Réimpression de l'édition de Limoges, 1920-1926 - Laffite Reprints, Marseille, 1994
Date : 04/02/2023
EYMOUTIERS est un chef-lieu de canton dans l'arrondissement de Limoges. Les douze communes qui forment ce canton s'étendent dans une région montagneuse et couvrent une superficie de 36,967 hectares avec une population de 16,546 habitants. Ces communes sont Augne, Beaumont, Bujaleuf, Cheissoux, Domps, Eymoutiers, Nedde, Peyrat-le-Château, Rempnat, Saint-Amand-le-Petit, Sainte-Anne-Saint-Priest, Saint-Julien-le-Petit.
La commune d'Eymoutiers a 7,030 hectares d'étendue et 4,089 habitants. Son altitude au-dessus du niveau de la mer est de 469 mètres près de la Forêt Chabrouty, mais elle s'élève jusqu'à 764 mètres au Grand-Grandmont.
La ville d'Eymoutiers doit son origine à un saint solitaire nommé Psalmet, Psalmodius, né dans la Grande-Bretagne, et contemporain de Grégoire-le-Grand (de 590 à 604), qui vint se choisir un ermitage dans une épaisse forêt prés du lieu d'Ahent, et sur la sépulture duquel s'éleva le Moustier d'Ahent, aujourd'hui Eymoutiers. C'est Hildegaire, évêque de Limoges, qui y bâtit en 998, le monastère où il logea un grand nombre de moines. Hilduin, son successeur, trois ans avant de mourir, c'est-à-dire en 1011, renvoya les moines et y rétablit les chanoines.
Eymoutiers était une ville, baronnie et seigneurie de l'Evêque de Limoges, pour laquelle les prévôt, chanoines, chapitre et consuls lui rendaient hommage comme à leur seigneur temporel et spirituel. Il en possédait la haute justice, et était le chef du chapitre, première et principale dignité. Son château était situé sur l'emplacement qu'occupe aujourd'hui l'hospice. On y trouve encore la rue de l'Évêque, le boulevard des Fossés “derrière le château ”.
Outre l'église collégiale il y avait à Eymoutiers deux paroisses : celle de Notre-Dame, et celle de Saint-Pierre-Château. L'église de Notre-Dame n'existe plus, elle était sur la place qui porte encore ce nom. Celle de Saint-Pierre-Château, entourée de son cimetière, était hors de la ville, au sommet d'une colline où l'on voit encore quelques ruines.
La cure de Notre-Dame d'Eymoutiers était dans l'ancien archiprêtré de Chirouse et avait pour fête patronale celle de l'Assomption de la Sainte-Vierge. A la fin du XVIIIe siècle, on comptait 900 communiants (environ 1,200 habitants). Le chapitre d'Eymoutiers y nommait les curés. Une communauté de prêtres attachés à cette église y existait au moins dès 1564.
Plusieurs vicairies avaient été fondées dans cette église : Léonard Romanet, archiprêtre de Lubersac et prieur de Baronie, en fondait une le 24 janvier 1491 (ancien style), avec Martial et Psalmet ses frères. Ils étaient fils d’Etienne Romanet. Les titulaires y étaient nommés par leurs héritiers et successeurs : Romanet en 1546, un autre Romanet, huissier royal en 1765. Cette vicairie était dans la chapelle de Sainte-Anne. — Pierre Brenac, marchand, en fondait une le 22 novembre 1540. C'est le chapitre qui conférait cette vicairie au titulaire nommé par Brenac, chanoine en 1588, et 1596, et autre Brenac, marchand en 1616. Elle était d'abord au grand autel, puis à celui de Saint-Roch. — Louis Brenac, fils de Pierre, et marchand, en fondait une 16 août 1563. Le curé la conférait au titulaire désigné par le plus ancien et le plus proche parent du fondateur. — Gelibert Romanet, en fonda une à l'autel de Saint-Jean-Baptiste. Le chapitre la conférait en 1560 et 1562 au titulaire nommé par Boyer. — Il y avait une vicairie dite les Aimards. — Une autre fondée par Jeanne Roche, en 1480, à l'autel de Sainte-Valérie. — Une fondée par Léonard Ruben, chanoine en 1513.
Les curés de la paroisse de Notre-Dame sont : François Masmoret en 1624. — Dutour et Jean de La Grange 1658 et 1659. — N.... Delacoste, 1675. — N.... Leychousier 1678. — N.... Gaultier. — J. Vitet, 1700. — Jean-Baptiste Bonneval, 1710. — N.... Ruben du Mas 1736. — Léonard Dumont, 1746-1772. — Jean de La Bachellerie du 'Iheil 1772-1789. — Paul Esmoingt de la Grillière, nommé en 1789. Il fut guillotiné à Limoges, le 13 novembre 1793 ; ayant été condamné par le tribunal criminel de cette ville, comme “ accusé du crime d'émigration ”, quoiqu'il ne fut jamais sorti de sa paroisse, et sa soeur, Marianne Esmoingt, fut condamnée à six ans de prison pour l'avoir reçu chez elle.
