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Recherche > Creuse (23) > Saint-Maurice (-près-Crocq) > Extraits du Dictionnaire Topographique, Archéologique et Historique de la Creuse d'André LECLER

Extraits du Dictionnaire Topographique, Archéologique et Historique de la Creuse d'André LECLER

Réimpression de l'édition de Limoges, 1902 - Laffite Reprints, Marseille, 1994

Date : 09/02/2024

 

            SAINT-MAURICE est une commune du canton de Crocq, qui a 645 habitants, sa superficie est de 1,410 hectares et son altitude au-dessus du niveau de la mer de 718 mètres.

            Son nom n’a pas varié. On trouve : Parrochia sancti Mauricii en 1157 (Ch. de Moûtier-Rozeille). – Sanctus Mauricius, XIIe siècle. (Cart. de Blessac). – 1359 (Sgries div.). – Capellanus sancti Mauricii, XIVe siècle (Pouillé). – Sainct Maurice, 1543 (Terr. de Blessac). – Sainct-Maurice, 1556 (Terr. de Poux). – Sainct Maurisse, près Croc, 1580 (Terr. de Felletin).

           Saint-Maurice était une paroisse de l’ancien archiprêtré d’Aubusson, qui vers 1775 avait 530 communiants (environ 707 habitants). Saint Maurice en a toujours été le patron. L’évêque de Limoges y a nommé des titulaires en 1556, 1564,1573, 1574, 1595, 1605 , 1710, 1731. Voici les noms de ceux qui me sont connus : Pierre Hugon était curé en 1516. – Annet Beaulne en 1567. – Michel de Vauchaussade en 1640, 1645. – J.-B. Jagot, nommé en 1748, résigna au suivant en 1783. – Alexis Jagot nommé en 1783. – Jean Chersoubre, confesseur de la foi, fut nommé curé de Saint-Pardoux d’Arnet et de Saint-Maurice en 1803, y était en 1829. – Marien Duméry, nommé en 1836. – Alexis Duméry, en 1890. – Emile Giron, en 1897.

           Il y avait dans l’église de Saint-Maurice, à l’autel de Saint-Fiacre, une vicairie fondée le 3 décembre 1516 par Pierre Hugon, curé de la paroisse. L’évêque de Limoges y nomma un titulaire en 1566 et 1618. Ce droit de nomination fut exercé en 1566 par Chermartin, dit Lecler, marchand de la ville de Crocq, puis par un notaire royal en 1581 ; par N… Thevenot en 1711, N… Alochon, marchand de Giac, en 1731, et autre Alochon avec Le Geay en 1754. Dans tous les cas le curé de Saint-Maurice conférait cette vicairie.

           D’après le P. Bonnaventure de Saint-Amable, il y aurait eu à Saint-Maurice un prieuré-cure dont la nomination appartenait au prieur et au chapitre de Saint-Léonard de Noblac. Mais il a probablement pris Sancti Maurilii pour Sancti Mauricii, car cette indication se rapporte à Saint-Maureil.

            La famille Auboux de Stéveny possédait Saint-Maurice en fief en 1636 et 1789.

 

 

                                Les villages de cette commune sont :

 

  • Besse (La).
  • Bouéjoux (Le).
  • Chez (Le).
  • Chez-Pradel.
  • Longeaigue.
  • Mazet (Le). – Dépendait de la baronnie d’Herment et appartenait en 1698 à François Granchier, docteur en théologie, maire perpétuel de Felletin.
  • Maunat (Le).
  • Miomandre.
  • Monteillaud (Le).
  • Montrabas (Le). – Un dolmen connu dans le pays sous le nom de Pierre-Fade, se trouve près de ce village ; il est de forme pentagonale avec huit supports. Sa table mesure 2m30 centimètres sur 1m95 centimètres.
  • Plaines (Les).
  • Pomeirol (Le).
  • Sallandrouze (La).
  • Sénimont.
  • Sénimontel.
 

 

  • Vergnes (Les). – Le château féodal des Vergnes est en partie démoli ; l’ancien pont-levis a été remplacé par un pont de pierre, Jean-Claude Auboux, écuyer, était seigneur des Vergnes, de Bacqueville en 1621. Noble Gilbert Auboux, époux de Pétronille du Chambon, habitait les Vergnes en 1647. Louis Auboux, seigneur de Stéveny, de la Maison-Rouge, fut maintenu dans sa noblesse, en 1667, par l’intendant de Moulins. Jean-Claude Auboux, seigneur des Vergnes, Bacqueville, Saint-Maurice (1724), fut aussi maintenu dans sa noblesse par l’intendant de Moulins en 1700. Il avait épousé, en 1692, Françoise du Pouget de Nadaillac, dont : Claude-René, né en 1697, reçu page du roi en sa grande écurie en 1712. Un autre Auboux des Vergnes, né en 1733, fut reçu page du roi en 1789. François Auboux de Stéveny, seigneur des Vergnes et de Saint-Maurice, assista en 1789 à l’assemblée de la noblesse à Guéret. Madame de Chamerlat des Guérin, née Auboux de Stéveny des Vergnes, vivait en 1789. Sa fille épousa le marquis de Ligondés, résidant au château du Leyrit. Armes : d’argent au chevron de gueules, accompagné en chef de deux hiboux de sable affrontés et en pointe d’un arbre de sinople sur une terrasse de même ; au chef d’azur, chargé de trois étoiles d’or. (Tardieu et Boyer, Histoire de Crocq).
  • Vergnesoubre.
  • Villevaleix.