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Recherche > Haute-Vienne (87) > Cieux > Extraits du Dictionnaire Historique et Géographique de la Haute-Vienne d'André LECLER

Extraits du Dictionnaire Historique et Géographique de la Haute-Vienne d'André LECLER

Réimpression de l'édition de Limoges, 1920-1926 - Laffite Reprints, Marseille, 1994

Date : 03/02/2023

 

CIEUX, chef-lieu de commune dans le canton de Nantiat, dont l'étendue est de 4,106 hectares et la population de 1,955 habitants. Son altitude est de 361 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Cieux, dont le nom s'écrivait Sieux et Syoux en 1262, était une cure de l'ancien archiprêtré de Saint-Junien. Sa fête patronale était celle de la Translation des reliques de Saint-Martial, le 10 octobre. La Sainte-Vierge en est aussi dite patronne en 1516. Vers la fin du XVIIIe siècle on y trouvait 2,000 communiants (environ 2,667 habitants). L'évêque de Limoges nommait le curé de Cieux en 1510, 1554, 1572, 1573, 1574, 1575, 1581, 1622, 1639, 1640, 1641, 1709, 1732. Mais pendant ce temps il y eut deux changements: Guillaume Barton, doyen de la cathédrale et abbé du Dorat, obtint de son frère Jean Barthon, évêque de Limoges, par décret du 29 mai 1506,1'échange du patronage de l'église de Cieux appartenant à l'évêque de Limoges, pour celui de l'église de Montrol-Sénard qui appartenait au chapitre du Dorat; aussi on trouve en 1510 et 1513, deux nominations faites par ce chapitre. Plus tard on trouve aussi deux nominations de curé à Cieux en 1626, et 1632, faites par l'abbé de Saint-Martial.

Les curés dont le nom est connu sont: Jacques Boyol qui prend possession en 1574. — Michel Raymond nommé curé de Cieux le 4 avril 1587; en 1599 il résigna en faveur de Louis Balan. — Pierre Guitard mort le 3 février 1685. — Joseph Durand, 1686-1709. — Jean Bonnet, 1710, mort le 5 août 1732. — Pierre Pichon 1736-1753. — Mathieu-Psalmet Faulte 1753-1776 - Confesseur de la foi pendant la Révolution.  —  Pierre Faure-Dumont, 1776, y revint en 1803, mort en juillet 1808. — N. Desbordes 1809, mort en 1835. — François Laliron fut nommé le 1e  janvier 1830. — Jean-Baptiste Coussedière, 1835-1837.— Pierre-Gaspard Moulinié, 1837-1839. — Louis Duchiron, 1839-1891. — Georges Meunier 1891-1909. — Jean Guitard, 1909.

Le livre des fondations qu'a écrit Pierre Faure-Dumont, nous fait connaître les fondations de services annuels dans cette église par Jacques-François de Brettes le 20 août 1697; Gédéon de Brettes le 28 avril 1672; Jeanne de Salaignac le 19 décembre 1612; Annet de Solière le 22 mai 1666; Léonard Vaudon le 22 décembre 1693; Etienne de Villefourseix le 11 juin 1642; Etienne Boussy de la Cheise le 15 novembre 1684, Léonard Montoreau le 28 février 1653; François Périgord le 24 février 1684; etc.

L'abside de l'église de Cieux, semi-circulaire, date du XIe siècle. Le chœur est percé de fenêtres cintrées, et trois tores juxtaposés forment les nervures de la voûte. La nef, formée de deux travées voûtées en ogive, est flanquée de deux chapelles latérales; celle du nord est du XVe siècle. La porte d'entrée s'ouvre au midi; prés d'elle se trouve un bénitier en pierre sur lequel est gravé la date 1688 avec les lettres J. H. S.

Cette église a été complètement restaurée de nos jours par les soins de Mr Roby, ainsi que le mentionne l'inscription suivante qu'on voit gravée sur une plaque de marbre dans la chapelle de la Sainte-Vierge:

 

Ad perpetu m rei memoriam

Inclyto benefactori

Grata Parœcia.

