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Extraits du Dictionnaire Historique et Géographique de la Haute-Vienne d'André LECLER

Réimpression de l'édition de Limoges, 1920-1926 - Laffite Reprints, Marseille, 1994

Date : 08/02/2023

 

Oradour-sur-Glane, chef-lieu de commune dans le canton de Saint-Junien, a 3822 hectares de superficie et 2019 habitants. Son altitude au-dessus du niveau de la mer est de 284 mètres.

Oradour-sur-Glane, dans l’ancien archiprêtré de Saint-Junien, était une cure régulière, connue dès 1298 sous le nom de Oratorium. Saint Martin de Tours en était patron, et l’abbé de Lesterps y nommait les curés au moins depuis 1463 jusqu'à la révolution. Vers la fin du XVIIIe siècle, il y avait 1600 communiants, environ 2134 habitants.

Jean Sudraud avait fondé dans cette église une vicairie dont N... Mingnon était titulaire en 1526.

Une cloche d’Oradour-sur-Glane avait cette inscription : «  Jesus. Maria. Joseph. Sancte Martine ora pro nobis. — Messire Gabriel Dupuy, prieur et curé, parrain. L’an de grâce 1677. Et marraine Marie-Françoise de Lescours, dame d’Oradour. Thomas Ouvhas et Anne Lanneaud sindics. — L. Aubry, fondeur m’a faite ».

Deux cloches ont été fondues pour Oradour en 1884. On lit sur la plus grosse : « ✠ J’ai été bénite par Mgr Blanger, évêque de Limoges en l’an de grâce 1884. — Mon parrain a été M. Henri Mosnier et ma marraine Mlle Marie Barataud Louis ; Monsieur François Barat étant curé d’Oradour-sur-Glane et M. Barataud Louis, maire. Bienfaiteurs : M. et Mme Mosnier, Mme veuve Segret, Mr et Mme Lageon, Mr et Mme Boudet, Mr et Mme La Vérine, et Mme veuve Larmat. »

Sur la plus petite : « ✠ J’ai été bénite par Mgr Blanger, évêque de Limoges en l’an de grâce 1884. — Mon parrain a été M. Charles Lageon et ma marraine Mlle Gabrielle de La Vérine. M. François Barat étant curé d’Oradour-sur-Glane, et M. Barataud Louis, maire. Bienfaiteurs : M. et Mme Mosnier, Mme veuve Léon Segret, M. et Mme Lageon, M. et Mme Larmat ».

Guillaume Barton, le vieux, était curé d’Oradour-sur-Glane en 1480. — Nicolas de Reilhac, en 1547. — François de Gain, fils d’autre François, seigneur d’Oradour-sur-Glane, l’était en 1561. — Guillaume Descordes, nommé en 1657. — Gabriel Dupuy, 1677. — Simon Bernard, en 1690. —Jean-Joseph Mandon de La Gasne résigna au suivant le 14 septembre 1781. — François Guillaud ou Guillot Ducluzeau 1781, fut nommé de nouveau le 24 avril 1803. — François Cruveilher, nommé en 1803, mourut en juillet 1814. — Bertrand Voisin, nommé le 1er octobre 1814. — Pierre Gillier, le 1er novembre 1815. — Léonard Piquet, le 17 janvier 1820. — Jean Guillerot, le 1er juillet 1828. — Jean-Baptiste Chadebec, le 19 juin 1833. — Léonard Deschamps, le 7 août 1835. — Pierre Charlot, le 1er octobre 1839. — François Barrat, en 1864. — Louis Joyeux, en 1865. — François Bertrand, en 1894. — Louis Jammot, en 1903. — Jean-Baptiste Chapelle, en 1911.

Le 5 thermidor an IV (23 juillet 1796), le prebytère d’Oradour-sur-Glane avec son jardin et ses dépendances furent vendus comme bien national au sieur J.B. Chaleix, pour la somme de 2610 francs. (Archives de la Haute-Vienne, Q. 148, n° 186)

On remarque dans l’église d’Oradour un fort curieux cul-de-lampe du XVIe siècle, où il supporte les retombées de la voûte à nervures d’une chapelle du XVe siècle. Le sculpteur limousin a représenté un jeune paysan limousin jouant de la chabrette, et son instrument ne diffère en rien de la musette actuelle.

Il existe dans le cimetière un fanal funéraire ou lanterne des morts, qui était jadis dans l’ancien cimetière ; en 1773 il a été transporté où on le voit aujourd’hui. C’est peut-être dans ce transfert qu’il a perdu la lanterne qui était en haut. La croix qui le surmonte est portée par quelques pierres reposant sur une corniche ornée de feuilles en crochet dans le goût du XIIe siècle. Il est carré et sa hauteur actuelle est de 6 mètres 50.  

