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Recherche > Haute-Vienne (87) > Nantiat > Extraits du Dictionnaire Historique et Géographique de la Haute-Vienne d'André LECLER

Extraits du Dictionnaire Historique et Géographique de la Haute-Vienne d'André LECLER

Réimpression de l'édition de Limoges, 1920-1926 - Laffite Reprints, Marseille, 1994

Date : 07/02/2023

 

NANTIAT, chef lieu de canton dans l'arrondissement de Bellac, a 24 301 hectares de superficie et 11 336 habitants. Les communes comprises dans ce canton sont : Berneuil, Breuilaufa, le Buis, Chamborêt, Cieux, Compreignac, Nantiat, Roussac, Saint-Symphorien, Thouron et Vaulry.

La commune de Nantiat a 2 542 hectares de superficie, et 1887 habitants. Son altitude au-dessus du niveau de la mer est de 413 mètres.

Nantiat était un prieuré cure ou cure-régulière dans l'ancien archiprêtré de Saint-Junien. Son église était sous le vocable de saint Vincent, martyr. L'abbé de Bénévent y a nommé les curés, puis ce droit de nomination appartint, en 1555, au prieur de Saint-André de la Cité de Limoges, et ensuite au prieur des Carmes déchaussés, lorsqu'en 1633 ce prieuré fut uni à leur communauté. Sur la fin du XVIIIe siècle, on trouvait à Nantiat 1 200 communiants, environ 1 600 habitants.

Noble François Faulcon, seigneur de Saint-Pardoux, avait fondé une vicairie dans cette église en 1537.

Au commencement du XIXe siècle, l'église de Nantiat tombait en ruine, et aussi était trop petite pour la population de la paroisse. C'est ce qui fut en partie cause du transfert du doyenneté ecclésiastique dans la paroisse de Compreignac en 1819. Dès 1829, on s'occupa de la construction d'une nouvelle église sur un autre emplacement ; elle fut terminée sur la fin de 1833. Elle est formée d'une nef de trois travées, flanquée de quatre chapelles en hémicycle. Le choeur aussi de forme circulaire est voûté en demi-coupole. En 1867, elle a été décorée de peintures murales.

Une des cloches porte l'inscription suivante : « ✠ Nicolas-Zacharie de Caumont, cte capitaine de cavalerie, chevalier de Saint-Louis, commandant les Suisses invalides de la garde de Versailles, parrain ; Marie-Armande Le Vasseur de Fredaigne, baronne de Nantiat, marraine. M. J.-B. Cheyrou, prieur-curé 1781. — Martin, fondeur. »

On lit sur la seconde cloche : « ✠ Cette cloche donnée à la fabrique de Nantiat a été bénite le 20 décembre 1896 par M. Chambon, archiprêtre de Bellac, délégué de Mgr Renouard, évêque de Limoges, et a reçu le nom de Jeanne-Marie du Sacré-Cœur. — Parrain M. Achille Courdeau, trésorier ; marraine Mlle Marie-Alix de Liniers, représentée par Mlle Marie-Thérèse Lefort. M. Buisson des Lèzes, maire ; M. L. Genesteix, président de la fabrique ; M. J. Favard, curé donateur. — Bollée fondeur à Orléans. » Cette cloche pèse 120 kilos.

En 1556, Jean Fourestarie et Pierre Savignac permutaient le prieuré cure de Rilhac-Lastour pour celui de Nantiat. — Jean Roy était prieur-curé de Nantiat en 1598. — Charles Dumouraud, en 1635-1664. — N… Demasdot, 1669-1674. — N… Desthèves, 1679-1712. — N… Gaillard, 1714-1722. — N… La Quintinie, avant 1724. — N… Dupin, 1725-1728. — Cl.  Bœuf, 1729-1745. — Joseph Rochon, 1750-1757. — N… Boutet. 1758. — François Richer, 1761-1765. — Vincent Besse, 1766, résigna en 1777, en faveur du suivant. — Jean Cheyrou fut prieur-curé le 12 mai 1777, et y était au moment de la révolution. Il subit la déportation hors de France et ne revit pas sa patrie ; il mourut en Espagne au mois de septembre 1800. — Après le Concordat, Nantiat devint doyenneté ecclésiastique et le premier doyen fut, en 1803, Martial-Etienne Mousnier qui mourut en février 1812. — Jean-Victor Marcoul de la Prévotière, nommé le 18 mars 1812. — François Léger, le 18 mars 1816. Le chef-lieu du doyenneté ecclésiastique fut transféré à Compreignac, et François Léger y fut nommé curé-doyen le 26 décembre 1819. — Joseph-Antoine Subrange, nommé à Nantiat le 1er janvier 1821. — François Bongrand, le 1er octobre 1824. — Léonard-François Pariset, en 1839. — Christophe-Léonard Doreau, en 1850. — Adrien Chambon, en 1861. — Emile Labrousse, en 1876. — Israël Artaud, en 1889. — Jean Fayard, en 1896. — Marcellin Lacan, en 1909.

