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Présentation de la paroisse de Saint-Cessateur

Date : 01/04/2023

 

SAINT-CESSATEUR

 

Limoges d’après ses anciens plans, par Paul Ducourtieux

 

            Saint-Cessadre ou Cessateur s’élevait au milieu du carrefour formé par les chemins venant de Saint-Gérald, de la porte du Saint-Esprit et des Grands Carmes, dans le bas de la rue des Pénitents Rouges actuelle. Cette église portait le nom d’un évêque de Limoges, mort au VIIIe siècle. Elle possédait les reliques de Saint-Aurélien, plus tard transportées dans la chapelle de ce nom, qui dépendait de cette paroisse. En 1630-1631, les pestiférés furent en grande partie enterrés dans le cimetière de Saint-Cessateur, dont l’église resta abandonnée quelques temps. Les réparations de l’église furent achevées le 15 juillet 1662. Les pénitents rouges s’y établirent en 1648.

                La paroisse Saint-Cessateur avait pour église, depuis la première moitié du XVIIIe siècle, la chapelle de Saint-Aurélien, ce qui nous indique que l’ancienne église Saint-Cessateur était ruinée. Une maison particulière s’élève sur son emplacement, dans le bas de la rue des Pénitents Rouges.

               

Inventaire des églises Saint-Aurélien et Saint-Cessateur de Limoges, en 1723.

            par Michel Tintou

 

Le 19 octobre 1723, Raymond de la Coudre « prestre, chanoine régulier de la Congrégation de France, prieur claustral de Saint-Gérald de Limoges » prend possession du prieuré-cure de Saint-Cessateur et de la chapelle Saint-Aurélien son annexe. Par suite du décès de messire Jean Peyrat, le vicaire général du prieur commendataire de Saint-Jean-de-Cole, en Périgord, a nommé le nouveau titulaire avec l'approbation de l’évêque de Limoges. Les cérémonies ordonnées par l'église dûment observées, tant à Saint-Cessateur qu'à Saint-Aurélien, la lecture du procès-verbal est aussitôt faite à l'intérieur comme à l'extérieur des édifices. Les 21 et 25 du même mois, Louis Estienne, notaire royal, à nouveau requis, mentionne, dans un acte authentique, l'état des bâtiments en dressant l'inventaire des ornements, reliquaires et autres objets liturgiques qu'ils abritent[1].

Contrairement à la prise de possession, l’inventaire concerne, en premier lieu, la chapelle Saint-Aurélien qui nous apparaît en assez bon état, largement pourvue de reliquaires. Soixante ans auparavant, époque de l'installation de la Compagnie des Pénitents Pourpres, la petite église Saint-Cessateur a subi une très sérieuse restauration, son aspect reste décent mais, à l’opposé de son annexe, elle ne renferme que quelques ornements, pour la plupart « fort vieux et usés » et ne possède qu’un seul reliquaire, celui du patron de la modeste paroisse dont il est le siège[2].

L’acte d’érection de la chapelle Saint-Aurélien, datée du 7 avril 1471, explique encore, après deux siècles et demi, la différence entre les deux sanctuaires :  « frère Guillaume de Plenaveyre, prieur-curé de l’église de Saint-Cessateur, Jean Monier et Jean Defourneau bailles et fabriciens de Saint-Cessateur ayant exposé que dans ladite église de Saint-Cessateur ils possèdent plusieurs beaux et saints reliquaires qui sont esprimez et détaillés dans ledit contrat et que ladite église de Saint-Cessadre estant située hors de la ville de Limoges, en un lieu éloigné et solitaire, que pour la conservation desdites reliques et icelles tenir et garder dans des lieux plus décents et convenables, ils convinrent, avec les paroissiens, aprez toutefois avoir receu le consentement du seigneur évesque de Limoges, du prieur et communauté de Saint-Jean-de-Colle, scavoir est de faire bâtir et construire, à communs frais et dépens, dans la ville de Limoges, en la rue communément appelée de la Peire au bois, dans la paroisse et environs des limites de ladite église paroissiale de Saint-Cessadre, une chapelle à chaux et verres pour y porter et garder lesdites reliques »[3].

