Réimpression de l'édition de Limoges, 1902 - Laffite Reprints, Marseille, 1994
Date : 09/02/2024
SAINT-MARTIN-CHATEAU est une commune du canton de Royère qui a 1,290 habitants. Sa superficie est de 3,100 hectares et son altitude va jusqu’à 679 mètres.
Dans les titres anciens on trouve ce lieu nommé : Ecclesia sancti Martini, en 1097 (Baluze, Miscell., II, 178). – Capellanus sancti Martini de Castro, XIVe siècle (Pouillé). – Paroisse de Saint-Martin à Chasteaulx, 1519 (Sgries div.). – Paroisse de Chasteaux, 1555 (Terr. d’Aubepeyre). – Sanctus Martinus de Castellis (Reg. par.).
Saint-Martin-Château était une cure de l’ancien archiprêtré d’Aubusson, qui au XVIIIe siècle était taxée 178 livres aux décimes, et avait 1,000 communiants (environ 1,333 habitants). En 1097cette cure dépendait de l’abbaye de Saint-Martial de Limoges. On trouve cependant une donation de cette église faite au monastère de Saint-Martial de Limoges et de Saint-Denis de Peyrat, par Gérald du Cher, évêque de Limoges entre 1145 et 1156.
Elle avait pour patrons saint Martin de Tours et saint Roch. Le prieur de Peyrat y nomma le titulaire en 1558, 1571, 1589, 1612, 1656, 1688, 1706, 1720, 1721, 1724. Ce droit de nomination fut exercé par l’abbé de Saint-Martial en 1571, 1686, 1706, et par l’évêque de Limoges en 1688.
Nicolas Martial était curé de Saint-Martin-Château en 1471. Pierre Esmoingt de Lavaublanche, écuyer, en 1631, 1643. N … Richardon en 1656. Jehan Neymond en 1657, mort en 1688. N … de La Besse en 1688. Gilles Lasnon en 1689. Léonard Chassaignan en 1692. N … de La Chassaigne en 1706. Antoine Chabrol en 1707, mort en 1720. N … Dupeyrat en 1721. N … Marpienas en 1721. Pierre Dumas en 1723, mort en 1764. Joseph Teillet en 1764, qui pendant la Révolution se cacha pour éviter la persécution. Gabriel Ravaud nommé en 1803. N … Joulot en 1806. François Masmoret fut curé jusqu’en 1818. Louis Vaslet 1818 à 1823. Michel Chassoux 1824 à 1830. Jean-Baptiste Durand 1830 à 1845. François Chersoubre 1845 à 1894. Henri Bernard 1894.
L’église, qui date du XIIe siècle, était en très mauvais état en 1490 ; elle fut réparée peu après cette dernière date. On remarque vers sa petite porte, du côté du nord, dans un enfoncement de la muraille, un tombeau sculpté du XVe siècle. La pierre tumulaire représente un personnage revêtu d’habits sacerdotaux.
En 1657, il y avait dans le petit cimetière, aujourd’hui converti en place, une chapelle sous l’invocation de Notre-Dame-de-Pitié ; la famille Joubert du Masfaure qui l’avait bâtie y avait ses tombeaux. Elle a été démolie pendant la Révolution.
Saint-Martin-Château originairement faisait partie de la baronnie de Peyrat. En 1606 il en fut détaché et devint fief de haute justice. Par acte du 29 janvier 1647, Marthe de Pierrebuffière, dame des baronnies de Peyrat et de Saint-Martin, vendit ce dernier à Léonard du Masfaure. Avant cette date les seigneurs barons de Saint-Martin-Château, de la maison de Pierrebuffière avaient aliéné le Monteil, le Pont, etc … qui avaient été acquis par Léonard Joubert du Masfaure, grand-père de l’acquéreur de Saint-Martin.
Anne-Marie Joubert du Masfaure, dame du Monteil et de la baronnie de Saint-Martin, épousa, en 1666, Jean de Loménie, qui devint baron de Saint-Martin. Cette famille l’a gardé jusqu’à la Révolution ; ses armes sont : d’or, à l’arbre de sinople, au tourteau de sable en pointe, ou chef d’azur chargé de trois losanges d’argent.
On peut consulter sur cette commune La baronnie de Saint-Martin-Château, par MM. Paquet et Thoumieux, publiée en 1893.
Les villages de cette commune sont :
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il n’en reste plus qu’une aile, avec une petite tour ronde, bâtie en cul-de-lampe à l’encoignure du pignon ouest. La chapelle, dont le clocher a été abattu, est aujourd’hui convertie en fruitier. Léonard du Mas-Faure, seigneur de Saint-Martin, par acte du 23 juillet 1657, avait fondé une rente perpétuelle pour y faire dire des messes et célébrer les cérémonies du culte. En 1770, cette chapelle « était bien ornée et avait tout ce qui était nécessaire pour célébrer la sainte Messe. » En 1803, le propriétaire fit don à l’église paroissiale de l’autel et de la statue de la sainte Vierge qu’on y voit aujourd’hui. Léonard Joubert, fils cadet de Jean Joubert, sieur de Noblac et du Masfaure, sénéchal de Peyrat en 1554, acquit de la maison de Pierrebuffière les terres du Monteil, de l’Age, du Pont, etc … Elles passèrent de sa famille dans celle de Loménie, avec celle de Saint-Martin, ainsi qu’on le voit ci-dessus. Par acte du 4 septembre 1807, Hercule de Loménie et ses co-possesseurs vendirent le Monteil à Etienne et Joseph Pâquet, père et fils. Henri Pâquet, fils de ce dernier, le possède aujourd’hui. Deux unes funéraires gallo-romaines ont été trouvées au Monteil en 1878. On remarque au château du Monteil un magnifique tilleul, dont le tronc, à un mètre au-dessus du sol, mesure sept mètres de circonférence.
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