Sur l'emplacement de l'ancienne église de Nantiat, on voit encore une ancienne cuve baptismale, taillée dans un bloc de granit, mesurant 3 mètres 40 centimètres de côté.

En nivelant la place sur laquelle était cette ancienne église, on a découvert, en janvier 1906 un vaste souterrain-refuge de l'époque gallo-romaine. Il se compose de plusieurs galeries. Une d'elle a 7m50 de long, sur 2 m50 de large et autant de hauteur. On y trouve trois chambres espacées d'une dizaine de mètres. Pour y pénétrer, on est obligé de ramper sur le sol par un trou où un homme peut à peine passer.

A 200 mètres du bourg, on trouve la Croix-Parot, dont la tige verticale, encore debout, semble avoir été taillée à l'époque romaine. La partie supérieure, formant la croix proprement dite, repose depuis longtemps à côté de sa base.

 

Les villages de la commune de Nantiat sont :

 

Age (L'), dont Poncet Sautier était seigneur avant 1477, et Joseph Chauvet en 1699.

Belair.

Boussy (Moulin) sur le Vincou. Usine pour la fabrication du papier de paille.

Clavière.

Crèche (Moulin de la) sur le Vincou.

Fianas. — Jean Du Clou était seigneur de Fianas en 1666.

Frédaigue. — Le château de Frédaigue, qu'entourait l'étang du même nom n'existe plus. En 1495, le roi Charles fit don de la justice de Frédaigue à Jean et à Louis Chauvet. Les armes de cette famille sont d'argent à trois fasces d'azur accompagnées de 9 merlettes de sable ni patées ni becquées, 3, 3, 2 et 1. Jean-François-Martin de La Baside, qui mourut le 30 juin 1742, était devenu seigneur de Nantiat et de Fredaigue en épousant Catherine Chauvet. Martin porte pour armes écartelé aux 1er et 4e d'azur à la tour d'argent, aux 2e et 3e de gueules à la fasce d'or.

Frege-Aigue.

Gouttelard.

Lande (La).

Lascoux-Martin, alias la Croix Martin.

Léorbardy, lieu d'origine de la famille de ce nom, dont les armes sont d'azur au lion brandissant une hache, au chef de sable à trois étoiles d'argent.

Lèzes (Les). — Belle habitation dominant l'étang de Conore. Aubert Sautier, damoiseau, de Nantiat en 1298 ; Guillaume Sautier des Lèzes était abbé de Saint-Martin-lez-Limoges, en 1432 et 1455. Poncet Sautier, damoiseau était seigneur des Lèzes et de l'Age avant 1477. La famille Faulcon possédait les Lèzes au XVIIe siècle. Anne Faulcon des Lèzes a publié des poésies à Paris en 1657. Jean Picon, écuyer, seigneur des Lèzes, épousa le 9 juin 1688 Marguerite de Chastagnac.

Picon porte d'azur à un dextrochère d'argent tenant un dard en pal de même, au chef cousu de gueules chargé de trois couronnes d'or. Par contrat du 18 juillet 1781, M. Dupin des Lèzes vendit cette terre et seigneurie à dame Audebert de Fontmaubert, épouse de M. Joubert de la Briandière.

Maison-Neuve.

Maison-Rouge, sur la route de Poitiers, où le roi Henri IV, arriva le 14 octobre 1605, lorsqu'il se rendait à Limoges et où il reçut les consuls de cette ville venus prendre ses ordres.

Migoulet.

Montauraud. — Jean Igonin, écuyer, sieur de Montauraud en 1643.

Montplaisir.

Périsset. — Où existait une chapelle rurale. La famille de Saint-Georges, possédait la seigneurie de Fresse et de Périsset. Ses armes sont d'argent à la croix de gueules. Ce village est dit « par commune année de la paroisse de Nantiat et de Chambôret. » C'est-à-dire, qu'étant placé à la limite de ces deux paroisses, il faisait partie, pendant un an, de chacune d'elles, passant ainsi alternativement de l'une à l'autre. La même chose existait pour le lieu de Gourseirol, qui en 1761, était alternativement de la paroisse de Sussac et de celle de Sainte-Marie de Châteauneuf.

Puy-Pichaud.

Roche (La).

Roule (Le).

Saint-Géry, où était une chapelle sous le vocable de saint Giles.

Vauzelle (La).

Vergne (La).

Villechenoux. — Léonard Martin était seigneur de Villechenoux en 1766.