Réimpression de l'édition de Limoges, 1920-1926 - Laffite Reprints, Marseille, 1994
Date : 03/02/2023
Chamborêt, chef-lieu de commune dans le canton de Nantiat, a 2175 hectares d’étendue et 907 habitants. Son altitude au dessus du niveau de la mer va jusqu'à 378 mètres, vers le village des Forêts.
Chamborêt, nommé Camborescum et Comboresium était dans l’ancien archiprêtré de Saint-Junien. Il avait un prieuré de filles qui dépendait de l’abbaye de la Règle, en 1412. Il était sous le patronage de saint Antoine et de la Sainte Vierge. L’abbesse de la Règle a toujours nommé le prieur, qui le plus souvent était le curé de la paroisse. Cependant, en 1788, elle nomma curé Guillaume Guithon, et le prieuré qui semble être remplacé par une vicairie perpétuelle ou commission de messes, dans l’église de l’abbaye de la Règle, fut donné à Léonard Larouvérade.
La cure, qui avait les mêmes patrons que le prieuré, avait à la fin du XVIIIe siècle, 600 communiants (environ 800 habitants). Une vicairie en l’honneur de sainte Madeleine et de saint Antoine y existait, en 1447. L’abbesse de la Règle y a toujours nommé le curé, on trouve des nominations faites par elle, depuis 1474, jusqu'à la Révolution.
N... Sudraud, était curé de Chamborêt, en 1670. - N... Bonnet, en 1702 et 1709. - J... Vigenaud, en 1711. - N... Duboucheyx, en 1725. - Joachim Manet, était prieur et curé, en 1745, il résigna au suivant, en 1764. - Pierre alias Jean Nadaud, prieur et curé, en 1764, mourut en 1788. - Guillaume Guithon fut nommé curé en 1788. - Après la Révolution, François Hélitas fut nommé curé en 1803, mais plus tard, la paroisse fut desservie par le curé de Vaulry ou de Nantiat. - Pierre-Léonard Massard y fut nommé en 1816. - Joseph-Alexandre-Amable Barny de Romanet en 1830, en même temps curé de Vaulry. - Etienne Roubaine, en 1836. - Léonard Mabaret, en 1841. - Christophe-Léonard Doreau, en 1844. - Louis Boulet en 1850. - Louis Faure en 1854. - Jean-Baptiste Chouvy, en 1859. - Jean Besse, en 1873. - Martin Auclair, en 1875. - Léonard-Julien Bureau, en 1878. - Louis Vidailat, en 1892. - Edouard Bourinat, en 1901. - Jean-Baptiste Landon, en 1907.
Le presbytère de Chamborêt fut vendu comme bien national, le 15 prairial an IV (3 juin 1796). L’église qui était en très mauvais état a cependant servi, jusqu’en 1848. A cette date, l’on a rebâti l’un et l’autre. Sous la première pierre du clocher est placée cette inscription : « Soeculorum lapsu fere diruta prisca ecclesia Campiorati cives ex oere suo collecto adjuntis dioecesani Lemovicensis episcopi atque Franciae gubernatorum donis, hoc novum templum, sicut antea sub praesidio sancti Antoni oedificavere. Republica gubernante, Bernardo Buissas, episcopo. Doreuu parocho, Moreau edile, Anno Domini M.DCCC.XLVIII. »
Cette église est composée d’une seule nef, avec un clocher au dessus de la porte d’entrée. Les fenêtres qui l’éclairent sont cintrées et ornées de beaux vitraux. Elle a été bénite, le 28 janvier 1852. Elle possède un bel autel en marbre et de magnifiques vases sacrés donnés par de généreux paroissiens.
Sa cloche porte l’inscription suivante en lettres gothiques : « ✠ S. Gabriel, ora pro nobis. L’an mil CCCC IIIIXXIIII. »
Les villages de cette commune sont :
Le Bâtiment. - Le château du Bâtiment, dont il ne reste rien, appartenait, à Pierre de Boyol, en 1582. Sa fille, Jeanne de Boyol, épousa en 1587, Jean de Villelume, sieur de Barmontet, qui devint seigneur du bâtiment. Boyol porte d’azur à la fasce en divise de gueules, accompagnée d’un léopard d’or en chef, et de six besants de même en pointe.
Boissourd.
Bretheix.
Châtain (Le).
Chez-Mouquet.
Chez-Pouchoux.
Corrigé. - On a trouvé en ce lieu, un souterrain, refuge de l’époque gallo-romaine, plusieurs urnes cinéraires, des briques et des vases de l’époque romaine, une monnaie en bronze de Tétricus, etc.
En 1587, Pierre des Pousses, écuyer, était seigneur de Corrigé. Gabriel Papon du Breuil l’était, en 1611 ; ses armes sont d’or à la croix d’azur accompagnée de quatre langues de feu à chaque canton. Jeanne de Brettes, apporta en dot la terre de Corrigé à Jean de Villelume, écuyer, seigneur de Chamboret et de Morcheval, lorsqu’elle l’épousa, vers 1700. Elle appartient encore à cette famille, qui a pour armes d’azur à dix besants d’argent posés 4, 3, 2 et 1.
Forêts (Les). - Martial Papon était sieur des Forêts, en 1585, François de Brettes, écuyer, en 1690 et François Charron, écuyer, en 1745.
Graules (Les).
Jouanhet.
Juniat. - On a trouvé dans ce village parmi d’anciennes constructions ruinées, une monnaie en bronze d’Antonin. - Noble homme Perot Bertrand, damoiseau, était seigneur de Jougnac, en 1345.
Juniat (Moulin de).
Les Landes, alias Maisonneuve.
Lisses (Les).
Mons.
Morcheval, qui appartenait à la famille de Villelume.
Pellechevant. - En 1699, Joseph de Chauvet, écuyer, était sieur de Lage, Pellechevant et Nantiat. Ses armes sont d’argent à trois fasces d’azur, accompagnées de neuf merlettes de sable 3, 3, 2 et 1.
Périsset. - Ce village, aujourd’hui de la commune de Nantiat, était jadis, alternativement, par année de la paroisse de Chamboret et de celle de Nantiat. Il y avait une chapelle.
Peyroux (Le). - En 1826, on a trouvé dans ce village, une sépulture gallo-romaine, composée de deux pierres de 0m48 de côté, se recouvrant l’une l’autre. Au centre, une cavité sphérique, de 0m17 de diamètre, contenait l’urne cinéraire.
Pisseloup.
Queyroix (Le).
Taillac. - Nicolas Petiot, sieur de Tailhac, né en 1631, épousa Anne de Villelume du Bâtiment. Petiot porte d’azur au chevron d’or accompagné de trois pigeons d’argent, au chef cousu de gueules chargé de trois étoiles d’or.
Taillac (moulin de), sur la Glaïeule.
Vaux. - Par contrat du 8 juillet 1786, Léonard Rateau-de-Vaux, brigadier des gardes du corps du roi, vendit à Martial Guibert, fils, monnayeur de la ville de Limoges, le lieu de Vaux, pour la somme de 44 000 livres.
Villatte.