Réimpression de l'édition de Limoges, 1920-1926 - Laffite Reprints, Marseille, 1994
Date : 05/02/2023
LA GENEYTOUSE est un chef-lieu de commune dans le canton de Saint-Léonard. Sa superficie est de 1935 hectares, avec 1051 habitants, et son altitude au-dessus du niveau de la mer va jusqu'à 480 mètres près de Saint-Nicolas sur la limite de la commune d’Aureil.
Par ordonnance royale du 30 septembre 1829, les communes des Allois et de la Geneytouse furent réunies en une seule commune dont le chef-lieu fut fixé à la Geneytouse.
La Geneytouse était un prieuré-cure dans l’ancien archiprêtré de Saint-Paul. Raymond de Saint-Paul et ses enfants avaient donné cette église à Aureil. « Eu égard au respect et à l’attachement que Gérald, évêque de Limoges, avait pour Aimeric Malafaida, patriarche d’Antioche, et aux prières de Thomas son frère, il accorda, du consentement d’un archidiacre et d’un archiprêtre, cette église à Aureil, vers 1150, en ce qu’on ferait dans cette dernière l’anniversaire du patriarche, et qu’on présenterait à l’évêque un chanoine pour servir la cure, et qu’on ne pourrait le tirer sans le consentement du prélat ».
La fête patronale de la Geneytouse est l’Assomption de la Sainte-Vierge. Au XVIIIe siècle on comptait dans la paroisse 300 communiants (environ 400 habitants). Le prieur d’Aureil y nommait les curés, au moins dès 1384. Ce fut ensuite le recteur des Jésuites de Limoges, à partir de 1605.
En réparant l’église, en 1882, on a trouvé derrière les boiseries du maître-autel, l’autel primitif datant de l’époque romane. Sa table posée sur un bloc de maçonnerie, est une pierre de 1 mètre 55 centimètres de longueur, sur un mètre de largeur. Elle garde les croix qui y ont été gravées le jour de sa consécration.
Lorsque Mgr d’Argentré fit distribuer aux églises du diocèse, en 1790, le trésor des reliques de l’abbaye de Grandmont, l’église de la Geneytouse en reçut de Saint-Étienne de Muret, le fondateur de l’Ordre de Grandmont, de deux des compagnons de saint Maurice, et de quatre des compagnes de sainte Ursule, vierges et martyrs.
Jean de Douhet, prieur-curé de Lageneytouse, résigna au suivant en 1569. - Pierre de Tisseuil, prieur-curé de La Geneytouse en 1569. - François Sourzac, prieur-curé en 1622. - N... Rouilhac, curé de La Geneytouse en 1669. - N... La Nouaille, meurt en 1754. - N... Bourdeau 1766 et 1769. - Jean-Baptiste Daniel de La Gasnerie, nommé en 1781, fut déporté pendant la Révolution . Nommé de nouveau en 1803, il y est mort en 1829.
La cure des Allois est alors unie à celle de La Geneytouse. - Léonard Bordas nommé le 20 avril 1834. - Jean-Baptiste Mège en était curé en 1840. - Jean-Baptiste Prudhomme fut nommé en 1843. - Pierre Chaput en 1848. - Louis Rondet en 1877. - Martial Bonnetaud en 1882. - Pierre Bathier en 1893. - Henri Buffet, 1912.
Le 12 thermidor an IV (30 juillet 1796) le presbytère de La Geneytouse fut acheté comme bien national par le sieur Léonard Joisson, pour la somme de 1530 francs. (Archives de la Haute-Vienne, Q. 149, n° 212).
Les villages de la commune de La Geneytouse sont :
Allois (Les), dans l’ancien archiprêtré de Saint-Paul, avaient une cure sous l’invocation de saint Laurent. Au XVIIIe siècle on y comptait 90 communiants (environ 120 habitants). Les curés étaient nommés par l’abbesse des Allois en 1572, 1702, 1740, 1752. François Roche était prieur-curé en 1554. - Léonard de Marsac, curé en 1614. - N... Chaussade, 1754-1759. - N... Tarneau, 1771. _ N... Deschamps, vers1770. - N...Boutineau en 1775-1790.
Il y avait dans cette église une vicairie fondée en l’honneur de la Saint-Vierge et de sainte Catherine. L’abbesse des Allois y nommait les titulaires dès 1297.
François Roche, prieur de Cheniers et curé des Allois, bâtit dans le cimetière une chapelle où il fonda une vicairie pour le prêtre le plus proche de sa lignée. Par son testament du 14 novembre 1554, il en fonda une autre dans l’église des Allois.
Dans une chapelle au-devant de l’église, Léonard Chenaud, sieur de Meilhars et du Verdurier, fonda une vicairie le 11 mars 1603.
La chapelle rurale de Notre-Dame-de-Pitié existait au XVIIIe siècle.
