Réimpression de l'édition de Limoges, 1920-1926 - Laffite Reprints, Marseille, 1994
Date : 03/02/2023
BUSSIERE-POITEVINE, chef-lieu de commune du canton de Mézières, a 4 108 hectares de superficie et 2 351 habitants (recens. de 1906). Son altitude près de la Gartempe, qui la limite à l'Est, est de 190 mètres au-dessus du niveau de la mer et elle atteint 229 mètres à la limite Ouest.
Bussière-Poitevine fait partie du diocèse de Limoges depuis le Concordat de 1801 ; elle était auparavant de celui de Poitiers. François de Marsanges en était curé vers 1707. — N… Thuillier, en 1774. — Pierre-Bernard Cuveilhier, nommé en 1802. — N… Dulery, en 1823. — N… Veyrier-Laroche, en 1828. — N. Thouvenet, en 1831. — Jean Benassis, en 1834. — Sylvain Lachambre, en 1845. — Joseph Paufique, en 1891. — Victor Bredèche, en 1899. — Jean-Baptiste Doudet, en 1907.
Cette église possède un fer à hostie du XIIIe siècle.
Les seigneurs de Piégut avaient leur banc et leurs sépultures dans l'église de Bussière-Poitevine. Une pierre tombale, sur laquelle est gravée l'effigie d'un chevalier, se trouve à la porte de cette église et sert de table pour déposer le cercueil avant les enterrements.
Le presbytère de Bussière-Poitevine fut vendu comme bien national, le 26 prairial an IV (14 juillet 1796), pour la somme de 720 francs. (Archives de la Haute-Vienne, Q. 148).
Jehan de La Lande, écuyer, était seigneur de Bussière-Poitevine en 1470 ; ses armes sont écartelé d'argent et d'azur.
Jacques Turpin avait épousé avant 1435 Françoise de La Lande.
Jacques Turpin était seigneur de Bussière-Poitevine, lorsqu'il épousa, le 4 décembre 1627, Jeanne Taveau, dont les armes sont d'azur à trois besants d'or, 2 et 1.
François de Rabillac de Pontaillier, écuyer, président trésorier de France au bureau des finances de Poitiers, en 1779, était seigneur de Bussière-Poitevine, Busseroles et autres lieux.
Les villages de cette commune sont :
Barre (La).
Beaulieu.
Belair.
Bellevue.
Berguerie (la).
Bouchage (Le).
Broux (Le).
Buis (Le).
Busserolles. — Jean de La Lande, écuyer, sieur de Bussière-Poitevine, eut de Jacques d'Armagnac, comte de la Marche, et du duc de Nemours concession de droit de justice et permission d'édifier la grosse tour de Busserolles, par lettre du 1er jour de février 1470.
Le château de Busserolles a hébergé Henri IV, au mois d'octobre 1605. Ce prince, se rendant de Poitiers à Limoges, vint de Lussac-le-Château « à Bussière-Poitevine et dîna au lieu et château de Busserolles. Après dîner, il se fit une grande éclipse de soleil, l'une des plus grandes que l'on eût jamais vues. Le roi se fit porter dans une chambre haute de la grosse tour, où il avait dîné, un fagot de paille de froment ou de seigle, se coucha dessus et y dormit quelque temps, ayant fait mettre ladite paille au milieu de ladite chambre. D'illec fut à Bellac, y voulut avoir le plaisir de la chasse. »
Dans le Recueil de lettres de Henri IV, on trouve une lettre de ce prince à Marie de Médicis, en date du 12 octobre 1605, qui a dû être écrite au château de Busserolles.
