Connexion espace personnel

Recherche par commune

Recherche > Haute-Vienne (87) > Saint-Gilles-les-Forêts > Extraits du Dictionnaire Historique et Géographique de la Haute-Vienne d'André LECLER

Extraits du Dictionnaire Historique et Géographique de la Haute-Vienne d'André LECLER

Réimpression de l'édition de Limoges, 1920-1926 - Laffite Reprints, Marseille, 1994

Date : 10/02/2023

 

SAINT-GILLES-LES-FORÊTS, chef-lieu de commune dans le canton de Châteauneuf, a 828 hectares de superficie et 278 habitants. Son altitude au-dessus du niveau de la mer est de 683 mètres et de 731, près la Forêt-Haute.

Il y avait à Saint-Gilles-les-Forêts, dans l’ancien archiprêtré de La Porcherie, une prévôté appartenant à l’abbaye de Maimac. Dès 1408 au moins, l’abbé y nommait les prévôts. Son patron était Saint Gilles.

Le curé de Saint-Gilles avait le même patron, et dépendait aussi du monastère de Maimac. On trouve des nominations de curés de cette paroisse dès 1446 ; elles sont faites par l’abbé de Maimac. Au XVIIIe siècle, il y avait dans cette paroisse 290 communiants (près de 400 habitants).

L‘église possède deux cloches. On lit sur la première : « ✠@ Sti Egidi. . A. Meilhac, 1601. ». Sur la seconde il manque une partie de l’inscription. Voici ce qui en reste : « @ .................... chevalier seigneur de Villemonjanne et autres places, parrain. Dame Jeanne-Marcelle de Turenne de La Villeneuve, marraine, bienfaiteur de la chapelle, 1780. Coutaud. » Dans la partie qui manque, il y avait très probablement le nom de Pierre Gaultier de Villemonjanne qui le 27 mai 1778 avait été pourvu de l’office de conseiller du roi, trésorier de France au bureau de la généralité de Limoges.

Ont été curés de Saint-Gilles : A... Meilhac, en 1601. — N... Parrical de Chammard, nommé en 1773, y était encore en 1789. — Antoine Guerier, dit Caprais, nommé curé de Saint-Gilles et Surdoux, le 24 avril 1803. — N... Jumeaux, partit de Saint-Gilles, le 11 mars 1808. — Antoine-Pierre Charlot, nommé le 23 octobre 1836. — Martial Deglane, le 5 septembre 1838. — Silvain-Antoine Lachambre, le 23 janvier 1840. — Marian Thomas, le 12 juillet 1842. — Antoine Bonnaud, le 5 janvier 1844. — Martial-André Devillechabrol, le 31 décembre 1844. — Jean-Louis Villette, le 19 décembre 1846. — Jean-Léonard Paraud, nommé le 1e janvier 1849, curé de Surdoux et de Saint-Gilles. Depuis ce jour, la paroisse a été administrée en binage.

 

Les villages de la commune de Saint-Gilles sont :

 

Chalard (Le) alias Chez-Labranche.

Excidioux.

Forêt-Basse.

Forêt-Haute.

Leygouterie.

Mont-Gargan, ou Geargau, est un des points les plus élevés de la Haute-Vienne. Son altitude au-dessus du niveau de la mer est de 731 mètres. Les Romains y ont laissé des traces de leur passage, car on y a trouvé un certain nombre de monnaies romaines. Tout auprès, sur un autre sommet, qui porte le nom caractéristique de Puy-Château, des fouilles faites en 1874 ont fait découvrir un établissement gallo-romain.

Plus tard, le Mont-Gargan est dit prieuré, appartenant au monastère de la Règle à Limoges, mais il n’y avait pas de chapelle. Enfin ce sommet a servi de point de repère aux officiers qui ont dressé la carte de France dite de l’Etat-Major.

 

C’est sur ce sommet, d’où l’œil embrasse un vaste et magnifique horizon, qu’a été construit, par les soins de M. l’abbé Joyeux, le sanctuaire de Notre-Dame de Bon-Secours. Cette église, en style gothique du XIIIe siècle, a été bénite par Mgr Fruchaud, évêque de Limoges, le 8 août 1871.

Par une singularité remarquable, on trouve, sur la rive gauche de la Combade, un banc de calcaire primitif : ce banc est situé sur le revers oriental du Mont-Gargan, et forme, au centre d’un vaste plateau granitique, une île calcaire, qui n’a peut-être pas mille mètres d’étendue dans son plus grand diamètre.

Moulin de Boeme.

Moulin des Buges.

Porte (La)

Pouvère (La).

Ribeyrie (La). — Appartenait à la famille de Maumont, dont les armes sont d’azur à la croix d’or. La branche des Maumont de La Ribeyrie a possédé cette seigneurie jusqu’à nos jours.