Le presbytère de la paroisse de Notre-Dame fut vendu comme bien national le 23 brumaire an VI (3 novembre 1797) au sieur Denaud, pour la somme de 2.786 francs (Archives de la Haute-Vienne. Q. 148, n° 363).
Après la Révolution la commune d'Eymoutiers ne forma qu'une seule paroisse. Les curés doyens furent Jean-Joseph Rouard en 1803. — Jean-Baptiste Goujaud en 1814. — Guillaume Duléry, 1845. — Pierre Maury en 1865. — Jean-Baptiste Dorat en 1892. — Jérôme Bernard en 1905.
La paroisse de Saint-Pierre-Château avait son église, dont il ne reste plus de traces, à 1.200 mètres au Sud-Est du clocher actuel d'Eymoutiers. Au XVIIIe siècle on y comptait 1100 communiants (environ 1466 habitants). Sa fête patronale était celle de Saint-Pierre-ès-Liens. Les curés étaient nommés en 1566 par le chanoine aquilaire du chapitre d'Eymoutiers. Le prévôt et le chapitre eurent des bulles du pape Pie II, leur permettant de faire servir cette cure par un vicaire amovible, et ils y nommèrent dans ces conditions en 1571, 1584, 1589, 1605 et 1633. On y mit ensuite des titulaires sur la présentation de l’aquilaire en 1686, 1703, 1704, 1725 et 1731.
Il y avait aussi une communauté de prêtres en 1562.
Les curés de Saint-Pierre-Château dont le nom est connu sont : Gabriel Ruben en 1649. — P.... Vitet en 1689. — François Dourneau en 1704. — Antoine Dufaure en 1726. — N.... Ruben de Meilhac en 1731. — N.... de Saint-Georges en 1734-1749. — Antoine Menot, nommé en 1750. — Denis Brunerie nommé en 1778. Pendant la Révolution sa fidélité à ses devoirs le fit condamner à la déportation. Après le Concordat, il desservit encore la cure de Saint-Pierre-Château jusqu'à sa suppression en 1808.
Depuis le Concordat, il n'y a à Eymoutiers qu'une seule paroisse. Son église est l'ancienne collégiale qui a pour patron Saint-Etienne, premier martyr. Elle est formée de deux parties parfaitement distinctes : le clocher, la nef et le transept en style plein-cintre d'une construction lourde et ancienne, doivent dater de la fin du Xe siècle, c'est-à-dire font partie de la construction primitive du monastère fondé par Hildegaire, évêque de Limoges. Le choeur, le sanctuaire, les deux chapelles latérales annoncent clairement l'architecture de la seconde moitié du XVe siècle. On cite une bulle de Sixte IV invitant les fidèles à faire des aumônes pour l'entier achèvement de l'édifice, détruit par les ennemis de l'Etat ; louant aussi la libéralité de Louis Xl, roi de France, et du duc de Nemours, dont les offrandes ont facilité son rétablissement. Cet acte est signé du 9 des calendes de septembre 1475.
Le choeur à pans coupés et les chapelles absidiales de même forme, voûtées sur nervures et ajourées d'une quantité de fenêtres ogivales élancées, sont surtout remarquables. La lumière pénètre de toutes parts dans cet élégant sanctuaire qui fait involontairement songer à la Sainte-Chapelle de Paris, et, pour en adoucir l'éclat, de splendides verrières de la fin du XVe ou plutôt du commencement du XVIe siècle garnissent les fenêtres. Il y en a une quinzaine, complètement anciennes et merveilleuses d'harmonie.
Plusieurs vicairies avaient été fondées dans l'église collégiale.
Une dite de Mortuis, fondée par Reginal de la Chieze, chevalier, appelée des Reignaulx, en 1483.
Une autre de Mortuis, appelée aussi de Vieilleville, dans la chapelle basse de veteri villa. Le seigneur du fief de Vieilleville y nommait les titulaires. Ce que firent Jean Bernard, damoiseau, en 1560. Gabriel de La Douze, chevalier de l'Ordre du roi, colonel d'un régiment de cinq cents hommes. François, marquis et baron de La Douze, Las Tours, Rilhac, Vergt, Laurière, La Rue en 1616. Louis Chapellon, écuyer, seigneur de Vieilleville en 1630. Bourdicaud, seigneur de Saint-Priest, en 1736, 1741. Sa fille, femme de Massiot, sieur du Murault, le fief de Vieilleville lui ayant été donné par son contrat de mariage, en 1748 et 1761. Les titulaires de cette vicairie sont Jean Gobie jusqu'en 1525. — Pierre de Négrignat en 1525. — Jean Gerbaud en 1608. — Charles de Bonneval en 1630. — Jacques du Maspécou en 1648. — Antoine Meilhac en 1650, était aussi prieur de Saint-Gilles. — Jean-Baptiste Dumont en 1748. — Léonard Poumier jusqu'en 1761. — Jean Cramouzaud, en 1761.