Hanc ecclesiam studiose et magnifice instauravit

Tribusque altaribus ornavit, D. Joannes Roby, ex hoc loco

Vulgo dicto Cieux, oriundus, Soci tatis Sancti Sulpicii

Presbyter et magno seminario Parisiensi professor

Quem diu Deus servet sospitem,

Vigesimum quintum sacerdotii annum agentem.

26 octobris

1873-1898.

 

Deux ans avant, le même avait aussi donné un vitrail représentant l’Assomption de la Sainte-Vierge par Murillo; il est aussi placé dans la chapelle de la Sainte-Vierge, et il porte cette inscription:

 

Le XV août M D C C C XCIV.

J. Roby, prêtre de Saint Sulpice

a fait don des vitraux de cette église

par reconnaissance envers Marie.

 

Le 25 septembre 1900, l'église de Cieux, complètement restaurée, a été consacrée par Mgr Renouard évêque de Limoges, assisté de Mgr Gilbert, évêque d'Arsinoê, et de Mgr Rougerie, évêque de Pamiers. Après cette consécration, le 30 septembre, les quatre nouvelles cloches furent bénites, ainsi que le mentionnent les inscriptions qu'elles portent.

Sur l'ancienne cloche de la paroisse de Cieux on lisait cette inscription:

« ✠  L'an 1750, j'ai été bénite par Mr Pichon, curé de Cieux. —  J'ai eu pour parrain Mr J.-B. Duplessis d' Argentré, abbé-prévôt du chapitre du Saint-Junien, vicaire général du diocèse de Limoges et pour marraine, haute et puissante dame Anne-Placide de Cognac, épouse de haut et puissant seigneur Mre Joseph-Martial de Brettes, chevalier, marquis des Cros. —  P. Boussy de la Chèse, juge de Cieux. M. Montazeau. J. Lavergne de Lapouyade, procureur d'office. Marie Ardoint. E. Lavergne, arpenteur. M. Meunier. T. Boussy Lavenaud. Montazeau. Antoine Ouvrard, merguillier ». Cette cloche a été refondue par M. G. Bollée à Orléans en 1900. Sur la nouvelle on a reproduit l'inscription ci-dessus, et on y a ajouté ce qui suit: « ✠  Le 30 septembre de l'an de grâce 1900, j'ai été bénite par Mgr Abel Gilbert, évêque d'Arsinoé, Mon parrain a été Jean-Hippolyte-Martial Roche, assisté de Louise-Augustine-Marthe Roche, sa sœur. Ma marraine a été Jeanne-Marthe Roby, assistée de J.-B. François Roby, son frère.

« J'ai été renouvelée en mémoire de Mr Louis Duchiron, ancien curé de la paroisse et de Mr Georges-Joseph Meunier, curé actuel de Cieux. — Ad gloriam spiritus vivificantis. — Benedicat spiritus. — Je me nomme Johanna-Martha. Anno D. l900. — G. Bollée, fondeur ». Cette nouvelle cloche donne la notre . Le même fondeur en a fourni trois autres dont voici les inscriptions:

« ✠  Je me nomme Joséphine-Justine. — Le 30 septembre de l'an de grâce 1900, j'ai été bénite par M. Jean Roby, prétre de Saint-Sulpice, professeur de morale au séminaire de Paris. — Mon parrain a été Victor-Michel-Marie-Joseph Lacroix, assisté de Marie-Joseph-Théobald Lacroix son frère. — Ma marraine a été Jeanne-Marie-Justine Chazeaubeneix, assistée de Jean-François-Marie-Emilien Chazeaubeneix son frère —Offerte par M. l’abbé Roby, par Jean et Antoine Roby, ses neveux ». Cette cloche donne la note fa.

« ✠   Je me nomme Antoinette-Eugénie. — Le 30 septembre de l'an de grâce 1900, j’ai été bénite par Mgr Pierre-Eugène Rougerie, évêque de Pamiers. — Mon parrain a été Antoine-Pierre-Jean-Marie Roby, docteur en médecine. — Ma marraine a été Marie-Louise-Marguerite-Eugénie Lesterps, assistée de Germaine Roby, cousine du parrain. — J’ai été offerte par Antoine Roby, président du Conseil de fabrique, et par Jeanne Moréliéras, son épouse ». Cette cloche donne la note mi.

