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Extraits du Dictionnaire Historique et Géographique de la Haute-Vienne d'André LECLER

Réimpression de l'édition de Limoges, 1920-1926 - Laffite Reprints, Marseille, 1994

Date : 10/01/2023

 

BELLAC. – L’arrondissement de Bellac, qui occupe toute la partie nord du département, a une superficie de 177 ,670 hectares et 82,533 habitants. Il comprend huit cantons : Bellac, Bessines, Châteauponsac, Le Dorat, Magnac-Laval, Mézières, Nantiat, et Saint-Sulpice-les-Feuilles.

Le canton de Bellac a 19.893 hectares et 11.222 habitants. Il comprend six communes : Bellac, Blanzac, Blond, Peyrat-de-Bellac, Saint-Bonnet-de-Bellac et Saint-Junien-les-Combes.

La commune de Bellac a 2.441 hectares de superficie et 4.791 habitants. Son altitude au- dessus du niveau de la mer atteint 290 mètres à son extrémité méridionale, près de Chohu, pendant qu’elle est seulement de 180 mètres près du moulin de Vincou.

La ville de Bellac s’est formée autour du château que Boson-le-Vieux, comte de la Marche, bâtit vers 968, sur un rocher abrupt, au flan d’une colline, dont le pied est baigné par la petite rivière du Vincou. Enfermée d’abord dans des murailles de peu d’étendue, plus tard elle s’étendit jusque sur le sommet de la colline et forma la charmante petite ville que nous connaissons avec son site gracieux et des terrasses en amphithéâtre.

L’église, aujourd’hui paroissiale, Notre-Dame-de-Bellac, dans l’ancien archiprêtré de Saint-Junien, était jadis la chapelle du château des comtes de la Marche. C’était une succursale en ville murée. L’église matrice était Saint-Sauveur, dont il est parlé plus loin. Audebert, comte de la Marche, donna l’église de Bellac au chapitre du Dorat dans le XIe siècle, et une bulle de Lucius III, de 1185, constate qu’il la possède. Sa fête patronale est l’Assomption de la Sainte-Vierge. A la fin du XVIIe siècle, la paroisse comptait 2.900 communiants (environ 3.868 habitants) et payait 222 livres aux décimes.

L’église paroissiale de Notre-Dame se compose de deux nefs parallèles, l’une romane, qui était jadis la chapelle du château des comtes de la Marche, l’autre en style ogival du XIVe siècle, formée de deux travées et continuée par le clocher construit à la même époque. Le mur extérieur de chacune de ces deux nefs est flanqué d’une chapelle gothique, Celle qui tient à la nef romane et qui sert de sacristie, est en style du XVe siècle, ornée de sculptures à l’intérieur et à l’extérieur. Cette élégante chapelle menace ruine.

A la clef de voûte, dans le chœur, ainsi que dans la chapelle du XVe siècles dite chapelle du Cardinal, on voit un écusson à la fasce chargée de trois étoiles accompagnées de trois croisettes : 2 en chef et 1 en pointe. Au vitrail qui est au-dessus du maître-autel dans la nef gothique, il y en a un qui est : parti au 1er de gueules au chevron d’argent accompagné en chef de deux étoiles d’or, au 2e d’argent au lion de sable. Ce dernier écusson, à quelques variantes près, reproduit celui des familles Audebert et Monteruc.

On connaît un ordre de fortifier l’église de Bellac donné le 1er octobre 1355 (quelques temps avant la bataille de Poitiers, par le sénéchal du Poitou, gouverneur du pays limousin, afin que l’ennemi ne puisse pas s’en emparer, disant même de la démolir, dans le cas où les habitants ne voudraient pas la laisser fortifier.

Entre 1619 et 1622, noble Gaston de Carbonnières, curé de Bellac, s’occupait de « la réfection du clocher, qui s’en va par terre ».

Plus tard, il fallut abattre la flèche, qui deux fois avait été ébranlée par la foudre. Au commencement de la Révolution sa reconstruction déjà décidée commençait à s’exécuter, lorsqu’à la séance du club le 4 frimaire an II un membre s’indigna de ce qu’on osait faire et on obtint de la municipalité la cessation des travaux. Ce clocher fut alors couvert à moins de frais, tel que nous le voyons aujourd’hui.

Outre la cloche qui vient de l’ancienne église de Vacqueur on en trouve trois autres dans ce clocher, une ancienne et deux modernes ; elles portent ces inscriptions :

« ✠ Sieur de Moulinier, docteur en théologie, curé de Bellac et Saint-Sauveur, 1637. – Parrain, Guillaume, fils de noble Me J. de Pontcharaud, sieur du Pin, conseiller advocat et procureur du roi, Marraine, Dlle Marguerite Faydeau. - M.Badou, j.Badou, prêtre et Me P.de Pontcharaud, procureur  du roi, fabriqueurs. -  X Tobie de la paix. – A.Bezot m’a faicte. »

 « ✠ L’an 1824, j’ai été bénie sous l’invocation de la Sainte-Vierge, par M.J.-B. Dutheil, curé de Bellac. Le parrain a été M.Michel de Faydeau, chevalier de Saint-Louis ; la marraine dame Jeanne Génébrias-Gouttepagnon. En présence de Mrs J.Barbier de Blamont, maire ; J.-B.Leborthe de Juniat ; J.-B.Demar ; J.Rivaud-Léchalarderie ; F.César ; F.Buisson, fabriciens. Faicte par Peigney, frères ».