Caline (La)
Champagnac. — Champagnac était, comme Bellac et Rancon, le chef-lieu d’une châtellenie qui appartenait au comte de la Marche. Elle s’étendait sur dix paroisses tandis que celle de Bellac en avait quatorze et celle de Rancon sept. On lit dans les Mémoires de Pierre Robert : « Au lieu de Champagnac, il se trouve y avoir eu autrefois un château fort au possible, appartenant au comte de la Marche, lequel Pierre de Bourbon, comte de Clermont et de la Marche, bailla, le 11 juillet 1484, en garde à Jean de La Lande, sieur de Bussière-Poitevine, et, à cette fin, lui octroya l’office de capitaine de la place, châtel et forteresse de Champagnac, dont il fut mis en possession par Gautier des Cars, sénéchal de la Marche ; mais ce château a été ruiné depuis. Il y en avait un autre auparavant qui fut détruit et brûlé par les Anglais, ensemble un beau et grand bourg qu’il y avait aussi, selon une chronique du Limousin. De présent, le lieu de Champagnac est un grand village où il y a un château appartenant à un seigneur particulier, auprès des masures du château du comte de la Marche, duquel aucune chose n’est demeurée, fort une chapelle à l’honneur de Saint-Blaise. »
Florent Vérinaud était seigneur de Champagnac en 1664. Ses armes sont de sable à trois croissants d’argent, 2 et 1, à la bordure de gueules.
Jean Londeix, écuyer, seigneur de Champagnac en 1732, portait d’azur au chevron d’or surmonté d’un croissant d’argent, accompagné de trois mains au doigt majeur levé de même, posées deux en chef et une en pointe.
Les Champs.
Chassat.
Chaume (La).
Chez-Boissenet.
Chez-Bureau.
Chez-Champleau.
Chez-Creuset.
Chez-Delauney.
Chez-Goursange.
Chez-Latus.
Chez-Mazereau.
Chez-Le-Mercier.
Chez-Milange.
Chez-Nadaud.
Chez-Paulet.
Chez-Pérignet.
Cluzeau (Le).
Coly.
Defant (Le).
Embergement (L’).
Fetillère (La).
Fouilloux (Le).
Fressoneix.
Gatebourg.
Gembertière.
Gemichère (La).
Glayolades (Les).
Grande-Métairie (La).
Grange (La).
Granges (Les).
Gouaillard.
Guenay ou Guenant (Moulin de). — Charles d’Armagny, seigneur, écuyer de la Galenchère, paroisse de Bussière-Poitevine, acheta le 30 janvier 1599, de François Barton, vicomte de Montbas, seigneur de Lubignac, le lieu et métairie de La Vigne, paroisse d’Arnac-la-Poste, et lui donna en échange le fief noble de La Galenchère et le Moulin de Queynard, sur la Gartempe. Armagny porte d’argent fretté d’azur.
Lareu.
Lauzanne.
Laveaud. — Le château de Lavau, en 1569, appartenait à Jehanne de Razès, veuve de Nicolas de La Lande,et à son fils, Nicolas de La Lande. En 1782, Jean-Baptiste de La Lande, chevalier, était encore seigneur de Lavau.
Maile (Le).
Maisonneuve (La).
Maison-Rouge (La).
Marsanges. — Godefroy de Marsanges, chevalier, faisait hommage, le 29 août 1346, à Jacques de Bourbon, comte de la Marche, pour son fief de Marsanges. Il est le chef de cette famille qui a pour armes d’argent à trois merlettes de sable posées 2 et 1.
Mas-Pochaud.
Mas-Vignan.
Morlière (La).
Moulin-Berger.
Palivière.
Peytavaud. — Jean de Chastenet, écuyer, était seigneur de Peytavau en 1537. Ses armes sont d’argent à l’aigle de sable, à deux têtes couronnées d’or. En 1609, N… de Chastenet vendit cette seigneurie à Maurice de La Rye, dont les armes sont d’argent à l’aigle de sable, becquée et membrée d’or.
Peytavaud (Moulin de).
Ponty (Moulin de).
Péricaud.
Piégut. — Henri Berthon, écuyer, seigneur de Piégut, épousa Marie de Prinsault, dont Thomas Berthon, qui épousait le 20 août 1580 Marguerite Guyot. Pierre Berthon, petit-fils de ces derniers, testa le 3 septembre 1673, élisant sa sépulture dans l’église de Bussière-Poitevine, « sous le banc des seigneurs de Piégut ». Jacques Berthon, écuyer, seigneur des Ages, de Piégut, etc., vivait après 1720.
Poumarets (Les).
Quéroux (Le).
Quéroux (Moulin du).
Rimbaudières (Les).
Repaire (Le).
Roche (La Petite-).
Roche-Vieille.
Roderie.
Tapcul.
Villeneuve.
Vinard.
Viralet.