Réimpression de l'édition de Limoges, 1920-1926 - Laffite Reprints, Marseille, 1994
Date : 10/01/2023
BERSAC, chef-lieu de commune du canton de Laurière, a 3 253 hectares de superficie et 1 772 habitants. Son altitude près de la Gartempe, qui la limite au Nord, est de 375 mètres au-dessus du niveau de la mer, pendant qu’à sa limite Sud, dans le bois des Echelles, elle atteint 608 mètres.
La commune de Bersac fut enlevée au canton de Bessines, pour être jointe à celui de Laurière, par décret daté du 11 juin 1856.
Eustorge, évêque de Limoges, donna en 1110 l’église de Bersac au monastère d’Aureil ; cette donation fut confirmée par ses successeurs Géral Hector de Cher, en 1156, et Sebrand Chabot, en 1185. Ce fut, dans l’ancien archiprêtré de Rancon, un prieuré-cure dépendant d’Aureil, qui avait pour fête la Nativité de la Sainte-Vierge. A la fin du XVIIIe siècle, on y trouvait 1 950 communicants (environ 2 600 habitants). Le prieur d’Aureil y nommait le titulaire en 1480, 1481, 1483, 1494, 1531, 1555, 1564, 1568, 1587. Le vicaire général fit une nomination en 1564, parce que le prieuré était alors vacant. Le recteur du collège des Jésuites de Limoges exerça ensuite ce droit de nomination en 1674, 1702, 1736, ; et ce fut enfin l’évêque de Limoges à partir de 1763.
Léonard Fortou était prieur-curé de Bersac en 1446. – Guillaume Jauviond en 1473, mourut en 1480. – Guillaume d’Estaing en 1480 et 1483. – N… de Moncel, en 1483. – Charles de Monceaux en 1505 et 1512. – Louis du Queyroix, 1539 et 1540. – Pierre Baignol, 1574 et 1577. – Pierre Poylevé, 1623. – François Guy avant 1661. – Louis Cibot, 1661. – Joseph Gay, 1664. – Louis Milsonneau, 1674. – Léonard Cibot, 1686. – Martial Faudry, 1711 et 1735. – N… Guibert, 1739. – N… Petit, curé de Bersac depuis 1739, résigna en faveur de son neveu en 1768. – Jean-Baptiste Petit, 1768 jusqu’à la Révolution. – Joseph Tardy, nommé en 1803. – Martial Bonnet de la Borderie, nommé en 1809, mort en 1837. – Charles Ferret en 1837. – Jean Braud, nommé en 1838-1888. – J. B. Delavaud, 1888-1903. – Jean Delaune, 1903.
Une vicairie fut fondée dans l’église de Bersac par les seigneurs de Lage-Ponnet ; elle fut augmentée en 1519 par Anne des Lèzes, veuve de Baile, notaire. On voit, par une transaction de 1451, que Ponnet Sauterii, damoiseau, seigneur des Lèzes et de Thauron, a le droit de nomination et que le prieur d’Aureil confère, à l’exclusion du prieur-curé de Bersac. Guillaume des Lèzes, prêtre, vendant en 1499 à Jean de Pompadour, seigneur de Laurière, la moitié du fief de Lage-Ponnet, se réserva le droit de patronage de cette vicairie. On trouve des nominations faites par Jean des Lèzes, écuyer, sieur du Plex, en 1551 et 1588 ; par le prieur-curé de Bersac, en 1556 et 1602 ; par Mignot, praticien, en 1663. Cette vicairie était à l’autel de saint Jean, alias de sainte Catherine.
Les cloches de Bersac portent les inscriptions suivantes :
« ✠ Mre Joseph Tardy, desservant de la paroisse. – Nom du parrain : Léonard Champcommunal. - Nom de la marraine : Léonarde Boscier. – M. Louis-Charles Mignot, maire de la commune, 1803. – Jacques Martin et François Martin, fondeurs. »
« ✠ M. Martial Bonnet-Laborderie, curé de Bersac. – Parrain : M. J. B. - Théophile Mignot. – Marraine : Mlle Louise-Clarisse Clémence Des Marais. – M. J. - B. Mignot, trésorier de la fabrique. – M. Jérôme Arsène Des Marais, maire. – J. - B. Causard, 1828.» Cette cloche pèse 439 kilos 500 grs.
« ✠ L’an de grâce 1896, le 31 mai, S. S. Léon XIII étant pape, Mgr F. Renouard évêque de Limoges, j’ai été bénite par M. E. Bertrand, vicaire général, en présence de M. J. - B. Delavaud, curé de Bersac ; Lacaux, maire ; A. Des Marais, président de la fabrique ; P. Laprade, trésorier ; J. Bidoux, A. de Laborderie, L. Chambon, fabriciens. Mon parrain, M. Henri, marquis de La Celle, vicomte de Châteauclos, et ma marraine, Mlle Caroline de Laborderie, m'ont nommée Henri-Caroline. - Née à Orléans, chez M. Rollée, je suis la fille de la fabrique de Bersac. – Officium, gaudia et funera dicam. Vocabo, Patrona ducet. » Cette cloche pèse environ 600 kilos et donne la note fa dieze.
