Connexion espace personnel

Recherche par commune

Recherche > Haute-Vienne (87) > Panazol > Extraits du Dictionnaire Historique et Géographique de la Haute-Vienne d'André LECLER

Extraits du Dictionnaire Historique et Géographique de la Haute-Vienne d'André LECLER

Réimpression de l'édition de Limoges, 1920-1926 - Laffite Reprints, Marseille, 1994

Date : 08/02/2023

 

PANAZOL, chef-lieu de commune dans le canton Sud de Limoges, a une superficie de 1 993 hectares et 1 634 habitants. Son altitude au-dessus du niveau de la mer est de 321 mètres.

Il y avait à Panazol, en 1097, une prévôté qui dépendait de l'abbaye de Saint-Martial ; elle était sous le vocable de Saint-Pierre-ès-Liens et jadis de Saint-Jean. On la trouve unie à la prévôté des Seychères, paroisse d'Aureil, dès 1408 ; elle le fut à la chantrerie de Saint-Martial par la bulle de sécularisation de 1535.

La paroisse de Panazol était dans l'ancien archiprêtré de Saint-Paul. Elle avait aussi pour patron Saint-Pierre-ès-Liens, et jadis Saint-Jean. Au XVIIIe on y comptait 480 communiants, environ 640 habitants. L'abbé de Saint-Martial y a toujours nommé les curés, ainsi qu'on le voit par des documents depuis 1571.

Il y avait dans l'église de Panazol deux vicairies, fondées par arrêt du parlement de Paris du 9 juillet 1513, pour réparation de l'assassinat de Pierre de Bermondet, lieutenant général du sénéchal du Limousin. Elles étaient appelées d'Oradour et de Saint-Laurent-sur-Gorre parce que les revenus sont sur ces paroisses. Les titulaires étaient nommés par les descendants du lieutenant. En 1609, c'était Pierre de Bermondet, écuyer, sieur de la Quintaine.

Une autre vicairie avait été fondée en 1595, par Pierre de Peyradis, prêtre. Ses héritiers y nommaient les titulaires en 1598. Ce fut ensuite le curé du lieu.

L'église de Panazol était primitivement une construction commune, dont le plan est rectangulaire. Il ne reste de cette première église que des contreforts, quelques corbeaux encastrés dans la muraille et une petite partie de la voûte en berceau, en avant du chœur. Elle fut en grande partie reconstruite au XIVe siècle. C'est à cette époque que l'on y ajouta les deux chapelles qui se font face et que la voûte du chœur fut faite en arceau. Plus tard, en 1513, à la suite du meurtre du lieutenant général de Bermondet, on construisit la petite chapelle expiatoire dans le mur du midi. En 1870, une autre chapelle fut ouverte dans le mur du nord. Un pinacle à trois baies est élevé sur le mur du côté du couchant. Cette église, mesurée intérieurement, a 25 mètres 85 de longueur et 6 mètres 25 de largeur.

A l'intérieur, en face de la porte d'entrée, on voit dans le mur une pierre calcaire finement sculptée, de 0,45 centimètres sur 0,35. En haut et à droite, se trouve la Sainte-Vierge tenant l'Enfant Jésus, à ses pieds un personnage à genoux dans l'attitude de la prière, à gauche, sainte Catherine avec les instruments de son supplice, la roue brisée et l'épée. A côté d'elle, le buste d'un homme couronné. Les costumes sont ceux du XIVe siècle, ainsi que les caractères de l'inscription qui est au bas de ce petit tableau. Mais cette dernière est à peu près détruite, elle se terminait par ces mots : Anima ejus requiescat in pace MCCCCLXV ( ? ).

C'est par arrêt du Parlement de Paris, du 9 juillet 1513, condamnant les meurtriers de Pierre Bermondet, seigneur du Boucheron, lieutenant général du sénéchal du Limousin, que fut ordonnée la construction de la chapelle expiatoire qui est dans cette église. On peut lire, dans le Bulletin de la Société Archéologique du Limousin, tome LIX, page 555, cet arrêt qui rectifie plusieurs récits publiés sur ce sujet. Il y avait dans cette chapelle une plaque en cuivre, avec inscription, mentionnant ce que dit cet arrêt ; elle a été enlevée pendant la Révolution et remplacée au XIXe siècle par une plaque en marbre noir sur laquelle on lit : Ci-gît Messire Pierre de Bermondet, marquis de Cromières, lieutenant général du Limousin. Chapelle expiatoire fondée par arrêt du Parlement de Paris. M. DXIII. Cette inscription est accompagnée de ses armes, qui sont : d'azur à trois mains appaumées d'argent.