«  ✠ L’an 1824, cette cloche a été bénie sous l’invocation de Sainte-Anne par M.J.-B.Dutheil, curé. Le parrain a été M.Jean Théobald Nesmond, avocat et juge suppléant. Marraine : Mme Anne –Sylvie Mallebay-Demar. En présence de Mrs J.Barbier de Blamont, maire ; J.-B. Leborthe de Juniat ; J.-B.Demar ; J.Rivaud-Léchalarderie ; F.César ; F.Buisson, fabriciens. – Faicte par Peigney, frères ».

L’église de Bellac possède plusieurs reliques et reliquaires : 1e un buste qui contient des reliques de Saint Sennen et Saint Abbon,  martyrs ; 2e un reliquaire moderne en forme d’ostensoir renfermant des reliques de Saint-Vincent-de-Paul ; 3e des reliques de Saint-Laurent, de Saint-François d’Assise et de Sainte Claire dans une petite chasse émaillée , qui est ornée de quinze intailles antiques ; c’est une œuvre d’art des plus remarquables et du plus grand prix ; elle peut-être antérieure au XIIe siècle.

Avant la Révolution, on lisait dans cette église l’inscription suivante à côté du tombeau de Pierre Audebert :

Epitaphe de Pierre Audebert, escuier, sieur de Francour, vice sénéchal de la Basse-Marche et capitaine de cinquante arquebusiers à cheval, pour le service du Roy.

 

Passant, arreste-toi, regarde cette bierre :

Cy repose le corps du Francourt généreux,

Francourt, de quy le nom se porte en mille lieux

Soubz l’esclat lumineux de sa valeur guerrière.

La Marche le connut, où la charge sévère

Il exerça longtemps d’un prévost courageux,

Et le prince, averti de ses gestes fameux,

Le voulut près de soy, le jugeant nécessaire.

Au camp de Montauban, il se fit admirer,

Le premier au combat, tardif au retirer,

N’aymant pour tout butin qu’une gloire immortelle.

Il mourut à Monheurt, au martial effroy,

Combattant celui qui meurt pour si juste querelle !

 

Ad eumdem illustrissimum virum.

Regis in obsequio, Christi fide, honoris amore

Plombinerem Francourt mors inimica rapit.

TTine triplex meritum ; meritis que parata, et abundans

Spectat eum coelo parta corona triplex.

Cujus anima requiescat in pace

Amen

Mort en 1621

 

 « La mort ennemie ravit l’arquebusier Francourt, lorsqu’il combattait pour le service du roi, pour la foi du Christ, pour l’amour de l’honneur. De là, pour lui, un triple mérite ; mais une triple récompense surabondante a été préparée à ses mérites ; une triple couronne l’attend au ciel ».

D’assez nombreuses vicairies se trouvaient dans l’église de Bellac. Les noms de leurs fondateurs et de ceux à qui ils transmirent le droit d’y nommer les titulaires nous font connaître les principales familles de la contrée. Ce sont :

Quatre vicairies fondées par Pierre de Monteruc, cardinal, dit de Pampelune, mort en 1385. Elles étaient jadis à l’autel de la Sainte-Vierge, où est la sacristie, mais plus tard au grand autel. L’évêque de Limoges y nommait en 1483, 1513, 1559 : le curé de Bellac, en 1707, 1728, 1757.  Jean Pitaud, prêtre, en fonda aussi une, avant 1480, qui fut réunie à celle du cardinal. Le curé y nommait en 1558, 1566, 1594. Elle existait en 1618.

Thomas de la Marche, prêtre, fonda une vicairie, dont il légua les titres à son neveu, Jean de la Marche, avant le 13 novembre1405. Elle était à l’autel de Saint-Mandet .N… de  La Marche, surnommé Urtebise, bourgeois, y nommait en 1470. N…de La Marche,marchand, en 1477. Hurtebise de Niort en Poitou en 1556, 1565.

Pierre Vachon, notaire, le 14 juin 1435, en fonda une à l’autel de Sainte Anne. N… Chambon y nommait un titulaire en 1514. Ce fut ensuite Charron, licencié ez lois (en vertu d’une donation fait par Chambon), en 1556, 1586. Sieur de la Chaufie en 1617, 1633, 1647. Jeanne Chau, veuve de Joachim Charron, écuyer, vice-sénéchal de La Basse-Marche en 1652. Sieur de Laguzet, aîné et héritier en 1676, 1680. Sieur de La Borde en 1688, 1703. Avocat, Procureur du roi, en 1704, 1706. Audebert, Sieur de La Borde et de Fontmaubert, 1728. Procureur du roi de Police, 1736. Gervais Audebert de Fontmaubert, avocat du roi au bureau des fiances de Limoges, 1748.

