Connexion espace personnel

Recherche par commune

Recherche > Haute-Vienne (87) > Bujaleuf > Extraits du Dictionnaire Historique et Géographique de la Haute-Vienne d'André LECLER

Extraits du Dictionnaire Historique et Géographique de la Haute-Vienne d'André LECLER

Réimpression de l'édition de Limoges, 1920-1926 - Laffite Reprints, Marseille, 1994

Date : 02/02/2023

 

BUJALEUF, chef-lieu de commune dans le canton d'Eymoutiers, a 5 138 hectares de superficie et 1 764 habitants (recensement de 1906). Son altitude va jusqu'à 526 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Bujaleuf, dans l'ancien archiprêtré de Saint-Paul, était un prieuré-cure dont la fête patronale était l'Ordination de saint Martin de Tours. Vers la fin du XVIIIe siècle, il y avait 1300 communiants (environ 1733 habitants). Le prieur de Saint-Léonard y nommait les titulaires, ce qu'on constate en 1562, 1564, 1577, 1578, 1582, 1767. Voici ceux qui sont connus : Léonard Bardoulat, 1623-1650. — Gabriel Ruben, 1650-1656. — Jacques Ruben, 1656-1666. — Martin Dubois, 1666-1704. — N… Labiche, 1704 -1747. — Jean Brunet, 1747-1767. — Jean-Baptiste Guilhon, 1767, et de nouveau, 1803. — Pierre Raymond, 1819-1871. — Léonard Mondon, 1871-1877. — Bernard Boisgeaud, 1877-1881. — Jean-Baptiste Pailher, 1881-1893. — Martial Bonnetaud, 1893.

L'église de Bujaleuf est une construction de l'époque romane qui a été restaurée à différentes époques et augmentée de quatre chapelles.

Dès 1614, on y trouve différentes confréries ; outre celle de saint Martin, le patron de la paroisse, il y a celle du Précieux Corps de N. S. J. C., celle de Mme Sainte-Catherine, etc.

Gabriel Ruben, après avoir réparé l'église de Bujaleuf, offrit à Mgr de la Fayette, évêque de Limoges, d'y établir un séminaire pour les Ordinands du diocèse, et pour cela mit à sa disposition tout ce que lui et son frère possédaient. L'évêque accepta ces offres et nomma les deux frères directeurs de cet établissement, qui réussit au delà de tout ce qu'on pouvait espérer. Aussi les sujets étant devenus trop nombreux pour pouvoir être reçus, l'évêque de Limoges donna son château d'Isle pour y transporter ce séminaire, ce qui eut lieu le 21 octobre 1661.

Le presbytère de Bujaleuf fut vendu nationalement le 22 prairial an IV (10 juin 1796), pour la somme de 2 160 francs. (Archives de la Haute-Vienne Q. 148).

Guillaume de Bujaleuf, qui mourut à la Croisade vers 1115, avait donné au prieuré d'Aureil douze deniers sur le village de Villemonteix. Vers la même époque, Agnès de Bujaleuf et ses fils Geoffroy et Gautier avaient fait au même monastère une donation dont était témoin Hélie La Quintinie. Villelmus de Bujaleuf, qui mourut vers 1130, avait demandé à être enseveli à Aureil. Alpasie, épouse de Walter de Bujaleuf, fit de même vers 1137.

Audoin de Bujaleuf fut témoin dans une donation faite au prieuré de l'Artige vers 1150. Aimeric de Bujaleuf et ses frères firent aussi une donation au même prieuré entre 1174 et 1176. Audoin, fils d'Aimeric, vivait en 1238.

Le château de Bujaleuf, qui a existé jusqu'à la Révolution était peu considérable.

La Feuille hebdomadaire de Limoges de 1776, nous apprend que le célèbre jardiner de Louis XIV, Jean de La Quintinie, tira de l'obscurité la poire de Bujaleuf, appelée aussi poire Virgoulé. Cette famille de La Quintinie existait anciennement à Eymoutiers et les environs ; on a vu ci-dessus Hélie de La Quintinie vivant en 1115.

 

Le villages de cette commune sont :

 

Auliat.

Argirolas.

Bazenant.

