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Extraits du Dictionnaire Historique et Géographique de la Haute-Vienne d'André LECLER

Réimpression de l'édition de Limoges, 1920-1926 - Laffite Reprints, Marseille, 1994

Date : 09/02/2023

 

SAINT-BONNET-LA-MARCHE, chef lieu de commune dans le canton de Bellac, a 3 445 hectares de superficie, et 1 444 habitants. Son altitude au-dessus du niveau de la mer est de 220 mètres.

Saint-Bonnet était une cure dans l'ancien archiprêtré de Saint-Junien, qui sur la fin du XVIIIe siècle avait 1.450 communiants (environ 1.736 habitants). Sa fête patronale est celle de Saint Bonnet d'Auvergne. Les curés étaient nommés par l'aquilaire du chapitre du Dorat, au moins dès 1572. On trouve cependant une nomination faite en 1642, par l'évêque de Limoges.

L'église de Saint-Bonnet possède deux cloches sur lesquelles sont les inscriptions suivantes :

« ✠  M'a fait faire. Vc LXXV François de Latouche ». Cette inscription est en lettres gothiques et cette cloche vient de l'église du Pont-Saint-Martin. Elle a été fondue en 1575.

« ✠  Ad gloriam Dei et solemnitatem cath. cultus, ex caritate fidelium sancti Bonneti, conflota anno 1837. Patrino DD. Francisco-Henrico-Gaston St-Martin de Bagnac. Martrina DD. Lucia-Aloysia de Chaufailles, spousa Aug. de Montbron. Me Bernard Vacherie, notaire et maire. M. Mathurin Bandel, curé. — J.-B. Causard, fondeur ».

En 1854, deux beaux vitraux venant de la fabrique de M. Didron à Paris, ont été placés dans l'église. L'un dans la rosace qui est au-dessus du maître autel ; il représente la Sainte Vierge tenant l'Enfant-Jésus sur ses genoux. L'autre, dans la fenêtre du sanctuaire du côté de l'épître, représente Saint Bonnet le patron de la paroisse.

Pendant la Révolution, le presbytère de Saint Bonnet fut vendu, comme bien national, au sieur François Grateyrolles pour la somme de 3.960 francs (Archives de la Haute-Vienne, Q. 149. n° 52).

Les curés de Saint-Bonnet-de-Bellac sont :

François Lavault, mort le 31 mars 1621. — Léonard Second, pourvu en cour de Rome eut son visa le 23 juillet 1621. Il plaida avec Philippe de Bessines nommé par le chapitre du Dorat le 31 mars 1621. L'archevêque de Bourges ayant donné le visa le 24 avril 1821. — Philippe de Bessines résigna au suivant en 1627. — Pierre Poinhet 1627-1628. — Léonard Bourguianion, dit Souchaud 1659. — N… Boireau, 1700-1717. — Jean Badou, 1749-1757. — Pierre Aubugeois, nommé en 1767, déporté pendant la Révolution revint à Saint-Bonnet et mourut le 17 mars 1803. — François-Charles Chamblet, nommé en 1803, mort en décembre 1809. — Michel Saint-Martin de Bagnac, nommé le 19 décembre 1809. — Joseph-Alexandre-Amable Barny de Romanet, nommé le 27 septembre 1828. — Gérald Audebert-Larochas, le 1er octobre 1830. — N… Meynard, mort en 1831. — Antoine Fillias, nommé le 20 août 1833. — Mathurin Bandel, nommé le 25 février 1836. — Jacques-Rémy-Antoine Téxier, le 19 octobre 1843. — Léon-Marie-Sylvestre Duchiron, le 1er octobre 1845. — Jean-Baptiste Bessonneaud, le 7 mars 1848. — Pierre Vincent, en 1897. — Louis Vergnaud, en 1908.

 

Les villages de la commune de Saint-Bonnet sont :

 

Ambet.

Arixanderie (L').

Auberge (L'). — Mieux la Berge. En 1568, le rôle de la noblesse porte que Jacques de la Rye est exempt, comme étant de la compagnie de M. de Bagnac, sénéchal de la Basse-Marche. Le 26 juin 1796, le tribunal de Limoges condamna à mort, comme émigré rentré, Jacques de la Rye-Châteautison, seigneur de la Berge. Sur la porte d'entrée du manoir de la Berge, on voit, avec la date 1623, un écusson parti « au 1er d'argent à l'aigle de sable, becqué et membré d'or (qui est de la Rye), au 2e d'argent à trois croissants de gueules  (qui est de Guyot d'Asnières ?) ».