Martial de Lavau en avait fondé une à l’autel de Saint Mandet ou de Saint Léonard, avant 1444. Les nominations furent faites par Boulet, sieur de Thouveyrat, en 1570, et avec Sansaud, sa femme, en 1581. Jacquette de Marsanges, veuve de Boulet, sieur de Thouveyrat et de Panissac, 1620. Jeanne Charron, veuve de Jean, sieur dudit Panissac, 1660. Sieur de Panissac, 1682. Jean de Verthamon de Lavau, écuyer, sieur de La Vauzelle et le Marliac-le-Cerf, 1722, 1737. Martial, chevalier, seigneur de Marcilhac en Quercy, Le Mas, paroisse de Chasseneuil en Angoumois, 1757.

Guillaume des Monts, chevalier, fonda une vicairie qui faut augmentée en 1460, par François de Combarel, chevalier, sieur de Noailles, sur la paroisse de Bersac et veuf de Jacquette des Monts, fille du fondateur. Claveau, sieur du Mas-Bertrand, qui avait nommé en 1670 et 1717, fut débouté du patronage. Gabrielle de Monteruc, dame de Puy-Martin, sur la paroisse de Blanzac, donna le 17 mai 1594 le patronage à Claveau, sergent royal général, qui nomma en 1603, 1617. Sieur de Châteauneuf, président à l’élection, 1656. Sieur de La Perlière, avec Cerclier, notaire royal, 1671. Femme de Le Borlhe, sieur de Chegurat, conseiller au siège royal et assesseur en la maréchaussée, comme fille unique et héritière du sieur du Mas-Bertrand, 1717. Le Borlhe de Chégurat, sieur de Juniat, conseiller au siège royal de Bellac, 1765.

Honorable et sage Jean Père, bachelier ez-lois, procureur général en la Basse-Marche, fonda une vicairie le 31 janvier 1455, vieux style. Ses héritiers qui y ont nommé sont : François Père, écuyer, sieur de Lavau de Blanzac, 1549. Jean, 1571. Françoise Martin de la Goutte-Bernard, sa veuve, comme mère d’Etienne, 1600. Ledit Etienne, sieur du Liboureix et de Puypellat, avec Horace de Moras, écuyer, et Gabrielle Père, sa femme, sieurs de Lavau, 1632. Charles de Moras, écuyer, sieur de Lavau, avec Jean Père, sieurs desdits Liboureix et Puypellat, 1662. Père avec Moras, 1687.

Pierre Chauvet, chevalier, fonde une vicairie à l’autel de Saint-Martial en 1477. Les nominations des titulaires ont été faites par Jean Chauvet, damoiseau, sieur de Fredaigue et des Brosses en 1479, écuyer, comme seigneur des Brosses et de Fredaigue, 1531. Germaine, Jeanne et François, 1556. Chesne, comme ayant acquis le fief des Chauvet.

Jean Chambon, bourgeois, sieur de Puymartin, avec François, son fils, sieur de l’Age-Gadiffault, fonde en 1505 une vicairie, à laquelle nomme N…Chambon en 1531. Charron, licencié ez-lois, juge châtellain, 1558. Par transaction de 1559, Faure de Pierrefitte et de Rouveix. Gabrielle de Gayette, comme dame de Puymartin, en 1565. Avec Innocent de Monteruc, en 1566. Pailher, prêtre du lieu du Cros, paroisse de Saint-Bonnet, 1576. Annet Coustin, écuyer, sieur du Chassaint, 1621, 1652. François, écuyer, sieur du Chabellard, 1656, et leurs descendants jusqu’à Jean Coustin, en 1728. Jean-Baptiste-Valeric Bonnin de Grandmont, écuyer, sieur de Puymartin, secrétaire du roi, 1765.

Jean Amelin, écuyer, en fonda une à laquelle nommait en 1516 Robert Guyonniers, écuyer, sieur d’Escurat et de Commerçat.

Philippe Bertrand, écuyer, sieur de Thouveyrat, fonda celle à laquelle nommait N… La Coudre, en 1531. François de Marsanges, écuyer, sieur de La Coudre, en 1561.

Simon Vergnaud, par son testament de 1546, et Junien Vergnaud, prêtre en 1557 enfondent chacun une.

Jean Bérard et Jeanne de Bruzelle, sa femme en fondèrent une dont le droit de nomination fut transféré en 1581 à N…Raymond, marchand et aux siens : Raymond, sieur du Cluzeau, lieutenant général civil et criminel, en 1610. François Raymond, écuyer, lieutenant général, 1655. Pierre Barton, chevalier, seigneur de Montbas, époux de Louise de Raymond, 1729.

