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Extraits du Dictionnaire Historique et Géographique de la Haute-Vienne d'André LECLER

Réimpression de l'édition de Limoges, 1920-1926 - Laffite Reprints, Marseille, 1994

Date : 10/02/2023

 

SAINT-GEORGES-LES-LANDES, chef-lieu de commune du canton de Saint-Sulpice-les-Feuilles, a 1.953 hectares de superficie et 614 habitants. Son altitude au-dessus du niveau de la mer est de 300 mètres.

Saint-Georges-les-Landes fut donné au monastère de Bénévent vers 1093. En 1402 il portait le nom de Terre-aux-Feuilles. La cure, dans l’ancien archiprêtré de Rancon, avait pour patron Saint-Georges. On trouve une nomination de curé faite par l’évêque de Limoges, en  1692, mais c’est le prieur-curé de Saint-Nicolas de Beaulieu qui a toujours joui de ce droit de nomination, au moins depuis 1498. Au XVIIIe siècle on comptait dans cette paroisse 600 communiants, environ 800 habitants.

L’église est rectangulaire, à chevet droit : elle est éclairée par trois fenêtres étroites, en plein cintre, qui ont été modifiées à l’extérieur à l’époque gothique. Des contreforts soutiennent les angles.

Sur la façade nord a été appliqué un portail gothique orné de quatre tores reçus par des chapiteaux à crochets ; les colonnes qui soutenaient ceux-ci n’existent plus ; des modillons à figures grotesques règnent le long de cette façade et au-dessus du portail.

L’église possède un très beau reliquaire du XIIIe siècle, en cristal de roche, monté sur un pied doré et ciselé. Il renferme des reliques de Saint-Thadée, apôtre, et des Saints Georges et Eutrope, martyrs. Il lui a été donné par Mgr d’Argentré, évêque de Limoges, lorsqu’il fit distribuer aux paroisses du diocèse le trésor des reliques de Grandmont.

On possède aussi, à Saint-Georges-les-Landes, un intéressant fer à hosties du XIIIe siècle.

Les cloches de cette paroisse portent les inscriptions suivantes : « ✠ L’an 1805, j’ai été bénite par M. Jean  Dubrac, curé de Saint-Georges et nommée Georges par M. Jean Alagaisse et par Melle Magdeleine Appay, parrain et marraine, leurs pères propriétaires dans cette commune. m. Jean-Baptiste Gabiat, officier de santé et maire de cette commune. – J-B. Varinot et Cornevin, fondeurs ».

« ✠ J’ai été bénite l’an 1860, par M. Lamy, curé de Saint –Benoît, et nommée Marie –Joséphine par M. Joseph Chartier, propriétaire aux Servantières et Mme Marie-Louise Appay, née Schue, mes parrain et marraine, en présence de MM. Thomas -Lacourière, curé de Saint-Georges, André Appay, maire de la même commune, Jean Genaud sacristain et Pierre Bourduge, et M. Léonard Hervy, prêtres, amis du curé de la paroisse. – Bollée, fonderie de Saint –Loup, à Orléans ».

Ont été curés de Saint-Georges-les-Landes : Léonard Leclerc, alias Lafaye, nommé en 1589.– Jean de Gobertière, était curé en 1754. – Jean-Baptiste Dubrac, nommé en 1778, le fut de nouveau le 24 avril 1803. – Jean-Baptiste Mathieu, nommé le 1er octobre 1830.– Antoine Barlaud, le 30 septembre 1838. – Louis Boussardon, le 1er novembre 1836. – Clément-André Dillianges, le 20 janvier 1841, Louis Boussardou, le 5 août 1845. – Martial-Prosper-Thomas Lacourière, le 21 août 1849. – Alexis Pic, en 1868. – Pierre-Félix Dupland, en 1869. – Emile Clottier, en 1871. – Pierre Délecourt, en 1877. – Bernard Boisgeaud, en 1883. – A partir de 1890, le binage de cette paroisse fut fait par le curé de Mailhac.

Près de la porte de l’église se trouve une très belle dalle funéraire sur laquelle est représenté, avec une croix, un chevalier, à côté de son épée. Par arrêté du 29 novembre 1910 elle a été classée comme monument historique. Cette dalle recouvrait probablement le tombeau des seigneurs de l’Age de Puylaurens, qui était dans cette église et dont il est parlé plus bas.

Pendant la Révolution, le 9 fructidor an IV (26 août 1796), le presbytère de Saint-Georges, son jardin et les dépendances furent vendus au sieur André Chavignac, pour la somme de 551 francs. (Archives Haute-Vienne. Q.148. n°268). Ce presbytère qui existe encore, mais appartient à un particulier, avait été construit en 1644.

           

Les villages de la commune de Saint- Georges sont le suivants, mais il faut noter qu’une loi du 9 août 1847, a réuni à la commune des Grands-Chézeaux les villages de La Clidières, La Loges, et Puychaffrat, distraits de celle de Saint- Georges.

 

Bantard.

Champagnac.

Cardrière (La). ou Chardière. Martin Gabiat, prévôt de Rhodes et sergent habitait ce lieu en 1623. Sa famille l’a possédé pendant trois siècles.

Clidière (La).

Croix-Robert (La).

Fontanet ou Fontenay. – Vers 1092 l’église de Saint-Georges de Fontanet était donnée au monastère de Bénévent. Les habitations de Fontenet n’existent plus. Ce lieu est situé à un kilomètre au nord-est du bourg de Saint-Georges. Les terres, appelées de nos jours, les champs de Fontenet conservent des restes de construction indiquant leur emplacement.

Galeries (Les).

Jagon (Le).

Lareux.

Latier (Le).

Mazéraud.

Minaudière (La).

Moulin du Puy.

Peudemont (Le).

Plantedit.

 

Pigeonnières (Les).

Puy-Chaffrat.

Puy-Laurent. – René de l’Age, chevalier, échangea, le 4 novembre 1540, ses propriétés de Chazelat et du Tendu pour celles de Puy-Laurent.  Son fils, René de l’Age, seigneur du Puy-Laurent, épousa Anne d’Aubusson. René de l’Age fils de ce dernier, épousa en 1602, Jeanne de Pot. Ils furent inhumés dans leurs tombeaux dans l’église de Saint-Georges-les-Landes, ainsi que le dit l’inscription qui y était jadis : « Ci-dessous reposent les corps de Messire Honoré de l’Age, chevalier, Seigneur de Puy-Laurens, chambellan de Monseigneur le duc d’Alençon, frère du roi, qui mourut le 15 janvier 1590, et Dame d’Aubusson de la maison de La Feuillade son épouse, qui décéda et 10 novembre 1607. Comme aussi de Dame Jeanne Pot, de la maison de Rhodes, femme de Messire René de l’Age, chevalier, Seigneur de Puylaurent, sous-gouverneur de Monseigneur le duc d’Anjou, frère unique du roi, laquelle Dame alla à Dieu le 27e jour de juillet en l’an mil six cent seize. Priez Dieu pour le repos de leurs âmes ».

Les armes de la famille de l’Age de Puylaurent sont : « d’or à la croix de gueules, brisée d’un lambel ».

Servantières

Taponerie (La).

Tribardière (La). Dont était seigneur Jacques de Vérines, en 1609 et 1613. Ses armes sont :  «  d’argent à trois bandes de gueules, celle du milieu chargée de trois coquilles d’or ».

Vers 1640, André Delaforest, lieutenant particulier à Montmorillon, était sieur de La Tribardière