Il faut remarquer que, contrairement à ce qu'il est dit dans cette inscription, Pierre de Bermondet n'était pas marquis de Cromières, mais seigneur du Boucheron. Plusieurs ont aussi écrit que le meurtre avait été perpétré à Saint-Laurent-sur-Gorre (Haute-Vienne), c'est à Saint-Laurent-de-Céris (Charente), où le vicomte de Rochechouart Pontville avait fait venir sa victime, au mois de juin 1512, pour y traiter l'acquisition de sa propriété. Notons encore que des auteurs modernes ont donné pour cause à ce meurtre, une prétendue histoire de la main-coupée, qui est une invention absolument contraire à la vérité.

Il y avait dans l'église de Panazol, comme dans toutes les églises paroissiales, un assez grand nombre de sépultures : les habitants pouvaient s'y faire inhumer en payant un droit à la fabrique. Il y avait aussi des caveaux particuliers. Ainsi les registres paroissiaux constatent que le 4 mai 1759, Martial Thuillier, curé de Panazol, âgé de 52 ans, y fut inhumé dans le caveau curial. Il y avait le caveau des seigneurs de la Quintaine, dans lequel fut inhumé, le 20 mai 1788, avec la permission de Magdeleine Regnaudin, dame de la Quintaine, Jean-Baptiste des Flottes, curé de Panazol.

Il y avait dans l'église de Panazol, trois belles verrières du XVIe siècle, où était figurée, en huit tableaux, la vie de saint Jean-Baptiste, anciennement patron de la paroisse.

Fort endommagées pendant la révolution, ce qui en restait au siècle dernier a été habilement restauré, vers 1850, par M. Oudinot, peintre-verrier de Paris.

L'église de Panazol possède trois reliquaires en bois qui contiennent des reliques de cinq compagnes de Sainte Ursule et de trois compagnons de saint Maurice. Ces reliques lui ont été données par Mgr d'Argentré, évêque de Limoges en 1790, lorsqu'il fit distribuer aux églises du diocèse le trésor de l'abbaye de Grandmont. Elle a aussi une coupe en étain, renfermant le chef de sainte Albine. Le plus précieux de ces reliquaires est un buste en argent., de saint Jean, qui surmonte un tube en cristal renfermant une relique de ce saint.

Toute l'argenterie que possédait cette église, calice, ostensoir, custode, etc., lui fut prise au moment de la Révolution et transportée à Limoges, le 16 floréal an II (5 mai 1794). A la même époque on envoya aussi à Limoges deux de ses cloches, et elle n'en garda qu'une. Depuis, et en 1819 seulement, elle s'est enrichie de trois cloches qui portent les inscriptions suivantes :

« ✠ J'ai été bénite en octobre 1891. S. S. Léon XIII étant pape, Mgr Firmin-Léon-Joseph Renouard, évêque de Limoges, M. Génot, curé de Panazol. J'ai pour parrain M. Casimir-André-Marcel Broussaud et pour marraine Mlle Félicie-Marie-Louise de Chabaque.  Je sonne le do et pèse 232 kilos. — Georges Bollée. Orléans. »

« ✠ J'ai été bénite en octobre 1891. S. S. Léon XIII étant Pape, Mgr Firmin-Léon-Joseph, évêque de Limoges. M. Génot, curé de Panazol. J'ai eu pour parrain  M. Léonard-Fernand Poux et pour marraine Mlle Jeanne-Marie-Berthe Vitet. Je sonne le do dièze et pèse 156 kilos. — Georges Bollée. Orléans. »

« ✠ J'ai été bénite en octobre 1891. S. S. Léon XIII étant Pape, Mgr Firmin-Léon-Joseph Renouard, évêque de Limoges, M. Génot curé de Panazol. J'ai eu pour parrain M. René-Marie Chazaud, et pour marraine Mlle Marie-Marguerite Cassin. Je sonne le ré dièze et pèse 108 kilos. — Georges Bollée. Orléans. »

