Réimpression de l'édition de Limoges, 1920-1926 - Laffite Reprints, Marseille, 1994
Date : 08/02/2023
PEYRAT-DE-BELLAC, chef-lieu de commune dans le canton de Bellac, a une superficie de 3.128 hectares et 1.290 habitants. Son altitude au-dessus du niveau de la mer est de 197 mètres sur la rive de la Gartempe et de 267 mètres près du village de Bellevue.
Peyrat était une cure dans l’ancien archiprêtré de Saint-Junien, qui avait pour patron saint Martin de Tours. L’aquilaire du chapitre du Dorat y a toujours nommé les curés, comme le montrent les titres de nominations depuis 1433. Au XVIIIe siècle on y comptait 900 communiants, environ 1.200 habitants. Il y avait dans cette église une vicairie dite du Saint-Esprit, et une autre de Saint-Christophe et Sainte-Catherine. Il y avait aussi dans la paroisse deux annexes : une de saint Martial, l’autre de saint Maixent ; on constate leur existence en 1561 et en 1661, mais elles étaient ruinées vers la fin du XVIIIe siècle. Pierre Robert, mort en 1658, dit dans ses mémoires que de son temps il y avait, au bourg de Peyrat, une chapelle dédiée à saint Martial, semblable à ce qu’on appelait le temple octogone de Montmorillon ; c’était l’église de Saint-Martial, annexe de Peyrat. Sur une place, au nord de ce bourg on voyait, avec de vieilles constructions, plusieurs anciennes pierres tombales qui ont été détruites vers 1750. Dans les travaux d’aplanissement exécutés sur la place de Saint-Maixent, et pendant les fouilles pour la construction de la nouvelle maison d’école, ainsi que dans un pré voisin de la mairie, on a découvert en 1901, d’autres sarcophages en pierre de forme rectangulaire. On y a aussi recueilli plusieurs petites urnes en terre, comme on en trouve dans tous nos anciens cimetières. Ces urnes, remplies d’eau bénite, étaient soigneusement placées par nos aïeux dans le cercueil de leurs morts.
Les cloches de l’église de Peyrat portent les inscriptions suivantes :
« ✠ Jésus, Marie-Joseph. — Sancte Martine, ora pro nobis. — Messire Joachim Mondot, docteur en droit canon, prieur de Saint-Jean-de-Crouzille en Poitou, et curé de Peyrat. Parrain Charles de Saint-Mathieu, fils de Messire Charles de Saint-Mathieu et de dame Marguerite-Marie de Reymond. Marraine Suzanne de Pontcharraud, fille de Jean de Pontcharraud, seigneur du Fan et de dame Catherine Dupeyrat. — 1691. — N. Aubry fondeur. »
« ✠ S.N.D.B. J.M.J. (Lire : Sit nomen Domini benedictum. — Jesus, Marie, Joseph). Je fus bénite par Mgr Pierre-Félix Fruchaud, évêque de Limoges, et je reçus nom Marie-Justine-Joséphine, que me donnèrent mes parrain et marraine, M. Marie-Joseph Dunoyer, notaire à Bellac, fils de François-Victor Dunoyer et de Marie-Magdeleine Mallebay, et Dlle Marie-Justine-Elvia de Laborderie, fille de François-Xavier de Laborderie et de Marie-Thérèse Charpentier, dame de Laborderie, demeurant à la Glayolle, Charente, MM. Darrier J.B., prêtre, étant curé, et Perricat Pierre, étant maire. — D. Dutot Jérôme et Cie fondeurs à Paris. — 1867. » Cette cloche pèse 465 kilos.
« ✠ S.N.D.B J.M.J. MM. Barrier J.B. prêtre, étant curé, Péricat Pierre étant maire, j’ai reçu le nom de Marie-Anne que me donnèrent mes parrain et marraine, M. Paul-Joseph Le Cointre, fils d’Arsène Le Cointre, propriétaire à Châtaigner et d’Anne d’Auvillers, et Dlle Marie-Catherine-Joséphine Génébrias de Gouttepagnon, fille de Louis-Charles Génébrias de Gouttepagnon et de dame Marie-Anne Mousnier-Buisson. J’ai été bénite par Mgr Pierre-Félix Fruchaud, évêque de Limoges. — Sancte Martine ora pro nobis. — D. Dutot Jérôme et Cie fondeurs à Paris. — 1867. » Cette cloche pèse 682 kilos.