Au commencement du XVe siècle, la famille de Neuville possédait Oradour-sur-Glane où il y avait un château fort. Ses armes sont de gueules à la croix vidée d’argent remplie de sable.

Jean de Gain, baron de Linard, épousa en 1419 Catherine de Neuville et devint seigneur d’Oradour. On trouve après lui Pierre de Gain, frère du seigneur d’Oradour, qui fut abbé de Solignac en 1488, et François de Gain, fils du seigneur d’Oradour, qui était curé de cette paroisse en 1561. Leurs armes sont d’azur à trois bandes d’or.

Jean de Lescours, écuyer, seigneur baron de Savignac, devint seigneur en partie d’Oradour, lorsqu’il épousa le 5 juin 1559, Jeanne de Gain, fille de François de Gain, seigneur d’Oradour et du Repaire. La famille de Lescours garda la seigneurie d’Oradour jusqu'à la Révolution. Ses armes sont coticé d’or et d’azur. Quelques membres de cette famille avaient adopté l’hérésie des protestants. On trouve que Mgr Lascaris d’Urfé, évêque de Limoges, donna, le 25 mai 1685, au curé d’Oradour-sur-Glane, les pouvoirs pour recevoir l’adjuration de Jacques de Lescours, seigneur de La Fauvette et l’absoudre de cette hérésie. Les témoins de cette absolution furent Louis de Lescours, Melchior de Carbonnières de Saint-Brice, M. de Lescours, François de Carbonnières de Chambéry, François de Lescours, Isaac de Lescours et Jean de Bonnefond. (Registres paroissiaux d’Oradour).

 

            Les villages de la commune d’Oradour-sur-Glane sont :

 

Basse-Forêt (La).

Bel-Air

Bordes (Les).

Breuil (Le).

Bruyères (Les)

Champ de Bois.

Chez-Bonnaud.

Chez-Piffou.

Cros (Les)

Dieulidou (Bas).

Dieulidou (Haut).

Fauvette (La). — Il y avait en ce lieu un prieuré, ou préceptorie dit aussi aumônerie qui était sous le patronage de saint Marc évangéliste et de Sainte Catherine. En 1482, 1531, 1606, le prieur de la Maison-Dieu de Montmorillon y nommait des titulaires. Vers la fin du XVIIIe siècle, les ermites de l’ordre de Saint Augustin de Montmorillon en jouissaient encore.

Grande Métairie.

Grattes (Les).

Lanie.

Laplaud. — Mme Bruneau des Loges, qui a terminé sa vie au château de Laplaud, fut une des femmes les plus remarquables de son temps et joua un grand rôle parmi les gens de lettres de son époque. C’est par le sérieux de l’esprit et du caractère qu’elle prit de l’empire sur des hommes très considérables, entre autres sur le duc d’Orléans, et c’est « à cause de cela qu’on défendit les assemblées qui se faisaient chez elle ». Elle se retira alors chez une de ses filles dans la paroisse d’Oradour. Mme Marie Bruneau des Loges avait épousé Charles de Rechignevoisin, seigneur des Loges. De leur mariage étaient nés neuf enfants, parmi lesquels était

 

une fille, Catherine de Rechignevoisin, qui épousa en premières noces Louis de Lescours, écuyer, seigneur de Puidieu, et en secondes noces, en 1670, à l’âge de 70 ans, Paul de Velay, seigneur de Lépaud, sénéchal de Basse-Marche. Mme des Loges passa les dernières années de sa vie au château de Lépaud, y mourut en 1641, à l’âge de 56 ans, et fut enterrée près de ce château, dans un lieu choisi par elle-même.

Masférat. — Des ouvriers travaillant près de ce village, en 1911, ont découvert dans un tumulus six haches en bronze. Une hache polie en silex noir, avait aussi été trouvée près de ce village en 1909.

Maillerie (La).

Mas du Ouy.

Mazarty.

Montgenis.

Orbagnac où se trouvent les restes d’une ancienne habitation dans lesquels sont des briques de différentes formes et de nombreux débris d’objets en terre cuite.

Papeterie (La).

Péroux (Le).

Puy Gaillard, dont François de Lescours était seigneur en 1620.

Rantier.

Repaire (Le). — On trouve en ce lieu quelques retranchements qui paraissent avoir formé un ancien camp. François de Lescours était seigneur du Repaire en 1575.

Trappe.

Theil (Le).

Theineix.

Trois-Arbres (Les).

Tuilerie.

Valade (La)