Anne Guinaut en fonda une à laquelle nomme N… Bérard en 1562.

Guillaume Chau, prêtre, fonde en 1566 celle à laquelle nomme Chau, licencié ez-droits, juge de Bellac, en 1563.

Noble Guillaume de Lavau, conseiller au parlement de Bordeaux et seigneur de Drouilles, fonda celle à laquelle nomme Jean de Jouvion, écuyer, sieur de Drouilles, l’Eychoisier, etc… en 1624. Père, conseiller, en 1641.

Il existait, une vicairie à l’autel de Saint Pierre et Saint Paul à laquelle nommait  N… Pascault, femme de noble Estienne Bazeuge, en 1587. Jean Audebert, écuyer, sieur du Monteil, après 1587. Louis Auboux du Steveni, écuyer, sieur de la Maison-Rouge avec Marguerite Gallichier, sa femme, en 1684.

Il y avait à Bellac une communauté de prêtres chargée du service de la paroisse.

Elle était primitivement appelée confrérie de Saint-Nicolas. Ses statuts primitifs, assez obscurs, furent révisés en 1464, et approuvés définitivement le 23 janvier 1477. Mgr Henri de la Marthonie, évêque de Limoges, approuva une nouvelle rédaction de ces statuts le 11 juillet 1599. Comme le nombre de ses membres était devenu trop considéralble et que le revenu ne suffisait pas, par un concordat du 10 janvier 1656, leur nombre fut réduit à dix, plus le curé de la paroisse.

Les curés de Saint-Sauveur et de Notre-Dame de Bellac dont le nom est connu sont :

            Aymeric, qu’un acte du 1er février 1310 autorise à résigner les cures de Bellac et de Saint-Sauveur « dont l’une dépend de l’autre » (Bull .soc. arch. ,XXX,47).

            Mathieu de Lavaud de Drouille, qui fut aussi abbé du Dorat, 1572-1578.

            Antoine de La Bastide, 1603.

            Gaston de Carbonnières, entre 1619 et 1622 (Arch. Haute-Vienne. Invent B.1.).

            Simon Moulinier, docteur en théologie, protonotaire apostolique, 1637-1663.

            Mathieu Moulinier, bachelier en théologie, 1663-1707.

            N… de La Coste, bachelier en théologie, 1707-1712.

            N…de Nesmond, 1712-1724.

            Jean Morichon, 1724, meurt en mai 1755.

            N…de Nesmond, nommé en 1755.

           Jean-Baptiste Dutheil, ancien sous-principal de Magnac-Laval, déporté en Italie pendant la Révolution, curé-archiprêtre de Bellac en janvier 1803, mort en décembre 1829 dans sa soixante-seizième année.

            Antoine-Louis-Christophe Mérigot, nommé en 1830.

            Jean Boyer, nommé en 1851.

            Jean-Baptiste Lascaud, en 1856.  

            Jacques Fourton, en 1858.

            Adrien Chambon, en 1891.

            Henri Vigier, en 1900.

            Saint-Michel-au-Faubourg était une chapelle qui a été démolie en 1759. La compagnie des Pénitents blancs qui s’y était établie en 1726 fut transférée dans la chapelle des Pères de la doctrine chrétienne. Guillaume Charron, dit de Mézières, par son testament du 14 mai 1450, avait fondé dans cette chapelle de Saint-Michel une vicairie, à laquelle nommèrent : N… Fauveau, veuve de Coussedière, en 1559 et 1564 ; Galecher, marchand, mari de Coussedière en 1617 ; Coussedière, veuve Gallichier, en 1639 ; Gallichier, conseiller, en 1661 ; sieur de Galhedras, en 1703.

            Chapelle de Saint-Jean-Baptiste. Cette chapelle construite en 1711, servit aux sœurs de l’Union chrétienne, puis aux sœurs de la Croix, jusqu’à la Révolution. Elle fut vendue nationalement, ainsi que tous les meubles appartenant à ces deux communautés le 1er octobre 1792 (Archives de la Haute-Vienne, Q, 242). Après le concordat, MM. Lagorce et Arbellot du Repaire la rachetèrent pour la compagnie des Pénitents blancs. Un décret du 23 janvier 1806 lui donna le titre de chapelle-annexe, pour que le culte public y soit exercé sous l’autorité de l’évêque diocésain. Restaurée en 1863, elle porte aujourd’hui le nom de chapelle des Pénitents.

             Hôpital ou Maison-Dieu a été fondé par Martial Gallichier, docteur en droit, successivement curé des Saints-Innocents, archidiacre de Brie et chanoine de Notre-Dame de Paris, qui laissa, par son testament de 1530, la somme nécessaire pour cette fondation. Il était sous l’invocation de Saint-Alexis.