Les restes vénérables, contenus dans les châsses et coffrets, nous sont connus grâce à « L’estat des reliques qui sont dans les églises de la ville et Cité de Limoges, suivant le registre qui en a esté faict l’année 1666, année de l’ostention commençant le mardy de Pasques 27e avril, finissant au mardy de Pentecoste »[4] et par une liste de la même année, mais présentant quelques dissemblances, publiée par Maurice Ardant, en 1848[5]. Les précisions supplémentaires contenues dans l’inventaire de 1723 accroissent l’intérêt historique du document.

 

   Aujourdhuy vingt uniesme octobre mil sept cent vingt trois, avant midy, pardevant Louis Estienne, notaire royal à Limoges, soussigné, fut présent Messire Reymond De la Coudre, prestre, chanoine régulier de la Congrégation de France, prieur-curé de St-Cessadre et chapelle de St-Aurélien en dépendant. Et Sr Jean-Baptiste Pouyat, comme représentant de Me Jean Peyrat, vivant prestre, curé de ladite esglise. Lesquels ont dit que ledit Sr De la Coudre ayant esté pourvu dudit prioré et d’icelluy pris possession, ils sont convenus entre eux de faire aimablement procez-verbal des ornements qui se trouveront en chacune desdites esglises et chapelles, ensemble des réparations à faire, tant ausdites esglises qu’à la maison curialle. A cet effet sur le requis desdits Srs De la Coudre et Pouyat, en leur compagnie est des tesmoins cy après nommés, nous nous sommes portés enladite esglise et chapelle de Saint Aurélien où estant y avons trouvé Sieur François Plainemaison, Jacques Cybot dit Papaud et Estienne Pouret dit le Cadet, bailles et fabriciens de ladite église de Saint-Aurélien, en présence desquels nous avons procédé audit procez-verbal ainsy qu’il s’ensuit :