L’église de Bersac a la nef gothique du XIIIe siècle. En 1495 on bâtissait l’abside qui est à cinq pans coupés. Elle été réparée en 1883 et ornée de beaux vitraux.
A deux kilomètres du bourg de Bersac, sur un point culminant à gauche de la route de Bessines, existe un cimetière gallo-romain qui a été fouillé en 1877. On a mis à jour environ cinquante sépultures, formées de cubes en granit du pays, dans lesquels sont creusées des urnes de quinze centimètres de diamètre, qui contiennent de la cendre et des débris d’ossements. On n’y a recueilli quelques monnaies à l’effigie de Vespasien, d’Adrien et d’Antonin le Pieux, qui indiquent le premier et le second siècle de l’ère chrétienne.
A cent mètres du bourg, aussi sur la route de Bessines, était un cimetière chrétien du moyen âge d’où on a retiré une vingtaine de sarcophage en pierre.
Une monnaie mérovingienne portant le nom de BRECIACO pour BERCIACO semble avoir été frappée à Bersac.
Les villages de cette commune sont :
Audinat, alias Laudinat.
Baubiat (Grand).
Baubiat (Petit).
Baubiat (Moulin de).
Bellezannes.
Breuil (Le). – Où sont les ruines d’une ancienne habitation.
Caure (La).
Chaize (La).
Chambon (Le). – La famille Deaulx, propriétaire du Chambon est connue dès 1434. On trouve en 1550 François du Breuil, alias de Chatenier, écuyer, qui est co-seigneur du Chambon. Balthazar Deaulx, écuyer, en 1598 est seigneur du Chambon, de Noailles et de Lage-Ponnet. C’est lui qui a bâti le château existant encore. Vers 1719, Marie-Françoise Deaulx, en se mariant, le porta à Louis-Jean Des Marais. Les armes de la famille Deaulx sont d’azur au chevron d’argent et trois besants de mêmes rangés en chef. Celle de la famille Des Marais de gueules à la croix ancrée d’argent et une bande de sable chargée de trois coquilles d’argent brochant sur le tout.
La famille de La Celle, qui possède aujourd’hui Chambon, porte d’argent à l’aigle de sable membrée d’or.
Chapelle (Moulin de La). – Près de ce village se trouve le beau viaduc de Rocherolles, sur la ligne de Paris à Toulouse, élevé à 53 mètres au-dessus de la Gartempe.
Chez-Galerne.
Côtes (Les).
Courcelle (La).
Coux (Le).
Escurat (L’).
Etradet, alias Detradet.
Forges (Les). – La famille Fondant, qui avait ses tombeaux dans l’église de Bersac, possédait Les Forges et portait pour armes d’azur au chevron d’or surmonté d’une croix coquerelée de trois fleurs de lis d’or, au chef danché de même. Jean-Baptiste-Philibert de Fondant, chevalier, seigneur de La Valade et des Forges, dans une déclaration faite par la paroisse de Bersac le 28 novembre 1773, proteste contre la suppression de l’abbaye de Grandmont.
Galachoux.
Gerald (Moulin de).
Lage-Ponnet. Le château de Lage-Ponnet, qui est complètement ruiné, était près du village appelé aujourd’hui Le Puy de Lage. En 1498, noble Jean Sautier, seigneur des Lèzes, vendit à Geoffroy de Pompadour, évêque du Puy-en-Velai, le repaire noble, terre et seigneurie de Lage-Ponnet. La famille Hélie de Pompadour porte d’azur à trois tours d’argent maçonnées de sable.
Maillaufargueix.
Mas (Le).
Neychat (Le).
Nouaillas ou Nouaille. – Jacquette Des Monts, fille de Guillaume, épousa François de Combarel, qui était seigneur de Nouaille en 1460. Les armes des Combarel sont parti : au 1er d’azur à trois coquilles de saint Jacques d’or mises en pal ; au 2e de gueules à une demi-molette d’argent mouvant de la partition de l’écu.
Jean Brachet, époux de Léone de Combarel, acheta de son beau-père, en 1469, ce fief de Nouaille. Brachet porte d’azur à deux chiens braques d’argent passant l’un sur l’autre.
Noyer (Le).
Plagne (La).
Pré de Lafont.
Puy-de-L’Age.
Quatre-Vents (Les).
Ronchevoux.
Salesse (La).
Touille (La).
Valade (Moulin de La). – Appartenait à la famille Fondant.
Vergnes (Moulin des).
Villards.
Ville-sous-Grange.