« ✠   Je me nomme Jeanne-Anne — Le 30 septembre de l'an de grâce l900, j'ai été bénite par Mgr Firmin-Leon-Joseph Renouard, évêque de Limoges. — Mon parrain a été Jean-Baptiste-François-Martial Roby, notaire à Bellac, assisté de Auguste Roby et de Leon Roby, ses cousins. — Ma marraine a été Anne-Marthe Vitet. —  J'ai été offerte par Marguerite Dupic, veuve Roby ainé, à la mémoire de Martial Dupic, son père et de Jean Roby son époux ». Cette cloche, qui est la plus grosse des quatre, donne la note do.

Elles ont été bénites toutes quatre, à la suite de la cérémonie de la consécration de l'église, en septembre 1900.

Les tombeaux de la famille de Brettes, étaient dans cette église paroissiale, et on y voyait jadis cette inscription: « Epitaphe sur la mort de messire Cibard de Brettes, baron du Cros, Cieux, Montrocher en partie et du Broulhac en Bourgogne.

Passant, il ne faut pas verser icy de larmes,

Ni de cris ni de pleurs ceste tombe arrouser

Moins le destin commun de ce monde accuser,

Car la mort ne peut rien sur la gloire des armes.

Ce qu'on doibt regretter, que la fleur des gendarmes,

Que les plus courageux eussent craint d'aviser,

Meurtry traitreusement vint icy reposer

Pour servir de subject à ces funestes larmes.

Pourtant tous nos soupirs ne serviront de rien.

Deux traites font mourir le plus homme de bien;

Mais l'honneur survivra la mort, le temps et l’âge

Vivant bien, il n'a craint de la mort les effets

Le ciel a pris l'esprit; la terre tient son corps;

Le monde, sa valeur; ses enfants son courage.

Il décida le IIIIe juin M. DCXVIII

           Requiscat in pace !

Pendant la Révolution, après qu'on eut fermé les églises, celle de Cieux fut transformée en atelier pour la fabrication du salpêtre, mais un soulèvement eut lieu le 23 mars 1795, les habitants voulant y rétablir le culte. Une troupe de 4 à 500 personnes, après s'être fait livrer les clefs de cette église, fit sonner la cloche une partie de la journée, replanta une croix, détruisit l'atelier de salpêtre et brûla les ustensiles servant à sa fabrication. (Archives de la Haute-Vienne. L. 199).

Pierre Boyol, écuyer, était seigneur de Cieux en 1582 ainsi que de Montcocu, Royère et le Bâtiment. Ses armes sont d’azur à la fasce en divise de gueules, accompagnée en chef d’un lion léopardé de gueules et en pointe de six  besants d'or 3, 2 et 1.

Jean Chantois, écuyer, était seigneur de Cieux en 1593, ainsi que de l'Aumonerie et de Reignefort. Ses armes sont: d’argent au chevron de gueules, accompagné de trois tourteaux de même, 2 en chef et 1 en pointe.

Cybard de Brettes dont l'épitaphe est ci-dessus, l’était avant l618 et ses descendants ont conservé cette seigneurie jusqu'à la Révolution.

 

Les villages de cette commune sont :

 

Arnac.

Basse-Forêt (La). — Près de ce lieu existe une pierre branlante, plus petite que la suivante.

Beaucartu ou Bost-Cartu . — Près de ce village on trouve une pierre branlante que l’on fait facilement osciller du N.E. au S.O. C’est un bloc de 3m10 de hauteur qui est posé sur un autre émergeant du sol. Près de là on signale un souterrain refuge de l’époque gallo-romaine.

Beaulieu.

Bellevue.

Betoule (La).

Bois-du-Vent, alias Bois-du-Rat. — La forêt du Bois-du-Rat a 51 hectares. Une chapelle rurale se trouve en ce lieu, voir ci-dessous La Chapelle.

Boisgilles (Les).

Boismorand.

Boucherou (Le).

Bridou (Moulin de). —  Au-dessus de ce moulin on trouve une grotte perdue au milieu de pittoresques rochers nommés Roches-des-Fades.

Brousse (La).

Ceinturat. — A l’ouest de ce village se trouve un menhir qui est le plus beau que l’on connaisse dans nos contrées. Il a 5m30 de hauteur.

