Réimpression de l'édition de Limoges, 1920-1926 - Laffite Reprints, Marseille, 1994
Date : 10/02/2023
SAINT-GENCE, chef-lieu de commune du canton de Nieul, a 2.124 hectares de superficie et 1.020 habitants. Son altitude au-dessus du niveau de la mer est de 345 mètres.
Saint-Gence est une cure dans l'ancien archiprêtré de Saint-Junien, dont le patron est saint Gontran, martyr d'Amiens, dont la fête est le 11 décembre. Jadis c'était saint Hilaire et saint Blaise. L'évêque de Limoges y a toujours nommé les curés. Au XVIIIe siècle, il y avait dans cette paroisse, 950 communiants, environ 1.267 habitants.
L'église est formée d'une nef de trois travées, celle du milieu est accompagnée de deux chapelles, une au midi, l'autre au nord. Dans cette dernière on voit une Mise au Tombeau composée de cinq personnages, presque de grandeur naturelle. A la clef de voûte de cette dernière chapelle ont voit un écusson chargé d'un lion. Ce sont probablement les armes de la famille de Julien.
La cloche de cette église porte l'inscription suivant : « ✠ IIIS. Deus noster refugium et virtus. Adjutor. Ps. 45, X IIIS. MAR. Bénit soit le Seigneur, 1584 »
En 1555, Jean Poillevé, curé de saint-Gence, possédait un très beau calice émaillé ; il le devait à quelque membre de sa famille qui a eu plusieurs argentiers et émailleurs. On y trouve l'écusson de ses armes qui est : peintes en émail, d'azur au chevron d'or, accompagné de trois têtes de carnation, dont les cheveux blancs sont droits et hérissés. Sous le pied du calice est cette inscription : « Jehan Poylevé, curé de Saint-Gence, 1555 ». Ce calice qui appartient à la chapelle de l'hospice de cette ville, est maintenant déposé au Musée.
Pendant la Révolution, le 4 thermidor an IV (22 juillet 1796), on vendit au sieur Jean-Baptiste Brissaud, pour la somme de 2.580 francs, les bâtiments, jardin, et dépendances de la cure de Saint-Gence (Archives Hte-Vienne, Q. 147, n° 213).
Ont été curés de Saint-Gence : Jean Boni, le 7 juin 1422. — Pierre Blois, le 13 juin 1450. — Jean Poilevé, 1555. — Pierre Devalat, qui prit possession, en 1617. — N... Goudin, 1650. — N... Vidaud, en 1692. — Jean-Baptiste Bardy, 1750-1767. — Jean-Baptiste Filliastre résigna, en 1779, à son neveu qui suit. — Louis Filliastre, prit possession en 1779. — Laurent Chabrol, nommé le 24 avril 1803. — Masbaret, le 1er septembre 1815 — Jean Prot, le 1er juillet 1818 — François Hélias, le 27 juillet 1835 — Joseph Masbaret le 5 mars 1838. — Jean Delfour, le 14 septembre 1844. — Christophe Cohade, en 1872. — Léon Michel, en 1899. — Jules Bourge, en 1901. — La paroisse a été desservie, à partir de 1908, par les curés du voisinage.
L'ancienne voie romaine de Limoges à Poitiers, passait à Saint-Gence. A peu de distance du bourg, dans une terre cultivée, on trouve une grande quantité de poteries romaines et des morceaux d'amphores ; on y a même recueilli plusieurs de ces dernières, hautes d'un mètre et conservées entières.
Au bord de la Glane, sur la rive gauche, on voit un vaste camp romain, de forme ovale, où existent encore des retranchements considérables.
François de Pontbriant et sa femme Mathive Formière, sont seigneur et dame de la Villatte et de Saint-Gence, en 1513.
Les villages de la commune de Saint-Gence sont :
Bondy — A appartenu au siècle dernier aux de Léonard de St-Cyr.
Boschauderier
Celle (La)
Charriers (Les)
Chassagne (La)
Châtre (La)
Châtre-Boucherane (La)
Chazeau (Le)
Gadofies (Les)
Gagnerie (La)
Lande (La) — Aux Dorat des Monts avant la Révolution.
Lingaud
Masboucher — Où était jadis une chapelle rurale dédiée à Saint-Marc, évangéliste. La famille de Julien possédait le Masboucher au XIVe siècle. Jean de Julien, conseiller du roi, épousa le 29 octobre 1574, demoiselle Catherine Dinematin. Cette dernière étant veuve, par son testament du 13 juin 1605, institua pour son héritier, Jean de Petiot, fils du sieur de Petiot, juge de Limoges. Les armes de la famille de Julien sont : « de sinople au lion d'or, à la bordure de gueules chargée de onze besants. »
Jean de Petiot était seigneur du Masboucher, en 1630 Ses armes sont : « d'azur au chevron d'or, accompagné de trois pigeons 2 et 1 ».
En 1747 Yrieix Dorat, écuyer, garde du corps du roi, était seigneur du Masboucher, après avoir épousé le 26 juin de cette année, Madeleine de Petiot. Il portait pour armes : « écartelé aux 1er et 4e de gueules à trois croisettes d'or, au 2e d'azur à trois marteaux d'argent, et au 3e d'azur à trois fasces d'or ». Mathieu Dorat du Masboucher en était seigneur, en 1778Masboucher est ensuite passé dans la famille Benoist de Lostende lorsque, après la Révolution Jean-Baptiste-Marie-Joseph Benoist de Lostende épousa Elisa de La Salle, petite fille d'Yrieix Dorat. Benoist de Lostende porte pour armes : « d'azur au chevron d'or, accompagné de trois mains dextres bénissantes d'argent ».
Monts (Les) — Jean de Verthamont, bourgeois de Limoges en était seigneur en 1636. Martial Dorat, conseiller du roi à Limoges, était seigneur des Monts en 1669. Barthélémy Dorat des Monts, écuyer, en 1735, Etienne Dorat des Monts de la Lande, garde du corps du roi, compagnie de Luxembourg était seigneur des Monts en 1782. Sa famille possédait encore ce château à l'époque de la Révolution. Sur un linteau de porte en granit on relève la date 1534. Armes : « écartelé au 1er de gueules à 3 marteaux d'or 2 et 1 ; au 2e et 3e d'azur à 3 croisettes pattées d'argent ; au 4e d'or (alias d'argent) à 3 fasces de gueules ».
Le Rabeau — Où l'on trouve un tumulus.
Senon
Theil (Le)
Vauzelle