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Extraits du Dictionnaire Historique et Géographique de la Haute-Vienne d'André LECLER

Réimpression de l'édition de Limoges, 1920-1926 - Laffite Reprints, Marseille, 1994

Date : 03/02/2023

 

            La Chapelle-Montbrandeix est un chef-lieu de commune dans le canton de Saint-Mathieu, dont la superficie est de 1.980 hectares ; il y a 758 habitants. Son altitude au-dessus du niveau de la mer est de 359 mètres vers le sud, et de 460 mètres près du village d’Arvaux.

            La Chapelle-Montbrandeix était une cure de l’ancien archiprêtré de Nontron, connue dès l’an 1258. Son patron est Saint Laurent. Vers la fin du XVIIIe siècle il y avait 500 communiants (environ 667 habitants). Le chapitre de Saint-Yrieix y nommait un curé en 1310, mais ensuite, et spécialement à partir de 1557, jusqu’à la Révolution, c’est l’évêque de Limoges qui les a toujours nommés. Voici ceux qui sont connus : Maureil Texier, en 1565, résigna au suivant.  —  Martial Delavaud, 1565. — Hugues Marchandon, 1592. —  N… Guilhoumaud, docteur en théologie, 1676-1681. — N… Boismouraud, 1687. — N… Besse, 1714. — F… Dubreuil, 1721-1728. — Pierre Robert, 1728, mourut en 1754. — Jean Goursaud de Limon, 1754, mourut en 1780. — Mathieu Lambertie, 1780, mourut en 1792. — Elie-Martial Dumoulin, nommé en 1803. — Jacques Roche, nommé en 1809, mourut en 1818. — Jean Simon, jusqu’en 1821. — François-Simon Guillaumaud, nommé le 1er octobre 1821. — Gilbert-Michel Mergoux, 1824-1833. — Jacques Chambre, 1833-1836. — François Pailler, 1836-1871. — Jean Béchade, 1871-1891. —Louis Tranchardon ; 1891-1900. — Jean Patier, 1900-1903. — Jacques Menudet, 1903. — Maxime-Louis Berret, 1907.

            L’église paroissiale, construite au XIIe siècle, avait une seule nef, terminée par un sanctuaire carré, pourvu de trois fenêtres. Au XVe siècle, on y a ajouté un bas-côté formé de deux travées. La porte d’entrée est surmontée d’un clocher carré sans aucun ornement. On y trouve trois cloches, dont voici les inscriptions :

            «  ✠ M. Magdeleine de Bermondet, dame de Bourbon, comtesse de Busset. — F. Dubreuil, E. de Lambertye, J. Jallade, fabriciens, 1724. »

            « ✠ J’ai été fondue le 15 septembre 1877. Jean Béchade, curé, Mre P. Cros de Veaud, maire de la Chapelle-Montbrandeix. J’ai été baptisée par Mgr Alfred Duquesnay, le 30 septembre 1877. J’ai eu pour parrain Mre Marie-Joseph-Gabriel-Mathieu-Michel Gros de Veaud, et pour marraine Mlle Marie-Thérèse-Madeleine Chemison Dubois. Je m'appelle Marie. — Chambon, fondeur à Montargis, Loiret. Je pèse 706 kilos. »

            « ✠  J’ai été donnée par Mme Marguerite Fleurat-Doumailhac, marraine, M. Elie-Joseph Marvaud, parrain, M. Chemison-Dubois, M. Gros de Veaud, maire, M. Bechade, curé. J’ai été baptisée le 27 mars 1881. Je m’appelle Joséphine-Marguerite. — Chambon, fondeur à Montargis. »

            La paroisse de la Chapelle relevait pour la justice des vicomtes de Limoges, et, par suite, de la baronnie de Châlus. Par jugement de 1258, rendu entre Aimery IX de Rochechouart et son oncle Gui VI, vicomte de Limoges, il est dit que « le bourg de la Chapelle-Montbrandeix serait au vicomte de Limoges, sauf les hommages auxquels aurait droit le vicomte de Rochechouart ». Les successeurs des vicomtes de Limoges conservèrent leurs droits sur ce lieu jusqu’à la Révolution, sans oublier les droits honorifiques. C’est pour cela que, le 16 juillet 1587, Marguerite de La Rochefoucaud, veuve de Claude de Bourbon, comte de Busser, seigneur de Châlus, etc., fit marché avec François Limousin, peintre de la ville de Limoges, «  pour peintrer ès-églises de Lageyrac, Dournazac, La Chapelle-Montbrandeix, Champsac et Pageas, une ceinture au dehors et au dedans desdites églises, avec les armes dudit seigneur «  qui sont d’azur à trois fleurs de lys d’or, au bâton de gueules péri en bande ; au chef de Jérusalem qui est d’argent à la croix potencée d’or, cantonnée de quatre croisettes de même. On trouve aussi qur la cloche de 1724, le nom de Magdeleine de Bermondet, dame de Bourbon, comtesse de Busst.