Gabrielle de Fraisse, dame de Ventoux et de Champvert en fonde une le 26 avril 1593, à l'autel de la Sainte-Vierge et Saint Léonard. Parmi ses héritiers, Joseph de Veny, chevalier, seigneur de Chabanes et d'Enval, paroisse de Chamborêt, y nommait un titulaire en 1731.
Léonard Romanet, archiprêtre de Lubersac et prévôt de Chervic, fonda le 8 novembre 1500, une vicairie, nommée de Lubersac, ou des Romanet, dans la chapelle du sépulcre où l'on voit encore cette inscription : «Dominus Leonardus Romaneti licentiatus in decretis, canonicus Ahentensis monasterii fecit fieri et fundare hujusmodi capellam cum sepulcro, anno millesimo quingentesimo». Les plus proches parents du fondateur y nommaient les titulaires. En 1546, comme en 1594, c'était un Rornanet. En 1616 un Romanet, bourgeois. En 1652 Philippe Romanet, écuyer, sieur de la Vareille. En 1755, Gabriel Romanet, écuyer, sieur de Beaune. En 1763, Marie-Anne Desmaisons, veuve de Paul Romanet, écuyer, sieur de Beaune, comme tutrice de ses enfants. En 1765, Romanet, huissier royal.
Le chapitre d'Eymoutiers était composé anciennement de 30 chanoines, y compris le prévôt. Le pape Grégoire IX, les blâmait au XIIIe siècle, de s'être réduits à 20, sans l'autorisation de l'évêque. Alexandre IV, par un bref du 11 avril 1255 les réduisit à 16. En 1475, ils furent réduits à 15. Enfin en 1790, à la veille de sa dispersion, le chapitre était composé 1° d'un prévôt ; 2° de 13 chanoines, y compris le théologal ; 3° de 6 semi-prébendés ou grands vicaires ; 4° de 3 petits vicaires ; 5° enfin d'un organiste, d'un serpent et de 2 enfants de choeur.
Les prévôts réguliers furent : A. de Royère, 1100. — Aimar ou Adémar, 1120-1154. — A. de Royère, 1158. — Guillaume, 1175. — N... K.... 1190. — Gui Ducher, 1215. — G. de Bernard, 1215-1221. — Gui d'Ussel, 1231. — De Sarran, 1237.
Les prévôts séculiers : Regnaud d'Aubusson, 1254. — Raynald d'Aubusson, 1280. — Pierre de La Chapelle, 1289. — Pierre de Piperno, 1293. — Thomas de Cean 1295. — Pierre de la Roche, peut-être d'Auberoche, 1300. — Pierre Beset 1347. — Guillaume de Roffignac 1354. — Guillaume de Lamy, 1359. — Ramnulphe de Pompadour 1362. — Guillaume de Roffignac, 1369. — Pierre de Comborn I, 1377. —.Jean de Civeyra, 1378. — Jean de Courcelles, 1380. — Pierre de la Chapelle-Taillefer, 1382. — Jean de La Brosse I., 1384. — Gerald du Puy, 1406. — Hugues de Saint-Exupéry, 1391. — Jean de La Brosse II, 1397. — Jacques de Comborn II, 1431. — Antoine Crespin, 1446. — Jean Dexmis, 1448. — Guillaume de Layens, 1450. — Foucaud de Pierrebuffière I, 1451. — Léonard Romanet, 1483. — Bertrand d'Aubusson, 1485. — Jean de Pierrebuffière II, 1494. — Foulques de Pierrebuffière, 1496. — Antoine de Bernard II, 1510. — Antoine David de Polignac I, 1530. — Melchior David de Polignac II, 1581. — Josias de La Pomélie, 1627. — Roland de La Pomélie II, 1637. — Melchior de La Pomélie III, 1641. — Gilbert Urion, 1674. — Jean Barny, 1678. — René de Marans, 1686. — Avisse de Lancourt, 1688. — Claude Seguret, 1695. — Jean-François de La Porte, 1705. — Joseph de La Pomélie, 1706. — Jacques-Joseph Ruben de Meilhac, 1733. — Joseph Felletin, 1758. — Léonard Cramouzaud, 1769. — Eutrope-Alexis de Chardeboeuf de Pradel, 1770. — De Pannevinon de Marsat, 1776. — de La Bachellerie du Theil, 1788.
On possède le sceau et le contre-sceau dont se servait le chapitre d'Eymoutiers en 1525. Sur le premier est représenté la lapidation de son patron Saint-Etienne ; sur le second on trouve saint Psalmet en costume de solitaire.