Dans sa chapelle, à l’autel de Saint-Pierre, était, dès 1538, une vicairie fondée par le même. N…Gallichier, licencié es-lois y nommait un titulaire en 1561 ; de La Selle-Gallichier, sieur des Ternes, héritier de Gallichier, sa femme, exerçait ce droit de nomination en 1636, et un autre Gallichier, conseiller en 1661. On avait aussi transporté dans cette chapelle une autre vicairie fondée en 1457 par Martial du Noyer, marchand.

On voyait sur la porte des anciens bâtiments de l’hospice les armes des Gallichier, qui sont : d’azur à la fasce d’or, accompagnée en chef d’une coquille d’argent accostée de deux étoiles d’or, et en pointe d’un coq détourné de même.

Les bâtiments actuels sont de construction moderne et n’ont rien de remarquable. La cloche que les sindics de l’hôpital firent fondre en 1569 existe encore et porte cette inscription : « XJésus. Maria. Joseph.  -  Messire Jean Badou, scindic. M.Jacques Ugerin, aussy scindicq de l’hôpital, 1959. – Dominique Frery ».

           Depuis 1819, les Sœurs de la Sagesse sont chargées du service de l’hospice ; elles ont fait construire, au moyen de dons volontaires, une chapelle qui permet à leurs élèves, ainsi qu’au public, d’assister aux offices. Cette chapelle a été bénite le 21 novembre 1855.

            Le Collège des Pères de la doctrine chrétienne fut fondé par les habitants de Bellac aux dépends de la ville, par acte du 11 octobre 1648. Ils étaient trois prêtres, deux régents et un frère, et enseignaient trois classes de grammaire latine et grecque, savoir la cinquième, quatrième et troisième. Le manque de ressources ne leur avait pas encore permis d’établir les autres les autres classes, lorsque la Révolution vint détruire ce collège. Les bâtiments furent vendus, puis démolis ; c’est sur leur emplacement qu’on a établi le champ de foire. Depuis quelques années la municipalité a fait construire sur ce même emplacement une école communale à laquelle est jointe une école primaire supérieure.

              Les Régentes, fondées par testament de Jean Mallevau, évêque d’Aulonne, suffragant de Clermont, pour enseigner la vertu aux pauvres filles de la ville, le 30 avril 1683, étaient des religieuses de Rouen. Les sœurs de la Croix vinrent à Bellac en 1746. Mgr du Coellosquet, évêque de Limoges, les établit le 27 janvier 1749, dans la maison qu’avaient occupée les sœurs de Rouen, près la chapelle de Saint-Jean-Baptiste. Elles ont tenu une école jusqu’à la Révolution.

            Religieuses de l’Union chrétienne, sorties de celles de Poitiers, établies en 1718. Elles étaient onze et trois converses.  En 1733, elles furent chargées du soin des pauvres de l’Hôtel-Dieu, mais en 1759, elles se retirèrent dans une maison qu’elles avaient achetée et dont la Révolution les déposséda. Une école des Frères de la doctrine chrétienne a été établie à Bellac en 1844, elle a toujours eu le plus grand succès, et rendu les plus grands services à toute la population ouvrière de cette ville.

            Le château féodal bâti par Boson-le-Vieux et autour duquel s’est formée la ville de Bellac eut à supporter un siège dès l’année 995 ; il était alors occupé par Boson II, comte de la Marche. Il fut assiégé par les armées réunies de Guillaume-le-Grand, duc d’Aquitaine et du roi Robert. « Toute la France guerrière, dit Adémar, s’était donné rendez-vous devant ce château ». Après un long siège, le duc d’Aquitaine et le roi Robert furent obligés de se retirer. Abbon Drut ou Drutus, seigneur de Mortemart, qui défendait Bellac, contribua par sa bravoure à ce glorieux résultat.

            Audebert IVe du nom (de 1150 à 1172), dernier comte de la Marche, descendant de Bozon-le-Vieux, désespérant de conserver ce qui lui restait de ce comté, contre le sire de Lusignan, avec lequel il était en guerre, le vendit à Henri, roi d’Angleterre, par acte passé à Grandmont en 1177 et s’en alla à Jérusalem. Il mourut à Constantinople le 29 août 1180. Geoffroy de Lusignan et ses frères firent casser cette vente et possédèrent tout l’héritage des comtes de la Marche.

Jusqu’à la fin du XIIe siècle, les habitants de Bellac obéissaient soit au compte de la Marche, soit aux autres gentilshommes de la châtellenie. En 1174, ils présentèrent au comte Audebert une requête pour le supplier de faire rédiger et écrire des coutumes qui missent fin à l’arbitraire dont ils étaient quelquefois victimes. Un accord eut lieu entre le comte, les seigneurs et les habitants. Il fut stipulé que les nobles tiendraient du comte toutes les possessions dans le château ; aux bourgeois, on donna des garanties qu’ils trouvèrent assez précieuses pour qu’ils en demandassent la confirmation aux comtes de la famille de Lusignan. Ce que fit Le Brun, comte de La Marche, par acte « donné publiquement au Dorat ».

