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Extraits du Dictionnaire Historique et Géographique de la Haute-Vienne d'André LECLER

Réimpression de l'édition de Limoges, 1920-1926 - Laffite Reprints, Marseille, 1994

Date : 08/02/2023

 

Oradour-sur-Vayres, chef-lieu de canton dans l’arrondissement de Rochechouart, a 12.777 hectares de superficie, et 9.091 habitants. Les communes qui composent ce canton sont‍‍ : Champagnac, Champsac, Cussac, Oradour-sur-Vayres et Saint-Bazile.

La commune d’Oradour-sur-Vayres a 3.822 hectares de superficie et 2.019 habitants. Son altitude au-dessus du niveau de la mer est de 366 mètres.

La cure d’Oradour-sur-Vayres portait anciennement le nom de Saint-Christophe de Vayres, et c’est à cette église qu’était annexé le titre d’archiprêtré de Nontron. On voit qu’en 1098 son patron était saint Christophe. L’évêque de Limoges y a toujours nommé les curés. Sur la fin du XVIIIe siècle il y avait 2.700 communiants, environ 3.600 habitants.

Une communauté de prêtres fut fondée dans cette église par Jean de Bermondet, curé d’Oradour et archiprêtre de Nontron, par son testament du 6 juin 1631. Ses héritiers et successeurs nommaient les prêtres en faisant partie.

L’église d’Oradour possédait depuis 1613, une petite cloche pesant 52 kilos, qui a servi, en 1873, à fondre les trois nouvelles cloches. Elle portait cette simple inscription : « ✠ Parrain Charles Gabriel de la Pisse, 1613. »

La grosse cloche d’Oradour fondue en 1714 et pesant 930 kilos a été refondue en 1873. On y lisait l’inscription suivante : « ✠ Bénite par M. P. Teulier, archiprêtre de Nontron, curé d’Oradour-sur-Vayres. Parrain François-Annet Coustin de Masnadaud, comte d’Oradour-sur-Vayres. Marraine Madeleine de Bermondet, comtesse de Busset. Pierre Virton, J. Dupin, Faure, J. Morelon de Beaulieu. — Marc Barraud, fondeur, l’an 1714. »

Trois cloches ont été fondues pour Oradour en 1873, et bénites le 22 janvier de cette année par Mgr Duquesnay, évêque de Limoges. La plus grosse pèse 925 kilos et porte cette inscription : « ✠ Parrain, M. Mathieu Fougeron-Laroche. Marraine, Mlle Emma Laubanie. Desjacques, chanoine honoraire, curé doyen. Edouard Laubanie, docteur médecin, maire. Forestier-Chambonnaud, président de la fabrique. Auguste Marcillaud. Jules Fougeron-Laroche, secrétaire. Léonard Ducombeau. Léandre Laubanie. — D. Dutot-Jérôme, fondeur à Paris, 1873. »

Sur la seconde qui pèse 655 kilos, on lit : « ✠ Parrain : Joseph-Emile Moreau, Marraine : Mlle Marie Ferrand, Desjacques, chanoine honoraire, curé doyen, Edouard Laubanie, docteur médecin, maire. Forestier-Chambonnaud, président de la fabrique. Auguste Marcillaud. Jules Fougeron-Laroche, secrétaire. Léonard Ducombeau. Léandre Laubanie. — D. Dutot-Jérôme, fondeur à Paris, 1873. »

La troisième pèse 492 kilos, et porte cette inscription : « ✠ Parrain : M. Pierre Descubes, Marraine : Mlle Marie Besse, Desjacques, chanoine honoraire, curé doyen, Edouard Laubanie, docteur médecin, maire. Forestier-Chambonnaud, président de la fabrique. Auguste Marcillaud. Jules Fougeron-Laroche, secrétaire. Léonard Ducombeau. Léandre Laubanie. — D. Dutot-Jérôme, fondeur à Paris, 1873. »

Pierre Faulcon, archiprêtre de Nontron et curé d’Oradour et de Vayres, vivait en 1487 et 1495. — Guillaume Feydit, en 1504 et 1508. — Foucaud de Bonneval jusqu’en 1514. — Jean de Bermondet, bachelier en décrets, qui fonda une communauté de prêtres dans son église d’Oradour le 6 juin 1531. — Jean Guineau, en 1560, permuta avec le suivant pour une prébende de la cathédrale. — Albert Leroy, 1560. — Mathurin Sorin, 1578. — Jean de Bermondet, au début du XVIIe siècle. — N... Bayle en 1647 et 1658. — Paul Duboys, 1672 et 1706. — Pierre Teulier, 1706 et 1735. — Jean-Baptiste Charon, 1735 et 1744. — Jean Bussière, 1744, mourut en avril 1762. — Pierre Soury, nommé en 1762, refusa le serment schismatique de la constitution civile du clergé et fut emprisonné, son âge avancé ne permettant pas de le déporter. Après son départ d’Oradour, le presbytère fut occupé par le vicaire Jean Cruzedière, qui avait prêté le serment, mais qui se rétracta peu après et devint confesseur de la foi, déporté en Espagne. En 1802, Oradour-sur-Vayres ne fut plus qu’une simple succursale faisant partie du canton et doyenné de Saint-Laurent, dont était alors curé-doyen Jean-Joseph Jupile-Lagrange, qui lui aussi avait été incarcéré et déporté en Espagne pendant la Révolution. Mais par arrêté du gouvernement, du 24 nivôse an XII (15 mars 1804), Oradour devint chef-lieu de canton et Mgr du Bourg, évêque de Limoges, l’érigea en cure décanale. — Jean-Jacques Jupile-Lagrange en fut nommé curé-doyen le 14 novembre 1804. — Jean-François Périgord, le 12 août 1821. — Martial Desjacques, le 22 novembre 1851. — Joseph-Louis-Adrien Chambon, en 1876. — Etienne-Valérie Mandavy, le 7 février 1891. — Charles-Jean-Baptiste-Albert Rigaudie, le 20 avril 1900.

