Réimpression de l'édition de Limoges, 1902 - Laffite Reprints, Marseille, 1994
Date : 08/02/2024
Saint-Julien-le-Châtel est une commune du canton de Chambon, qui a 513 habitants. Sa superficie est de 1,530 hectares, et son altitude au-dessus du niveau de la mer est de 481 mètres.
Ce lieu est nommé : Castrum, castellum de sancto Juliano, en 1182, 1204.—Apud sanctum Julianum, 1185, 1250. (Cart. de Bonlieu) .—Prior sancti Juliani, 1217.—Villa sancti Juliani, 1245.—Dominus de sancto Juliano de Castro, 1267.—Castellania de Sancto Juliano Castrensi, 1312. (Cart. des Ternes).—Dominus sancti Juliani de Castro, 1353. (D., col. V).—Sancti Juliani Castri, 1369.—Prior et Capellanus sancti Juliani de Castro, XIVe siècle. (Pouillé).—Parrochia de sancto Juliano, 1421.—Paroisse de Sainct-Jullien, 1529. (Reg. de Brunet).—Sanct-Julien-le-Chastel, 1550. (Ch. de Bonlieu).—Saint-Julhien-le-Chastel, 1557. (Terr. du Chiron).—1606, 1611.—Saint-Julien, 1659, 1757. (Tit. de Bonlieu).
Saint-Julien-le-Châtel, dans l’ancien archiprêté de Combraille, avait un prieuré en 1371 ; il était annexé à la sacristie de Chambon en 1564. Son patron était Saint Julien de Brioude.
La cure qui, au XVIIIe siècle, payait 55 livres de décimes, avait 380 communiants (environ 507 habitants). Son patron était le même que celui du prieuré. Le prévôt de Chambon y nomma les curés en 1474, 1569, 1604, 1609, 1617, 1630, 1642, 1706, 1708.
Michel Rousseau était curé de Saint-Julien-le-Chatel en 1669. N…Bussière fut nommé en 1751. Jacques Fourgniaud, 1804. Cette paroisse a été souvent desservie par un curé voisin. Cependant N… Jabin y fut nommé en 1853. Antoine Fougeyrolles en 1854, et y resta jusqu’en 1884.
Saint-Julien-le-Châtel est le berceau de l’antique maison de Saint-Julien connue dès le XIe siècle. Alix de Saint-Julien épousa, vers 1060, Amelius de Chambon, seigneur de Chambon, et lui porta le fief de Saint-Julien. Hugues de Chambon, petit-fils du précédent, retint le nom de Saint-Julien et fut la deuxième tige de cette maison. Marguerite, dame de Saint-Julien, épousa Jean de Bridier, chevalier, seigneur du Solier, puis de Saint-Julien en 1677. Les armes de Saint-Julien sont : de sable au lion grimpant d’or, lampassé et armé de gueules, l’écu semé de billettes d’or.
La petite fille de Jean Bridiers épousa Germain de Pichard et lui porta Saint-Julien. Armes des Bridiers : d’or à la bande de gueules.
Germain Pichard, seigneur de l’Eglise-au-Bois, fut père de François-Augustin Pichard, écuyer, baron de Saint-Julien, lequel épousa : 1° en 1769, Marthe de Breton du Mas ; 2° en 1773, Françoise de Loubens de Verdalle. Cette dernière était veuve en 1789, lorsqu’elle fut convoquée à l’Assemblée générale de la noblesse à Guéret comme baronne de Saint-Julien. Pichard porte : d’azur au chevron d’or, chargé de deux lions affrontés de sinople, accompagné en chef de deux croisettes d’argent, et en pointe d’une aigle d’or.
Le château de Saint-Julien était flanqué de douze tours et défendu, à la distance de 1,500 mètres, par une tour isolée entourée de fossés. Cette antique forteresse fut reconstruite par Françoise de Pierrebuffière, veuve de Claude, baron de Saint-Julien, en 1665.
Les villages de cette commune sont :
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