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Extraits du Dictionnaire Historique et Géographique de la Haute-Vienne d'André LECLER

Réimpression de l'édition de Limoges, 1920-1926 - Laffite Reprints, Marseille, 1994

Date : 10/02/2023

 

SAINT-DENIS-DES-MURS, chef-lieu de commune dans le canton de Saint-Léonard, a 2.380 hectares de superficie et 1.185 habitants. Son altitude au-dessus du niveau de la mer est de 380 mètres.

Saint-Denis-Des-Murs, dans l'ancien archiprêtré de Saint-Paul dépendait de l'abbaye de Saint-Martial, en 1097. Il y avait un prieuré, ayant pour patron Saint-Denis, et qui fut uni à la chantrerie de Saint-Martial.

La cure de Saint-Denis avait le même patron que le prieuré, et les curés étaient nommés par les abbés de Saint-Martial. Au XVIIIe siècle, on y trouvait 500 communiants, environ 667 habitants.

Il y avait une vicairie à l'autel de Notre-Dame ; on la nommait de Malosmos, ou Malasmas.

La cloche de cette église porte cette inscription : « ✠  Année du salut 1823 — Jésus, Marie, Joseph. —  Sancte Dyonisi ora pro nobis. — Parrain : M. Antoine Veyrier du Muraud. Marraine : Dlle Thérèse Lajoumard de la Boissière. Nicolas Veyrier curé. M. Germain de la Pomélie, maire, Joseph Laforest, adjoint. F. Martin, fondeur ».

Pendant la Révolution, le 8 thermidor an IV (26 juillet 1796), le presbytère de Saint-Denis-des-Murs fut vendu, comme bien national, au sieur Picaud, pour la somme de 1.500 francs (Arch. Hte-Vienne, Q. 151, n° 199).

Ont été curés de Saint-Denis : N... Arnaud, en 1315. — Pierre Luxeu. — Pierre Pouzoulx, 1496 et 4 mars 1511. — Jean Roze, en 1567. — N... Simonet, mort en 1693. — N... Bonnet, 1693-1701. — N... Razes, 1750. — N... Marc, le 6 juin 1756. — N... Arfouillaud, mort en 1775. — N... Tavernier, 1775. — N... Péconnet, nommé en 1776, mort en 1785. — Jacques Farges, le 28 mai 1805. — Pierre Bourdeix, le 22 novembre 1805. — François Masmoret, le 1er aoùt 1807. —  Louis-Simon Chaminadour, le 10 septembre 1812. — Nicolas Veyrier, 1823, mort le 14 mai 1825. — Michel Tinet, nommé le 12 décembre 1825. — N... Bellat était curé en 1834. — Jean Béchade nommé le 26 janvier 1841. — Antoine Beix, le 25 mars 1845. — René-Jean-Baptiste Mathieu, le 1er janvier 1853. — Joseph Caillaudault, en 1857. — Antoine Lachaud en 1883. — Jean Saintchartier, en 1888. — Léonard Vézolas, en 1899.

La seigneurie de St-Denis a longtemps appartenu à la famille de Carbonnières, qui a aussi possédé celle du Montjoffre dans cette paroisse.

 

Les villages de la commune de Saint-Denis sont :

 

L'Age — Aux de Carbonnières de St-Denis, en 1780

Beuradour

Boissière (La) — Aux Lajaumard au 18e siècle. Aujourd'hui à M. Barbou des Places.

Boulade (La) — Aux Romanet en 1587, puis appartint aux seigneurs du Muraud.

Burgt (Le)

Chalard — Aux Romanet, en 1638

Chatenet

Chauvour

Clostre (La) — Fut vendue en 1592, avec la terre du Muraud par Jean et François de Lajaumont à Louis de Massiot

Courrieux (Les) (haut et bas). — Aux Romanet, en 1587, puis firent partie de la terre du Muraud.

Faure (Le)

Garde (La)

Mas Pappalou (Le) — Léonard de Massiot, seigneur de Longueville conseiller du roi au parlement de Bordeaux, était seigneur de ce lieu en 1592.