   Premièrement, avons entré dans le sanctuaire que nous avons trouvé en assez bon estat excepté les fentes et ouvertures qui sont entre les planches du plafond où il est nécessaire de mettre des toilles, et qu’il manque six carreaux de vitres à la grand vitre. Ayant fait ouvrir le tabernacle par ledit Sieur De la Coudre, y avons trouvé un cyboire d’argent doré avec une custode de brocard garny d’un galon faux[6], un petit corporal de toille garny d’une dentelle. Plus un soleil d’argent doré, où il manque une clavette, soutenu par deux anges à costés, avec son estuy de cuir noir, six chandelliers de fonte et six autres de bois doré, plus un vieux devant d’autel entièrement usé, d’un velours jaune. Après quoy a esté ouvert une harmoire devant la muraille, à costé gauche en entrant, où nous avons trouvé une croix d’argent de la hauteur de plus d’un pied et demy, ciselée au pied et extrémité, avec un cristal au milieu où il y a de la vraye croix, avec son estuy. Plus un bras de cuivre rouge, cy devant doré, qu’on dit estre le bras de Saint Médard ; plus, dans une petite boite de bois, y avons trouvé un petit ansansoir avec sa navette, le tout d’argent, pesant environ deux marcs ; plus un reliquaire de cuivre rouge, cy devant doré, avec Vierge au bout, où sont des reliques de sainte Catherine[7] ; un autre reliquaire en clocher, de cuivre jaune, dont le pied estoit autrefois doré, où sont les reliques des Saints Innocents, avec une phiole d’huile sortant du tombeau de Sainte Catherine ; un autre reliquaire de cuivre où sont aussy des reliques, entouré d’une corne[8]. Plus une croix à deux croisillons, de cuivre émaillée, très ancienne. Plus une petite châsse de cuivre en émail où est escrit, à costé, santa Catherina, à l’ouverture de la porte l’image de Saint Pierre, de l’autre costé les figures de Saint Aurélien et Saint Cessateur[9]. Plus un autre reliquaire de cuivre doré, en pointe de clocher, avec des reliques qu’on a pû lire8. Plus une figure en bois représentant saint Antoine[10]. Plus un autre reliquaire en clocher, de cuivre doré, où sont des reliques de Sainte Agathe, de Saint Eutrope[11], de la pierre du tombeau du prophète Hieremie, de Sainte Magdelaine, de la pierre où estoit assis Jesus-Christ lorsqu’il benist les cinq pains et les deux poissons, de la crêche[12] et du Sépulcre du Seigneur, des pierres de Saint-Estienne, de la pierre où se reposa la Sainte-Vierge lorsqu’elle fuit en Egypte, dans la même reliquaire, des reliques de Saint Blaise. Plus un autre reliquaire carré avec quatre ouvertures de vitres, où sont des reliques de Saint Blaise[13]. Plus une crosse de cuivre rouge en émail ayant plus de cinq cents ans ; plus un patène de cuivre doré. En continuant nous sommes entrés dans la sacristie où nous avons trouvé un calice avec une patène d’argent doré, deux panonceaux ou médaille d’argent représentant Saint Aurélien[14], une croix d’argent avec une médaille au milieu représentant, d’un costé, le Christ, et de l’autre la Sainte Vierge, trois tasses de cuivre pour quester, une chasuble de velours noir avec son estolle, manipule, bourse et voile et cuissin garny d’un galon d’argent au milieu et d’un galon de soye blanche autour. Plus, autre chazuble de satin noir, fort usée, avec un galon de soye, avec son étole, manipule, bourse et voile, le tout fort vieux et usé. Plus autre chazuble velours rouge avec un orfroy au milieu, avec les armes de Saint Aurélien, avec son étole, manipule, sans bourse et sans voile ; plus une autre chazuble d’un violet avec des dentelles faux argent, avec son manipule, estole, bourse et voile. Plus autre chazuble de soye à fleurs, rouge et verte, avec une croix faux-galon, étole, manipule, bourse et voile de même. Plus autre chazuble de satin à fleurs minimes, avec orfroy blanc à fleurs avec un galon de soye, manipule, étole, de même, un voile de soye différente et bourse, aussy de soye différente, plus, un voile de soye avec une bourse, dont on se sert à l’ornement rouge, plus, une chazuble de ligature, blanc et rouge, avec étole, manipule, bourse et voile de même. Tous lesquels ornements, cy devant énoncés, lesdits fabriciens ont dit avoir fait faire de leurs questes et de charité pour servir à l’usage de ladite église.

   Plus, une chazuble de brocard, à fleurs, avec une dentelle faux or, garny de son étole ; manipule, voile, de même étoffe, avec une bourse rouge et un palie d’écaille de poisson[15] que les dits fabriciens ont dit appartenir audit feu Sieur Peyrat et que ledit Sieur Peyrat a dit laisser à l’église. Plus deux cuissins pour l’autel, de brocard rouge parsemé de petites fleurs d’argent ; plus, deux étolles curiales d’étoffe de soye avec une bourse de brocatelle. Plus, trois aubes, demy usées, avec deux scintures, trois amy[16] dont deux usées et un banc que lesdits fabricateurs ont dit appartenir à l’église. Plus, un surplis, toile de coton, que ledit Sieur Peyrat a dit appartenir à l’hérédité dudit feu sieur son oncle ; plus, un bonnet carré ; plus, une bouete de fert blanc et une autre d’étoffe de soye en pelotte. Plus, un rituel à l’usage du diocèze avec un antiphonier et un graduel romain imprimé à Paris, petit in quarto, que ledit Sieur Pouyat a emporté, comme appartenant audit feu son oncle, exception, opposition et réserve dudit Sieur De la Coudre, prieur, qui prétend que lesdits livres doivent rester à l’église sy mieux n’ayent en fournir d’autres. Plus, deux petits chandeliers abrau de cuivre, deux grands missels et un cahier pour les morts, deux paires de burettes et une petite fontaine de cuivre où il manque le robinet. Plus, une lampe de cuivre devant le Très-Saint-Sacrement. Plus, trois devant l’autel, un de velours noir parsemé de larmes, autre servant au violet de l’autre costé et un autre de brocart rouge et l’autre d’un brocart blanc. Lesdits fabriciens ont déclaré qu’il y en a deux autres qui doivent estre au pouvoir dudit Sieur Pouyat. Plus, un ansansoir avec la navette de cuivre ; plus, une tenture de tapisserie de Bergame pour faire le tour de l’église, aux jours de solennités.