L’ancienne église d’Oradour, dont le sanctuaire et le choeur étaient en style roman, avait la nef et les chapelles latérales élevées au XVe siècle. La chapelle de gauche, du côté de l’évangile, était dédiée à saint Christophe, patron de la paroisse, celle de droite était consacrée à la Sainte-Vierge. Le clocher, placé sur le choeur, fut réparé en 1852 ; sa flèche refaite et diminuée, reçut des clochetons aux quatre angles. Il perdit alors sa légèreté et son élégance primitive.

La nouvelle église a été commencée le 11 mars 1878 ; elle a été bénite et inaugurée le 30 octobre 1879, et ensuite consacrée par Mgr Blanger, évêque de Limoges, assisté de Mgr Rougerie, évêque de Pamiers, le 7 octobre 1884. De l’ancienne église, il reste seulement le clocher qui était autrefois au milieu, et se trouve maintenant à l’entrée de la nouvelle.

Dans le grand cimetière d’Oradour était une chapelle que signalent des actes de 1513 et 1669. Elle est tombée en ruine pendant la Révolution.

A 600 mètres environ de l’église paroissiale est le château de Puychevalier qui paraît dater du commencement du XVIIe siècle. A cette époque vivait Pierre de Berchemin, seigneur du Puychevalier. Son fils, Léonard de Berchemin, seigneur de Morinas et de Puychevalier, naquit en 1632. Le fils de ce dernier, Pierre-Gabriel de Berchemin, seigneur du Puychevalier, mourut en 1763 sans laisser d’enfants. Le Puychevalier passa à son neveu, François de Berny, qui avait épousé Valérie de Berchemin.

Pierre-François de Berny qui avait hérité de Puychevalier mourut en 1791. Il avait alors vendu cette terre à M. de Croisant de la Renaudie, en s’en réservant la jouissance pendant sa vie, et avait distribué les autres parties de sa fortune entre ses neveux et ses nièces. Après sa mort, M. de Croisant vendit le Puychevalier à M. Goursaud de Merlis et émigra peu après. Le nouveau propriétaire ayant écrit à son vendeur pou finir de régler cette vente, fut accusé d’avoir correspondu avec les émigrés, envoyé au tribunal révolutionnaire de Paris, et guillotiné le 19 septembre 1794.

Dans le bourg d’Oradour et dans le voisinage, on a découvert plusieurs souterrains-refuges de l’époque gallo-romaine ! on signale aussi deux tumulus qui en sont peu éloignés. Le premier est à 200 mètres de la gare ; il a été fouillé 1889, on y a trouvé, sur le foyer, entre deux blocs de quartz, avec des ossements calcinés, des morceaux de fer et de bronze, des débris de poterie et une urne en terre brune. Le second tumulus aussi fouillé est éloigné de 900 mètres du précédent ; on y a trouvé seulement des débris de charbon de bois et d’ossements.

C’est au XIIIe siècle que le nom d’Oradour se trouve sur les documents de cette époque. On voit en 1242 qu’Aymeric, vicomte de Rochechouart, qui a marié son fils Aymeric avec Marguerite, fille de Guy, vicomte de Limoges, leur cède les « forteresses et villes de Gorre, Oradour, Cussac, etc. »

On trouve Hélie d’Oradour en 1290, et Géraud d’Oradour en 1301.

Postérieurement à 1280, Gérald de Maumont, qui avait reçu de Marie, vicomtesse de Limoges, le château de Chalus, eut un démêlé avec Aymeric, vicomte de Rochechouart, au sujet du bourg d’Oradour, dont chacun revendiquait la justice. Le procès fut terminé par un arrêté du parlement de Paris, du mois d’avril 1322, qui donnait la haute justice d’Oradour au vicomte de Rochechouart, et la justice moyenne et basse à Gérald de Maulmont.

 

Les villages de la commune d’Oradour sont :

 

Ages (Les).

Anvers.

Arcis (Les).

Barbarie (La).

Barbarie (Moulin de la).

Baroutie (Moulin de la).

