Réimpression de l'édition de Limoges, 1920-1926 - Laffite Reprints, Marseille, 1994
Date : 04/02/2023
DROUX, chef-lieu de commune dans le canton de Magnac-Laval, a une superficie de 2 397 hectares et 1 282 habitants, est à une altitude qui va de 250 à 300 mètres au-dessus du niveau de la mer.
Droux était une cure de l’ancien archiprêtré de Rancon, sous le patronage de saint-Martial, apôtre. L’évêque de Limoges y a toujours nommé les curés. Vers la fin du XVIIIe siècle on y comptait 950 communiants ce qui suppose environ 1 267 habitants.
L’église de Droux possède deux cloches. La plus grosse porte cette inscription : « ✠ Refondue l’an 1848, j’ai été bénite sous l’invocation de la Sainte Vierge par M. Sylvestre-Léon Duchiron, curé de la paroisse. Parrain M. Antoine-Théobald Marcoul-Lagorce. Marraine Mme Anne ROUSSEAU, épouse de M. François Bagraud. M. Laurent Faure, maire de Droux. – J. B. Causard, fondeur. »
On lit sur la petite : « ✠ Faite l’an 1849, j’ai été bénite sous l’invocation de Saint-Martial par M. Silvestre-Léon Duchiron, curé. Parrain M. François Dupeux, fabricien. Marraine Mme Jeanne Praud, épouse de M ; François Courcelle, adjoint. M. Laurent Faure, maire de Droux.
En 1890, un nouvel autel dédié au Sacré Cœur a été érigé dans cette église ; il est accompagné d’une statue de Notre-Dame-de-Lourdes.
Le presbytère de Droux avec ses dépendances et jardin fut vendu, comme bien national, au sieur Bandelle, pour la somme de 1 512 livres le 13 messidor an IV (1er juillet 1796). (Archives de la Haute-Vienne. Q. 147, n° 102).
Jean Benoit prit possession de la cure de Droux en 1555. – Léonard de Charzat en prit possession en 1572. – Gabriel Desmaretz était curé en 1675. – Etienne Guineau en 1726 et 1740. – N … Sandemoy fut nommé en 1770, mourut au mois d’août 1802. – Léonard Bourdet, était approuvé pour exercer le ministère avant 1802. – Après le Concordat, Mgr du Bourg nomma, le 24 avril 1803 Pontiant Mitraud, qui avait subi la déportation d’abord à Genève puis en Pologne. En 1813, il devint principal du collège de Magnac. – Hubert alias Aubert Bonnet était curé de Droux et de Villefavard en 1822 et 1830. – Mathurin Bandel fut nommé le 1er août 1832. – François-Antoine-Célestin Dubrac, le 1er janvier 1834. – Jean-Baptiste Bessonneaud en 1838. – Silvestre-Léon Duchiron en 1848. – Jean-Baptiste Pinchaud en 1853. – Jean Deslouis en 1856. – Mathieu Desrues en 1884. – Jean Debellut en 1886. – Léobon Charles en 1894. – Antoine Geniez en 1896.
Le château de Droux joignait l’église, et le tout était entouré de murailles et de fossés. Une pierre provenant d’un ancien portail, flanqué de deux tours, démoli en 1866, conserve, avec la date 1635 un écusson entouré d’une couronne de laurier ; il est parti, au 1er d’or au lion de sable armé et lampassé de gueules (qui est de Chamborant), au 2e de … à la croix alaisée.
Guillaume de Forge ou des Forges est le premier seigneur de Droux que l’on connaisse. Ses armes sont échiqueté d’argent et de gueules. Sa fille Marguerite de Forge, épousa en 1330, Pierre de Chamborand. Leurs descendants ont possédé Droux jusqu’au milieu du XVIIIe siècle.
En 1429 Foucaud de Chamborand était en procès avec Jacques Brachet, seigneur de Magnac-Laval. Dans leurs plaidoiries ce dernier « dit que Margnac a castel, chatellenie et toute justice et que Droux est tenu et a coutume y faire le guet et garde ». Foucaud de Chamborand dit au contraire : « qu’à Droux il y a forteresse et sujets et justice, et sont tenus iceux sujets et ont coutume de faire guet et garde de ladite forteresse ».
Sur la Gartempe qui sépare la commune de Droux de celle de Blanzac, existe un très joli pont qui remonte probablement au XIIIe siècle ; il est formé de cinq arcades. Sur une pierre d’une de ses piles on voit la date 1610, qui est probablement celle d’une réparation.
Les villages de la commune de Droux sont :
Age-Meillot (L’) ou Age-Meillaud. Guy ou Guyot de Chamborant était seigneur de l’Age Meillot, en 1509 ; ses descendants l’ont possédé jusque vers la fin du XVIIIe siècle. François Fauconnier, écuyer, était en 1753 seigneur de l’Age Meillot et des Forges, paroisse de Blanzat ; il était à l’assemblée de la noblesse de 1789 ; ses armes sont d’azur, au fascons contourné d’argent, posé sur un poing ganté de même, issant du côté deztre de l’écu.
Ages (Les).
Armanquioux. Ce doit être le lieu de l’Argentière situé dans la paroisse de Droux que Milesende de Montierneuf (peut-être Morterolle) donna en 1419 au bienheureux Robert d’Arbrissel, pour y fonder un monastère de l’ordre de Fontevrault. Ce fut « Le Monastère de Notre-Dame de Droux, situé non loin du Dorat sur le rivage d’un ruisseau nommé la Seure. Le Pape Callixte II, en fait mention dans sa Bulle du 17 des calendes d’octobre 1119. Les religieuses demeurèrent longtemps en ce monastère, mais on ne sait quand il fut ruiné. »
Aumône (Moulin de L’).
Barboeuf.
Belair.
Bost de l’Age (Le).
Bouchaud (Le).
Brousse (La).
Bussière (La).
Chantemerle.
Charzat.
Chassain (Le).
Cluzeau (Le).
Commanderie (La), ou Vieux-Bois-de-Droux était un prieuré ou commanderie, sous le patronage de Saint-Jean-l’Evangeliste. Il appartenait aux Augustins de Montmorillon.
En 1886 on a trouvé en ce lieu, dans une géole de quartz vingt et une monnaies d’argent du XIIe siècle. Il y avait huit barbarins avec l’inscription S. E. S. MARCIAL (Signum ecclesioe sancti Martialis) et au revers LEMOVICENSIS. Trois pièces d’Angoumois, deux du Périgord, sept du Poitou, et une du duc d’Aquitaine.
Côte du Pic (La).
Droux (Moulin de).
Echahers (Les).
Lefossé.
Montaumarchand.
Mont (Le Petit).
Peux-Roulier.
Planche-Courte. Le castel de Planche-Courte, comme la plupart de ceux de la contrée, est un bâtiment de forme rectangulaire avec quatre tourelles aux angles ; l’intérieur est divisé en deux appartements ; sur le devant se trouve une tour où est la porte d’entrée et l’escalier en hélice. On voit sur la porte un écusson qui semble chargé de trois mains.
Hugues Ambamas, seigneur de Planchecourte est souvent témoin de 1452 à 1481, dans des actes concernant la famille de Chamborand.
Moyse Turpin, chevalier, seigneur de Buxerolles, paroisse de Bussière-Poitevine, des Plats et de Planchecourte, épousa en 1583 Louise de Mosnard. Ses armes sont d’azur à trois besants d’or ; peut-être celles qui sont à la porte de castel.
Pont (moulin du).
Prades (Moulin des).
Roches (Moulin des).
Soumagne (La).
Vareilles (Les).
Vergnolle (Moulin de).