Depuis cette époque, il n’est plus question des bourgeois de Bellac ; le reste des annales de cette ville est absorbé par l’histoire des comtes de la Marche. Ainsi, en 1243, la châtellenie de Bellac, avec celles de Rancon et Champagnac, fut donnée, par Hugues le Brun, Xe du nom, en apanage à Guillaume de Valence, son fils, qui lui-même les transmit à Aymar de Valence. En 1372, Charles V fit cadeau de la châtellenie de Bellac à Louis II de Bourbon, seigneur de Beaujeu, en récompense de ses bons services contre les Anglais. On retrouve ensuite les châtellenies de Bellac, Rancon et Champagnac entre les mains du duc de Berry, qui les céda en 1386 à Jean de Bourbon ; elles furent confisquées en 1477, sur Jacques d’Armagnac, duc de Nemours, pour crime d’Etat, par Louis XI, qui les donna à sa fille, la dame de Beaujeu. Pierre de Bourbon, comte de Beaujeu, époux d’Anne de France, laissa le comté de la Marche à Suzanne de Bourbon, sa fille, qui en se mariant en 1505 le porta à Charles III de Bourbon-Montpensier. C’est après la mort de ce dernier qui s’était révolté contre l’Etat, que par arrêt du 27 juillet 1527, la Basse-Marche fut définitivement réunie à la couronne de France.  

Pendant cette longue période, les habitants de Bellac n’apparaissent pas une seule fois comme formant une commune. Hommes des comtes de la Marche, ils suivirent la fortune de leur seigneur et n’eurent, en aucun cas, à faire acte de volonté qui émanât du peuple réuni en assemblées publiques et consulté soit par le comte, soit par ses propres magistrats.

C’est seulement en 1571 que Charles IX permit aux habitants de Bellac d’élire pour chaque année quatre de leurs notables, pour être consuls ou échevins. Les consuls de 1572 furent : Jacques Bonnet, sieur de Truchat, François Raymond, Martial Charreyron et Etienne Arbellot.

Quelques années avant, en 1558, Henri II avait établi à Bellac un tribunal d’élection, où l’on jugeait en première instance tout ce qui avait rapport aux tailles, aux aides et aux gabelles. Mais Charles IX le supprima en 1560. Erigé de nouveau par Henri III, en 1578, il fut encore supprimé en 1583. Enfin établi par un édit particulier de Louis XIII (1639), cette juridiction fut éteinte par édit de 1661. L’élection de Bellac comprenait quatre-vingts paroisses.

             Le siège de la justice dans la Basse-Marche était primitivement ambulatoire, c'est-à-dire que les magistrats allaient rendre la justice dans les différentes localités de cette province, mais par un édit donné à Saint-Germain-en-Laye en janvier 1561 (vieux style) le roi ordonna que la sénéchaussée de la Basse-Marche serait dorénavant assisse et établie en la ville du Dorat. Plus tard, un édit de Charles IX, de l’an 1572, établit deux sièges dans cette sénéchaussée : « Le siège principal, établit au Dorat, auquel ressortiront les autres ressorts de tout le comté de la Basse- Marche, et le siège particulier établit à Bellac, auquel ressortiront les châtellenies de Bellac, Rancon et Champagnac ».

            En 1591, la ville de Bellac fut assiégée par une armée de ligueurs commandée par le vicomte de La Guierche. Grâce au courage que déployèrent, parmi les assiégés, les sieurs de La Salle, de la Couture, Chaumarey et le consul Génébrias, qui repoussèrent vaillamment plusieurs assauts de l’ennemi, grâce au secours que le sieur de Chamberet conduisit fort à propos dans la ville, les ligueurs se retirèrent honteusement après vingt-deux jours de siège.

La ville de Bellac a été visitée par plusieurs rois de France : le dauphin, fils de Charles VII (depuis Louis XI), y passa en 1438. Henri IV y fut hébergé par le consul Génébrias en 1605. Louis XIII, revenant de Languedoc, s’y arrêta en 1632. On y signale aussi le passage du fabuliste La Fontaine se rendant à Limoges, en 1663, et de l’abbé de Fénelon (depuis archevêque de Cambrai) qui y fut reçu avec beaucoup de pompe en 1681.

            Parmi les hommes remarquables nés à Bellac, on trouve : Martial Gallicher, docteur en droit, curé des Saints-Innocents à Paris, qui assistait au concile de Pise en 1511, et mourut en 1536.

            Léonard Génébrias, avocat et consul, qui se distingua pendant le siège de Bellac en 1591.

          N…Jollivet, religieux de la Compagnie de Jésus, célèbre par son érudition, a professé dans les collèges de Limoges, Poitiers et Bordeaux. Il fut recteur de Saintes, Bordeaux, Périgueux et Poitiers. Mort dans cette dernière ville à l’âge de quatre-vingts ans. Avait été vicaire général de Tulle en 1661. A publié des ouvrages de controverse.