Ont été curés de la paroisse de Panazol les suivants : Gérald Dufils était curé de Panazol en février 1363. — N… Mathieu l'était le 1er janvier 1444. — Martin de Solério (du Soulier), en octobre 1465. — Jean Bermondet, frère aîné du lieutenant général Pierre Bermondet, 1512-1524. — Pierre de Peyradis, 1593.— Mathieu Tulier, chanoine de saint Martial, 1609. — Jacques Guytard, 1663-1684. — G. Dumas, 1684 à juin 1686. — Jacques Sardine, juillet 1686 à avril 1692. — Martial Sardine, 1708-1734 ; était abbé de Breuil, et faisait desservir la paroisse par des vicaires : Dazat en 1718 et Soudanas en 1722. — Martial Thuillier, d'abord vicaire régent, fut curé en 1734 et mourut en 1759. — Jean-Baptiste Desflottes de Fontbesse 1759, résigna, en 1788, année de sa mort, à son parent qui suit. — Jean-Baptiste Jarry de Lille, 1788, fut déporté pendant la Révolution. — Bernard Londeix, qui avait subi la déportation en Espagne, fut nommé curé de Panazol, le 14 juin 1803, et mourut en octobre 1818. — Antoine Mont-Louis Laval , nommé le 1er janvier 1819. — Laurent Pradeaux, le 1er janvier 1832. — Jean-Baptiste Duperrix le 11 novembre 1826. — Charles-François Foret le 1er mai 1833. — François-Xavier Chaput, le 18 juillet 1837. — Jean-Baptiste Amathieu, le 28 décembre 1840. — Charles Delarbre, en 1853. — Sylvestre Jeannot, en 1890. — Michel Génot, en 1891. — Cyprien Meunier, en 1896.

La guerre de Cent ans et les guerres religieuses eurent leur répercussion sur le territoire de Panazol. Parfois, les consuls de Limoges firent tenir leur Cour de justice dans cette paroisse. C'est ce que rapportent, dans les termes suivants, les Registres consulaires de l'année 1532 : « Item, firent lesd. consulz tenir la Court le jour de sainct Jehan-Baptiste à Panazol, là on eut gros différent, d'autant que les officiers de Monsr l'abbé de Saint-Martial les voulloit empescher. Toutesfoys lesd. srs sonsulz furent maistres, et firent tenir illec par leurs officiers lad. Court ».

Au XVIIIe siècle les membres de la famille de Douhet prenaient le titre de seigneurs de Panazol. On trouve Maître Jean-Jacques de Douhet, chevalier, seigneur du Puymoulinier, Le Palais et Panazol, en 1714 et 1720. Dame Marie-Anne Garat de Saint-Priest, convoquée à l'assemblé générale de la noblesse, le 16 mars 1789, est qualifiée veuve de Messire Jacques-François de Douhet, chevalier, seigneur de Panazol, du Palais et du Puymoulinier. La famille de Douhet porte pour armes : de gueules à la bande d'azur chargée de trois étoiles d'or, et accompagnée de deux mains appaumées d'argent, une en chef et l'autre pointe.

Une belle hache en diorite a été trouvée en 1903, sur un petit monticule boisé, à 25 mètres de la rive gauche de la Vienne, où l'on a construit le pont du Palais.

 

Les villages de la commune de Panazol sont :

 

Beausserie (La).

Braud.

Buisson (Le). — La famille Faulte possédait le Buisson vers 1616. Il y avait une chapelle dans laquelle fut bénit, le 23 juin 1733, la mariage de Mathieu Moulinier, seigneur d'Auriéras, avec Quitterie Garat, fille de feu Jean Garat, ancien contrôleur général des finances, auquel assistait N… Faulte sieur du Buisson. A l'assemblée générale de la noblesse du Limousin, en 1789, se trouvait Antoine Faulte, écuyer, sieur du Buisson, trésorier de France. Les armes de cette famille sont : « d'or à l'arbre de sinople sur une champagne de même, au lion léopardé de gueules brochant sur le tronc de l'arbre ». Elle a formé notamment la branche des Faulte, seigneurs de Venteaux, paroisse d'Isle.

