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Extraits du Dictionnaire Topographique, Archéologique et Historique de la Creuse d'André LECLER

Réimpression de l'édition de Limoges, 1902 - Laffite Reprints, Marseille, 1994

Date : 08/02/2024

 

           SAINT-CHABRAIS  est le chef-lieu d’une commune du canton de Chénérailles, qui a 1.602 habitants et 2.479 hectares de superficie. Son altitude au-dessus du niveau de la mer varie de 398 à 505 mètres.

         Parrochia de Sancto Caprasio, 1199-1211 (Cart. de Bonlieu). – Sanctus Caprasius, XIIe siècle (Cart. de Blessac). – 1201-1400 (ibidem). – Parrochia de Sancto Caprasio, 1278 (Ch. de Blessac). – Sancti Caprasii, 1301 (D. col. V.) 1336-1474. – Sanctus Caprasius, 1311, 1403 (Ch. de Bonlieu). – Parrochi Sancti Caprasii, 1357 (Ch. de Fontevrault). – Capellanus Sancti Caprasii, XIVe siècle (Pouillé). – Saint-Chabraiz, 1487. – Sainct-Chabraix, 1520 (Terr. de la Tour). – Bourg de Sainct-Chabray, 1542 (Ch. des Ternes). Paroisse de Sainct-Chabrays, 1557 (Terr. de Blessac). - Saint-Chabrays, 1628, (Tit. de Bonlieu).

         Cure de l’ancien archiprêtré de Combrailles, qui vers la fin du siècle dernier avait 680 communiants (environ 907 habitants) et payait 112 livres de décimes. Son patron était saint Capraise d’Agen. L’évêque de Limoges y nommait les curés en 1471, 1570, 1571, 1594, 1623, 1628, 1660, 1672, 1680, 1694, 1698, 1719, 1720, 17.6.

          Il y avait une communauté de prêtres en 1564  mais elle n’existait plus vers 1770.

          L’église de Saint-Chabrais fut détruite par le feu du ciel en 1718.

        Gilbert Duret fut nommé curé de Saint-Chabrais en 1756, il y resta jusqu’à la Révolution. Jacques Foussadier fut nommé en 1803. N … Langlade en 1824. N … Rigaudie en 1828. Léopold Longevialle en 1864. Antoine Fougerolles en 1884. Paul Haghe en 1894.

          En 1205, Etienne de La Roche était seigneur de Saint-Chabrais.

          On signale dans cette commune la Pierre-Soupèse, dont le nom semblerait indiquer un dolmen.

 

                             On trouve dans cette commune les villages suivants :

 

  • Balzine.
  • Bouchézi.
  • Bourgnon (Le).
  • Champegeix.
  • Chassagne.
  • Côtettes.
  • Dauvières, alias Lauvière.
  • Etangsannes. – Le château d’Estansannes est de la fin du XIVe siècle ; il est bien conservé. Jean Potet, seigneur d’Estansannes en 1370, laissa Dauphine Potet, qui épousa, vers 1420 Guy de Montaignac, baron de L’Arfeuillère. Marguerite de Montaignac, dame d’Estansannes, porta cette terre en dot à Jacques Maidon, seigneur de Bord. Celui-ci prit le nom et les armes de Montaignac-d’Estansannes, et ses descendants ont possédé cette terre jusqu’à la Révolution. Les Montaignac portent de sable au sautoir d’argent accompagné de quatre molettes de même.
  • Haute-Serre.
  • Joux.
  • Lazaire.
  • Malleret. – Une vicairie en l’honneur de sainte Anne, fut fondée dans la chapelle du château de Malleret, par Jacques Peschant, sieur de Bartignac et en partie du château de Malleret. Il y nommait un titulaire en 1649 et en 1652. Ce droit de nomination fut exercé en 1668 par Annet de Brachet, écuyer.
    Sébastien de Chateaubodeau était seigneur de Malleret lorsqu’il mourut en 1568. Charles, son fils, l’était en 1622. Jacques de Peschant en 1649. Antoine de Peschant en 1672. Benoit-Hyacinthe Pichard en 1770. Ses deux fils, Etienne, baron de Saint-Julien et François-Augustin partagèrent la terre de Malleret.
 
  • Marlanges.
  • Mont-Berger.
  • Mont-Couyaux.
  • Neyrolle. – Un prieuré dépendant de l’abbaye de Bonlieu existait à Neyrolle en 1208.
  • Peyroux-Roueix.
  • Peyroux-Château, alias Peyroux-Saint-Pierre. – « Aux Peyroux-Château, dit M. P. de Cessac, en 1852, au milieu du village, en face du vieux château et de sa chapelle, aujourd’hui détruite, mais que j’ai vue debout il y a quelques années, j’ai découvert, gisant sur le sol, un cippe romain. C’est une colonne carrée d’un peu plus de 1 mètre de hauteur, terminée supérieurement par une toiture à pentes latérales. La face antérieure est seule ornée d’une moulure qui suit également l’inclinaison de la toiture ; je n’y ai vu aucune trace d’inscription. La face inférieure, creusée d’un trou circulaire, peu profond, terminé par un boudin, comme on l’observe aux couvercles des réceptacles en granit si communs dans nos contrées, devait servir à cet usage. Ce monument exposé à toutes les injures des hommes et du temps est très frustre. »
  • Peyroux-Vieux.
  • Rebeyrotte.
  • Ribière.
  • Stiargnes.
  • Trotoly.
  • Ville-du-Bois.
  • Virolles.