Le chapitre d'Eymoutiers lors de sa dissolution était composé de la manière suivante : MM. Jean de la Bachellerie du Theil, ancien curé, prévôt depuis le 29 novembre 1788. — Jacques de la Bachellerie de Neuvialle, prêtre, chanoine en 1749. — Charles Brugière de Farsat, prêtre, chanoine en 1763. — Léonard de la Bachellerie, prêtre, chanoine en 1771. — Martial Lassaigne, prêtre, chanoine en 1772. — Paul Esmoingt de la Grillière, prêtre, chanoine théologal en 1775. — Jean-Baptiste Tanchon, prêtre, chanoine en 1779. — Joseph-Melchior Cramouzaud, sous-diacre, chanoine en 1782. — Charles-François Lagrange de Tarnac, sous-diacre, chanoine en 1784. — François-Alexis Richard, prêtre, chanoine en 1785. — Jean-Baptiste Meilhac, prêtre, chanoine en 1789. — Joseph-Augustin Romanet de Beaune, prêtre, chanoine en 1789. — Joseph Cramouzaud, chanoine clerc en 1772. — Jean-Baptiste Dupré, chanoine clerc en 1782. — Grands vicaires : MM. Psalmet Lamontre, prêtre ; Melchior Pérol, prêtre ; Pierre Tavermer, clerc ; Germain Tiquet, clerc ; Marie-François Pradeau, clerc ; Joseph Cramouzaud, clerc. — Petits vicaires : MM. François Péconet, prêtre, pensionné du roi ;
François Masmoret, prêtre, curé de Saint-Priest-les-Vergnes ; Pierre Ninaud, prêtre, vicaire à Tolence, diocése de Bordeaux. — Officiers laïcs : MM. Antoine Roux, organiste ; Jacques Sautereau, serpent ; deux enfants de choeur ( Archives de la Haute-Vienne Q. 254).
Dans la partie romane de l'église se trouve une pierre tombale d'environ deux mètres de long, qu'entoure, en caractères du Xllle siècle l'inscription suivante : Ecce Deo gratus jacet hic Ramnulphus humatus, Pastor condignus, pius abbas, virque benignus
Une ancienne cloche portait cette inscription ; c'est en 1625 qu'elle fut refondue : Psalmodii mihi nomen erat prius, est que deinceps idem. Sic ego bis igne probata fui.
Une autre porte en lettre gothiques l'inscription suivante : IHS. MA.. Ad sacra vos populi accerso myteria, recnon tetra strepitu fulmina pello meo, Faciebat Antonius David Polus (Polignacus), ecclesiœ preposilius. Annlo Dni M D LI1. Ave Maria. Te Deum laudamus. Ces deux dernières invocations sont répétées cinq fois.
Il y a encore dans le clocher deux cloches modernes dont voici l'inscription : “ Mgr Blanger, évêque de Limoges. M. J. P. Maury, curé doyen, chanoine honoraire. M. L. P. Gorgeon, vicaire. L. Glangeaud, sacristain. — MM. François-Xavier Cramouzaud, chevalier de la Légion d'honneur, président de la fabrique ; Armand Soumy, trésorier ; G. Tristan de L'Hermite ; V. Périer ; Ernest de La Bachelerie, fabriciens. — Parrain: M. P. Nony, maire, conseiller général, et marraine : Françoise Cramouzaud, représentée par Mlle Thérèse de la Bachelerie. — Je me nomme Thérése-Pierre. — Poids 940 kilos. — Paroisse d'Eymoutiers, 1883 ”.
“ Mgr Blanger, évêque de Limoges, M. J. P. Maury, curé doyen, chanoine honoraire. M. L. P. Gorgeon, vicaire. L. Glangeaud, sacristain. — M. François-Xavier Cramouzaud, chevalier de la Légion d'honneur, M. Pierre Nony, maire, conseiller général. — Parrain : M. le vicomte Gaston, Joseph Tristan de L'Hermitte ; marraine : Anne-Gabriel Cramouzaud, épouse Soumy. — Poids. 660 kilos. — Paroisse d'Eymoutiers 1883 ”.
L'église d'Eymoutiers possède plusieurs reliquaires fort remarquables. C'est d'abord un ostensoir ou monstrance du XIVe siècle. Ensuite une croix en vermeil filigrané du Xle et peut-être du XIle siècle. Elle est a double croisillon et a 0,45 centimètres de hauteur. Parmi les pierreries de différentes couleurs dont elle est couverte, il y en a trois d'un travail ancien, deux portent gravées l'image de Pallas et de Cérès, et la troisième représente un personnage qu'on ne saurait déterminer.
Les stalles du choeur, au nombre de vingt-trois sont aussi fort remarquables ; sur chaque accoudoir et chaque console, sont sculptées des figures toutes différentes les unes des autres, rappelant celles des églises de Solignac et de Saint-Léonard.
En 1666, le maître sculpteur Jean Moureil, de Tulle, exécuta et plaça dans l'église d'Eymoutiers un rétable en bois sculpté, avec son tabernacle, qui fut payé 300 livres.
En 1629, le 14 juillet, les religieuses Ursulines de Limoges fondèrent à Eymoutiers une maison de leur ordre. La sœur Marie de Liberos, dite de la Trinité, fut la première supérieure. Elle était à la tête du couvent de Lirnoges quand elle reçut de son évêque l'ordre de partir pour Eymoutiers, avez les soeurs Marie Decordes, Maureille Durand, Valérie de Grandsaigne et Esther Romanet. On lit dans leur chronique : « Le 30 du mois de septembre 1629, deffunt M. Ie Prévôt, messire Josias de La Poumellie, fit la bénédiction de la cloche. Messieurs du Chapitre furent parrains, et Mademoiselle de l'Eslue Françoise Bourdicaud fut marraine ».