Bagnac. — Ce lieu a vu naître le cardinal Pierre de Bagnac. Il était neveu, par sa mère, du cardinal Pierre de Mortemart. Il fut revêtu de la pourpre romaine, en 1368, par le pape Urbain V, et mourut à Viterbe, en 1369. Son corps fut transporté à Mortemart où l'on voyait son tombeau dans l'église des Augustins.

On trouve des membres de la famille de Saint-Martin dès l'année 1160, répandue sur les limites du Limousin et de la Basse-Marche, mais c'est seulement vers 1500, que Gratien de Saint-Martin, par son mariage avec Françoise de la Touche, devint seigneur de Bagnac. Ses successeurs ont habité ce château jusqu'à nos jours. Le dernier représentant de cette famille, M. Jean-Baptiste-Antony de Saint-Martin, marquis de Bagnac, a rebâti le gracieux château de Bagnac. Il y a construit une élégante chapelle qui a été bénite le 28 octobre 1891, par Mgr Renouard, évêque de Limoges. Il est mort le 9 avril 1892, âgé de 66 ans. Les armes de la famille de Saint-Martin de Bagnac sont : « bandé d'argent et de gueules de six pièces, les bandes d'argent semées de mouchetures d'hermine. »

Baile (Le).

Barauderie (La).

Bélenece.

Bezaud. — Le prieuré de Saint-Pardoux de Bezaud existait au XVe siècle et dépendait de l'abbaye de Saint-Savin. Dom André Labbat, religieux de l'ordre de saint Benoit, congrégation de Saint-Maure, en était prieur en 1789.

Bretonnière (La).

Breuil-Ferrant (Le).

Breuil (Moulin du).

Chabane.

Chalanderie (La).

Châteauneuf. — Au milieu de ce village, on trouve une Motte très considérable, qui portait jadis un château fort aujourd'hui détruit. Elle était entourée d'un fossé rempli d'eau. De ce château il y a une vue très étendue sur tous les environs.

Chez Guineau.

Chez Gueneaud.

Chez Marcou.

Chez Pallier.

Chez Pirou.

Coux (La).

Cros (Les).

Daugerie (La).

Egura.

Faugerole.

 

 

Graudoux.

Graule (La).

Gringalet (Moulin de).

Hopital (L').

Japelou.

Laubinière.

Loges (Les).

Maisonvieille.

Mas du Beau.

Montagrier. — Louis de La Touche était seigneur de Montagrier lorsqu'il épousa, vers 1505, Marie Barton. La famille de La Touche porte pour armes : « d'or au lion rampant contourné de sable, armé, lampasé et couronné de gueules ».

La famille de Montbron a recueilli par suite d'alliances la terre de Montagrier. Chérade de Montbron porte « d'azur à trois losanges d'or 2 et 1 ».

Montagrier actuel a été créé par M. le comte de Montbron. Son château environné de jardins anglais, domine le cours sinueux et pittoresque de la Gartempe. Le véritable intérêt qu'offre cette habitation se trouve dans ses jardins, ses serres, où croissent les plantes de toutes les parties du monde et où sont réunis les animaux des pays les plus divers. Les essais d'acclimatation faits à Montagrier ont produit d'utiles résultats pour l'industrie et le commerce.

Nigonerie (La).

Parelière (La).

Patois.

Pelechevant.

Pont-Saint-Martin, était jadis une paroisse qui s'étendait  sur les deux rives de la Gartempe, mais après la Révolution, la partie du territoire de la rive gauche de cette rivière a été jointe à celle de Saint-Bonnet, et celle de la rive droite à celle de  Saint-Sornin. Son ancienne église est dans la commune de Saint-Bonnet. Les registres paroissiaux signalent au 20 mai 1684, la sépulture, dans cette église, de Maximilien Durfort, baron de Born, qui habitait à la Berge.

Jean Chazaud était curé du Pont Saint-Martin en 1433. — Jean Deschamps y fut nommé en 1563. Mathieu de La Verlie, en 1563. — N… Lauret, en 1749, mourut en 1780. — François Cheveau de Latour, « alias » Chevaucheaud, fut nommé en 1780.

Pendant la Révolution, le 3 fructidor an IV (20 août 1796), les bâtiments, jardin et dépendance de Saint-Sornin-le-Pont furent vendus au sieur Vaugelade pour la somme de 1080 francs. (Archives Haute-Vienne, Q. 152, n° 255). On trouve aussi au 27 fructidor an IV (13 septembre 1796) une autre vente au même prix au sieur Gabilhaud, mais ne parle pas de Saint-Sornin (Idem, Q. 149, n° 293).

En 1484, les grandes assises de la châtellenie de Champagnac se tinrent au Pont-Saint-Martin.

Plumen.

Rochette (La).

Sennelière (La).

Vergelet (Le).

Vitialet.

Vilidet.