   Ce fait nous nous sommes retirés et laissé tout le contenu au présent procès verbal ez mains desdits fabricateurs et marguiliers qui s’en sont chargés, et remis la continuation au premier jour. Fait et passé en présence des Srs Léonard Breuilhe et Joseph Latreille, praticiens, habitant dudit Limoges, tesmoins à ce appelés. Signé : De la Coudre, — Pouyat, sauf mes exceptions et réserves, — Plainemaison, — Latreilhe, — Papau, — Latreilhe, — Brueilh, — Estienne.

 

   Advenant le vingt cinq octobre mil sept cent vingt trois, après midy, pardevant Louis Estienne, notaire royal à Limoges, sousigné, furent présents Messire Raymond de La Coudre, prestre, chanoine régulier de la congrégation de France, prieur-curé de Saint-Cessateur et de la chapelle de Saint Aurélien, et Sieur Jean-Baptiste Pouyat, au nom qu’il est, pris sur leur régime, en leur compagnie, et des tesmoins cy après nommés, nous nous sommes portés en ladite église de Saint-Cessateur, près cette ville, où estant, y avons trouvé Philippe Goumy, merguilier, qui auroit ouvert la porte de ladite église, où estant entrés, avons fait procez verbal ainsy qu’il s’ensuit : Premièrement avons remarqué que le sanctuaire est en bon estat et qu’il y a devant l’autel une lampe de cuivre, et ledit Sieur De La Coudre, revestu du surplis et d’une étole, auroit ouvert le tabernacle, y avons trouvé un petit ciboire d’argent pesant environs trois marcs, avec une custode fort vieille et un corporal garny d’une dentelle, un devant d’autel rouge avec trois bandes de passements, fort vieux et usé, et deux nappes sur l’autel, demi usées, quatre vieux chandeliers de bois dont l’assiette dorée est rompue. Après quoy nous sommes entrés dans la sacristie, derrière l’autel, où nous avons trouvé une harmoire à deux battants, iceluy ouvert y avons trouvé un vieux surply rapiescé, une aube avec son cordon et l’amy fort usé. Plus, une chazuble, une étole, manipule, voile de calice et bourse, une nappe d’autel, le tout de ligature avec une petite frange de soye. Plus, une chazuble de velours noir garny d’un petit galon double, faux argent, une étole, manipule, le tout d’un velours noir, un voile de calice et la bourse d’un taby noir[17]. Plus, une autre vieille chazuble, aussy de velours noir, avec le voile et la bourse de même, le tout fort usé, et une estole blanche et noire, de camelot. Plus, un devant d’autel de toile noire fort usé, deux petits cuissins, aussy de velours noir, dont un fort usé, et un petit voile à fleurs bleuf et blanc, deux autres petits cuissins, un vert à rayes et l’autre à fleurs. Plus, un grand et un petit rituel ; plus, un grand missel, deux burettes et un petit bassin d’estain, une petite clochette avec une lanterne pour porter le Saint-Sacrement ; plus, une figure de Saint Sesadre de cuivre doré et dans le pied, de la relique du saint[18], un ancien ciboire d’estain ; plus, un vieux coffre de bois, lequel ayant esté ouvert, y avons trouvé un drap mortuaire d’un vieux drap noir fort usé et une croix de cuivre jaune avec son manche de bois.

