Réimpression de l'édition de Limoges, 1920-1926 - Laffite Reprints, Marseille, 1994
Date : 05/02/2023
Glandon est le chef-lieu d’une commune dans le canton de Saint-Yrieix ; elle a été érigée par décret du président de la République du 19 février 1902. Tout son territoire faisait partie de la commune de Saint-Yrieix. Elle a 2474 hectares d’étendue et 854 habitants, son altitude au dessus du niveau de la mer est de 366 mètres.
Glandon était une cure dans l’ancien archiprêtré de Lubersac, qui au XVIIIe siècle avait 680 communiants (environ 907 habitants). Sa fête patronale était celle de saint Saturnin de Toulouse, jadis c’était l’Assomption de la sainte Vierge. Le chapitre de Saint-Yrieix en nommait les curés au moins depuis 1563.
Il y avait aussi à Glandon un prieuré de sainte Radegonde ; mais ses bâtiments étaient en ruine en 1605. Le prieur du Chalard en jouissait au XVIIIe siècle.
Othon Lascure était curé de Glandon avant octobre 1513. — Joseph Robert fut nommé curé en 1558. — N… Bouvery, mourrut en juillet 1758. — N… Dujardin de la Digue, mourut en 1776. — Pierre Gondinet, nommé en 1776, subit la déportation ; nommé en 1803, est mort en 1827. — Léonard Crezeuné, qui aussi avait été déporté, fut curé de Glandon pendant quelques années. — N… Gondinet en 1825. — André Courty fut nommé en 1838. — Arthur Charzat en 1882. — Simon Lévêque en 1887. — Jean-Marie Lajeunie en 1897. — Louis Barrière en 1908. — François Rivet en 1910.
Une cloche a été refondue pour l’église de Glandon en 1881. Elle porte dans son inscription ces mots : In hoc signo vinces.
Les villages de la commune de Glandon sont ceux qui se trouvaient dans la partie sud de la commune de Saint-Yrieix. On y remarque surtout les suivants :
Biards (Le château des) où est né, au XIIIe siècle, Guillaume d’Al Biars, troubadour limousin, dont les œuvres manuscrites sont conservées à la Bibliothèque Nationale (fonds Colbert, 7226).
Ce château a ensuite appartenu à une branche de la famille Jarrige de La Morélie qui en a pris le nom et dont les armes sont d’azur au chevron d’or sommé d’une croix de même, accompagné en pointe d’une tour d’argent maçonnée de sable.
A quelques pas du château des Biards, qu’habite M. Gaston David, est une imitation de la grotte de Lourdes, où les habitants du voisinage aiment à venir prier auprès de la statue de bronze argenté de l’Immaculée Conception. A 400 mètres au nord du château des Biards se trouve une mine d’antimoine qui est actuellement en exploitation.
Férignac appartenait à la famille Jarrige de La Morélie dont trois membres, confesseurs de la foi, sont morts, en 1794, sur les pontons de Rochefort. Ce sont : 1° Barthélémy Jarrige de La Morélie des Biards, religieux cluniste, né au château des Biards le 13 mai 1753, mort sur le vaisseau les Deux-Associés le 13 juillet 1794 ; 2° Jean-François Jarrige de La Morélie du Breuil, né à Saint-Yrieix le 11 janvier 1752, chanoine de Saint-Yrieix, embarqué sur le vaisseau les Deux-Associés, il succomba au Grand-Hôpital, le 14 juillet 1794 ; 3° Pierre Jarrige de La Morélie de Puyredon, né à Saint-Yrieix, le 19 avril 1737, chanoine de la cathédrale de Limoges, puis doyen du chapitre de Saint-Yrieix, mort sur le vaisseau les Deux-Associés le 14 août 1794.
Sauvagnac. — Marc Jarrige de La Morélie était seigneur de Sauvagnac, vers 1700