Réimpression de l'édition de Limoges, 1920-1926 - Laffite Reprints, Marseille, 1994
Date : 04/02/2023
DOMPIERRE est le chef-lieu d’une commune dans le canton de Magnac- Laval, dont l’altitude va jusqu’à 348 mètres au-dessus du niveau de la mer, à la pointe méridionale de sa forêt. Sa superficie est de 3.065hectares, et sa population de 1.312 habitants.
Dompierre était une cure de l’ancien archiprêtré de Rancon.
Ce lieu est nommé De Dommo Petro en 1372, puis Sancti Petri ecclesiarum. Plus tard Domus Petri et enfin Dompierre-les-Eglises. Son patron est Saint-Pierre apôtre. Le curé était nommé par l’aquilaire du chapitre du Dorat, ce que l’on constate depuis 1570. Le nombre des communiants, sur la fin du XVIIe siècle, était de 1.888 (environ 2.518 habitants).
Une communauté de prêtres y existait en 1564, mais ne se retrouve plus à la fin du XVIIe siècle.
Une vicairie fut fondée dans cette église par le cardinal Hugues Roger, le fondateur du chapitre de Saint-Germain-de-Masseré, qui avait acquis la terre de Dompierre avant 1376.
Le service de cette vicairie était fait à l’autel de Saint-Martial, par un vicaire que le chapitre de Saint-Germain élisait, comme il le fit en 1562 et 1584. Ce fut le doyen de ce même chapitre qui le nomma en 1585. Il fut ensuite choisi par Jean Pouthe, écuyer, comme seigneur de Dompierre-le-château et de Dompierre-les-Eglises, depuis d’échange de cette dernière terre fait avec le susdit chapitre en 1598.
Une chapelle de Saint-Martial était aussi dans cette paroisse ; elle était annexée à la sous-chantrerie du Dorat en 1614.
Un prieuré, dit de Saint-Fulgence est dit annexe de Dompierre en 1560.
Elie Junyen était curé de Dompierre en 1679. — Jean Thovérat en 1698. — Joachim- Charles-Antoine Augier, qui était curé en 1774, résigna en faveur du suivant le 6 juin 1781. — Jacques Guillot, qui fut confesseur de la foi pendant la Révolution, subit la déportation en Suisse. — Joseph-Sylvain Savignac fut nommé curé de Dompierre en 1803. — Jean-Baptiste Dardant en 1806. — Jean-Baptiste Coussedière en 1832. — Jean Charbonnet en 1833. — Gabriel Bouscarel en 1835. — Marie-Félix Rimbault en 1851. — Michel Sanejouand en 1857. — Gilbert Danchaud en 1884. — Auguste Langlade en 1890.
La cloche de l’église de Dompierre porte cette inscription : « ✠ Jésus, Marie, Joseph.— Je suis ici par les soins de Messire Jean Thovérat, qui m’a baptisée au nom de Sainte-Barbe. Plaise à Dieu, j’aie la permission de délivrer la paroisse des tempêtes et des foudres : Sancta Barbara ora pro nobis. — Mon parrain a été haut et puissant seigneur Messire Henri-Joseph de Salignac, chevalier, seigneur comte de Fénelon de Fontaine, seigneur de St-Apre et baron de la Marche, marquis de Magnac, baron d’Arnac et du Soulier — Ma marraine haute et puissante Dame de Nieul-le-Viron, veuve de haut et puissant seigneur Messire François Poute, chevalier, seigneur de Dompierre, de Saint-Germain et des Forges. Innocent XII. Louis XIV, 1698. — N. Aubry m’a faite ».
Les registres paroissiaux signalent la sépulture dans l’église de Marie-Antoine-Théobald Marcoux, le 17 novembre 1788 ; il était mort au château de Dompierre.
On y trouve aussi le 1er juillet 1781, la sépulture, dans le cimetière, de Messire Léonard Giraud, chanoine de Limoges et vicaire général du diocèse, âgé de 48 ans, qui était natif de Dompierre.
Jacques Guillot, qui est resté à Dompierre jusqu’au 31 mars 1791, a noté dans les registres paroissiaux les évènements politiques et autres dont il a été le témoin.
Il y a eu à Dompierre une maison des Templiers dont on voit encore les fossés remplis d’eau. Une partie de ce qu’ils possédaient a du passer aux chevaliers de Malte, car la commanderie de Morterolles de ces derniers a conservé jusqu’à la Révolution, un moulin banal situé près du château de Dompierre.
Itier de Magnac était seigneur de Dompierre en 1233. Les armes de cette famille sont : de gueules à deux pals de vair, au chef chargé d’un lambel de cinq pendants.
Le cardinal Hugues Roger acquit la terre de Dompierre avant 1373, et le chapitre de Saint-Germain-de-Masseré, hérita de ses droits par la donation qu’il lui en fit. Les armes de la famille Roger sont : d’argent à la bande d’azur accompagnée (ou cotoyée) de six roses de gueules, 3 en chef et 3 en pointe.
Jean Poute, écuyer, fit en 1598, quelques échanges avec le chapitre de Masseré, touchant la terre de Dompierre, mais sa famille possédait antérieurement cette seigneurie : Sibille Poute, en 1309 était l’épouse de noble homme Hardouin de Magnac, chevalier, seigneur du Château de Dompierre . En 1441, Percheron Poute, écuyer, seigneur du château de Dompierre obtint du seigneur de Magnac la permission de fortifier son château de Dompierre, et ses descendants le possédaient encore au moment de la Révolution. La famille Poute porte pour armes : palé d’argent et de sable de 7 piles, au chevron de sable brochant. Quelques branches y ont ajouté un chef d’argent.
Pierre Hugon, gentilhomme de Dompierre, valet de chambre de Philippe-le-Bel, est cité par Nostradamus et du Verdier de Vauprivas, comme un de nos troubadours. Il florissait au commencement du XIVe siècle.
Les villages de la commune de Dompierre sont :
Age (L’).
Ayr.
Beauvert (Le).
Bourassat.
Bredier.
Champagnac (Le Petit).
Chez-Chaumont.
Combes (Les).
Combes (Moulin des).
Couret (Le).
Crot (Le).
Ecures (Les).
Fabrique de Dompierre (La).
Faites (Les Grandes).
Faites (Les Petites).
Fougères (Les).
Grange (La).— En 1477, Percheron Poute faisait hommage de sa terre des Granges à Gilbert Brachet.
Lavaud.
Loge (La).
Mas (Le).
Maubert (Le).
Montmeraud, alias Montbereau (Grand) — Mondot Poute, écuyer, fils de Percheron, était seigneur du Puy, de Montmerault, de la Barde et de la Loge en 1509.
Montmeraud (Petit).
Peuzelant.
Peux (Le).
Plaisance.
Porte (La).
Puy-d’Avis (Le).
Tréfais.
Tuilerie.
Valette-Montavis (La).
Vauzelle (La).
Villetran.
Viville.
Vergnedonde.