Beauséjour.

Berthusie (La)

Bizerdies (Les).

Bordes (Les).

Boucheron (Le). — A servi d’habitation aux seigneurs d’Oradour, qui portaient le titre de Seigneurs d’Oradour puis de barons du Boucheron et comtes d’Oradour. C’est au commencement du XVIIe siècle et au profit de Daniel de Bermondet que cette terre paraît avoir été érigée en baronnie, puis peu après, en comté, au profit de Georges de Bermondet, fils de Daniel. Jean Paute, vivant en 1235, est le plus ancien seigneur du Boucheron que l’on connaisse. Ambroise de Montrocher en était seigneur en 1448. Ses armes sont échiqueté, au chef chargé d’un lambel de quatre pendants. Françoise de Montrocher épousa au XVe siècle, Jean de Lavergne, qui fut seigneur du Boucheron ; il portait pour armes d’azur à trois cygnes d’argent 2 et 1. A la fin du XVe siècle, les Bermondet étaient seigneurs du Boucheron, ils en rebâtirent le château. Leurs armes sont d’azur à trois mains appaumées d’argent 2 et 1. Marie-Anne de Bermondet épousa en 1687 François de Coustin, seigneur marquis de Maspanadaud, qui devint seigneur du Boucheron. Ses descendants l’ont possédé jusqu’à la Révolution. Leurs armes sont d’argent au lion rampant de sable armé, et lampassé de gueules. Le château de Boucheron a été démoli vers le commencement du XIXe siècle.

Bougerie.

Bournazaud. — Où était une chapelle en 1645.

Brégères (Les) ou Les Brugères.

Brosses (Les). — Le chevalier Aymeric des Brosses est le plus ancien possesseur de ce lieu que l’on connaisse. Il vivait en 1312, et son fils Pierre en 1316. Leurs armes sont d’azur à trois gerbes ou brosses d’or, liées de gueules. Les Brosses appartenaient à Mathive Formier lorsqu’en 1477, elle épousa François de Pontbriant, dont les armes sont d’azur à un pont de trois arches d’argent maçonné de sable. Antoinette de Pontbriant, fille des précédents, porta cette terre à François Morin de Montchenu lorsqu’elle l’épousa. Les armes de ce dernier sont de gueules à la bande engrelé d ’argent, chargée en chef d’un aigle d’azur. François de Montchenu vendit les Brosses, vers 1581 à François Hugonneau dont les armes sont d’or au chevron de gueules accompagné en chef de deux feuilles de houx et en pointe d’un léopard de sable. Peu après cette terre passa dans la famille de Lapissse qui porte pour armes d’azur au chevron d’or accompagné de trois roses de même. Anne de Lapisse épousa en 1709 René de Roffignac de Belleville et lui porta les Brosses. Les armes de Roffignac sont d’or au lion rampant de gueules, armé et lampassé de même Gabrielle de Roffignac épousa, en 1766, François Texier, marquis de Javerlhac, et ce dernier, par acte du 12 février 1786, a vendu les Brosses à Pierre Longeaud des Bregères.

Chalards (Les). — A quatre kilomètres au Nord-Est d’Oradour, on trouve près de ce village un camp et des retranchements qui datent probablement de l’époque gauloise.

Chandos.

Chatenet (Le).

Chenin (La). — Il y a un tumulus dans lequel on a trouvé avec des cendres et des os calcinés, un grattoir convexe en silex rose, une pointe ou perçoir en silex gris, et des débris de silex noir.

Chez-Blancher.

Chez-Fiateau

Chez-Pommier.

Chouettes (Les).

Contie (La).

Côte (La). — On indique un dolmen près de la Côte. Au lieu de Rouzeau (Le Roseau) près la Petite-Côte, se trouvait une chapelle en 1645 ; elle a été détruite vers la fin du XVIIIe siècle.

Ecoubillon (L’).

Fougeras, où existe un tumulus qui a été fouillé.

Fressignas.

Gardelles (Les).

Gipoulon.

Gros-Bos.

Lajoux.

Lande (La).

Lauzanne.

Manvin.

Masseix (Le). — Un souterrain se trouve dans ce village.

Maison-Neuve (La).

Maurie (La).

Monnerie (La).

Morelle (La).

Montagnier (Le).

Moulin de la Levade.

Moulinasse (Moulin de).

Morinas.

Ollieres (Les).

Palaines (Les).

Parade. — Près de ce village est une station néolithique où l’on a recueilli un grand nombre d’outils en silex.

Plaisance.

Planitaud (Le).

Point (Le).

Pouloneix.

Pouméroulie (La).

Pouze (La).

Puy-Chevalier, dont il est parlé ci-devant.

Puymoreau.

Quatre-Vents (Les).

Serve (La).

Tamanie (La). — Près La Tamanie est un dolmen dont la table mesure 2 mètres de longueur su 1m90 de largeur.

Thermes (Les).

Tronchaise (La).

Tuileries (Les).

Vergnes (Les).

Villeneuve.

Villotte (La)

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