Réimpression de l'édition de Limoges, 1920-1926 - Laffite Reprints, Marseille, 1994
Date : 09/02/2023
ROYERES est un chef-lieu de commune dans le canton de Saint-Léonard, qui a 1.742 hectares de superficie et 649 habitants. Son altitude au-dessus du niveau de la mer est de 298 mètres près du bourg et de 400 mètres sur la limite sud de la commune.
Royères, dans l’ancien archiprêtré de Saint-Paul, avait, en 1097, un prieuré dépendant de l’abbaye de Saint-Martial de Limoges. Ce prieuré fut annexé à l’abbaye, en 1441. Il était jadis sous le vocable de la Nativité de la Sainte Vierge, et plus tard de saint Thomas de Cantorbéry. Ce prieuré avait été fondé par Olivier de Royères, après son retour de la première croisade.
La cure avait les même patrons. Les curés y étaient nommés par l’abbé de Saint-Martial, et lorsque cette abbaye était vacante, l’aquilaire du chapitre avait ce droit de nomination. Au XVIIIe siècle il y avait 530 communiants, environ 707 habitants.
En 1801, à l'époque du Concordat, Royère fut de nouveau érigée en cure, ou succursale, selon l'expression de l'époque, mais elle ne garda ce titre que jusqu'en 1808. Plus tard, Mgr de Tournefort, par ordonnance du 15 novembre 1837, l'érigea en église paroissiale, ainsi qu'elle l'est actuellement.
Sur la cloche qu'elle possède ou lit : « ✠ M. M. Jean-Michel Périère, premier président au présidial de Limoges. parrain. Dame Nicole-Angélique Testard, épouse de M. M. Antoine Philippeaux, sieur du Fresnes, receveur des tailles de Limoges, marraine. — 1704. »
On remarque dans cette église un tombeau des anciens seigneurs du lieu.
Il y avait dans la paroisse de Royères une ancienne chapelle rurale sous le vocable de saint Antoine. On en faisait la fête le 1l mai, jour de la translation de ce saint abbé.
Pierre Geraldi était curé de Royères en 1238 et 1249. — Jacques David, en l704. — N... Manet, curé de Royères mourut en avril 1757. — Michel Dubois, mourut en 1773. — François Reculet, nommé à Royères en 1773, fut déporté pendant la Révolution. — Pierre Constant, nommé le 24 avril 1803, devint curé d'Aureil, le 24 août 1808. La paroisse fut alors desservie par les curés voisins — Martial Deglane, nommé le 23 janvier 1840. — Antoine Rénard, le 1er octobre 1849. — François-Xavier Chaput, le 1er janvier 1853. — Louis Roudet, en 1874. — Jean-Baptiste Mambret, en 1877. — Michel Sanejouand, en 1884. — Luc Monique, en 1894. —Jean-Baptiste Desproges, en 1898.
Les seigneurs de Royères appartiennent à une famille de la plus ancienne chevalerie du royaume. Olivier de Royères a pris part, en 1095, à la première croisade. Foulques de Royères était abbé du monastère de Saint-Sornin de Toulouse, en 1413. Nicolas de Royères fut tué à la bataille d'Evreux, en 1562. François de Royères, seigneur de Beaudeduit et baron de Brignac, pèlerin de Jérusalem, obtint du pape, en 1596, un bref pour son oratoire ou chapelle de Brignac. Gabriel-Guy de Royères épousa en 1610, Antoinette de Salaignac de la Mothe-Fénelon et donna des preuves de valeur contre les huguenots.
Les armes de la famille de Royères sont : « de gueules a trois fasces vairées ».
Les villages de la commune de Royères sont:
Bos (Les).
Brignac. — Dès le XIe siècle, Brignac était possédé par la famille de Royère, qui y bâtit son château et une chapelle. Le château dont il subsiste encore quatre tours rondes à toitures aiguës, encastrant le corps de logis principal, a aussi deux ailes de bâtiments parallèles du côté du levant. Il a été construit au XIVe siècle. Jean Vidaud, comte du Dognon, est titré seigneur baron de Brignac en 1704 et 1710. Ses armes sont : « d’azur au lion passant d’or au chef chargé de 3 fleurs de lys de même, soutenu d’un triangle d’or ».
Jeanne de Royères, fille d’Antoine, baron de Brignac, et de Françoise Vidaud du Dognon, en épousant, le 12 mai 1714, Marc-Antoine de Villoutreix, lui porta en dot la terre de Brignac. Les armes de la famille de Villoutreix sont : « d’azur au chevron d’or accompagné en chef d’un croissant d’argent, accosté de deux étoiles d’or et en pointe d’une rose de même »
Léonard de Villoutreix, seigneur de Brignac, par acte du 25 mars 1788, vendit cette terre, pour la somme de 303.000 livres à Louis Naurissart, directeur de la Monnaie à Limoges. Naurissart porte pour armes : « d’azur à la gerbe de blé d’or, surmontée de deux étoiles de même ».
Ce dernier et Anne de La Biche, son épouse, par acte du 4 juilet 1807, ont cédé Brignac, pour le prix de 276.000 francs, à François Noualhier. Noualhier porte pour armes : d’argent à l’aigle contournée au vol abaissé de sable ».
Louise-Geneviève Noualhier, fille de François et d’Anne-Françoise Tandeau de La Chabanne, épousa à Paris, le 16 juin 1823, Gabriel-Jacques-Jules Tandeau de Marsac. Cette famille possède Brignac depuis cette époque. Ses armes sont : d’or au chevron d’azur chargé de cinq étoiles d’or, accompagné en pointe d’un canard voguant sur une onde d’argent ».
D’anciens titres établissent qu’il existait une chapelle au château de Brignac, au milieu du XVe siècle. En 1588, des partis de huguenots qui courraient la campagne, après avoir pillé l’Artige, vinrent à Royères et s’emparèrent du château de Brignac le 16 juin. La chapelle, ainsi que le château, fut très endommagée. François de Royères la fit reconstruire, et dans un voyage à Rome en 1596, obtint du Souverain Pontife la permission d’y faire célébrer la messe tous les jours de l’année, le jour de Pâques excepté.
Par le laps de temps, cette chapelle étant détériorée, le comte du Dognon, seigneur baron de Brignac, en fit construire une autre qui fut bénite le 25 octobre 1721, par M. Michelou, grand archidiacre et chanoine de la cathédrale.
La chapelle actuelle qui a remplacé les précédentes est composée de trois travées, deux pour la nef et une pour le choeur, qui est complétée par une abside semi-circulaire dans laquelle est placé l’autel. Cette nouvelle chapelle, qui est sous le vocable de l’Immaculée Conception et de saint Henri, a été bénite le 8 septembre 1877 par Mgr Duquesnay, évêque de Limoges.
Chenour.
Combas.
Cros (Les).
Lafont.
Lajeas (Basse).
Lajeas (Haute).
Lamberterie. — Appartenait, en 1682, à Jean Vidaud, écuyer, seigneur comte du Dognon, lieutenant général d’épée du Limousin.
Langerie.
Mas Baraud.
Mazière (La).
Perrier (Le).
Puy-la-Clède (Le).
Réserve (Basse).
Réserve (Haute).
Rippe (La).