Elles eurent des lettres patentes en 1689. Jusqu'à la Révolution elles ne cessèrent de travailler gratuitement à l'instruction et à l'éducation des jeunes filles.
Le collège d'Eymoutiers occupe aujourd'hui les vastes bâtiments de la rue des Ursulines qui avaient été élevés pour cette maison religieuse. Etabli en 1778, il eut pour premier principal le savant et spirituel abbé François Richard, que se poésies et surtout ses chansons patoises ont rendu si populaire. La persécution révolutionnaire le tint ensuite longtemps prisonnier, et il mourut a Limoges, presque dans l'indigence, le 14 août 1814.
L'Hospice ou Maison-Dieu d'Eymoutiers existait dès le XIIIe siècle. Il était situé dans la rue de Farges près de la Vienne ; il a été transféré en 1844, au sommet de la ville près du Charnp-de-Foire, sur l'ancien emplacement du château de l'évêque et de la chapelle des pénitents blancs. Depuis 1843, il est desservi par les soeurs de la Sagesse, qui à cette époque, ouvrirent aussi une école pour l'instruction et l'éducation des jeunes filles.
Parmi les hommes distingués de la ville d'Eymoutiers, on peut citer :
Marc-Antoine Prébonneau savant médecin au XVIe siècle, auteur d'un Traité sur la réfutation des abus mis en avant parRoch le Baillif, etc. Paris 1579.
Jean Pichard, d'abord soldat ligueur, puis Jésuite, enfin archidiacre de Périgueux en 1626, auteur de quelques ouvrages polémiques sur les affaires de la religion.
Jean Ruben, théologal d'Eymoutiers en 1636, auteur de quelques ouvrages.
Léonard du Liris, né au commencement du XVIIe siècle, récollet, gardien du couvent de Saint-Amand près Saint-Junien. Il a écrit plusieurs ouvrages sur les mathématiques, entre autres la Théorie et la Pratique des Longitudes.
Dom Jean-Baptiste Pradillon de Sainte-Anne, général des Feuillants, né à Eyrnoutiers en 1640, mort à Paris en 1701, auteur de plusieurs ouvrages tant imprimés que manuscrits.
Voici quelques faits historiques sur la ville d'Eymoutiers:
Sous la date de 1385, on lit dans les Annales de Bonaventure : « La ville d'Eymoutiers, détruite par les Anglais, fut rebâtie par ordre de Charles VI, et fut munie de cinq grosses tours, quatre portes, de murailles, et de fossés ..... Le château est à l'orient, dont il paraît des murailles et des fossés ».
En 1428 les habitants obtinrent de l'Evêque de Limoges et du chapitre du lieu, I'autorisation de construire des remparts et d'élire annuellement, le jour de la fête de saint Etienne (26 décembre), quatre consuls pour veiller à la justice de la cité et administrer les affaires communes des habitants.
En 1438, convocation à Eymoutiers des Etat du Haut et Bas Limousin, pour aviser au moyen de mettre en la main du roi la place de Domme, récemment reprise par les Anglais.
En 1470, à l'occasion de la naissance du dauphin Charles, un Te Deum est chanté dans l'église d'Eymoutiers, et des feux de joie sont allumés sur les places publiques. Etienne Romanet et d'autres habitants font dresser des tables dans les rues et distribuer à tout venant du pain et du vin.
En 1569, le corps de ville étant assemblé sous la présidence de Léonard Romanet, seigneur de Farsac, juge ordinaire du chapitre, les quatre consuls Jean Cramouzaud l'ainé, Claude Romanet, Jean Deschamps et Blaise Briance, exposèrent qu'ils avaient reçu une lettre du lieutenant général de la province, leur ordonnant de rompre les ponts, de creuser de tranchées autour des murs, de redoubler de vigilance pour la garde de la ville, et de recevoir une compagnie d'hommes d'armes, avec un capitaine pour la défendre si besoin est.
En 1587, la peste sévit à Eymoutiers et aux environs avec une telle intensité qu'on ne put enterrer au cimetière de Saint-Gilles tous les cadavres des victimes.
En 1590, les ligueurs qui s'étaient rendus maîtres de la ville d'Eymoutiers, en furent chassés. Cette ville eut beaucoup à souffrir pendant les guerres de religion.
En 1630, à la suite d'un grand orage les bords de la Vienne furent inondés, à partir du moulin Bartout, jusqu'au moulin à écorce de Saint-Etienne du pont de Peyrat ; ces moulins et ce pont furent emportés. L'eau avait débordé jusque dans la rue Farge où l'on put prendre un saumon.
En 1645, sous l'action d'un vent violent du midi, la muraille supérieure du clocher de la collégiale s'écroula.
Pendant la Révolution, la région d'Eymoutiers a fourni le plus grand nombre de victimes de la persécution religieuse.
Le tribunal criminel de Limoges condamnait à mort et faisait guillotiner :
Le 13 novembre 1793 Paul Esmoingt de la Grillière ; curé de Notre-Dame d'Eymoutiers.