François-Léonard  Montazeau était seigneur de Ceinturat en 1785.

Chantegros.

Chapelle (La). — Il y a en ce lieu une chapelle, modeste construction carrée, du XIVe siècle, dédiée à Saint Jean, où les habitants du voisinages vont en dévotion. Sa fête est saint Jean-Porte-Latine, le 6 mai.

                Les de Brettes étaient seigneurs de La Chapelle en 1760. Une petite cloche provenant de la chapelle du château des Cros, restée à la paroisse depuis la Révolution, est aujourd’huy dans cette chapelle.

Charat (Le Grand). — Propriété de la famille d’Alesme, habitée par le général d’Alesme, pendant la Restauration. Ses armes sont d’azur au chevron d’argent, accompagné de trois étoiles de même en chef et d’un croissant aussi de même en pointe.

Charat (Le Petit).

Châtenet.

Chêne-Pignier ou Pigny. — La moitié de ce village appartient à la commune de Cieux, l’autre à la commune de Javerdat. Un camp romain, bien conservé, se trouve tout auprès, mais dans la commune de Montrollet (Charente).

Chèze (La). — Pierre Boussy de la Cheise fonda, en 1684, un service annuel à Cieux pour la somme de 40 sols, que Jacques-Pierre Bussy de Fromental, juge de Cieux, paye, en 1776, comme héritier de Pierre Bussy, son père.

Cros (Les). — La famille de Brettes, dont les armes sont d’argent à trois vaches (brettes) de gueules, l’une sur l’autre, a possédé le château des Cros jusqu'à la Révolution. Jeannot de Brettes, écuyer, seigneur des Cros, épousa le 15 avril 1532, Peyronne de Neufville, fille du seigneur de Magnac. Son fils, François de Brettes, était chevalier de l’ordre du roi, le 6 janvier 1571, et son petit-fils, Cybard de Brettes, est celui dont l’épitaphe se trouve plus haut.

                Gédéon de Brettes, chevalier, seigneur de Cieux et des Cros, en 1654, épousa Claudine de Dreux, Jacques-François de Brettes, chevalier, seigneur des Cros, Cieux, Montrocher, commanda le ban de la noblesse du Limousin en 1691 ; Pierre de Brettes, son fils, écuyer, page de la grande écurie du roi en I707, épousa Suzanne de Petiot. Joseph-Martial de Brettes, chevalier, seigneur, marquis des Cros, comte de Cieux, baron de Montrocher, seigneur de La Vilette, La Chapelle et Richebourg, épousa, en 1734, Anne de Cognac. Jean-Baptiste de Brettes, chevalier, seigneur des Cros, comte de Cieux, etc. , prit part à l’assemblée de la noblesse en 1789 ; il épousa en 1780 Louise-Madeleine de Barentin de Montchal.

                Le château des Cros était très fortifié à l’origine. Il fut détruit en juillet 1569 par les huguenots, ce que constatent en ces termes les registres paroissiaux de Blond : « En temps ici emprès, passa le camp des huguenaulx, et, au plus près des longèrent à Nouy et Mazières, et tenait tout jusqu'à la Vienne, et bien cinq ou six lieues en bas, et séjournèrent cinq ou six jours, et bruslèrent plusieurs églises et maisons, et tuèrent beaucoup de prebtres et paisans ». Cybard de Brettes fit constater juridiquement cette destruction de son château par une sentence du présidial de Limoges du 16 août 1590.

                Reconstruit vers cette époque, ce n’était plus un château-fort comm précédemment, mais un manoir avec chapelle, tourelles, jardins. Malgré ces allures bourgeoises, il excita la jalousie haineuse des niveleurs de 1793 et fut dévasté, pillé, brûlé, et tellement mis hors de service que l’acheteur des biens nationaux en laissa crouler les restes. On n’en trouve plus aujourd’hui que d’informes débris.

                C’est dans la chapelle de ce château que fut bénit, par M. Faulte du Puy_du_Tour, curé de Cieux, le 1er décembre 1772, le mariage de Mathieu Faulte de Vanteaux, écuyer, chevalier de Saint-Louis, capitaine au régiment de Picardie, avec Marie des Brettes, fille de Jean-Baptiste et d’Anne-Marie de Cognac.