   Dont et du tout nous avons fait et dressé le présent procez verbal et diceluy octroyé acte, fait et passé en ladite église , en présence dudit Philippe Goumy, des Sieurs Pierre Laforest, Me Léonard Blondeau et de Joseph Guérin, de Léonard Breuilhe et de Joseph Latreilhe, praticiens, habitants dudit Limoges, tesmoins à ce requis. Ledit Goumy a déclaré ne scavoir signer, de ce interpellé.

   En continuant, avons esté conduits dans une petite maison ou chabanne, où estant entrés, avons vu qu’il n’y a que quatre chevrons, sans plancher, que les murs sont en mauvais estat et ladite chabanne bastie de torchis, et dans icelle ledit Maumy y fait sa demeure, et nous a fait observer que la couverture est en mauvais estat, après quoy, avons estés conduits, par ledit Maumy, dans une autre petite chabanne, couverte de thuiles, où demeure Marcelle Guilletaud, blanchisseuse, où estant entrés avons vus qu’il n’y a que cinq chevrons sans planches, et que la couverture est en mauvais estat. Avons remarqué qu’il n’y a qu’une petite fenestre en bas jour, sans vitres ny volets, et remarqué que les murs sont en bon estat.

   A l’instant sont comparus Sieur Pierre Laforest, marchand, maistre des cérémonies de la Compagnie des Pénitents Rouges, Maistre Léonard Blondeau, conseiller de ladite Compagnie, Sieur Joseph Guérin, substitut du trésorier, lesquels, tant pour eux que pour les autres confrères, ont réclamé la lampe, les deux nappes d’autel, le devant d’autel et le missel incérés au présent procèz verbal, comme appartenant à ladite compagnie, partant s’opposent pour raison de quoy, lesdites parties se pourvoyeront ainsi qu’elles aviseront.

   Signé : De La Coudre, — Pouyat, sans approuver les réserves de Mrs les pénitents, — Breuilh, — Laforest, — Blondeau, — J. Guérin, — Latreilhe, — L. Estienne.

 

La suppression de la paroisse de Saint-Cessateur, le 7 août 1791, entrainera sa réunion à celle de Saint-Thomas d’Aquin. L’église, encore fréquentée, pendant quelques temps, par les pénitents pourpres, finira par disparaître sous la pioche des démolisseurs. Quant à la chapelle dédiée au successeur de saint Martial, elle sera heureusement sauvegardée par les bouchers de Limoges, en devenant propriété de l’antique Confrérie de Saint-Aurélien.

 

 

 

 

Extrait du Bulletin de la Société Archéologique et Historique du Limousin

TOME CVI, 1979

Imprimerie A. Bontemps, Limoges

 

avec l’aimable autorisation de la dite Société

 

[1] Ce texte fait partie d’une série de minutes anciennes déposées aux Archives départementales de la Haute-Vienne. La liasse d’où cet acte est extrait est cotée 4 E.5-30

[2] Cf. Michel Tintou, Restauration de l’église Saint-Cessateur de Limoges et installation des Pénitents Pourpres (1661-1662), B.S.A.H.L., t. CV, 1978, p. 138. En 1737 on dénombrera seulement 17 feux et 40 communiants sur l’étendue de la paroisse.

[3] Archives communales de Limoges, Registre paroissial de Saint-Cessateur (alias Cessadre) et Saint-Aurélien, 1668-1791, côté GG. 157. Ce texte est mentionné au sein d’un « mémoire pour Mr Martin prieur-curé de St-Cessateur et Aurélien son annexe, concernant la contestation survenue entre Mr le curé de St-Michel-des-Lions et luy pour l’enterrement et administration des sacrements dans la maison de f. J.-B. Dada, boulanger » (1762. f° 155).