Le 21 novembre 1793 : Jean-Joseph Raymond, né à Eymoutiers, vicaire à Bonnac ; Jean-Baptiste Raymond, curé de Bussy. ; Pierre-Psalmet Cramouzaud, curé de Beaumont ; Jean Tiquet, né à Eymoutiers, vicaire à Châteauneuf.
Le 20 janvier 1794 : Etienne Gaston, curé de Saint-Anne ; Melchior Perol, vicaire à Notre-Dame d'Eymoutiers.
On déporta sur les pontons de Rochefort, où ils moururent misérablement : Jean-Baptiste Meilhac, chanoine d' Eymoutiers, le 17 juillet 1794 ; Antoine Raymond, d'Eymoutiers, le 28 juillet 1794 ; Léonard Joseph Cramouzaud, chanoine, le 16 avril 1794 ; Charles Brugière de La Serre de Farsat, chanoine, le 8 août 1794 ; Jean-Baptiste Lamontre, natif d'Eymoutiers, le 17 août 1794 ; Psalmet Lamontre, natif d'Eymoutiers, le 25 août 1794.
Plusieurs moururent aussi dans les prisons, comme François Péconnet, vicaire du chapitre d'Eymoutiers, le 1er mars 1795 ; Jacques Bachelerie de Neuvialle, chanoine d'Eymoutiers. en mars 1799
Si l'on veut savoir pourquoi, sur huit prêtres qui ont été guillotinés à Limoges, sept appartenaient à la région d'Eymoutiers, il faut lire le Compte rendu des opérations du Comité de surveillance de la Haute-Vienne, du 30 thermidor an II (17 avril 1794), qui est aux Archives de la Haute-Vienne, L 836 : Voici ce qu'on y trouve :
« Le comité d'après plusieurs observations qui lui avaient été faites par les Sociétés populaires, et principalement par celle de Limoges, sentant la nécessité d'une force armée toujours agissante, soit pour la garde des suspects, soit pour contenir les fanatiques, soit pour avoir toujours des hommes bien prononcés et prêts à tout, à se porter dans tous les lieux où l'aristocratie et le fanatisme agonisant faisaient les derniers efforts, surtout dans la ville d'Eymoutiers, qui depuis la Révolution, n'avait été qu'un repaire de brigands et de prêtres réfractaires, qui y comprimaient l'énergie d'un petit nombre de patriotes, arrête, le 29 ventôse, qu'il sera fait choix dans tout le département, par les Sociétés populaires, de deux cents bons sans culottes qui formeraient une garde soldée » .
C'est avec ces bons sans culottes, hommes prêts à tout, et choisis par les sociétés populaires, qu'ils vont chercher des victimes à Eymoutiers. Quand leurs têtes sont tombées sous le fer de la guillotine, il se félicitent de leurs succès, ainsi qu'ils le déclarent dans ce même compte rendu :
« Si le comité a obtenu des succès, il les doit principalement aux Sociétés populaires du département, et à la garde nationale de Limoges qui, dans toutes les occasions a montré un zèle infatigable, notamment à Eymoutiers, ville rebelle depuis la Révolution, et qui, maintenant et depuis que la guillotine l'a purgée des prêtres réfractaires qui s'y cachaient est à la hauteur de la Révolution ».
Et le document se termine ainsi :
« Arrêté et remis le présent compte au citoyen Estier, agent national du district de Limoges par nous soussignés, anciens membres du comité central de surveillance du département, commissaires choisis ad hoc par ledit comité, le 30 thermidor l'an 2e de la République une et indivisible. Signé : F. H. Jevardat, Maublanc, Vilestivaux ».
Les villages de la commune d'Eymoutiers sont :
Beaune, était jadis de la paroisse de Saint-Pierre-Château, et avait pour seigneur, en 1661, Pierre Romanet, écuyer, qui fut enseveli dans la chapelle des Romanet, dite du Sépulcre, en l'église collégiale d'Eymoutiers. Les armes de cette famille sont d'or au chevron de gueules, accompagné de trois branche de romarin de sinople.
Bethe.
Brenac. — Une famille portant ce nom existe encore aujourd'hui. On y trouvait une chapelle rurale, qualifiée quelquefois cure. Saint Clair, fêté le 1er juin, en était le patron, jadis c'était Saint Etienne. Le chapitre d'Eymoutiers y nommait les titulaires au moins dès 1558.
Bussy-Varache. — Bussy était une cure de l'archiprêtré de Saint-Paul, ayant pour patron saint Jacques-le-Majeur. Au XVIIIe siècle on y trouvait 150 communiants (environ 200 habitants). Le chanoine aquilaire d'Eymoutiers y a toujours nommé les curés, ce que l'on constate depuis 1570. Ceux qui nous sont connus sont : Antoine Ruben, 1639. — Léonard Masmoret, 1683. — Jean Lassaigne, 1692, mort en 1693. — Jean Felletin, qui mourut en 1704. — Jean-Baptiste Bonneval, 1707. — N... Dorliac, 1713. — N... Raymond, 1737. — N... Champeaux, 1757. — N. Poumier, 1758. — N... de La Bachellerie du Theil, 1761. — Jean-Baptiste Raymond, 1764. Ce dernier martyr de la foi fut guillotiné à Limoges le 21 novembre 1793.