Léonard Chaud était curé de Saint-Martin de Peyrat avec ses deux annexes de Saint-Martial et de Saint-Maixent en 1561. — Pierre Pinaud, en 1659. — Henri de Roffignac, 1664. — Joachim Mondot, en 1691. — François Mondain, en 1731. — N... Roumilhac, vicaire régent en 1764. — N... de la Bussière, jusqu’en 1772. — André-Pierre Massard, nommé le 24 avril 1803, restait dans la paroisse, mais sans fonctions, en 1835. — Jean-Baptiste Barrier, nommé en 1835. — Antoine Lafaye, en 1881. — Joseph Caillaudault, en 1888. — Jean Guitard, en 1906. — Désiré Prunier, en 1909.
Pendant la Révolution, le 30 prairial an IV (18 juin 1796), on vendit au sieur Feydaud, comme bien national pour la somme de 2.250 livres l’aumônerie du presbytère de Peyrat (Archives de la Haute-Vienne, n° 57 bis).Peyrat, au IXe siècle, était nommé Pariacum et était le chef-lieu d’une division territoriale portant le nom de Vicaria Paracensis.
Les villages de la commune de Peyrat-de-Bellac sont :
Age-Dumont (L’).
Ages (Les).
Beaublanc.
Beauséjour.
Beissat.
Beissat (Pont de).
Bellevue.
Betoulle (La).
Borderie (La).
Brégère (La).
Breuil (Le).
Chaise (La) ou La Chèze. — Ancien château sur la rive de la Gartempe. François de Combaret, capitaine de Bellac, en 1444, épousa Jacquette de Mons, dame de la Chèze, fille de Jean de Mons, seigneur de la Chèze et de Jeanne de Bournaseau.
Chataignier. — Propriété de M. Paul-Joseph Lecointe, maire de la commune de Peyrat depuis 40 ans, mort le 27 mars 1914.
Cheliveaud (Moulin de), sur le Vincou.
Chez-Couchet.
Cissac. — Voir ci-après Sissat.
Cluseau (Le).
Couret (Le).
Croix de la Pille.
Etang (L’). — Le consul Léonard Génébrias qui sauva Bellac assiégé par les ligueurs en 1591, était seigneur de l’Etang. A appartenu ensuite aux Génébrias de Gouttepagnon.
Ganne (La).
Gauchou (Le Haut).
Gauchou (Le Bas).
Geaugeas.
.
Giraud
Gouttepagnon. — Seigneurie des Génébrias de Gouttepagnon dont les armes sont : d’or à trois genévriers de sinople sur une terrasse de même, celui du milieu surmonté d’une étoile de gueules, à la licorne passante de même sur une terrasse de sinople.
Gros-Pommier. — Appartient à la famille Génébrias de Gouttepagnon.
Lanneaud. — A peu de distance du village de Lanneaud, sur la rive gauche de la Gartempe, se trouve une pierre connue sous le nom de pierre des Fades. Elle est sur le versant de la montagne qui en ce lieu est excessivement rapide, et au milieu d’un amoncellement de rochers. Plusieurs ont voulu y voir un dolmen. Jamais on n’aurait pu en élever un dans une semblable position.
Lanneaud (Moulin de).
Lavaud-Boissourd.
Maillard. — Les Génébrias furent seigneurs du Maillard, Gouttepagnon, etc. Ils possédaient encore ces terres à la Révolution.
Monroy.
Noussat.
Pierrefitte.
Repaire (Le).
Ribière (La).
Sissat ou Cissac. — Au village même de Sissat et sous une maison, existe un souterrain gallo-romain découvert en 1906. Il constitue un four crématoire. C’est un souterrain funéraire pour incinérations.
Thibauderie (La).
Tout-Vents.
Traverserie (La).
Vergne (La).
Vergnier (Le).
Vignaud (Le).
Villard (Le).
Vincou (Moulin du)