Montjeoffre (Le) — Guillaume de Montfreboeuf de Razat était co-seigneur de Montjoffre, en 1850. Ses armes sont : « d'or à une bande d'azur ». Pierre Guitard, écuyer, acheta Montjoffre le 25 janvier 1607, à Antoine Montfreboeuf de Razat. Guitard porte pour armes : «  d'azur à un mouton d'argent ».  Montjoffre passa dans la famille de Carbonnières par le mariage de Marguerite Guitard. De Carbonnières porte : «  d'azur à trois bandes d'argent, chargées de six charbons de sable ardents de gueules ». Jean-Baptiste Germain de la Pomèlie épousa, le 7 décembre 1766, Jeanne de Carbonnières qui lui porta le Montjoffre. Sa famille le possède encore. Ses armes sont : « d'azur à la tour d'or, surmontée de deux tours d'argent maçonnées de sable ».

Mureau (Le) ou Muraud — Au confluent de la Vienne et de la Maulde, sur une hauteur d'où l'on découvre un site merveilleusement pittoresque, était bâti le château des Murs ou Mureau. Dans une charte de 1099, nous trouvons que Gérald des Murs, dont les fils Willelmus et Gaubertus partaient pour la Croisade, faisait des donations à Aureil. Vers 1037, Vierna, épouse de Roger de Laron, avait déjà donné à l'abbaye d'Uzerche, un mas dans sa villa de Murs, près le gué de la Vienne. Ce nom de Murs est resté à la paroisse de Saint-Denis-des-Murs, pendant que le château, plus tard, était nommé Mureau. Il était en ruines vers 1572, et en 1587 il fut pris et saccagé par les huguenots. Les habitants de Saint-Léonard finirent de le détruire en 1590, parce qu'il servait de retraite à quelques voleurs et guetteurs de chemin qui portaient grand dommage dans le pays.

 

Après la famille de Laron, dont les armes portent : « une escarboucle à six rais pommettés », le château et la terre du Mureau passèrent à la famille Daniel, de Saint-Léonard. Aymery Daniel en était seigneur en 1361. Ses armes sont : « d'azur au coq d'or accompagné en chef de deux étoiles et en pointe d'un croissant de même ». En 1425, Guillaume Daniel seigneur du Mureau épousait Souveraine d'Aubusson.

Avant 1592, la succession de la famille Daniel avait été recueillie par Jean et François de Lajaumont qui ont pour armes : « d'azur à la bande d'or, accostée de six étoiles de même mises en bande ».

Par acte du 1er mai 1599 le Mureau passa dans la famille de Massiot, qui porte pour armes : «  d'argent à la foi de carnation posée en bande accompagnée en chef à senestre d'une étoile d'azur, et en pointe à dextre d'un croissant de même. » Léonard de Massiot, seigneur du Muraud, épousa, en 1606, Madeleine Chapelle de Jumilhac.

Jean de Massiot, seigneur du Mureau, fut père de Madeleine de Massiot, qui épousa le 23 février 1696, Jean-Baptiste Veyrier de Virolles qui hérita du Mureau. Les armes de la famille Veyrier sont : « d'azur au calice d'or, accosté de deux cygnes affrontés d'argent, buvant dans le calice ». Jean-Baptiste Veyrier du Muraud était seigneur du Muraud et de Prassaud, en 1769-1786.

En 1866, M. Veyrier du Muraud vendit le château et la terre du Muraud à M. François Defaye : les héritiers de ce dernier les ont vendus, en1892 à M. Trapinaud qui les a cédés, en 1915, à M. Antoine Veyrier du Muraud.

Péret

Moulin du Pont.

Prassaud

Roussarias (Les) « alias » étang de Montjeoffre

Rue (La)

Sagnes (Les)

Tandeau (Chez)

Taret (Le) — Le Taret ou Tarrail. Fut vendu en 1592, avec la terre du Muraud, par Jean et François de Lajaumont à Louis de Massiot.

Valade (La) — Un dolmen existait à 370 mètres et au nord-est de ce village ; fortement détérioré en 1862, il a été complètement détruit en 1902.

Veaux (Bas)

Veaux (Haut)

Villejoubert (château et moulin de) — Près de ce lieu on trouve un vaste camp connu sous le nom de camp de César.