Le presbytère de Bussy-Varache fut vendu, comme propriété nationale, le 22 thermidor an IV (9 août 1796), au sieur Denaud pour la somme de 1.350 francs (Archives de la Haute-Vienne, Q. 148, n° 236).
M. de La Bachellerie, curé de Bussy, a écrit sur son registre, le 15 janvier 1763 : « Depuis la semaine sainte, jusqu'au mois d'août, il y a eu journellement vingt et trente malades. Le plus fort de la maladie s'est fait sentir dans le village de La Forest dont tous les habitants, petits et grands, ont été malades. Beaucoup ont succombé sous le poids du mal. Les purgations et les saignées étaient les seuls remèdes employés. Les villages de La Varache, de Farsac et de Couegnas et presque tout le bourg ont été aussi malades presque toujours dans le même temps. »
Bussy-Varache a été le chef-lieu d'une commune, qui fut réunie à celle d'Eymoutiers, par ordonnance du 20 mai 1829.
Chantegreux, qui était paroisse de Saint-Pierre-Château.
Chapelle Saint-Clair (La), dans la paroisse de Saint-Pierre-Château. C'était au XVIIIe siècle un bénéfice simple à la nomination du chapitre d'Eymoutiers. Le jour de la fête et le dimanche suivant, la relique de Saint-Clair y était exposée. C'était un ancien prieuré dont on n'avait conservé que la chapelle.
Charnaillas. — En 1692, Jacques Dutour est sieur de Charnaillas, et en 1701, c'est Jean-Baptiste Dutour, époux de Marie Ruben de l'Ombre.
Château-Repentit (Le).
Chez-Pelaud.
Chouviat.
Claud.
Combas, où existait une chapelle en 1648.
Combe-Chabry.
Condamines, dont était seigneur un membre de la famille Ruben.
Communaux (Les).
Coursellas. — A été un prieuré de filles sous le titre de Saint-Nicolas de Myre, et sa chapelle était en ruine en 1697. La prieure de Villevaleix y faisait une nomination en 1568. Ce fut l'abbesse de Bonnessaigne qui exerça ce droit en 1683, 1685 et 1697.
Couegnias.
Donarieix.
Doulaye, paroisse de Saint-Pierre-Château. en 1670, un enterrement eut lieu dans la chapelle de Doulaye.
Eybord.
Farsac. — Gérald d'Arfeuille était seigneur du repaire et lieu noble de Farsac en 1299. ses armes sont d'azur à trois étoiles d'or, au chef cousu de gueules. En 1339, c'était Jean Quintin, damoiseau. En 1392, Pierre Romanet, l'ainé, bourgeois d'Eymoutiers, devint seigneur de Farsac. Ses armes sont d'or au chevron de gueules accompagné de trois branches de romarin de sinople. En 1734, c'était Etienne de Brugière, écuyer, dont les armes sont d'azur à trois abeilles d'argent posées 2 et 1.
Fontanilles (Les).
Font-Macaire (La). — Antoine Ruben, sieur de la Font-Macaire, mourut en 1637. Pierre Ruben, sieur de Neufvialle, demeurant à la Font-Macaire, y mourut en 1671, à l'âge de 72 ans.
Forêt-Chabrouty (La). — Appelée jadis Saint-Laurent-la-Forest, c'était, en 1476, un prieuré ayant pour patrons saint Laurent et sainte Catherine, auquel l'aquilaire du chapitre nommait les titulaires depuis 1530.
Fougeolles. — En 1691, Pierre Bourdicaud était sieur de Fougeolles : ses armes sont d'argent au chevron de gueules, accompagnée en chef de trois trèfles de sable et en pointe d'un quintefeuille de gueules.
Fraissengeas. — Guillaume Bernard, en 1339, et Guichard Bernard, en 1432, étaient seigneurs de Fraissengeas.
Gervais.
Gilles (Saint-), qui aujourd'hui est englobé dans la ville, était un prieuré simple ou chapelle rurale. La Maison-Dieu d'Eymoutiers y était annexée en 1561. Les registres paroissiaux de 1599 font mention de la chapelle et du cimetière, et ceux de 1737, de la tour et terrasse du prieuré. La compagnie des Pénitents blancs s'y établit en 1644 jusqu'en 1652, où elle fut transférée dans une autre chapelle bénite le 11 avril 1656. L'aquilaire du chapitre y nommait les titulaires dès 1558. Ce sont : Antoine Meilhac, en 1631. — Pierre Menot, en 1663. — Antoine Bourdicaud en 1686. — Jacques Dutour en 1690. — N. Martin, 1783.
Gorce (La).
Jalady (Le).
Lac (Le).
Lachaud-Saint-Clair.
Lascaux.
Lasiauve.
