Réimpression de l'édition de Limoges, 1902 - Laffite Reprints, Marseille, 1994
Date : 08/02/2024
SAINTE-FEYRE-LA-MONTAGNE est une commune du canton de Felletin, dont la population est de 264 habitants, la superficie de 653 hectares et l’altitude au-dessus du niveau de la mer de 678 mètres.
Ce nom est écrit dans les anciens titres de la manière suivante : Capellanus sancti Simphoriani propre monasterium Rosaliense, 1285 (Ch. de Blessac). - Parrochia sancti Simphoriani, 1330 (Ch. de Blessac). – 1159, 1268, 1319, 1365, 1447 (Ch. de Moûtier-Roseille). – Capellanus sancti Symphoriani, XIVe siècle (Pouillé). Rector Sancti Symphoriani propre Feletinum, 1511 (Gaignières, 186, p. 136). – Paroisse de Saint-Symphorien, 1557 (Terr. de Blessac). – Paroisse de Saint-Affeyre, 1592 (Terr. de Felletin). – Sainte-Feyre (Reg. par.)
Sainte-Feyre-la-Montagne était une cure de l’ancien archiprêtré d’Aubusson. Au XVIIIe siècle, elle était taxée pour 30 livres aux décimes, et comptait 180 communiants, ce qui suppose 240 habitants. Son patron était Saint Symphorien d’Autun. Le chapitre du Moûtier-Roseille y nommait le titulaire en 1439, 1473, 1512, 1563. Ce fut l’évêque de Limoges en 1575 et 1640. Puis le chapitre d’Aubusson en 1684, 1688, 1710, 1738, 1749 et 1750.
Jean-Baptiste Ribière, ancien curé de Sainte-Feyre, fut nommé chanoine d’Aubusson en 1756. Il eut pour successeur Annet Barjon de La Vergne en 1757. N … Diverneresse en 1782. N … Decoux était curé en 1823 et 1829. Antoine Decombredet en 1839. Marien Thomas fut nommé en 1846. Michel Cambournac en 1872.
Le 17 avril 1680, un vol sacrilège eut lieu dans l’église de Sainte-Feyre. Le coupable, qui avait déjà commis plusieurs autres crimes, fut jugé et condamné à mort à Guéret. Mgr Louis de Lascaris d’Urfé, évêque de Limoges, vint lui-même dans cette église pour y faire amende honorable et satisfaction publique pour cette profanation.
La famille Morin a possédé la seigneurie de Sainte-Feyre.
Les villages de cette commune sont :
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fut construit vers la fin du XVIe siècle par un membre de la famille Morin d’Arfeuille, dont on voit encore les armes sur une cheminée : d’azur à une fleur de lys d’or, accompagnée de trois étoiles de même deux en chef et une en pointe. En 1610, il appartenait à noble Lyonide Fourton, écuyer, époux de Marguerite d’Arfeuille ; en 1681, à noble Jean Tarraveau, sieur de Pourcheyroux, époux de Catherine d’Arfeuille ; en 1721 à Marie-Rose de Miomandre ; en 1770 à M. Coullaudon de Villars, gentilhomme servant de la table du roi. La veuve de ce dernier l’a vendu, en 1842, au collège de Felletin. |