Réimpression de l'édition de Limoges, 1920-1926 - Laffite Reprints, Marseille, 1994
Date : 10/02/2023
SAINT-BRICE, chef-lieu de commune du canton de Saint-Junien, qui a 2 086 hectares de superficie et 1 505 habitants. Son altitude au-dessus du niveau de la mer est de 238 mètres.
Saint-Brice était une cure régulière dans l’ancien archiprêtré de Saint-Junien. Gérald, évêque de Limoges donna la moitié de cette église au chapitre de Saint-Junien, en 1150. L’abbé et le couvent de Lesterps pour se rédimer d’une redevance qu’ils payaient au chapitre de Saint-Junien, consentirent, le 4 août 1439, à l’union de cette cure au chapitre.
Le patron de cette église est saint Brice de Tours. L’abbé de Lesterps en nommait les curés. Vers la fin du XVIIIe siècle, il y avait 880 communiants, environ 1 050 habitants.
Une vicairie avait été fondée dans cette église par Gabriel Guilh, prêtre. L’évêque de Limoges y nommait un titulaire, en 1574.
Noble Jofre de Rosiers, écuyer, seigneur de Chambéry, érigeait une chapelle au cimetière en octobre 1482. Il existait deux autres chapelles dans ce cimetière, celle de sainte Claire, en 1482, et celle de saint Jean aussi en 1482.
Un hôpital, est signalé à Saint-Brice, en 1370, et en 1490, mais il était ruiné au XVIIIe siècle.
Pendant la Révolution, le 26 messidor an IV (14 juillet 1796), le presbytère de Saint-Brice, avec le jardin et les dépendances, furent vendus comme bien national, pour la somme de 3 000 francs, au sieur François Dupuy des Boiges (Archives de la Haute-Vienne, Q. 148, n° 155).
Ont été curés de Saint-Brice : Gaufridus Chantai, vers 1188. – N… Mallet, le 3 novembre 1711. – N… Dupeyroux, chanoine régulier, nommé en 1742. – N… Jouette, en 1779. – Pierre Delaboulinière, en 1786. – Charles-Ignace Singareau, nommé le 24 avril 1803. – Jean-Baptiste Singareau, le 1er septembre 1817. – Guillaume-Antoine Auppy, le 1er avril 1824. – François Faucher, le 1er octobre 1830. –Charles-Gustagve Goursaud-Dumazé, le 8 octobre 1836. – Jean-Baptiste Fargeaudon, en 1872. – Charles Magné, 1891, mort accidentellement en novembre 1892. – Eugène Albert, en 1893, jusqu’en 1911. – Le service de la paroisse a été ensuite fait par les curés voisins.
La seigneurie de Saint-Brice a appartenu longtemps à la famille de Carbonnières, dont les armes sont : d’azur à 3 bandes d’argent chargées de 6 charbons de sable allumés de gueules.
Il y avait, au bourg de Saint-Brice la maison noble des Rousiers. C’est là où naquit, vers 1538, François de Rousiers, un des hommes illustres du Limousin, cité surtout pour sa belle conduite pendant les guerres de son époque. Mais plus d’un siècle avant lui, on trouve à Saint-Brice, Maître Jean de Rousiers, juriste, qui s’y mariait en 1338 et aussi noble Jean de Rousiers, qui épousa, en 1429, Jeanne de Cognac. Les armes de la famille de Rousiers, sont : d’argent à trois roses de gueules, feuillées et tigées du sinople 2 et 1.
On trouve aussi, en 1503, noble Jauffre de Rousiers, qualifié sieur de Chambéry.
En 1397, mourait au bourg de Saint-Brice, Raymond du Puy, chevalier.
En 1429, Jean de Barry, damoiseau, du bourg de Brice.
Les villages de la commune de Saint-Brice sont :
Age (L).
Bessillac.
Boisménard.
Borderie (La).
Bordes (Le).
Bouenet (Le).
Boussignac, appartenait à la famille de Carbonnières dont les armes sont : " d’azur à trois bandes d’argent chargées de six charbons ardents de gueules. »
Chabourde.
Chambaret ou Chambery, appartenait à la famille de Carbonnières. Elie ou Hugues de Carbonnières, qui en 1492, épousait Isabeau de Chapt, a formé la branche des Carbonnières de Saint-Brice.
Champdiat.
Champa.
Desert (Le).
Fabrique (La).
Gaudine (La).
Granchamp.
Lavaud.
Malaisie (La), était une chapelle rurale qui dépendait du chapitre de Saint-Junien, en 1150. Ils y mirent des ermites qui y restèrent jusque vers 1163, et ce lieu fut alors donné au monastère de Beuil.
Puy de Malet.
Rochelot.
Terrasson.
Tuilerie.
Vigne (Château de La), qui appartenait aux Carbonnières