            Les villages de cette commune sont :

 

L’Artige.

L’Artimache. — Jean de Lambertie, époux de Catherine de Montfreboeuf, était seigneur de l’Artimache en 1577, et Gabriel de Lambertie, seigneur du Bouchet et de Puydemaud, habitait le lieu noble de l’Artimache en 1634, pendant qu’on bâtissait le château de Puydemaud.

     Près de l’Artimache existait une villa romaine assez considérable, dont les derniers restes ont disparu en 1880, dans des terrassements exécutés pour livrer le sol à la culture. Outre six appartements pavés les uns en marbre blanc, les autres en pierre calcaire, on y trouvait un calderieum de six mètres de long sur trois de large, et une chambre sépulcrale contenant deux corps couchés l’un à côté de l’autre, etc.

Arvaux.

Bos (Le).

Boutarias. — Ancienne forge sur le Bandiat.

Broussas.

Chez-Essenaud.

Croix-du-Bas. — En partie à Dournazac.

Doumaillac, qui appartenait à la famille de Lambertie, en 1620, a passé ensuite de la famille Vidaud de Lapouméroulie dans la famille Fleurat.

Echanie (L’), sur la limite de Dournazac.

Fougeras, appartenait aux Lambertie.

Faymendi ou Fayemendi vient aussi de la famille de Lambertie. Il y a une cloche portant cette inscription : « 1829, Mr Jouve, Léonarde Lavé, Mr Jacques Jouve, fils, parrain, marraine, Marguerite Jouve, sa sœur. — Gouyot Victor. »

Forge-Haute et Forge-Basse, sur le Bandiat.

Giraudonies (Les), attenant à l’Echanie.

Lenodies (Les)

Malary.

Mas-Giraud (Le)

Masselièvre.

Montbrandeix. — Jean de Lambertie, écuyer, seigneur de Marval, Milhaguet, l’Artimache, etc., obtint des lettres de sauvegarde du duc de Mayenne, le 23 décembre 1585, pour sa maison noble et paroisse de Marval, ses métairies et villages de Montbrandeix, en considération qu’il était bon catholique et affectionné à Sa Majesté.

Moulin du Rat, sur le Bandiat.

Puy-de-Maud ou Puidemaud . — Léonard de Lambertie, seigneur de Puydemaud, curé de Marval, et son frère Gabriel de Lambertie, seigneur du Bouchet et de Puydemaud, eurent ce fief indivis entre eux par un partage fait, en 1626. Ce sont eux qui ont bâti le château qui existe. Il est placé dans une position très pittoresque, entouré de jardins anglais, et dominant une belle pièce d’eau. Les armes de la famille de Lambertie sont d’azur à deux chevrons d’or

            Le gouvernement s’empara de la terre de Lambertie pendant la Révolution. Elle revint cependant à ses propriétaires légitimes, et Emmanuel-François de Lambertie la vendit le 12 juin 1807 à Etienne Paul Pioc-Dutreix. La fille de ce dernier la porta en l’épousant, à M. de Sallain du Saillant. Ils eurent une fille unique qui épousa M. Jean-Frédéric Gaillard de Vaucoucourt. A la mort de ce dernier, M. Jean-Baptiste Cheri Chemison-Dubois, ancien receveur des domaines, a acquis le château et six domaines, le 11 octobre 1876.

Saint-Gilbert.

Salas. — Pierre de Montbrun était seigneur de Salas, en 1471. Montbrun porte d’or à la croix de gueules. En 1626, Salas appartenait aux Lambertie.

    Les Trois-Cerisiers, alias Maison de planches, à la jonction des communes de Dournazac et de Mialet.

Vimpère

    Vergnes (Les), appartenaient aussi aux Lambertie.