Réimpression de l'édition de Limoges, 1920-1926 - Laffite Reprints, Marseille, 1994
Date : 10/02/2023
SAINT-JULIEN-LE PETIT, chef-lieu de commune dans le canton d'Eymoutiers, a 2.921 hectares de superficie et 1.352 habitants. Son altitude au-dessus du niveau se la mer est de 443 mètres.
Saint-Julien-le-Petit était une cure de l'ancien archiprêtré d'Aubusson, qui avait pour patron Saint Julien de Brioude. Le chapitre d'Eymoutiers y nommait les curés, ce que des documents constatent depuis 1440. Au XVIIIe siècle il y avait dans cette paroisse 160 communiants, environ 215 habitants.
L'église qui est au sommet du bourg, non loin du château, a été construite au XIIe siècle en style roman, et réparée au XVe en style gotique. Au XVIIIe on se servit pour réparer cette église des matériaux provenant de la démolition de la chapelle de Montlaron.
Il y avait, en 1818, dans l'église de Saint-Julien, un reliquaire de cuivre jaune en forme de tour, porté sur un pied assez original. C'était une œuvre du XVe siècle sur laquelle était gravés ces mots : Ave Rex Judeorum. Mais il appartenait à M. Juge de Saint-Martin, curé de la paroisse, qui à la date ci-dessus, y avait placé des reliques.
Pendant la Révolution, le 4 messidor an IV (22 juin 1796), le presbytère de Saint-Julien-le-Petit fut vendu pour la somme de 1.980 francs au sieur Mérignac (Arch de la Hte-Vienne, Q. 151, n° 77 bis). Ce dernier mourut peu après avoir fait cette acquisition, car il y a un nouvel acte, du 22 frimaire an V (12 décembre 1796, par lequel ce presbytère est vendu pour la même somme de 1.980 francs, à dame Berger, veuve Mérignac (Idem. Q. 147, n° 334).
Outre l'église paroissiale de Saint-Julien, dédiée à saint Julien de Brioude, il y en avait une autre dont le patron était saint Pardoux, abbé. En 1154, cette dernière est dite annexe. Elle est détruite depuis longtemps.
Ont été curés de Saint-Julien-le Petit : Jean Texier, en 1557. — Guillaume Boyer, nommé en 1568. — Jean Vexière, nommé aussi en 1568. — Gabriel Delavaud, en 1571. — Jean Pasquelet, en 1683. — N... Glangeaud, en 1735. — Léonard Cramouzaud, nommé en 1762, fut déporté pendant la Révolution, fut nommé de nouveau curé le 24 avril 1803. — Joseph Jagot-Lacoussière, le 8 juillet 1805. — Jean- Baptiste Martial Juge de Saint-Martin, le 17 novembre 1805. — Jacques-Philippe Thyberaud, le 1er mai 1826. — François Retouret, le 1er juillet 1827. — Charles Delarbre, le 1er avril 1833. — Jean-Baptiste Faure, le 5 Octobre 1838. — Félix-Léonard Vergne, le 19 novembre 1838. — Léonard Truffy, en 1866. — Alphonse Solilhac, en 1893. — Henri Pinton, en 1906. — Emile Giron en 1908.
Le château de Saint-Julien-le-Petit, qui se compose d'un corps de bâtiment et de deux pavillons, n'est pas ancien, il date tout au plus du XVIIe siècle. Il a été construit avec les matériaux du château de Laron. Avant la Révolution il était habité par les de La Bermondie, derniers seigneurs de Laron. Les armes de la famille de La Bermondie sont : de gueules à la tour d'argent maçonnée de sable et une bordure d'azur chargée de huit besants d'or.
Les villages de la commune de Saint-Julien-le-Petit sont :
Artigeas
Artigeas (Moulin d')
Barbarroux
Béchadergue
Béchadergue (Moulin de )
Champety
Chatain (Le)
Chatreix
Chatreix (Moulin de)
Chauvergne
Chez-Genaud
Chez-Tavire
Clédat — Où était, en 1224 une maison des pauvres, dépendant de l'hôpital de Saint-Gérald de Limoges.
Clou (Le)
Conjat
Fontchauveau
Guérindoux (Moulin de)
Granges (Les)
Lachaud
Ladrat
Lagorce
Laron — C'est aujourd'hui un simple village, mais ses seigneurs, au moyen âge ont joué un rôle important. On y voit encore, dominant les gorges de la Maude, au sommet d'une éminence, les ruines d'un ancien château fort ; c'est une sorte de Motte ou Butte de 8 à 9 mètres de relief. Là, au travail de la nature, s'est joint autrefois le travail de l’homme car cette butte est formée en partie par le rocher, en partie par des apports de terre et des constructions. On voit encore la trace des fossés. Cette butte connue aujourd'hui sous le nom de Château-Rochain est une motte carlovingienne des mieux caractérisées, et dont le relief s'accuse avec une netteté qui ne laisse place à aucun doute.
Depuis Rogier I de Laron, vivant en 988, on trouve les seigneurs de ce lieu au nombre des plus grands personnages du pays, et occupant les postes les plus élevés. Guillaume de Laron, que l'on regarde comme un des derniers de sa race, léguait par testament du 22 avril 1490 à Léonard de Laron, tout de qu'il possédait au bois de Ribagnac et à Champety dans la paroisse de Saint-Julien. C'est au siècle suivant que disparut cette famille, dont les armes sont : « une escarboucle à six raies pommettés ».
Après 1623, la baronnie de Laron appartenait à la famille de La Breuille, et en 1670, à la famille de La Bermondie.
Laron (Moulin de)
Lavareille
Masse (La)
Montlaron — Il existait en ce lieu, en 1467, un prieuré qui avait pour patron saint Laurent. Le prieur de l'Artige y nommait les titulaires : ce fut plus tard le recteur des Jésuites du collège de Limoges. Eu égard à l'inutilité de la chapelle, et à la modicité du revenu, sa démolition fut ordonnée en 1751 et les matériaux employés aux réparations de l'église paroissiale. Ont été prieurs de Montlaron : Gérard Roux, chanoine de l'Artige en 1443. — Léonard Fraisseix, 1605. — Jean de Brucelles, 1683.— Martial de La Chambre, chanoine de Saint-Léonard, 1691. — Jean Guy, 1734.
L'église de ce prieuré est peut-être l'église de Laron, qui avait été donnée aux moines de Saint-Denis de Paris et qui leur est de nouveau assurée par une charte de 812.
Samis
Trarieux — Le 7 mai 1762 mourut François de l'Hermite, seigneur de Trarieux, époux de Madeleine de Loménie. De L'Hermite porte pour armes : « parti au 1er de sinople, au patenotre d'or posé en chevron, accompagné de trois quintefeuilles d'argent, 2 en chef et 1 en pointe ; au 2e d'argent à trois chevrons de gueules ; au chef de Jérusalem, qui est d'argent à la croix patée d'or contournée de quatre croisettes de même ».
Verdier (Le)