Célicroux.

Chez Fait-Exprès.

Coubras ou Mas de Coubras, possédé, en 1759, par M. de Perret.

Courbiat. — Jean Coulomb était sieur de Courbiat, en 1641.

La famille Moneron possédait Courbiat, en 1646. Jean Moneron, écuyer, en était seigneur le 18 avril 1692. Léonard-Moïse Daniel, de Saint-Léonard, acheta, en 1773, de Jacques-Martial Léonard, chevalier, seigneur de Saint-Sauveur, la terre de Courbiat. Le 26 septembre 1784, mourait au château de Courbiat, à l'âge de 44 ans, Thérèse de la Noaille, épouse de Léonard-Moïse Daniel. Les armes de cette famille sont : « d'azur au coq d'or, accompagné en chef de deux étoiles et en pointe d'un croissant de même ».

Courdelas. — Marie Decorde vendit Courdelas le 24 avril 1645, à Jean Dubois. Pierre Dubois était sieur de Courdelas vers 1661, Pierre Bouchier acheta Courdelas en 1720. Ce lieu appartenait en partie aux chanoines de Saint-Etienne de Limoges, en 1760, et en partie à Jean et Guillaume de Rochebrune. Cette même année la Société d'agriculture de Limoges y établit une école d'expérience, pour le développement de l'agriculture, mais elle existe peu de temps.

Croix de la lieu (La).

Croix de Saint-Léonard (La). — A peu de distance de ce lieu, sur le chemin de Saint-Léonard, existait jadis la Chapelle Papet, ou Papot, dite aussi chapelle de la Bonne-Dame. C'est là que, le 2 novembre 1542, les consuls de Limoges vinrent au devant le reine Éléonore, qui arrivait dans leur ville. Les Registres Consulaires en parlent en ces termes : « Partirent lesd. consulz de lad. maison du consulat avec plusieurs manans et habitants de lad. ville, montés en bon ordre, ensemble leurs massiers et gaiggiers avec leurs bastons ; et allèrent à laudevant de lad. dame jusques à chapelle appelée de Pabot auprès de Panazou, avec trompetes et claron, haulboys et aultres instruments mélodieux. Et ïllec feust lad. dame saluée et honorablement receue par lesd. consulz et aultres manans et habitants de lad. ville en grand nombre, lesquels faisoyt beau veoir. Et lui feust faicte une arrangue et salutation par led. seigneur Masautin, lung des consulz, elle estant dans sa letière, laquelle les remercia en en feust contente. Et dillec feust conduicte jusques audevant l'église cathédrale de Limoges ».

Fargeas.

Fargeas (Moulin de). — Sur le ruisseau d'Auzette.

Forêt.

Grêle (La). — Joseph Crouchaud, procureur ès-sièges royaux de la ville de Limoges, était seigneur de La Grêle vers 1730. Il fut père de Martial Crouchaud, prêtre du diocèse de Limoges, qui subit la prison pendant la Révolution. Ses armes sont : « d'azur au chêne d'or accompagné en chef de deux croisettes d'argent et en pointe d'un soleil d'or ».

Lavaud.

Lingaine (La). — Guillaume de Chastagnac, était seigneur de La Lingaine en 1650. Ses armes sont « d'argent au châtaignier de sinople, accosté de deux lions adossés de gueules ».

Mandelesses. — En 1486, l'abbé de Chastagnac, était seigneur foncier de Mandelesses et de ses dépendances. En 1636, François Mouret, bourgeois de Limoges, était seigneur de Mandelesses. Ses armes sont : « d'or au chevron de gueule accompagné de trois branches de mûrier de simple, fruitées au naturel. »

Mandier (Le).

Marliat.

Marliaguet. — Pierre de Chastagnac était seigneur de Marliaguet en 1657.

Mas Chambaud.

 

Masgude.

Morpiennas. — Le collège des Jésuites de Limoges acquit Morpienas vers 1616, pour la somme de 4 500 livres et le conserva jusqu'à la Révolution.

Moulin de la Grange.

Moulin du Puy.

Moulin Roux.

Peyradis.

Peyrazier.