Etang (Le Grand) de Cieux, que le bourg et l’ancien château des Cros dominent, est à une altitude de 291 mètres au dessus du niveau de la mer. Il a une superficie de 43 hectares 30 ares. La voie romaine de Limoges à Poitiers traversait le vallon où il a été établi ; on la reconnaît lorsqu’on vide l’étang pour le pêcher.

Forêts (les Basses). —  Le lundi 29 mai 1890, une statue de la Sainte-Vierge a été placée sur un rocher gigantesque, près de ce village. C’est le but d’un pèlerinage qui se trouve dans le lieu le plus pittoresque. C’est Notre-Dame de la Basse-Forêt.

Fours (Les).

Fromental (Moulin de).

Geneste (La).

Grateresse.

Hors (les Petits).

Incluzeau.

Jarrige (La).

Latières (Les).

Lavaud. — Possession de la famille La Couture-Renon.

Lignac.

Loutre.

Martinerie. — Pierre Michel Baillot du Queyroix, chevalier, seigneur de Martinerie, le Queyroix, Goudeneix, etc., conseiller du roi et président trésorier de France à Limoges, épousa en 1753, Catherine Valérie de Léonard de Fressanges. Son fils, Annet Martial Baillot du Queyroix, écuyer, seigneur de Martinerie et autres lieux, qui avait épousé, en 1790, Agathe Faulte de Vanteaux, émigra l’année suivante. Il rejoignit l’armée du prince de Condé sur les rives du Rhin et mourut à Oberndorff en 1795. Le gouvernement s’empara de tous ses biens et les fit vendre nationalement à Limoges et à Bellac. Les deux domaines de Martinerie furent mis en vente par l’administration du district de Bellac le 18 floréal an II (7 mai 1794) et adjugée, moyennant 40.000 livres, au sieur Mallebay-Decheyrat.

                En 1801, Martinerie fut acheté par la famille Marchadier-Lagarde. Plus tard, en 1858, Paule Baillot d’Etivaux (parent de M. Baillot du Queyroix, le dernier seigneur de Martinerie), épousa à Martinerie, Mlle noémie-Gabrielle Marchadier-Lagarde.

                Les Baillot du Queyroix et d’Etivaux  portent : d’azur à la fasce d’argent accompagnée en chef de trois étoiles, et, en pointe de trois écots de même posés en pal, 2 et 1. Devise : J’ay baillé. Dieu rendra. Supports : Deux licornes.

Mas-de-Lester. — Gaspard de Soulière, écuyer, sieur du Mas-de-Lester et de Bretignolle en 1605. Annet de Saulière ou Soulière, sieur du Mas-de-Lester, fils de Jean de Saulière, écuyer, sieur de Brétiniolle, épousa, en 1646, Françoise de Lescours. — Pierre de Pont de Soulières, en 1728, et Jean de Pont, en 1754.

Monsac. — François de La Couture-Renon était seigneur de Monsac, ses armes sont : Losangé d’or et de gueules ; on trouve aussi fretté d’or et de gueules ; il avait épousé, en 1622, Jacquette de Monsac. On trouve, précédemment, Joachil de Montrocher, sieur de Monsac, qui fit ses preuves de noblesse en 1598.

                En 1856, la Compagnie des Etains français fit creuser à Monsac un puits de 50 mètres pour la recherche du minerai d’étain, qu’elle recommençait ici et dans la commune de Vaulry. Mais ces recherches n’eurent pas de succès. La collection de minéralogie du Muséum de Limoges renferme un échantillon d’or natif (grain d’or sous quartz) recueilli aux environs de Cieux par M. Astaix, professeur de l’école de médecine de Limoges.

Montoreau (Le).

Osier.

Peine (La).

Perignanas, alias Petrignane.

Plaisance, alias Les Gaches.

Polisserie.

Pouyade (La)

Prenlis.

Puymeunier.

Remondeix

Theil (Le).

Theil-de-Lavaud (Le).

Thiviron (Moulin du).

Valette (La), qui appartenait à Messire Annet de Solière en 1666.

Veychère.

   Villefourceix.