            Pierre Audebert, sieur de Francour, vice-sénéchal de la Basse-Marche, tué sur le champ de bataille, près de Montauban, en 1621, et inhumé dans l’église de Bellac.

            Etienne Audebert, savant jésuite, mort en 1637, distingué par son talent de prédicateur et ses ouvrages de controverse.

            Jean Audebert, bénédictin de la réforme de Saint-Maur, célèbre par son érudition, et général de la congrégation, mort en 1675.

             François de Pontcharaud, qui fut prieur de Magnac et chanoine du Dorat en 1647, a composé plusieurs ouvrages en latin et en français.

            Jean de Mallevaud, d’abord récollet, puis coadjuteur de l’évêque de Clermont, avec le titre d’évêque d’Olonne. Il fonda à Bellac la maison de secours de Rouen et mourut en 1682.

            Mallebay de la Mothe, procureur du roi au siège de Bellac, mort en 1788, a composé des ouvrages de droit et de jurisprudence et le Plan pour servir d’histoire du comté de la Marche.

            En 1696, la ville de Bellac fit enregistrer ses armes qui sont : d’argent au château de sable, couvert d’un toit en dos d’âne, flanqué de deux tours et donjonné d’une autre tour, pavillonnées et girouettées de même, le tout sur une rivière d’azur, à un chef d’azur chargé de trois fleurs de lis d’or mal ordonnées.

Pendant le XVIIIe siècle, la ville de Bellac fit de vains efforts pour se faire attribuer le titre de capitale de la Basse-Marche. Sur la fin du siècle, le savant abbé Nadaud écrivait dans son  Pouillé historique du diocèse de Limoges : «  Cette ville n’est point capitale de la Basse-Marche, et il n’y a point de présidial ». Le dernier acte officiel, où le titre ambitionné figure, est la convocation des trois ordres de la sénéchaussée de la Basse-Marche pour nommer les députés aux Etats généraux en 1789. Ils furent réunis « en la ville du Dorat, capitale de la province ».

            En 1790, l’Assemblée nationale établit à Bellac un tribunal de district qui comprenait quarante-cinq paroisses. Le cours de la Gartempe servait alors de limite entre le district de Bellac et celui du Dorat. En 1796, lorsque la Convention supprima les tribunaux de district pour n’en laisser qu’un par département, elle établit un tribunal de police à Bellac, en réunissant le district du Dorat à celui de Bellac, qui dès lors devint chef-lieu d’arrondissement.

            Le 17 février 1800 (28 pluviôse an VIII), lorsque la France fut divisée en préfectures et sous-préfectures, Bellac obtint à la fois la sous-préfecture et le tribunal comme chef-lieu d’arrondissement.

            Le palais de justice actuel a été élevé en 1824, sous la direction du Président Génébrias de Gouttepagnon.

 

Voici les villages compris dans la commune de Bellac :

 

Barret (Moulin).

Beaujour.

Belair.

Berceau (Le).

Borderie (La).

Bordesoulle.

Chapterie (Le Grand et Le Petit) . – On a trouvé dans le Faubourg de Chapterie une monnaie en cuivre portant d’un côté une tête laurée et de l’autre un éléphant.

Chohue.

Corre-du-Bost (La).

Curzon.

Espanours (Les).

Fraigefont.

Gasne (La). – La chapelle de Saint-Martin de la Gasne avait été bénite le 4 novembre 1553 ; le 7 décembre de cette même année, Jean Tournois, marchand, y fonda une vicairie. Ses descendants y ont nommé les titulaires jusqu’à la Révolution. Depuis cette époque, les habitants du voisinage y continuaient leurs visites, surtout le 11 novembre, jour de la fête de Saint-Martin, mais la chapelle était en ruine. M. Tournois, son propriétaire, l’a fait restaurer et bénir de nouveau le 11 novembre 1819.

Géroux.

Glacière (La).

Gouttepagnon.

Grange-Desselles ou des Selles (La).

Grange-Fleurant (La)

Granges (Les)

Jolibois.

Lépaud.- Paul de Nollet, écuyer, conseiller du roi, sénéchal de la Marche, était seigneur de Lépaud en 1669. Ses armes sont : d’azur à trois fleurs de lis d’argent, 2 et 1.      

Lorette. – La chapelle de Notre-Dame de Lorette, appelée aussi de Vadat, a été bénite le 22 mars 1612 (peut-être 1621) ; sa fête est celle de la Nativité de la Sainte-Vierge. Le 23 mai 1695, cinq malfaiteurs assassinèrent Jean Chabelard, chapelain de Notre-Dame de Lorette, ainsi que son neveu habitant avec lui, et volèrent les vases sacrés, les bijoux et l’argent qui s’y trouvaient. Trois d’entre eux furent condamnés à mort. Les deux autres ne purent être atteints.