Picot

Prades (Les). — Jean Grellet, bourgeois de Limoges était propriétaire des Prades en 1726 ; Gabriel Grellet en 1733 et Joseph Grellet, en 1745. Les armes de cette famille sont : « d'azur au lion léopardé d'or, armé et lampassé de gueules, tenant de sa patte gauche un bâton en pal sommé d'un grelot de même ».

Au village des Prades on voit une chapelle domestique construite en 1765. Ce lieu était un fief noble, qui a pu appartenir plus tard, à une communauté de Limoges, mais n'a jamais été lui-même un établissement religieux.

Proximart. — Jean Coulomb, bourgeois, seigneur de Proximart en 1497 ; autre Jean Coulomb, en 1585 ; ils portent pour armes : « de gueules à la colombe d'argent portant dans son bec un rameau de sinople à la bordure d'azur chargée de huit besants d'or. »

N. Deloménie, bourgeois et marchand, possédait Proximart, en 1660.

Michel-Martial de Loménie, écuyer, était seigneur de Proximart, en 1710. Il mourut en 1721. Cette terre appartient aujourd'hui à la famille Disnematin de Salles.

Quintaine (La). — Belle habitation avec un donjon carré, qui porte encore sa couronne de mâchicoulis. Ce lieu  aurait appartenu, dit-on, aux Templiers, Guichard III de Comborn, seigneur de Treignac, de Chamberet et de Chirac, vendit, en 1326, le lieu de La Quintaine près Limoges à Gérald de Beuf. Rainaud de Jaubert était seigneur de la Quintaine en 1395. Marie d'Aize ou d'Aix était dame et propriétaire de La Quintaine, en 1440. Messire André des Pousses qui était seigneur de La Quintaine, en 1445, affermait alors une terre de cette seigneurie à Jehan de Brounhac.

La Quintaine passa ensuite dans les familles de Bermondet. Pierre Bermondet, seigneur du Boucheron, lieutenant général du sénéchal du Limousin, fut assassiné à Saint-Laurent-de-Céris (Charente), par les domestiques du vicomte de Rochechouart-Pontville, et l'arrêt du parlement de Paris, du 9 juillet 1513, qui les condamna à mort, ordonna aussi la construction d'une chapelle expiatoire dans l'église de Panazol. C'est celle que l'on y voit aujourd'hui. Un des fils du lieutenant général, Gauthier de Bermondet, seigneur de Saint-Laurent-sur-Gorre et de la Quintaine, par arrêt du 31 octobre 1549, fit hommage à Notre-Dame-du-Pont, à Saint-Junien, d'un cœur d'or, qu'il voulut être renouvelé à chaque mutation de personne du fief de la Quintaine.

Jean Veyrier, trésorier de France en la généralité de Limoges, était seigneur de la Quintaine, en 1632 et 1639. Madeleine Regnaudin de Puynège, veuve de Joseph Limousin de Neuvic, écuyer, seigneur de Neuvic et Masléon, était « dame seigneure » de la Quintaine le 21 mars 1788, lorsqu'elle permit l'inhumation de Jean-Baptiste des Flottes, curé de Panazol, dans le caveau des seigneurs de la Quintaine « sans que cette permission puisse tirer à conséquence pour l'avenir, ni nuire aux droits de la dite dame et de ses successeurs ».

Rue-Basse (La).

Rue-Haute (La).

Soudanas. — Léonard Boulaud, bourgeois, ancien greffier à la cour de la Monnaie de Limoges, décéda à Soudanas et fut inhumé dans l'église de Panazol le 10 septembre 1758. — François Boulaud, conseiller du roi, greffier en chef de la Monnaie de Limoges, créa et constitua le 5 février 1780, un titre clérical de 100 livres de rente au profit de son fils Martial Boulaud, et hypothéqua en garantie « un sien fief appelé de Soudanas, paroisse de Panazol ». L'abbé Martial Boulaud, qui devint curé de Pierre-Buffière, fut chassé de sa paroisse par la Révolution et se réfugia chez lui à Soudanas, où il célébra clandestinement les offices de la religion. Il fut déporté au delà des mers, revint ensuite à Limoges et mourut, chanoine de la cathédrale, en 1809, en soignant les prisonniers de guerre espagnols. Soudanas est sorti de la famille Boulaud en 1847.

Les Vignes

.