Connexion espace personnel

Recherche par commune

Recherche > Haute-Vienne (87) > Bussière-Boffy > Extraits du Dictionnaire Historique et Géographique de la Haute-Vienne d'André LECLER

Extraits du Dictionnaire Historique et Géographique de la Haute-Vienne d'André LECLER

Réimpression de l'édition de Limoges, 1920-1926 - Laffite Reprints, Marseille, 1994

Date : 02/02/2023

 

BUSSIERE-BOFFY, chef-lieu de commune dans le canton de Mézières, a 2.755 hectares de superficie et 1.129 habitants (recens. de 1906). Sa plus grande altitude est de 388 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Bussière-Boffy était une cure de l'ancien archiprêtré de Saint-Junien, qui avait pour fête patronale l'Assomption de la Sainte Vierge. A la fin du XVIIIe siècle, on y trouvait 980 communiants (environ 1.317 habitants). Dans un prétendu diplôme du roi Pépin de 837, on voit que ce prince donne au monastère de La Règle de Limoges sa Croix de Bussière. Depuis cette époque, les abbesses de La Règle ont conservé 1e droit de nommer à cette cure ; on le constate aux années 1478, 1531, 1555, 1565, 1566, 1570, 1580, 1584, 1601, 1632, 1644, 1663, 1691, 1736.

Jehan de Vaulx était curé de Bussière-Boffy en 1543. — N... Chuigle en I606. — N... de Chaumareix en 1765. — Henri Lenoir fut nommé en 1778 ; pendant la Révolution il subit la déportation en Italie. — Toussaint Moreau, qui avait aussi été déporté, fut nommé en 1893 ; il fut curé pendant trente-trois ans. — N... Delage, nommé en 1836. — Jean-Baptiste Sallon en 1843. — Paul Bernard en 1846. — Pierre Vincent en 1888. — Jean-Baptiste Chadeyron en 1897.

Une cloche de l'église de Bussière-Boffy portait cette inscription : «  ✠ . 1606. Parrain François Dupin, écuyer, seigneur de Monts. Marraine dame Ag. Duchiron. M. Chuigle, curé. — Laudo Deum, plebem coco, colligo clerum, defunctos ploro, festa decoro, pestem fugo, fulgura repello ». Refondue en 1895, la même inscription y a été reproduite et complétée par la suivante: « ✠. Marie-Marguerite-Marcelle-Hélène. — Mon parrain a été Jacques-Marie-Joseph-Marcel, baron de Magnanville. Ma marraine Marguerite-Nelly d’Assier des Brosses, comtesse de Saint-Mathieu. Docteur Donv, maire. Vincent, curé,  1895 ».

Sur la seconde cloche, on lit : «  ✠  Mon parrain a été Pierre-Marcel-Raymond, baron du Theil, ancien attaché d'ambassade, commandant de Saint-Grégoire-le-Grand, et ma marraine dame Demagnard de Claye, née Alexandrine-Marie-Thérèse du Theil. Docteur Dony, maire. Vincent, curé. — Je me nomme Raymonde-Marcelle-Marie-Thérèse. — 1895 ».

Une chapelle dédiée à saint Jean-Baptiste existait au XVIIIe siècle dans le cimetière de cette paroisse.

Le presbytère de Bussièrre-Boffy lut vendu nationalement, le 1er fructidor an IV (18 août 1796), pour la somme de 850 francs (Archives de la Haute-Vienne, Q 147).

Jourdain Bolfin, écuyer, seigneur de Bussière-Bolfin, vendit en 1232, aux religieux de Grandmont, différentes propriétés situées dans les paroisses de Saint-Sylvestre et de Compreignac.

Il y avait dans cette paroisse plusieurs co-seigneurs. Pierre Dupin épousa le 23 mars 1482 Philippe de Lavaud. Leur fils, Pierre Dupin, qui épousa le 20 avril 1514 Françoise Guyot d'Asnières, fut 1a tige des seigneurs de Lavaud, Bussière-Boffy, Saint-Barbant etc. La famille Dupin porte pour armes : d'argent à trois bourdons de gueules, posés en pal.

Dès 1600, on trouve la famille de Verthamont établie à Bussière-Boffy. Jusqu'à la Révolution, ses membres sont seigneurs de Bussière-Boffy, de Joncherolles, de La Chenaud, de Lavau, etc. Ses armes sont : écartelé, au 1er de gueules au lion passant alias léopardé d’or, aux 2e et 3e cinq points d’or équipolés à quatre d’azur, au 4e de gueules.

Pour la justice, en outre de la châtellenie de La Chenaud, la partie de la paroisse qui était du Poitou plaidait au duché-pairie de Mortemart, et relevait de Montmorillon, et la partie de la Marche plaidait à Saint-Germain et relevait du Dorat.

Dans une statistique écrite par le curé de Bussière-Boffv, Henri Lenoir, en 1785, on voit qu’à cette date il y avait dans cette paroisse 1.086 habitants. Il y aurait assez de bras pour la culture des terres, dit-il, si un certain nombre des habitants n'émigraient pas à Bordeaux et ailleurs pour travailler comme maçons ou journaliers. On y cultivait autant de froment que de seigle et un tiers environ du terrain était en vignes.

 

 Les villages de cette commune sont :

 

   Ambrosse

Anveaud.

Beissac. — Huet Dupin était sieur de Beissac vers 1580.

Beissaguet.

Bordes (Les).

Bornerie (La).

Brousse (La).

Chabanas.

Chapelle-Saint-Jean.

La Chenau. — Jean de Chantillac était seigneur de La Chenau en 1510. La famille de Verthamont le possédait en 1600. Marie-Marguerite de Verthamont qui a rebâti le château vivait au commencement de la Révolution. C'est dans ce château qu'est mort M. de Chaumareix, l’infortuné capitaine de la Méduse.

La châtellenie de La Chenau s'étendait sur une partie de la paroisse de Bussière-Boffy et relevait de Limoges.

Couture (La).

Digardéche (La).

Esperide (Moulin de 1').

Fougères (Les).

Grande-Metairie (La).

Grange (La).

Hôpital (L').

Joncherolles.

Lande (La).

Lavaud.

Lavauzelle.

Mortegoutte.

Maigrefort.

Mériglières (Les).

Mons.

Moulin du Clair.

Procura (Moulin de).

Pic (Le Grand).

Pic (Le Petit).

Porcherie (La).

Rivailles (Les).

Roche.

Sainte-Marie.

Tuileries (Les).

Vergnade (La).

Vergne (La).

Vigerie (La). — Etienne de Chantillac était seigneur de la Vigerie en 1533.

Villebard.

   Villefayoux. — Une chapelle dédiée à Saint-Nicolas de Tolentin était en ce lieu en 1716 ;elle appartenait aux PP. Augustins de Mortemart