Lavialle du Rabazeix. — Pierre Ruben de l'Ombre, sieur de Lavialle, bourgeois d'Eymoutiers, lieutenant de la juridiction de Nedde, épouse, en 1640, Narde Alouveau, fille du juge de Saint-Germain. Antoine Ruben, sieur de Lavialle, avocat au Parlement de Toulouse, est, en 1669, procureur d'office du chapitre, et en 1678, juge des deux juridictions de la ville d'Eymoutiers. En 1684, Léonard Ruben est sieur de Lavialle, ainsi que Pierre Ruben, juge châtelain d'Eymoutiers et subdélégué de l'Intendant.
Legaud, près duquel est le beau viaduc du chemin de fer.
Leycoussinerie.
Lombre. — Fief noble relevant de l'évêque, possédé en 1340 par Guy de Grammont. Il fut acquis du seigneur d'Enval, en 1556, par Pierre de l'Ombre. Pierre Ruben est sieur de l'Ombre en 1668, et Joseph Ruben de l'Ombre l'était en 1786. Les armes de la famille Ruben de l'Ombre sont de gueules au chevron d'or accompagné de trois coquilles, deux en chef, une en pointe, d'argent, la dernière surmontée d'un poisson posé en fasce, la tête brochant sur le côté dextre du chevron.
Loubanau.
Mas (Le). — Jean Ruben, époux de Marie de La Pomélie, est sieur du Mas en 1666, et Antoine Ruben en 1775.
Mas-Chouchet (Le).
Mas-Pécout (Le).
Mazeau (Le). — Jean et Gaultier Bernard sont seigneurs du Mazeau en 1308. Jean Quintin, damoiseau, en 1339, et Joseph Ruben en 1684.
Meilhac.
Meilhaguet, où l'évêque de Limoges, au XIIIe siècle, acquerrait des droits sur Amelin Chastaing, damoiseau.
Meyniaud (Le).
Mont (Le).
Moulin de Barthout (Le).
Mouret.
Pérassoux.
Petit-Boischale.
Peyrade (La).
Pierre-Château (Saint-) — On a vu ci-dessus ce qu'était la paroisse de Saint-Pierre-Château. Il ne reste plus trace de l'ancienne église paroissiale. En 1731, son clocher avait été détruit par la foudre. Pendant la Révolution, son presbytère fut vendu, comme bien national, le 3 thermidor an IV (21 juillet 1796), au sieur Fantoulier, pour la somme de 1.179 francs (Archives de la Haute-Vienne, Q. 149, n° 170).
Le château fort, qui autrefois dominait la ville, a aussi disparu. C'était le château du seigneur évêque, qui avait primitivement été bâti sur cette hauteur.
Planchemouton. — Jacques Bardoulat, en 1662, était seigneur de Planchemouton. Il épousa Anne de L'Hermite. Bardoulat porte d'argent à une rose d'or tigée et feuillée de sinople, issant d'un croissant de gueules, accompagnée de trois étoiles d'or rangées en chef.
Rabazeix (Le). — Antoine Ruben, sieur du Rabazeix, épouse dans l'église de Saint-Pierre-Château, en 1681, Isabeau Dutour.
Raymond.
Reverdy (Le).
Roche (La).
Rue (La). — L'évêque de Limoges est reconnu comme seigneur du Mas de La Rue par la prieure de Villevaleix en 1300, et par Jean Quintin en 1339.
Sauterie (La). — Guillaume Ruben, sieur de la Sotterie (alias Sautarie) est juge du Chalard en 1645, et procureur du roi en 1662.
Serpeilliere.
Souffrangeas.
Theil (Le). — Jean de La Bachelerie, chanoine d'Eymoutiers, acquit le Theil en 1778.
Toulondit.
Tour (La).
Vacheresse (La). — Jacques-Joseph Ruben, sieur de La Vacheresse en 1686, était fils de Jean, sieur du Mas, et de Marie de La Pomélie.
Varache (La).
Vedrenne-Saint-Clair (La).
Vedrenne (Moulin de La).
Versailles.
Vialle (La). — Appartenait, en 1500, à la prieure de Villevaleix et à Martial et Psalmet Romanet. En 1542 à Mathieu Romanet, bourgeois d'Eymoutiers, et en 1561 à Jacques Bourdicaud.
Vielleville. — Dans la paroisse de Saint-Pierre-Château, était l'ancien fief de la famille de Bernard et était qualifié repaire, lieu noble et seigneurie. Le château n'existe plus. En 1640, Jacques Hugon, sieur de Bosvigier, épousait, dans la chapelle de ce château, Françoise Chapellon de Vielleville. En 1764, dame Julie de Bourdicaud, veuve de Jean de Massiot, vendit Vielleville à Jacques-Joseph de La Bachelerie de Neuviale.
Villemonteix, dont était seigneur l'évêque de Limoges en 1339. Charles de Pichard, mort avant 1752, était seigneur de Villemonteix, et portait pour armes d'azur à trois bourdons d'or, posés 2 et 1 : celui de la pointe surmonté d'une étoile d'argent.