonnevie de Pogniat, dont le père en a fait l’acquisition dans un but de conservation historique.

         Sermur semble avoir appartenu à Gui II, comte d’Auvergne, seigneur du pays de Combraille (1209-1222), auquel Philippe-Auguste fit la guerre et enleva les places qu’il donna à garder à Gui II de Dampierre, seigneur de Bourbon. Archambaud IX, fils du précédent, était seigneur de Bourbon et de Sermur en 1231, Blanche de Clermont, mariée en 1303 à Robert VII, comte d’Auvergne et de Boulogne, lui porta en dot la châtellenie de Sermur. Leur fils Jean I, comte d’Auvergne et de Boulogne, seigneur de Sermur et du pays de Combraille, la vendit en 1386 à Pierre de Giac, chancelier de France, qui la revendit, vers 1390 à Louis II, duc de Bourbon. Cette châtellenie fut confisquée sur le connétable de Bourbon, en 1527, mais par l’édit de 1540, elle fit retour à cette maison qui l’a conservée jusqu’à la Révolution.

          Sermur avait une municipalité dès 1534, remontant plus loin ; à cette date les consuls reconnurent qu’à Sermur il y avait alors « le château fort et place ruchière, de présent étant en ruines et caducité, où il n’y a guere qu’une partie de la grosse tour carrée debout ; ladicte place ruchière fossoyée, avec d’autres aisances ; lequel château rouchier, le sieur de Chardon, vassal de Sermur, est tenu d’entretenir de ferrures de tous genres et d’en garnir les portes ».

          On voit aussi que les seigneurs avaient accordé aux habitants de Sermur un ténement exempt de droits, dit la franchise, qui s’étendait autour du bourg.

           En 1875 on a trouvé à Sermur une hache celtique. En 1883, on y a découvert trois urnes cinéraires en terre et une quatrième en pierre, contenant des cendres et des débris d’ossements brulés.

 

 

                           Les villages de cette commune sont :

  • Beau-Regard (Le). – Gaspard de Saint-Julien, époux de Jeanne Barton de Montbas, était seigneur de Beauregard ; son fils Philibert qui épousa Anne d’Aubusson en 1686 le fut aussi, ainsi que son petit-fils Jacques, baron de Crocq qui épousa en 1710 Anne de Chauvigny de Blot.
  • Bostlong alias Beaulong.
  • Chaze (La). – Jacques de la Chaze, écuyer, était seigneur de la Chaze en 1353, Jean de Saunade, écuyer, seigneur de la Chaze et de la Saunade en 1439, laissa ce fief à ses descendants. Saunade porte d’argent à la fasce d’azur, chargée de trois étoiles d’or.

Anne-Silvie de Pannetier d’Amont, dame de la Chaze, épousa en 1746 Louis-François marquis de la Celle, vicomte de Châteauclos, qui possédait la Chaze en 1789.

  • Chassagne (La).
  • Chez-Rouchon.
  • Chaupeyre.
  • Cluzeau (Le).
  • Cluzet (Le).
  • Combe (Le). – Jean de Montrognon, écuyer, était seigneur du Château de la Combe, son fils, Pierre de Montrognon épousa en 1616 Jeanne des Brandons. Celle-si donna La Combe à Marien de Montrognon son beau-frère. Jean , fils de ce dernier céda le fief de La Combe, estimé 20,000 livres, à Marie de la Faye de la Porte. Le château et le fief furent vendus vers 1770 à Gilbert Molard, cardeur.
  • Corrières (Les).
  • Grave.
 
  • Grolière (La) a aussi appartenu à la famille de Montrognon qui porte d’azur à la croix ancrée d’argent. Marien de Montrognon était seigneur de la Groslière en 1660 et 1680.
  • Laborie.
  • Larboulière.
  • Lavaud. – Un château du XVIIIe siècle. – Marguerite de Laval, fille de Claude, écuyer seigneur de Laval, épousa, en 1381, Philippe du Kair, dit de Vauchaussade. Annet d’Audebrand, écuyer, était seigneur de Lavaud en 1700. Jean Audebrand des Farges, seigneur de Lavaud y habitait en 1770. Cette famille d’Auvergne porte d’azur à deux fasces d’or, accompagnées en chef de trois besants d’argent.

Jean-Louis de Chaussecourte, seigneur de Lavaud et autres lieux, fils de Gaspard et de Jeanne d’Audebrand, épousa en 1785 Jeanne-Françoise de Vauchaussade, Chaussecourte porte parti emmanché d’azur et d’argent.

  • Liberteix (Le).
  • Masvier (Le).
  • Mazeau (Le).
  • Roudeleix.
  • Terrut.
  • Valettes (Les).
  • Vialle.
  • Villatte (Le).
  • Zat (Le).