— Le mémoire signale également « un testament en datte du 25 novembre 1411 par lequel Emeric Le Blanc, prêtre, donne aux bailles de la Confrérie et aux confrères de Saint-Aurélien pour qu’on luy fasse annuellement dans l’église de Saint-Cessateur un service pour le salut de son âme, onze sols de rente qu’il a, et livré tous les ans, sur une maison de Jean Choutard, située rue de la peyre au bois, dans la paroisse de Saint-Cessateur, entre la maison de Martial Mendonneau d’une part et la maison de Bernard Dencros d’autre et l’esside de Jean du Solier d’autre, signé de Albiac et par collation Dupin ».

— L’agrandissement de la chapelle Saint-Aurélien, de 1617 à 1652, nécessita, le 12 novembre 1648, l’acquisition par « Pierre Daixe et Jacques Cybot, marchands bouchers... au nom et comme bailles et merguiliers de l’esglise de Saint-Aurélien », pour la somme de 140 livres, d’un étage de maison appartenant à Léonard Bordas, maître savetier, « rue de la piare au boy, joignant ladite esglize de Saint-Aurélien, lequel bas de mayson appartient à la bailie de Saint-Aurélien ». Archives départementales de la Haute-Vienne, liasse cotée 4 E.2-337

[4] Annales Manuscrites de Limoges... publiées par Émile Ruben, Félix Achard, Paul Ducourtieux, Limoges, 1873, p. 257.

[5] Maurice Ardant, Des Ostentions, Limoges, 1848, p. 93.

[6] Petite bourse d’étoffe brochée de soie d’or ou d’argent contenant l’eucharistie destinée aux malades, pendant son transport, par un prêtre, à l’extérieur de l’église.

[7] « Un os du crâne de saint Jean-Baptiste, des cheveux de sainte Catherine dans un reliquaire sous cristal », M. Ardant, op. cit., p. 94.

[8] N’est pas mentionné dans l’inventaire de 1666.

[9] Châsse de saint Aurélien, aujourd’hui disparue et remplacée par celle de bois doré acquise, vers 1820, par la confrérie. Le buste-reliquaire :  « effigie d’argent à demi-corps, couvert d’une mitre enrichie de perles et de pierreries, sur lequel chef paraissait les marques du coup de foudre qui le tua lorsqu’il fit emprisonner saint Martial, qui le ressuscita avec Andréas, son compagnon », se trouvant à l’intérieur de la châsse, n’a pas été mentionné à l’inventaire.

 

[10] « un os de saint Antoine, ermite » (1666)

[11] « Plus des reliques de sainte Agathe : un os de saint Eutrope et pierre ? de son sépulcre ». Annales Manuscrites...., p. 258.

[12] Les listes de 1666 n’indiquent ni la pierre du tombeau du prophète Jérémie, ni la relique de la crèche.

[13] « Un reliquaire où sont les os de saint Blaise et du bois de sa croix ». M. Ardant, op. cit., p. 91.

[14] Voir Albert de Laborderie, L’église Saint-Aurélien, Limoges, 1945, p. 4.

[15] Limousin : pali (du latin pallium, poèle). Il s’agit, sans doute, d’un dais utilisé pour abriter le Saint-Sacrement pendant les processions.

[16] Amict : linge recouvrant les épaules du prêtre lorsqu’il célèbre la messe.

[17] Tabis : sorte de moire à petits grains

[18] A Saint-Aurélien en 1666 : « Plus un os du bras de saint Cessateur, évêque de Limoges, en un demi-corps surdoré, lequel fut apporté de Saint-Santin, près Malemort, en Bas-Limousin, où est le corps, par Messire Jean Goudin... l’an 1659. Il est prié pour les galeux et ladrerie avec grand succès. Sa fête le 15 novembre. » M.Ardant, op. cit., p. 93.