Réimpression de l'édition de Limoges, 1902 - Laffite Reprints, Marseille, 1994
Date : 08/02/2024
Saint-Eloi est une commune du canton de Pontarion qui a 728 habitants. Sa superficie est de 1,556 hectares et son altitude au-dessus du niveau de la mer va jusqu’à 678 mètres.
Voici comment elle est nommée dans les anciens titres :
Ecclesia sancti Eligii, 1128. (Cart. de Bénévent). – Sancti Eligii prope Cappelam-Talhafer, 1379, 1392. – Capellanus sancti Eligii, XIVe siècle. (Pouillé). – Parrochia sancti Eligii , 1339, 1437. – Paroisse de Sainct-Eloy, 1415, 1472. – Sancti Eligii Drulhensis, 1424, 1454. – De Saint-Aloys, 1460. (Ch. des Ternes). – Sainct-Eloy, 1509. ( Ch. de la Chapelle-Taillefer). – Saint-Eloi-de-Drouilles, 1760.
Saint-Eloi était une cure régulière de l’ancien archiprêtré de Bénévent, qui, au siècle dernier, avait 880 communiants, ce qui porte sa population à 1,173 habitants. Sa fête patronale était celle de Saint-Eloi. L’abbé de Bénévent y nommait les titulaires en 1439, 1511, 1513, 1514, 1559, 1562.
Hélie de Sainte-Feyre, doyen de la Chapelle-Taillefer, était curé de Saint-Eloi en 1563. Léonard Faraillas était curé-prieur le 21 mai 1695. Jean-Baptiste Roudeau de la Plagne en 1738. N… Nanot mourut en 1759. N… Laurens, chanoine régulier, fut nommé en 1759. Joseph Laurens en 1780, subit la déportation en 1793. Léonard Glomeau en 1804. N… Chassat était curé en 1836. Antoine Piolet, nommé en 1842. Gilbert Danchaud en 1882. Joseph d’Hinnin en 1884. Jean Aucordier en 1887.
L’église de Saint-Eloi possède une cloche sur laquelle on lit l’inscription suivante en lettres gothiques majuscules :
: SCE : ELEGI : ORA :PRO : NOBIS :
: ANNO : DNI : M : CCC : XX : VI :
Bertrand de Saint-Eloi, seigneur de Saint-Eloi, vivait en 1080.
Les villages de Saint-Eloi sont :
Chézeau (Le) – Léonard Esmoing était seigneur du Chézeau en 1678. On voit encore la maison seigneuriale de ce lieu.
En 1754, attendu la mauvaise situation de cette église, son inutilité, et qu’elle n’était point décorée, il y eu un ordre de la démolir. Parmi les sept châtellenies qui, au XIIIe siècle, rendaient la justice au nom du comte de la Marche et qui plus tard devinrent châtellenies royales, |
après la réunion du comté au domaine de la couronne, Ahun, Aubusson, Crozant, Le Dognon, Guéret et Drouilles, cette dernière est la seule que nous trouvions mentionnée à la fin du XIe siècle, et cela dans une donation de l’église de Saint-Léger, par Guillaume d’Uriel, évêque de Limoges, mort en 1100.
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