Cette chapelle, devenue propriété nationale au moment de la Révolution, tomba bientôt en ruine. En 1843, M. Mérigot, curé de Bellac, la fit reconstruire avec les offrandes volontaires des habitants, puis acheta de son patrimoine la maisonnette et le jardin qui l’entoure et donna le tout à la fabrique de l’église paroissiale. M. Fourton l’a ensuite transformée et agrandie. Ces derniers travaux commencés au mois d’août 1863 ont été terminés en 1865 et Mgr Fruchaud, évêque de Limoges, l’a consacrée le 9 septembre de cette année. Elle est en style du XIIIe siècle, mesure à l’intérieur 17 mètres de long sur 5 mètres 20 de large. Sa façade est ornée d’un clocher dont la flèche en granit s’élève à 25 mètres au-dessus du sol. Ce lieu de pèlerinage, très fréquenté des habitants de la contrée, a été canoniquement agrégé à la Sainte-Maison de Lorette par le Pape Pie IX, le 4 décembre 1861.

Madère.

Maison Neuve (La).

Mas-Bertrand.

Monteil (Le).

Montmartre.

Moulin-Blanc.

Moulin-Mataud.

Moulin-Rochard ou Léventra.

Neuf-Fontaines (Les).

Pépinière (La).

Perrouzeau.

Pignier (Le).

Pique (La).

Pommier.

Pont-Chatry.

Pont de la Bazine.

Pont de la Forge.

Saint-Sauveur, près le château de Bellac. – C’était la cure matrice dont dépendait celle de Notre-Dame du château de Bellac. Elle avait pour fête patronale l’Exaltation de la Sainte-Croix. Au XVIIIe siècle, on trouvait dans cette cure 300 communiants (environ 400 habitants). Audebert, comte de la Basse-Marche, donna, dans le XIe siècle, l’église de Bellac au chapitre du Dorat, aussi depuis cette époque les curés ont été nommés par l’aquilaire du chapitre du Dorat sur la présentation faite par ce même chapitre. C’est ce qu’on constate aux années 1558, 1559, 1566, 1584, 1596, 1597,1603, 1619, 1651, 1656, 1657, 1661, 1707, 1719, 1755. L’évêque de Limoges a cependant fait cette nomination deux fois en 1605 et en 1618. L’église de Saint-Sauveur fut vendue comme bien national le 6 thermidor an IV (24 juillet 1796), pour la somme de 2.520 francs (Archives Haute-Vienne, Q.151). Aujourd’hui, il n’en reste rien.

François Charles, avocat, au parlement, était seigneur de Saint-Sauveur en 1689.

Près du village de Saint-Sauveur et sur le bord de la route nationale on a découvert en 1901 une sépulture gallo-romaine, taillée dans un bloc de granit de 0m,70 de hauteur, elle renfermait des morceaux d’ossements et une pièce de monnaie ne conservant aucun caractère.

Thauveyrat.

Tuileries (Les).

Vincou (Moulin de).

Vacqueur. – Etait autrefois sur la paroisse de Blond. Sa chapelle fut déclarée cure par arrêt du Conseil en 1564. Elle était sous le vocable de Sainte-Catherine, martyre. Le prieur et les religieuses de Montazay, Ordre de Fontevrault, dans le diocèse de Poitiers, y nommaient le curé en 1722 et jusqu’à la Révolution. On y comptait 60 communiants (environ 80 habitants) qui étaient dans les villages de Vacqueur, Chohue et Mas-Bertrand. Les curés, dits aussi prieurs, dont le nom est connu sont : Martial Baigier, en 1526. Brunyer en 1669 et 1682. Claveau, en 1716, mort en juillet 1753. Dessessarts de Thoveirat en 1755, mort en mars 1781. Delacroix, nommé en 1781, y resta jusqu’à la Révolution. L’église de Vacqueur fut vendue comme bien national le 28 fructidor an XI (15 septembre 1803) pour la somme de 159 francs (Archives de la Haute-Vienne).

Sur la cloche de Vacqueur qui est aujourd’hui à Bellac, on lit l’inscription suivante : « ✠ Sta Catharina, ora pro nobis. – Mre José Brunyer, conseiller du roi et son advocat, curé de Vacqueur, m’a faict faire. Mre Paul de Nolet, écuyer, seigneur de Lépaud, conseiller du roi, sénéchal de la Marche, parrain. Dame Anne Charron, dame de Drouille, marraine, 1669. — Dominique Frey a fait ».

Vaugelade ou Blanchard (Moulin de).

Vieux-Bela ou Vieux Blas. – En 1845, on a trouvé près de ce lieu un groupe de sépultures gallo-romaines, formées d’une urne en granit contenant un vase en verre, dans lequel était des débris d’ossements et de charbon. Une d’elles qui n’avait pas d’urne en pierre était entourée de petits vases d’argile, de forme et de grandeur différentes.