Bellabre. — Noble Gaultier de Lasseigne, écuyer, sieur de Bellabre, épousa en 1646 Jaquette de l'Hermite de la Rivière. Noble Léon de Lasseigne, écuyer, sieur de Bellabre, époux de Catherine Des Flottes, mourut en 1689. Philippe de Châteauneuf, écuyer, époux de Marie de Lassaigne, était seigneur du Chalard, de Beaume et de  Bellabre en 1738. Ses armes sont de sable au lion d'or, lampassé de même, armé d'argent. Antoine de La Jaumard, chevalier, seigneur de Bellabre, était à l'Assemblée de la noblesse en 1789 ; ses descendants possèdent encore le château de Bellabre.

Boisvert. — Ce lieu avait été donné aux frères de Muret du vivant de saint Etienne. Ce fut une celle de l'ordre de Grandmont, qui avait pour fête patronale l'Assomption de la Sainte-Vierge. En 1295, il y avait trois religieux. Aujourd'hui, on y trouve les ruines de l'ancienne chapelle de la Sainte-Vierge qui est encore un but de pèlerinage. Un moulin dépendant de Boisvert, situé près de Saint-Léonard, était utilisé pour la fabrication du papier ; en 1699, il fut affermé pour 99 ans, au prix de 412 livres par an, trois rames de papier et un saumon.

Bospertus.

Bramefan.

Breix. — Antoine de Villegouleix était sieur de Breix en 1628 et Marc-Antoine de Chadoulenas en 1674.

Brousse (La).

Chadevialle.

Chalard (Le). — Il y avait au Chalard une chapelle qui dépendait du monastère de Saint-Léonard en 1195. Le Chalard appartenait en 1581 à Gabriel de Caumont, comte et seigneur de Causurre. Jean de Maumont, seigneur de Pontfeuille, épousa en troisième noce, le 17 juin 1651, Anne de la Brousse, veuve de Gui de la Regondie, seigneur du Chalard. Il acheta la seigneurie du Chalard, en 1664, à Jean de la Regondie, et ses descendants la possédaient encore au moment de la Révolution. De Maumont porte d'azur au sautoir d'or en ondes, accompagné de quatre tours d'argent maçonnées de sable.

Marc-Antoine de Maumont, baron du Chalard, qui épousa en 1789, Jeanne Mérigot de Sainte-Feyre; laissa une fille, Alexandrine de Maumont, épouse en 1813 du comte Joseph de Bony. La terre du Chalard a été achetée vers 1840 par M. Jean Tharaud-Mainvieille.

Chazetas.

Cheissoux. — Pierre de Cheyssou donna, vers l'an 1100, le lieu et la chapelle de Cheissou à saint Gaucher, fondateur d'Aureil. Mais, quelque temps après, saint Gaucher donna lui-même à Aton, prieur de Saint-Léonard, qui mourut vers 1125, tout ce qu'il avait sur cette église, sous la réserve de 20 sols de rente annuelle. Cheissou était une cure  en 1318 et 1384 ; elle fut unie au prieuré de Saint-Léonard dès 1478, et devint une annexe de Bujaleuf en 1558. Elle avait pour patrons la Nativité de la Sainte-Vierge et saint Antoine de Padoue ; le prieur de Saint-Léonard y nommait les titulaires.

Léonard de la Regondie est sieur de Cheissou en 1662 et 1706.

Par décret impérial du 14 février 1869, l'église de Cheyssoux a été érigée en succursale, et, en février 1905, la section de Cheyssoux a été érigée en commune et séparée de Bujaleuf.

Combe (La).

Combettes (Les).

Croix-de-Milan.

Croix-Maude.

Epied (Moulin-d'), où était un moulin à papier en 1634.

Fantouiller.

Faye (La). — Léonard Dubois, sieur de La Faye, 1783.

Farge (La).

Faux (La).

Fleix. — François de l'Hermite, écuyer, sieur de Fleix en 1628.

Fondreau (Le).

Gane-aux-Bary (La).

Langlard.

Latière.

Malaval.

Martinet (Le).

Mas (Le).

Maude, sur la rive gauche de la rivière de ce nom.

Mazeau (Le). — Pierre-Joseph de La Régondie, seigneur du Mazeau, 1765.

Mazeaux (Les).

Menteix.

Mont (Le).

Monteil (Le).

Pedeneix.

Petite-Varie (La).

Prat (Le).

Ribière-au-Chalard (La).

Ribière-Chomeau (La). — François-Faucher-de-Chaumont, seigneur de La Ribière, 1775.

Ridoux (Le).

Rouveix-Bas.

Rouveix-Haut.

Sainte-Hélène.

Tessonnière (La).

Tras-le-Pras.

Trimouillas.

Trois-Fontaines.

Vaux (Grand).

Vaux (Petit).

Villemonteix.

Villetelle.