La cure des Allois est maintenant unie à celle de la Geneytouse.
On ne connaît pas exactement l’origine et la date de fondation de l’abbaye des Allois. Elle existait en 1140. Les religieuses suivaient la règle de saint Benoit, à laquelle furent ajoutées quelques modifications. En 1750, manquant des secours spirituels et temporels dont elles avaient besoin et leur monastère exigeant des réparations qu’elles ne pouvaient y faire exécuter, elles quittèrent les Allois et vinrent s’établir à Limoges dans la maison des Grandes Claires, au centre de la Cité.
Les prieures ou abbesses des Allois sont : Etiennette, prieure entre 1140 et 1158. - Blanche, première abbesse, 1180. - Ayceline de Saran, vers 1198. - Béatrix de Jovignac, en 1215. - Ayceline, 1228. - Jeanne, 1228-1253. - Alayde de Boisse, 1260-1271. - Auzan ou Otzanie, 1278-1285. - Volguda, 1288-1299. - Béatrix de Vision, 1304-1317. - Folca de Saint Jean, 1317-1343. - Marguerite Amici ou Lamy, 1343-1357. - Marie Audoin, 1362-1426 (probablement deux du même nom). - Sélène de Lébolériis, 1431-1469. - Mapia de Lébolériis, 1461. - Jeanne de Lébolériis, 1462-1478. - Marguerite de Lébolériis, 1484-1512. - Françoise de Jounhac, 1512-1555. -Marguerite de Jounhac, 1556. - Jeanne de Montroux, morte en 1593. - Isabeau de Jounhac, 1595-1613. - Suzanne de Beaufort, 1614-1625. - Judith de Jounhac de Foursac, 1625-1669. - Judith de la Baume de Foursac, 1669-1715. -Anne-Thérèse Pichon d’Affis, 1715-1741. - Louise-Gabrielle d’Ussel de Châteauvert, sous laquelle la communauté fut transportée des Allois à Limoges, 1741-1758. - Marie-Madeleine de Leintilhac, 1758-1771. -Marie-Louise de Villoutreix de Faye, 1771-1781. -Marie-Antoinette d’Ussel de Châteauvert, 1782-1794.
Bessière (La).
Chassaigne (La).
Châtain (Le). - Le lundi de l’Assomption 1269, Marguerite de Bourgogne, vicomtesse de Limoges, donna le Châtain aux religieux d’Aureil pour fondation d’un service solennel et annuel.
Coudert (Le).
Croc (Le).
Cros (Les).
Croix-Rouge (La).
Croix-Férée (La).
Ecure (La Grande).
Forêt (La).
Gorce (La)
Janoureix (Le).
Malesseuve.
Malevergne.
Puy-Faucher, appartenant à la famille de Roulhac, dont les armes sont : parti, au 1er d’azur à trois étoiles d’argent 2 et 1, au chef cousu de gueules chargé d’un croissant d’argent ; au 2e de gueules au lion d’argent, à la bordure d’azur à dix fleurs de lis d’argent.
C’est au Puy-Faucher qu’est né, le 25 septembre 1760, Antoine de Roulhac, chanoine de Saint-Martial, à Limoges, déporté pour refus de serment et fusillé sur le vaisseau les Deux-Associés, le 3 mai 1794.
Puy-Joubert.
Puys (Les).
Ribières.
Saint-Nicolas-des-Froides-Orties était un prieuré-cure en 1369 et 1562. Il est dit simplement prieuré en 1598. Il avait pour patron saint Nicolas. Le prieur d’Aureil y nommait les titulaires en 1562. Ce fut le recteur du collège des Jésuites de Limoges qui exerça ce droit à partir de 1629. Les prieurs connus sont : Martial Fabre en 1368. - Léonard de La Bachellerie en 1374. - Jean de Tilia, 1412. - Pierre Chastenet, 1468-1473. - Jean Chastenet, 1474. - Pierre Chastenet ou Castanet, 1478, mort en 1482. - Pierre de Vernhe, 1482-1483. - Martial Isarn ( ?), 1495. -Laurent Vigier, 1499, mort en 1503. - Jean Gay, 1503-1504. - Simon Laleu, 1504. - Jean Levaloys ( ?), 1505. - Antoine de Jameyrat, 1505-1507. - Jean Texier, 1533-1542. - François Brillon, 1545. - Bernard de La Bachellerie, 1563. - Jean Bucillon, 1628, mort en 1629. - Jean Palis ou Palazy, 1629. - Jacques Pinchaud, 1641. - Joseph Bachelier, 1668.
Surzot (Le Haut-) ou Surson.
Surzot (Le Bas-). - Martial Romanet, bourgeois et marchand de Limoges, seigneur de Surson en 1519, était parrain d’une cloche bénite au monastère des Allois, le 6 août .
Theil (Le).
Tronchère (La).
Tuilerie (La).
Vergnenègre.