Réimpression de l'édition de Limoges, 1920-1926 - Laffite Reprints, Marseille, 1994
Date : 04/02/2023
EYJEAUX, chef-lieu de commune dans le canton de Pierre-Buffière, a 2 427 hectares de superficie, avec une population de 951 habitants. Son altitude au-dessus du niveau de la mer atteint 453 mètres dans le nord de cette commune, et s’abaisse jusqu’à 304 dans la partie sud.
Eyjeaux, Esgallum, était une cure de l’ancien archiprêtré de Saint-Paul, où l’on comptait à la fin du XVIIIe siècle, 700 communiants (environ 933 habitants). Sa fête patronale était celle de l’Ordination de Saint-Martin de Tours. Anciennement et en 1530 on fêtait saint Priest d’Auvergne. Le droit de nomination au prieuré d’Eyjeaux appartenait au prieur d’Aureil en 1555, 1589. Ce fut plus tard le recteur des Jésuites de Limoges qui fit les nominations en 1641, 1695, 1755, 1756.
L’église d’Eyjeaux avait été donnée à l’église d’Aureil, et l’évêque de Limoges confirma cette donation par un acte de 1141.
Quatre travées, voûtées en ogive et fermées par des arcades ogivales ; des chapiteaux à crochets surmontent ses colonnes, tous ces caractères annoncent clairement que l’église d’Eyjeaux a été bâtie au XIIIe siècle.
Frère Léonard La Bachelerie est qualifié prieur d’Eyjeaux en 1593. — Pierre Pignet, curé d’Eyjeaux en 1718 et 1723. — N … Dinemartin des Salles, 1752, meurt en janvier 1755. — N … Poncet nommé en 1755, meurt en octobre 1756. — N … Plantadis meurt en décembre 1769. — N … Marbouty, ou Marboutin, nommé en 1769. — Louis Débordes, qui a subi la déportation pendant la Révolution, est nommé curé d’Eyjeaux en 1803, et meurt en 1830. — Jean-Baptiste Desbordes, nommé le 1er novembre 1830. — Jean-Baptiste Chassaing, nommé le 7 juillet 1835. — Jean-Baptiste Courtaud, 1844. — Victor Lafaye nommé en 1846. — Gilles Bereaud, en 1851. — Jean Besse en 1875. — Eugène Albert en 1888. — Barthélémy Joly en 1892. — Jacques Menudet en 1907.
Pendant la Révolution, le presbytère d’Eyjeaux fut vendu comme bien national, le 15 messidor an IV (3 juillet 1796), au sieur Pétiniaud jeune, pour la somme de 2 600 francs. (Archives de la Haute-Vienne. Q. 151, n° 111.)
A l’époque mérovingienne, Eyjeaux avait un atelier monétaire, car on connaît une monnaie d’or portant le nom de cette localité. On y lit, d’un côté : X EGALO M VNIM. Tête à droite, ceinte d’un bandeau perlé et le buste orné. Au revers X SEVOLO MONE. Croix égale dans le champ. C’est un tiers de sou d’or, du deuxième tiers du VIIe siècle.
Hugues de Jounhac ou Jaunhac, damoiseau, était seigneur d’Eyjeaux en 1394. Jacques de La Bachelerie, qui épousa avant 1509 Marguerite de Jounhac, devint seigneur d’Eyjeaux. Geoffroy de La Bachellerie épousa, par contrat du 25 mai 1578, Judith de Carbonnières. Cette dernière étant veuve, épousa, le 28 juin 1582, Germain Beaupoil de Sainte-Aulaire, qui vendit la terre d’Eyjeaux. De Carbonnières porte pour armes bandé d’argent et d’azur de huit pièces, à huit charbons de sables allumés de gueules posés 1, 3, 3, 1, sur les bandes d’argent. Les armes de Beaupoil de Sainte-Aulaire sont de gueules à trois couples de chiens d’argent posés en pal 2 et 1.
Depuis, la terre d’Eyjeaux est devenue la propriété de la famille de Boisse. En 1628, Charles de Boisse, écuyer, est seigneur de La Farge, d’Eyjeaux, etc. Il porte fascé d’argent et d’azur de six pièces, les fasces d’argent chargées chacune de trois mouchelures d’hermine.
Les villages de la commune d’Eyjeaux sont :
Aulières (Les).
Auterie, alias Lauterie.
Boucheron (Le).
Beauloux.
Beisseau (Le).
Boudie (La).
Breuil (Le). — Prieuré sous le patronage de saint Gilles. Il semble remonter à la fin du XIIe siècle et n’avoir été à l’origine qu’une dépendance du prieuré d’Aureil, auquel il devait sa fondation. Le prieur d’Aureil y nommait les titulaires en 1569 et 1598. Il était fort proche d’Aureil, auquel il fut uni en 1682, et par suite aux Jésuites de Limoges. Les prieurs dont le nom est connu sont : Etienne Arnaud, en 1314. — Simon Coussy, jusqu’en 1625. — Pierre Romanet, en 1625. — Jean Decordes, 1646. — Autre Romanet, 1649. — Pierre Duplessis, curé de Lézignat, en 1682.
Chéroux.
Fressinaud.
Freisseix. — La famille de Fraysseix, qui a primitivement possédé cette terre, porte pour armes : d’or à trois fasces ondées d’azur. La famille Bonnin de Fraysseix, qui la possède actuellement, porte de sable à la croix ancrée d’argent.
Gris (Bas), dont le nom ancien est Agri, avait pour seigneur Mathieu Decorde, qui fut élu consul de Limoges en 1620, dont les armes sont d’or à deux lions adossés de gueules.
Gris (Haut).
Lauterie, alias Auterie.
Lombardie. — Léonard de Buat, sieur de Lombardie, fit une donation au collège des Jésuites de Limoges ; elle fut augmentée en 1671 par sa femme, Jeanne de la Rigaudie ou de La Regondie.
Montignac, où existait une ancienne chapelle rurale qui fut rebâtie en 1624, époque où l’évêque de Limoges permit de la bénir.
Mas-Gauthier (Le).
Mas-Neuf (Le), où l’on trouve un tumulus.
Nouailles (Les).
Pouleinac. — Prieuré, sous le patronage de sainte Madeleine, qui appartenait au monastère du Bost-Las-Monjas et plus tard aux Jésuites de Limoges.
Pleinars.
Puy-la-Vigne.
Renaudie (La).
Rohout (Le).
Sables (Les).
Tuilerie.
Vilatte.
Valade (La).
Vicq (Le).